DUT
en leur donnant trois diamètres d'entre-colonnement.
DIATHERMANE adj. (gr. dia, h travers; therritos, chaleur). Phys. Qui laisse passer le calorique : se dit par opposition a atheb.mank.
DIATHERMANÉITÉ s. f. Phys. Propriété dont jiiiiissent les corps di.ithermaiies ; perméabilité aux rayons de la chaleur. La diathermanéité est dans la thermotique ce que la transparence est dans la science de la lumière. Les corps imperméables aux rayons de la chaleur sont dits athermancs. Piciet, de Genève, fut le premier qui montrât que la chaleur rayonnante de source obscure aussi bien que de source lumineuse traverse des lames de dill'érentes substances transparentes. Mais beaucoup pensèrent encore que cette communication do la chaleur avait lieu par l'absorption et ensuite par la radiation du corps transmettant, jusqu'à ce que Prévost, de Genève, prouvât la fausseté de cette opinion en faisant passer, à travers de la glace, des rayons de chaleur d'une puissance suffisante pour mettre en feu des matières combustibles. Les investigations de .Melloni ont éclairé ce sujet; et ses recherches ont été confinées par Hunsen Kirchhotï, Tyiulal, Ball'our, Stewart et autres.
DIATHERMANSIE s. f. (gr. dia. à travers ; thermansis, échauli'ement). Phys. Propriété qu'ont les corps diathermanes de se laisser traverser par certains rayons calorifiques plus facilement quo par certains autres.
DIATHERMIQUE adj. Phys. Qui a la faculté do lais-iiT pa^.^^l■ les rayons de chaleur.
DIATHÉSATION s. f. Pathol. Généralisation d'une alfection d'abord locale.
* DIATHÈSE s. f. [dia-tè-ze] (gr. diathézis, disposition). Méd. Disposition particulière d'une personne à être souvent ou habituellement afl'ectée de telle ou telle maladie. « Une diathése est non seulement une pri-disposilloti héréditaire ou acquise à telle ou telle maladie, c'est elle-même une maladie en permanence, mais latente, faisant partie de la constitution et se montrant tantôt sons une forme, tantôt sous une autre. L'économie contient un principe morbide, qui agissant à la manière d'un ferment, d'un levain, augmente peu à peu, existe d'abord d'une manière générale, puis, à un momentqu'on ne peut préciser d'avance, se localise et éclate. Une diathése est donc comme une maladie mère donnant lieu à des manifestations morbides diverses, dites maladies locales. Or, il n'y a pas de maladies purement locales (surtout quand il s'agit de malad'es chroniques); ce que le vulgaire nomme ainsi, comme les dartres, par exemple, n'est pour ainsi dire, suivant l'expression de M. Marchai de Calvi, qu'une étiquette, ou un numéro collé sur une constitution pathologique. La plupart des maladies dérivent de notre diathése qui est pour nous l'épée de Damoclès. La maladie mère, dit encore le rédacteur de la Tribune médicale, prépare en secret le drame qu'elle doit jouer un jour. Parfois, elle entre brusquement en scène, mais le plus souvent elle prélude ou s'annonce quelque temps à l'avance. Parfois aussi, ce drame marche rapidement au dénouement et n'a qu'un acte ; mais souvent aussi il se déroule lentement (pendant 5, 10 et 20 ans), et il y a, comme à 1 Opéra, plusieurs actes et des intermèdes. Ses évolutions ou ses migrations simulent des maladies diQ'érentes dans la forme, mais identiques au fond ; c'est précisément là que le médecin diathésique quitte la voie battue pour remonter à la diatlièse, comme on remonte du ruisseau à la source. Prenons, par exemple, la diathése graveleuse : ici, l'économie a en excès l'acide urique, les uratesde soude, etc. Si le sujet fait bon ne chère et peu d'exercice, ces principes augmentiront peu à peu, resteront quelque temps dispersés