DEVE
DEVELOPPABLE adj. Géom. Qui peut êlre
dévrllIplH'.
* DÉVELOPPÉE s. f. Géom. Courbe par le dévelo|ipenient de laquelle on peut supposer qu'une antre courbe est formée.
•DÉVELOPPEMENT s. m. Pr. cl fig. Action de développer, de se développer ; résultat de cette action : le développement d'une pièce d'étoffe, d'une tapisserie roulée; le dévelop-^ liement de l'intelligenre, des facultés. — Se dit souvent au pluriel d'une exposition plus ou muins détaillée, par opposition aux vues, aux considérations générales : entrer dans les développements. — Peint. Figure qui présente de beaux développements, figure dont la pose l.iisse voir une suite de parties qui forment une ligne étendue etd'un aspect agréable. — Géom. Figure de carton ou de papier dont les parties, étant pliées et rejointes, compose t la surface d'un solide.
* DÉVELOPPER V. a. (rad. envelopper). Olor l'enveloppe de quelque chose ; déployer une chose enveloppée, pliée : développer un paquet de linge. — Fig., tant au sens physique qu'au sens moral. Faire qu'une chose prenne de l'accroissement, son accroissement : la chaleur développe les germes des plantes; il développa son talent. — Surtout en archit. Représenter sur un plan les diverses faces d'un objet. — Exposer, présenter, faire voir quelque chose en détail : développer le plan, le sujet d'un ouvrage; développer un système. On dità peu près de même, développer les caractères dans une pièce de théâtre, dans un roman. — Fig. Déliroiiiller : développer une difficulté. — Algèb.
DÉVELOPPER UNE FONCTION, UNE SÉRIE, trOUVer
les diU'érents termes qui y sont implicitement renfermés. — Se développer v. pr. Etre développé:/es bourgeonscommencentàse développer ; l'action de cette pièce ne se développe que Icn tcment; son génie se développa tout à coup; l'intrigue se développe. — Développer soi, son corps, ses forces : se développer en faisant de la gymnastique. — S'étendre : l'armée se développa dans la plaine; à l'extrémité de cette vallée le fleuve se développe majestueusement.
' DEVENIR V. n. (rad. venir). Se conjugue eiininie venir. Commencer à être ce qu'on n'était pas; passer d'une situation, d'un état a un autre : deriche qu'il était, il devint pauvre; il devint l'objet de l'admiration générale.
Il faut un front d'airain pour devenir heureux.
Lafont. Les Trois Frères rivaux, se. r.
— Devenir arien, se réduire considérablement, s'évaporer : cela est devenu ci rien en cuisant. Ci.t HOMME, cet enfant DEVIENT A RIEN, il devient excessivement maigre. — Avoir tel ou tel sorl. tel ou tel résultat, telle ou telle issue, surtout dans les phrases ijui marquent doute, conjecture, etc. : on pouvait dés lors prévoir ce que tout cela deviendrait. — Qu'est devenue telle PERSONNE, telle CHOSE, OÙ est-olle'? où a-t-ello passé? Cette façon de parler s'emploie quelquefois lorsqu'il s'agit des choses morales : vous tremblez, qu'est donc devenu votre courage? — Que DEVENEZ-VOUS? où allez-vous"? que vouiezvous faire? Que VOULEZ-VOUS DEVENIR? quel parti voulez-vous prendre? quelle profession voulezvous embrasser? On dit dans un sens analogue,
QUE DEVENIR? et, NE S.WOIR QUE DEVENU). — QuE
DEViNS-JE, A CETTE VUE, A CE DISCOURS ! quelle ne fut [las ma douleur, quel ne fut pas mon étoniiement, mon eU'roi, lorsque je vis, lorsque j'entendis cela! — Philos. (V. S.)
DEVENTER, ville forte de Hollande, prov. d'OveiTssel, sur rVssel,à 12 kil. N. deZutphon, 23.0ii0 hab. Tapis de Turquie, bonneterie, quincaillerie, etc. Exportation annuelle de 600,000 livres de beurre et de 350,000 gâteaux de Deventer.
DEVEREUX. Voy. Essex. comte de.
•DÉVERGONDAGES, m. Libertinageeffronté, scandaleux. — Fig. dévergondage d'esprit, d'imagination.