DUT
dans toute l'économie, puis se localiseront, eu donnant lieu à des concrétionspieneuses, soit dans les reins (ce sera la gravelle). soit dans la vessie (ce sera la pierre); ou ils Hueront sur les petites articulations en causant de violentes douleurs et dn gonflement (ce sera la goutte); ou bien, sous l'inlluenoe d'un refroidissement subit, ils se porteront sur une ou plusieurs grandes articulations en s'accompagnant de fièvre (ce sera le rhumatisme articulaire aigu); ou bien ils se fixeront aux valvules du cœur dont les fonctions seront gênées : il v aura de l'oppression, des étoulfenïents (ce sera \me affection rhumatismale du cœur); j'ai vu maintes fois aussi ce principe morbide abandonner son siège (une articulation ou le coeur), et se porter brusquement au cerveau (c'est l'apoplexie par métastase goutteuse ou rhumatismale). Il est évident qu'il ne faut pas seulenienl traiter les maladies locales, dites gravelle, pierre, goutte, rhumatisme, etc., ni attendi'e pour les combattre qu'elles soient bien confirmées, il faut modilier la diathése graveleuse dès qu'elle est reconnue. Ne vautil pas mieux prévenir le mal que d'avoir plus tard à lutter contre lui, d'autant plus qu'on n'est pas sûr que l'apparition de ce mal ne sera pas soudainement mortelle ou accompagnée de ravages regrettables? Donnons encore un exemple, le lymphatisme. Dans ce cas, il y a prédominance de la lymphe et tendance à des engorgements ganglionnaires, à des abcès froids, à des gouttières chroniques (scrofules), a la Icucocythémie, au goitre; souvent même il y a décharge sur les poumons et le malade meurt phtisique. C'est encore ici la diathése qu'il faut traiter principalement et il faut la traiter tant qu'elle menacera, c'est-à-dire très longtemps; car il ne faut pas perdre de vue que, si les manifestations de la diathése disparaissent, cette diathése, elle, s'amende mais ne guérit jamais complètement. Il ne faut pas on conclure que les diathésiques doivent se traiter toute la vie, non, mais ils doivent s'en délier toujours et revenir de temps en temps à la médication antidiathésique. On peut eu dire autant de la diathése herpétique ou dar- Ireuse et de la àia.Wit'.SQ rhumasUsmale qui sont très fréquentes, de la diathése chloro-anémique, scorbutique, cancéreuse, etc. »
D' G. ÛUPASQUIEH.
DIATHÉSIQUE adj. Qui dépend d'une diathése ; (pii a rapport à la diathése.
DIATOME s. m. (gr. dia, an travers; tome, section). Bot. Genre d'algues, type de la famille des diatomées.
DIATOMÉ, ÉEadj. Bot. Qui ressemble ou se ra|iporte au genre diatome. — s. f. pi. Famille ou tribu d'algues comprenant des plantes microscopiques qui forment des amas dans les eaux douces et dans les eaux de mer. Malgré la ressemblance générale de ces végétations singulières avec les desmidiées, on les distingue facilement à cause de leurs frondes
Diatomées. — 1. Bacillann paradox.-» ; 9, 3. Mcridion vernalo.
dures et par l'absence de matière colorante verte. Quelques espèces sont solitaires; mais en général elles se groupent pour former des lignes et des membranes. On a calculé que d'immenses surfaces de matières terreuses solides sontdues à la croissance et à la décomposition de ces organismes microscopiques,
DIGE
Presque toutes les plus belles espèces se trouvent dans le guano du commerce. Ces plantes sont probablement avalées avec la nourrilure des oiseaux; elles restent dans un état de conservation parfaite.
DIATOMIQDE adj. Cbim. Synon. de biato-
MIQDE.
* DIATONIQUE adj. (gr.dia, àtravers; tonos, ton) Mus. Qui procède parles tons naturels de la gamme : chant diatonique. — »'*s. m. Gamme diatonique. Opposé à Chromatique.
* DUTONIQUEMENT adv. Mus. Suivant l'ordre diatonique.
DIATRAGACANTHE s. m. (gr. dia. avec; tragacaiithos. arbrisseau qui produit la gomme adragant). Pharm. Poudre composée adoucissante, dans laquelle il entre une assez grande quantité de gomme adragant : ce médicament est aujourd'hui peu employé.
* DIATRIBE s. f. (gr. diatribe, exercice) Dissertation critique. S'emploie principalement dans le genre polémique, et désigne une critique amère et violente. On le dit aussi de tout discours, de tout écrit violent et injurieux.
DIAZ iMiguel) [di-âss], explorateur aragonais, mort vers 1514. Il accompagna Colomb dans son deuxième voyage, découvrit les mines d'or de Saint-Cristophe et prit part à la fondation de la Nouvelle-Isabelle, qui fut plus tard appelée Saint-Domingue.
DIAZ DEL CASTILLO (Bernai) [dèl-kass-til'io], aventurier espagnol, né vers la fin du xV siècle. 11 s'associa aux expéditions qui partirent de Cuba pour le Yucatan, en 1517 et 1518, et s'attacna ensuite à la fortune de Cortès. En 1568, il était régidor de la ville de Guatemala. Il composa une Hisioriaverdadera de la conquista de la Nueva Espaha, pour corriger les erreurs de Gomara. Cet ouvrage important a été traduit en anglais parLockhart, en 1844; et en français par E. Jordanet, sous le titre de : Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, écrite par le capitaine Bernai Diaz del Castillo, l'un des conquistadores, Paris, 2° édition, 1881, in-S".
DIAZ DE LA PENA (Narcisse -Virgile), peintre, né à Bordeaux, d'une famille d'origine espagnole, en 1809, mort à Menton, le 8 nov. 1876; vint jeune à Paris; exposa, dès 1831, quelques peintures remarquées : Bataille de Medina-Celi, Environs de Sarragosse, Adoration des bergers, etc. Mais c'est du Salon de 1834 que date sa réputation comme coloriste original et brillant. Cédant à ses instincts fantaisistes, il créa, dans sa Vue du bas Préau et dans ses Bohémiens se rendant à une fête, un genre nouveau, produit par des efl'ets saisissants de lumière et d'ombre. Sa vogue fut immense ; il donna successivement sa Baigneuse, VAmour désaiTné, Galathée, l'Education de l'Amour, Vénus et Adonis, la Mare aux vipères, etc. L'un de ses flls, Eugène Diaz, compositeur d'avenir, a fait représenter à l'Opéra la Coupe du roi de Thulé (t S73).
DIAZ DE SOLIS (Juan. Voy. Solis.
DIBRANCHEadj. frad. branchies). Grust. Qui a des branchies à deux feuillets. — s. m pi. Groupe de cirripèdes comprenant les ai'gonautes, les spirules et les béleranites.
DICACITÉ s. f. (lat. dicacitas). Raillerie piquante.
Laissons une odieuse école, De luxe et de dicacité.
BûitÀHGsn.
DICE ( gr. diké, justice, procès), déesse de la justice, chez les anciens Grecs; elle était fille de Jupiter et de Thémis, et sœui- d'Eunomie et d'Irène. — IHrée, Ornith. (V. S.)
DICENTRE s. m. [di-san-tre] (gr. dis, deux fois; kcntron, aiguillon). Bol. Genre de fumariacées, comprenant plusieurs espèces herba-