‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 262 sur 568 · DICO · texte numérisé non relu

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plus ou moins grande. — Propriété que possèdent certains cristaux biréfringents, traversés par la lumière blanche naturelle, de présenter des couleurs diflerentes suivant la direction des rayons par rapport à leur axe.

DICKENS (Charles) [dik-ènnss], l'un des meilleurs romanciers anglais, né le 7 févr. 1812, mort le 9 juin 1870. Reporter dès l'âge de 19 ans, il se fit admettre dans la rédaction de plusieurs journaux, et donna, sous le pseudonyme de Boz, une série d'essais, qui furent réunis en 1836 avec des illustrations de Cruikshank, sous le titre de Sketches by Boz. Le succès de ces premières productions l'encouragea à donner de nouvelles scènes de la vie domestique des Anglais, sous le titre de Pickwick Club (1837-'3S); c'était une série de spirituelles satires de la vie des clubs de Londres. En peu de mois, Dickens devint l'auteur favori de ses compatriotes qu'il eut, dit-on, le talent de passionner. Olivier Tivist, Nicholas ISickleby (1838), The old curiosity Shop (1839) et Barnahy Rtidye {iSi:0-'i:[], nouvcllespubliées sous son vrai nom, furent imprimées à un nombre d'exemplaires très considérable et commencèrent sa fortune pécuniaire. En 1842, il s'embarqua pour les Etats-Unis. Rentré en Angleterre au bout de quelques mois, il donna des JVotes Américaines, une série de Noêts (1844) et Martin C/H(s:/t'U)i< (1 844), roman américain. A la suite d'un voyage d'une année en Italie, il fonda le Daily-Neivs, pour y publier ses PiCturcs from Italy (1840) ; mais il ne larda guère à abandonner le journalisme pour en revenir aux livraisons. Domby and son parut en séries ( 1 847-'48), ainsique David Copperfield { 1 8 i9-'oO), Child's history of England (18b2), Hard Times (ls:i4), Bleuk House (18o2-'.ï3) et Little Barrit (1850-'o7). En 1838, il se sépara à l'amiable de sa femme Catherine Hogarth, qu'il avait épousée en 1836. Le Household Words, journal hebdomadaire qu'il avait fondé en iSciO, cessa de paraître en 1859 et ne tardapas à êlre remplacé par le AU the Ycar Round, dans lequel il donna une suite de feuilletons. Ces ditVérentes publications l'enrichiront ; mais il gagna bien davantage en donnant, depuis 1858, des conférences en Angleterre et aux Etats-Unis. Le gouvernement lui olfrit une baronnie, qu'il refusa. lohn Poster a écrit sa biographie (3 vol. 1872-'74). Ses ouvrages les plus connus ont été traduits en français par Bernard Derosne et publiés dans la Collection des meilleurs romans étrangers. Son roman i'Abime (1868), traduit en français par M""^ Judith-Bernard Derosne, a fourni le sujet d'un drame en o actes qui obtint un vif succès au théâtre du Vaudeville.

DICLINE adj. (gr. dis, deux; kliné, lit). Se dit des plantes dont les organes mâles et femelles sont sur des fleurs dilTérenles.

DICLINIE s. f. Bot. Quinzième et dernière classe de végétaux, dans la méthode de Jussieu, comprenant les plantes dicotylédones apétales diclincs et subdivisée en 5 ordres ; euphorbes, cucurbitacées, orties, amentacées et conifères. — Dicolylèdon. (V. S.)

* DICOTYLÉDONE ou « Dicotylédoné, ée adj.

(ijréf. di; elcutylvdoitc). Bot. Se dil des plantes dont les semences ont deux lobes ou cotylédons : les plantes, les végétaux dicotylédones. — s. f. pi. Les dicotylédonées forment l'un des trois grands embranchements du règne végéta 1. (Voy. Cotylédo.n). Eli es sont essenliellemeut caractérisées par des embryons à deux ou à plusieurs feuilles séminales ou cotylédons. De Jussieu les divisa en quatre grandes séries : apétales, monopétales, polypétales et diclines. Brongniart les a subdivisées en deux séries seulement : 1° angiospermes gamopétales à corolle d'une seule pièce, comprenant les familles périgynes (composées, campanulées, rubiacées) tt hypogynes (borraginées, solanées, labiées, priiiiulacées); 2" angiospermes dialïpé-

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TALES, à corolle nulle ou composée de plusieurs pièces, compreuant én-aleuient les familles hipogyncs (crucifères) et périgynes (rosacées); 2° GYMMospERMEs, uB coniprenanl que deux classes, les conifères et les cycadoïilées.

DICQUEMARE (Jacques - François , abbé), savant, ne au Havre en 1733, mort en 1789. D'abord prêtre, il devint professeur de physique expérimentale au Havre, inventa un cosmoplane, instrument pour résoudre les problèmes d'astronomie nautique, mais qui manque de précision; il fit aussi des recherches sur les zoophyles, les infusoires et les mollusques. 11 publia, en français et en anglais, un mémoire sur les actinies ou anémones de mer, sur les méduses et sur quelques autres sujets.

DICROTE s. m. (gr. dis, deux fois; kroteô, je frappe). Galère grecque qui avait deux rangs de rames. — Adjectiv. Méd. Se dit du pouls qui présente le phénomène du dicrotisme.

DICROTISME s. m. Méd. Mouvement particulier du pouls qui bat deux coups pressés suivis d'un intervalle.

'DICTAME s. m. (gr. diklammn). Plante herbacée, espèce d'origan qui est fort aromatique, et qui passait jadis pour un puissant vulnéraire : les anciens ont dit que le cnf, blessé d'une flèche, allait chercher le dielame, et que, dés qu'il en avait manqé, le fer tombait de sa plaie; le diclaine de Crète. — w Fig. Baume, adoucissement, consolation : les paroles de l'amitié sont nn i^nssant dictame pour les blessures du cœur.

' DICTAMEN s. m. [di-kta-mènn] (lut. dictare, dicter). Dogmat. N'est employé que dans cette phrase, le dictamkn de la conscience, le sentiment iulérieurdc la conscience.

•DICTATEURS, m. (lat. dictator). Chef de la magistrature dans les cités de l'ancienne confédération latine. Les Romains adoptèrent ce mol et l'appliquèrent, pendant la première période de la république, à des magistrats nommés extraordiiiaii'ement en temps de danger, avec un pouvoir presque absolu, contre lesquels il n'y avait aucun appel. Le dictateur ne conserva ensuite que le maniement des deniers publics, et ne fut responsable qu'après l'expiration de son mandat. Pendant les périodes qui suivirent, les dictateurs furent nommés reipiiblicse constitucndx causa (pour former une nouvelle constitution) : tels furent Sylla et César, dont la puissance arbitraire amena la chute de la république. — Par exl. Tout magistrat investi, temporairement ou à porpotuilé, d'une autorité souveraine et absolue. — Prendre un ton de dictateur, prendre un Ion tranchant et absolu.

DICTATORAT s. m. Etat gouverné par un dictateur.

* DICTATORIAL, ALE.AUXadj. Qui a rapport, qui appartient à la dictature : pouvoir dictatorial.

DICTATORIALEHENT adv. D'une manière dictaloriale.

DICTATRICE s. f. Femme d'un dictateur; femme qui est investie de pouvoirs dictatoriaux.

•DICTATURE s. f. Dignité, pouvoir de diclateui' : Si/tla abdiqua la dictature; la dictature n'était ordinairement conférée que pour six mois; après la mort de Jules César, la dictature fut abolie. — Par ext. Autorité absolue cxoi'céc par un homme, par une assemblée : Bonaparte s'empara de la dictature; la dictature de la Convention.

* DICTEE s. f. Action de dicter un discours, une lettre, un devoir, etc. : écrire sous la dictée de quelqu'un. — Se dit également, surtout dans les collèges et dans les école,-, de ce qui a (■[:■ ,i...io : nQid tadictée d'aujourd'hui.

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* DICTER V. a. (lat. dictarc). Prononcer mot à mut une phrase pu une suite de phrases, pour qu'une ou plusieurs autres personnes l'écrivent : dicter une lettre à son secrétaire. On l'emiiloie quelquefois absol. : on prétend que César dictait à plusieurs secrétaires en même temps. — Suggérer à quelqu'un ce qu'il doit dire : on a dicté (i cet accusé toutes les réponses qu'il a faites. — Fig. Inspirer : la nature nous dicte que nous devons aimer nos parents. — Prescrire, imposer : dicter des lois, des ordres, des conditions,

* DICTION s. f. [dik-sion] (lat. diclio). Eloculion, partie du style qui legarde le choix et l'arrangement des mots: diction élégante, pure, vicieuse. — Manière de dire, de prononcer un discours, des vers. etc. : cet orateur a une diction lourde et traînante.

' DICTIONNAIRE s. m. Vocabulaire, recueil de tous les mots d'une langue, rangés dans un certain ordre, et expliiiinis dans la même langue, ou traduits dans une autre : dictionnaire alpihabélique ; dictionnaire par racines.— Fam. Traduire a coups dk nicrioNNAiRE, se dit de ceux qui, peu familiarisés avec une langue, sont obligés, pour la traduire, d'avoir fréquemment recours au dictionnaire. On le dit quelquefois par dénigr., d'un mauvais traducteur : il a fait sa traduction à coups de dictionna'ire. — Se dit aussi de divers recueils faits par ordre alphabétique sur des matières de littérature, de sciences ou d'arts : dictionnaire des rimes; dictionnaire géographique, ou de géographie ; dictionnaire de médecine, de chimie, de chirurgie; dictionnaire de marine. On dit mieux : dictionnaire des termes de marine, de médecine, lorsqu'il ne s'agit que d'une simple explication des termes propres à ces différents arts. — Fig. et fam. C'est un dictionnaire VIVANT, se dit d'une personne qui a des connaissances fort étendues, et qui les communique aisément. — Encycl. Le dictionnaire, dans 1 acception la plus ordinaire de ce mot, est un livre contenant les mots d'une langue, dans leur ordre alphabétique avec la définition de chacun d'eux. On appelle glossaire ;... ilictionnaire de mots vieillis, techniques ou usités dans certaines provinces; le terme lexique est fréquemment donné aux vocabulaires des anciennes langues et des langues savantes, avec des délinilions en langue moderne. Le plus ancien dictionnaire grec qui nous reste est celui d'Apolloniusd'Alexandrie, contemporain d'Auguste; ce Lexique homérique esl d'une grande utilité pour interpréter les idiomes de {'Iliade et de l'Odyssée. Le lexique grec, que l'on attribue à Suidas, est d'une date incertaine; il fut pour la première fois cité au xii" siècle; il contient les noms propres et les noms communs, classés par ordre alphabétique, el est très estimé pour l'élude de l'histoire littéraire de l'antiquité et pour ses citations des anciens auteurs, autant que pour ses définitions. Le premier lexicographe romain fut M. Terentius Varro ; mais son ouvrage De Lingud latinâ est plutôt un traité d'étymologie et d'acceptions particulières qu'un dictionnaire. Parmi les premiers dictionnaires latins, on peut citer ceux de Verrius Flaccus et de Pompeius Festus; plus récemment nous avons ceux de Papias, do Balbi, de Peiutti et de Calepino. La publication de Robert EiVieime, Thésaurus Linyiix latinas (lo3?.), fit époque dans la lexicographie latine. Le plus estimé des autres dictionnaires latins est le Lexicon totius latinitatis de Facciolati et Forcellini (Padoue, 1771). Sir Thomson Elyot fut l'auteur du premier dictionnaire latin-anglais (Londres, 1538). Le plus volumineux dictionnaire latin, qui élit antérieurement paru en Angleterre, était l'Orbis vocabulorum, publié par Wiiikin de Wordc en IbOO; par des changements successifs, il devint le dictionnaire latin-anglais d'.Ainsworth (1730). Les plus éminentsicxicographes latins depuis Forceîlini

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sont les savants allemands Scheller, Freund et Georges. L'ouvrage de Forceîlini servit de base au dictionnaire latin-anglais de F. -P. Levorett(l!oston, 1836), et celui de Freund au lexique latin-anglais de E.-A. Andrews (New- York, I8.'i()). Le premier dictionnaire greclatin moderne est celui de Giovanni Crastoni, de Plaisance (Milan, 1480). Il fut remplacé par le Thésaurus lingux grœcse, d'Henri Estienne (Paris, 1572). Les lexiques grecs subséquents les plus complets furent produits par Schneider, par Passow, par Seller, par Rost et par Pape. L'ouvrage de Passow servit de base au lexique grec-anglais de Liddell et Scott (Oxford, 1845). Le premier dictionnaire grecanglais fut celui de John Pickering (Boston, 18"26); sa publication fut précédée d'un ouvrage anglais semblable de John Jones (1 823). Celle de Donnegan, traduction abrégée de l'allemand de Scheiner, parut en 1827. Les premiers dictionnaires complets des langues modernes furent rédigés sous le patronage des académies. Le plus ancien, le Vocabidario délia Criisca. italien, parut pour la première fois en 1612. En Espagne, le lexique de Lebrixa (1492), et le Tesoro de Covarrubias (1611), furent les seuls ouvrages remarquables en ce genre jusqu'au moment où la nouvelle académiepubliasongrandtravail((3 vol. ■172G-'39). Le premier lexique allemand digne d'ôtrccité est Die Tculsch Sprach de Maaler (15GI), et le premier ouvrage savant et critique du même genre fut Deiitschluteinisches Wàrterbuch de Frisch (1741). Tous les autres dictionnaires durent ensuite céder le pas à l'ouvrage d'Adelung (1774-'81), et à celui des frères Grimm commencé en 1852. Le dictionnaire de l'Académie française fut pour la première fois publié en 1G94. Une 7' édition a été terminée en 1876(2 vol.). Celui de Bescherelle, aussi en 2 vol., parut en 1843-'6. L'important dictionnaire do Littré (4 vol. 1863-'73), fait autorité en la matière. Nous avons aussi le Grand Dictionnaire du XIX'^ siècle de Larousse; mais c'est une encyclopédie par ordre alphabétique ; le Dictionnaire de Furetièi-c (1690); le fameux Dictionnaire étymologique de Ménage (IG50, in-i", 1694- in-fol.); le Dictionnaire français de Richelet (Genève 1680); le Dictionnaire de Trévoux (1704, 3 vol. in-fol. ; 5" édit. en 1771, 8 vol. in-tol.); le Dictionnaire universel de la langue française pm- Boiste (1S00, in-4°) ; le Dictionnaire universel de la langue française, par Gattel (1813, 2 vol. gr. in-8°); le Nouveau Dictionnaire de la langue française , par Laveaux (1820, 2 vol. in-4"'); le Dictionnaire étymologique de Roquefort (1829, 2 vol. in-8°); le Dictionnaire français illustré de Dupiney de Vorepierre (Paris, 1864, 4 vol.); nous pourrions y ajouter les dictionnaires encyclopédiques de Bayle, de Diderot, de la Conversation et les dictionnaires d'histoire, de biographie, de géographie, etc.— Le premier dictionnaire anglais fut probablement celui du docteur John Bullokar, The cnglish Expo- S((0!(î'(1616|. Ceux qui vinrent ensuite furent : Glossographia ou Dictionary of Hard Words, de Thomas Blount (165(1), In Nciu WorW of english Words, d'Edouard Phillips (1658) et le Universal elymological english Dictionary de Nathan Bailey (1726). L'ouvrage de Johnson parut en 1755, et exerça une grande influence en fixant la forme et la signification des mots. Les plus importants de ceux qui suivirent sont ceux de Smart, de Richardson, de Webster et de Worcester. Le New Dictionary ofthe english Language (2 vol. Londres, 1835-'"), de Richardson, est surtout apprécié pour l'étude de la linguistique. Noah Webster passa 36 ans à son American Dictionary of the english Language, dont la première édition parut en 1828 (2 vol. in-4°). La plus récente (1864,4 vol.), a été revue par le professeur Noah Porter.

* DICTON (lat. d'ietum) s. m. Mol ou sentence qui a passé en proverbe : unvieux dicton; c'est un dicton iiopulaire. — Raillerie, mot plaisant

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