DEVI
DEVERGONDE, EE part, passé de DÉVEnooN- DER. — * adj. Kum. Qui mène publiqueinenl une vie licencieuse, qui ne met aucune retenue dans son libertinage -.jeune homme dévergondé ; cette fille est bien dévergondée. — Substantiv. : c'est une dévergondée, un grand dévergondé.
DÉVERGONDER v. a. (lat. verecimdia, pudeur). K.iire perdre toute pudeur, toute honte. — Se dévergonder v. pr. Fouler aux pieds les bienséances.
DÉVERNIR V. a. Oterlevernis.— Sedévernir V. pr. Perdre son vernis.
DÉVERNISSAGE s. m. Action de dévernir.
DÉVERROUILLER v. a. [/ mil]. Oter le verrou.
"DEVERS prép. de lieu. [de-vèr](rad. vers). Du côté de : il démettre en Languedoc devers Montiiellier (vieu.\). Aujourd'hui on emploie vERsou PRÈSDE. — Par devers loc. prépos. N'est guère usité qu'avec les pronoms personnels, et sert à marquer possession : retenir des papiers par devers soi. — Procéd. Se pourvoir PAR DEVERS LE JUGE, Se pourvoir à son tribunal.
* DÉVERS, ERSE adj. (lat. deversus). Arts. Qui n'est pas d'aplomb : ce mur est dévers. —
s. m. : IL FAUT MARQUER CE BOIS SUIVANT SON
DEVERS, suivant sa pente ou son gauchissement.
* DÉVERSER V. n. (rad. verser). Pencher, incliner, devenir courbe : mur tjui déverse. — «X S'épancher, eoiûer: l'eau déversait par-dessus la chaussée. — ' v. a. Déverser une pièce de BOIS, la pencher, l'incliner. — Faire couler les eaux d'un lieu dans un autre: déverser les eaux d'un canal. — w Répandre, jeter : déverser le mépris sur quelqu'un. — Se déverser v. pr. Etre déversé : cette pièce de baisse déverse; les eaux se déversèrent dans le canal.
* DÉVERSOIR s. m. Endroit de la conduite de l'eau d'un moulin, où l'eau se perd quand il y en a de trop. — i-v Partie d'un canal par où déverse le trop-plein des eaux.
DÉVÉTEMENT s. m. Action de dévêtir; état de ce qui est dévêtu.
' DÉ'VÉTIR v. a. Se conjugue comme vêtir. Dépouiller de ses vêtements. — Se dévêtir V. pr. Se dégarnir d'habits : il est dangereux de se dévêtir sitôt. — Fig. Jurispr. Se dessaisir d'un bien, l'abandonner au donataire ou à l'acquéreur : se dévêtir d'un héritage..
' DEVÊTISSEMENT s. m. Jurispr. Dessaisissement : le iltcétissiment de ses biens en faveur de ses enfants.
' DÉVIATION s. f Mouvement, action par laquelle un corps se détourne de sa direction: les déviations de la colonne vertébrale. — Fig. : il a suivi ce principe sans déviation, dans toute sa conduite.
' DÉVIDAGE s. m. Action de dévider : le dévùlage d'un éeheveau de fil. — m Argot. Discours qui dure longtemps. — Promenade des prisonniers autourd'un préau. — Fairedes DÉviDAGES, faire des révélations. — Dévidage A l'kstorgue, mensonge, fausse accusation et par suite acte d'accusation, qui pour les prévenus est toujours faux.
' DÉVIDER V. a. {ra.d.. vider). Mettre en échoveau le lil qui est sur le fuseau : dévider lu fil que l'on a filé. — .Mettre en peloton le fil qui est en éeheveau : elle a dévidé trois échevcaux dont elle n'a fait qu'un peloton. — Fig. Dévider le FIL de son discours, débiter son discours. — *v.\rgol. DÉVIDER SON PELOTON, et absol. dévider, bavarder, raconter tout ce que l'on a à dire. — IjKviDER LE JARS, parler l'argot. — *v Se dévider v. pr. Etre dévidé.
* DÉVIDEUR, EUSE adj. et s. Ouvrier, ouvrièri; qui dévide des Mis, des laines, des soies, OU en pelotons, ou en échevaux. — v* Argot. Bavard, bavarde; celui, celle qui fait des révélations.