DEUS
Leur vaisseau s'arrêta au sommet du Parnasse, et quand les eaux se furent écoulées, ils allèrent, pour savoir comment repeupler le monde, consulter l'oracle de Thémis, qui leur conseilla de jeter derrière leur dos les os de leur mère. C'est pourquoi, ils jetèrent des pierres, os de la terre, qui est lanière de tou.^ les hommes; et des pierres lancées par Deucalion naquirent des hommes; de ceux que jeta Tyrrha naquirent des femmes.
■DEUIL s. m. [deui; l mil.] (lat. dolere, pleurer). Grande tristesse causée par une chose funeste, déplorable : te jour où ion apprit la disgrâce de ee sage ministir fut un jour de deuil. — Poétiq. et fig.. Le deuil de la natuhe, l'aspect triste de la nature, pendant la mauvaise saison. On dit dans le même sens,
LA NATURE EST EN DEUIL. — Fam. FaIUE SON
DEUIL d'une chose, la regarder comme une chose sur laquelle il ne faut pluscompter, ou comme une chose perdue, et se résigner à s'en passer, — Affliction, douleur qu'on éprouve de la perte de quelqu'un : cette bataille a plongé beaucoup de familles dans te deuil. — Par ext. Vêlements noirs, crêpe, voitures drapées, livrée des gens, tenture des appartements, et tout ce qui, à l'extérieur, caractérise la tristesse à l'occasion de la mort d'un parent, ou de ceux dont on hérite, ou de quelque autre, comme rois, princes, maîtres : prendre le deuil; voiture de deuil. — Etoffes, ordinairement noires, dont on tend une chambre, une église, etc. : tendre une chambre, une église de deuil. — Dépense qui se fait pour prendre le deuil : donner tant à une veuve pour son deuil. — Temps pendant lequel se porte le deuil : le deuil des veuves ne dure plus qu'un an. — Cortège des parents qui assistent aux funérailles de quelqu'un ; j'ai vu passer le deuil. ■ — '» Argot. Grand deuil, café avec cognac. Deui-deuil, café sans cognac. — Avoir les ongles en deuil, avoir de la crasse entre les ongles et la chair. — Porter le deuil de sa blanchisseuse, porter du hnge sale. — Il y a du deuil, il y a de la brouille. - Encycl. Durée des deuils : de mari, un an et six semaines; de femme, un an; de père ou de mère, un an; de grand-père ou de grand'mère, neuf mois; de frère ou de sœur, quatre mois; d'oncle ou de tante, six semaines ; de cousin ou de cousine, un mois. La première moitié de ces diverses périodes est appelée le grand-deuil; la seconde moitié est le demi-deuil. Pour les hommes, le grand deuil n'admet que les vêtements noirs et la cravate noire ou blanche, avec crêpe au chapeau; pour les femmes, des vêtements de laine noire, avec col et chapeau de crêpe; voile en crêpe ou en gaze et bijoux et ornements en jais ou en acier bronzé. Le demi-deuil admet des vêtements gris ou violets. — Les fonctionnaires en costume et les militaires en uniforme portent un crêpe au bras gauche ou à l'épée. Les ecclésiastiques portent un crêpe au chapeau. — Législ. <i Suivant les dispositions des articles 1481 et 1 j70 du Code civil, les habits de deuil de la veuve doivent être payés par la succession du mari et la valeur doit en être réglée selon la fortune du mari. La femme conserve cet avantage, même lorsqu'elle a renoncé à la communauté. » (Ch. Y.)
DEULE, riv. qui naît dans le département du Pas-de-Calais, qui alimente le canal de la Deule (Voy. Canal), passe à Lille (Nord) et se jette dans la Lys, après un cours de 8G kil.
DEUS EX MACHINA [dé-uss-eks-ma-ki-na], loc. lat. qui signihe ; I)icu au moyen d'une machine. Se disait autrefois de l'intervention d'un Dieu descendu sur la scène au moyen d'une machine, ce qui dispensait de chercher un dénoiiment naturel. — Fig. Se <lil aujourd'hui de l'iiitervention d'un personnage qui amène le dénouement [dus heureux que vraiseiiiblalile d'une sitiialidu liagique.
DEUS NOBIS HJEC OTIA FECIT [dé-uss-no-