DIDO
rinipératrirc'di'lUissie,Cullieriiie,!alui achola 50,000 francs à condition que jusqu'à sa mort il en resterait bibliothécaire avec un traitc- 7nent de 1,000 francs par an. Diderot alla à Saint-Pétersbourg lenieicior l'impéralricc et s'arrêta ensuite à Berlin où il ne fut pas aussi
le juge prononce et ordonne : le dictum d'une bien reçu par Frédéric; puis il revint à Pans où
sentence, d'un arrêt. Est peu usité, on dit plus souvent DISPOSITIF.
DICTDS DE CRÈTE, auteur présumé de l'histoire de la guerre de Troie. Le manuscrit, écrit en caractères phéniciens, mais en langue grecque, passe pour avoir été trouvé sur la tombe de l'auteur, à Cnossus, sous le règne de Néron. Une traduction latine, considérée comme apocrvphe, fut la base principale de la littérature au moyen âge relativement au siège de Troie.
* DIDACTIQUE adj. (gr. didasfcô, j'enseig:ne). Qui est destiné à instruire, qui sert, qui e.st propre à l'enseignement : genre didactique; poème didactique. — s m. Langage didactique, genre didactique ; ce mot n'est usité que dans le didactique. — s. f. Art d'enseigner : les régies de la didactique.
' DIDACTIQUEMENT adv. D'une manière didactique.
DIDACTYLE adj. (gr. dis, deux; daktidos, doigtl. Qui n'a que deux doigts à chaque patte : la chèvre est un animal didactyle.
' DIDASCALIE s. f. (gr. didaskalia). Ântiq. gr. Instruction que le poète dramatique donnait aux acteurs sur la manière dont ils devaient jouer ses pièces. — Courte notice, placée en tête des pièces de théâtre, chez les anciens.
"DIDELPHE adj. (prêt. di\ gr. delphos, matrice). Zool. Qui a une double matrice. Se dit d'un groupe d'animaux dont les femelles présentent une poche abdominale. — s. m. Les sarigues appartiennent à l'ordre des didelphes.
DIDEROT (Denis), philosophe, né à Langres Je 0 octobre 1713, mort le 30 juillet 17s4, 11 fit ses premières études chez les jésuites de Langres, puis fut envoyé par son père au collège d'Harcourt. 11 entra ensuite chez un procureur où il ne resta que peu de temps. Brouillé avec son père, qui ne voulait pas lui laisser embrasser la carrière littéraire, et privé de ressources, il donna des leçons pour subvenir à ses besoins. 51 publia d'abord une traduction de YHistoire de la Grèce de Stanyan (1743), puis, en 1744, un Dictionnaire de médecine (è vol.), en collaboration avec Toussaint et Eidons. De 1743 à 1749, il publia plusieurs ouvrages hardis et libéraux qui je mirent en relation avec Voltaire et lui .valurent un emprisonnement de trois mois au donjon de Vincennes. II y reçut de fréquentes visites de J.-J. Rousseau. A sa sortie, jl se lia avec d'Alembert, et ils tracèrent ensemble le plan de V Encyclopédie. Leur but était de rassembler en un seul ouvrage toutes les sciences exactes, les principes du goût et les procédés de tous les arts; mais, en réalité, celte publication était un moyen de propager les iaées nouvelles, aussi fut-elle plusieurs fois interrompue par ordre du gouvernement. Ce fut Diderot qui y traita de presque toute l'histoire de la philosophie ancienne, ainsi que de toute la partie consacrée au commerce et aux arts et métiers. Lorsque d'Alembert cessa d'y collaborer, Diderot prit à lui seul la direction de cette œuvre colossale. En même temps, il faisait paraître des Pensées sur l'interprétationde la nature{iloi), puis deux drames domestiques : le Fils naturel (n.'i7), et le Père de/'unji//e(17,=;8), qui préparèrent la révolution accomplie plus tard dans le style de l'art dramatique français ; et deux romans : Jacques le fataUile et la Religieuse. Quoique très célèbre par ses œuvres, Diderot resta pauvre. Au rpoment où il allait vendre sa bibliothèque pour se tirer d'eniliarras et doter sa fille.
U termina sa vie dans I obscurité. Ses œuvres complètes forment 22 volumes (1821). Sa fille, M" de Vandeuil, apublié en 1830 les Mémoires etŒuvres inédiles dp Pi lerot (4 v. in-8°). (V.S.)
DIDIER, dernier Charlkmagne.
roi des Lombards. Voy.
DIDIER (Saint), Desiderius. — I, évêque de Langres, mis à mort à Saint-Dizier (Champagne) vers 264; fête le 23 mai. — II, lecteur de saint Janvier, avec lequel il fut décapité vers 303; l'êle le 19 sept. — 111, archevêque de Vienne, assommé par ordre de BruiKliaut à Saint-Dizier de Chalaronne, en 608; fête le 11 fév. et le 21 mai.
DIDIER-LA-SÉAUVE (Saint-), ch.-l. de cant., arr. el à 30 kil. N.-È. d'Yssingeaux (Haute- Loire), sur la rive droite de iaSumène, affluent de la Loire ; 5,10a hab. Eglise (mon. histor,)
DIDIUS SALVIUS JULIANUS (Marcus), empereur romain qui régna sous le nom de Marcus Dictius Commodus Severus Julianus, né vers 133, tué le l'^'' juin 193. Il fut successivement questeur, édile, préteur, consul, gouverneur de Dalmatie, de la basse Germanie, de bithynie, puis une seconde fois consul en 179. Après l'assassinat de Pertinax, les gardes prétoriens mirent l'empire à l'encan et ce fut Didius qui l'obtint, moyennant 6,250 drachmes par soldat; deux mois après, il fut mis à mort par ordre du sénat.
DIDON ou E.Ussa, princesse phénicienne, qui passe pour avoir fondé Cartbage. Elle était iille de Mutgo, Belus ou Agéiior, roi de Tyr, el sœur de Pygmalion. Elle avait épousé son oncle Acerbas ou Sichée, prêtre d'Hercule, qui possédait une immense fortune. Pygmalion, qui avait succédé au roi Miilgo, assassina Sichée dont il convoitait les richesses. Mais Didon, accompagnée de quelques nobles Tyriens, mécùnlents du gouvernement de Pygmalion, s'enfuit secrètement de Tyr. Ayant atteint l'ile de Chypre, elle embarqua avec elle 80 jeunes filles qui devinrent les femmes des jeunes gens de sa suite; et elle fil voile pour l'Afrique. Elle acheta aux indigènes de la côte de ce continent autant de terre que pourrait en couvrir une peau de taureau. Ce marché une fois conclu, elle Ht couper la peau d'un taureau en lanières extrêmement minces, mit ces lanières bout à bout et leur fit envelopper un espace considérable sur lequel elle fit construire la citadelle de Byrsa (peau de taureau). Autour de cette forteresse s'éleva la ville de Carthage, qui devint dans la suite la cité la plus puissante el la plus florissante de la côte africaine. Le roi indigène, Hiarbas, jaloux de la prospérité de celle viUe naissante, demanda Didon en mariage, la menaçant d'une guerre d'extermination, en cas de relus. Didon avait juré de demeurer éternellement fidèle à son premier époux; mais ses sujets, les Carthaginois, la supplièrent tellement de rompre son vœu, pour leur épargner les maux d'une guerre, qu'elle promit de se rendre à leurs prières. Sous le prétexte d'apaiser les mânes d'Acerbaspar des sacrifices expiatoires, elle fil dresser un bûcher, el, quand il fut en llaiiimes, elle s'y précipita en présence de son peuple. Les Carthaginois l'adorèrent comme une divinité. — Dans son Enéide, Virgile a apporté de profondes modifications à cette intéressante légende. D'après lui, Didon sa serait tuée parce qu'Enée l'abandonna. Mais, d'après la clironologie ordinaire, il v a trois siècles d'intervalle entre la prise de Troie
DIDY
(1184 av. J.-C), et la fondation de Carthage (H83 av, J.-C).
DIDOT, nom d'une célèbre famille d'imprimeurs-libraires. — I. (François), premier membre bien connu de cette fainille,néàParis en 1699; fondateur delà maison, en 1713; éditeur de l'Histoire des voyages de l'abbé Prévost, in-4''. — 11. (François Ambroise), né à Parisen 1730, mort en 1804, et (Pierre- François), né à Paris en 1777, mort en 1793, les deux lils du précédent, accrurent les ait'aires de la maison, le premier en inventant de nouveaux caractères, et le second en installant à Essonne des fabriques de papier. Leurs éditions classiques sont encore estimées. Henri, l'un des fils de Pierre, s'occupa de la fonte des caractères, el Saint-Léger, autre fils du même, eut la manufacture de papier. Les fils de François-Ambroise, Pierre (1760-1833) el Firmin (1764-1836), qui succédèrent à leur père au commencement de la Révolution, publièrent les magnifiques éditions in-fol. des classiques français et latins, connues sous le nom à'éditions du Louvre. — III. (Ambroise-Firmin), fils de Firmin Didot, né à Paris le 20 déc. 1790, mort le 23 févr. 1876, fut à son tour le chef de l'importante maison de librairie, d'imprimerie el de papeterie fondée par ses parents. Habile helléniste, il entreprit ae publier la grande édition du Trésor de la langue grecque d'Henri Estienne, et se montra digne de cette tâche. Par ses écrits, ses souscriptions el la fondation d'une imprimerie et d'une bibliothèque, il contribua ix l'atlranchissement de la Grèce (1823). 11 fut membre du conseil municipal de Paris, de la Chambre des députés, du conseil des manufactures, membre libre de l'Académie des inscriptions et belleslettres. Parmi ses œuvres personnelles, nous citerons ses Notes d'un voyage dans le Levant, ses Etudes sur le sire de Joinville,suv\e Missel de Jacques Juvénal des Ursins, sur Aide Manuce, sur Jean Cousin, sur Thucydide, son Essai sur la gravure sur bois. — Son frère Hyacinthe (né en 17'j4, retiré des alfaires en 1876) fut son associé et dirigea l'imprimerie du Mesnil (Eure). Parmi les ouvrages universellement connus qu'ils ont édités, rappelons l'Ctiicers pittoresque, l'Encyclopédie moderne, le Biclionnaire de la Conversation el la l\ûuvcllc Biographie générale. Ldiuiiisùtt di élé d 'piiis représentée par Alfrkd (fils d'Ambroise-Firmin, né en 18i8), et Paul (tils d'Hyacinthe, né en 1826).
DIDRON (Adolphe-Napoléon), archéologue, né a llautviUers (Marne) en 1806, mort en 1867. iNominé, en 183a, par Guizot, secrétaire de la commission historique des arts el des monuments, il écrivit quatre volumes sur ce sujet. Après un voyage en Grèce, il londa, en 1843, un musée d'archéologie a Paris. 11 avait, en 1844, entrepris la publication des Annales archéologiques, qu'il édita jusqu'en 1866, ainsi qu'un Manuel d'iconographie chrétienne grecque et latine.
* DIDYME adj. (gr. didumos, jumeau). Bot. Qui est formé de deux parties plus ou moins ' arrondies, el accouplées : racine didyme; les élamines de la rnercwiale ont des anthères didymes. — iv Miner. Nouveau métal découvert en ISil, par Mosander, avec le cérium el le lanthane dans la cérile minérale, el ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec le lanthane, dont il ne se sépare que très difficilement.
DIDYME, grammairien et critique alexandrin, né vers 64 av. J.-C. Athénée évalue à, 3,;ii)0 le nombre de ses ouvrages et Séuèque à 4,000.
DIDYNAME adj. (préf. di; çr. dunamis, puissance). Bot. Se dit des élamines disposées en deux paires, dont l'une est plus courte que l'autre ; se dit des plantes dont les tleurs ont des élamines présentant la môme disposition.
DIKM
* DIDYNAP/IIE s. f. Bol. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes pourvues de quatre étamines, dont deux longues et deux courtes : les ktbiées appartiennent à la didynamie.
DIDYNAMIQUE adj. Rot. Qui a les étamines didynames.
DIE V. a. [di]. Ancienne forme du subjoncl. prés, du verbe Dihe :
Gilet, mon amitié veut que je vous le die : Quatre médecins font un mal P!u^ grand que votre maladie.
Db i.AILLT.
DIE, Dca, ch.-l. d'arr., à Cb kil. S.-E. de Valence (brume), sur la rive droite de la Drôme, au pied du mont Glandaz; par 44° 43' 9" lat. N., et 3° 2' 4" long. E. au clocher; 3,681 hab. Récolte et commerce de vin blanc connu sous le nom de clairette de Die, moussant à l'instar du Champagne. Intéressantes ruines romaines.
DIÉ (Saint-), ch.-l. d'arr., à 53 kil. N.-E. d'Epinal (Vosges), sur la rive droite de la Weurthe, par 48° 17' 4" lat. N. et 4" 36' 47" loiig. E. au clocher de Saint-Martin; 21,396 hab. Monastère fondé au vi° siècle par saint Déodat ; la ville ne date que du xn' siècle ; en 17.S7, elle ftit reconstruile par Stanislas Leszczinski, après un incendie.
DIE ou Dieudonné (Saint-), Deotatus, moine qui fonda, au vi» siècle, un monastère au lieu où s'élève aujourd'hui Saint-Dié-en-Bhiisuis. Fête le 4 avril.
DIEBITSCH (Hans - Karl Friedrich - Anton,
COMTE uiî), [di-lnicb], genéi'al russe, né en 1781, mort en 1831. il combattit à Austeriitz, à Eylau, à Friedland, en Kussio en 1812 et persuada au duc d'York de capituler. 11 se distingua à Ltitzen et fut nommé lieutenant général par Alexandre à Leipzig. Pendant la campagne de 1814, Schwarzenberg conseilla la retraite, mais Diebitsch fit décider qu'on marcherait sur Paris, ce qui termina la campagne. Après l'insurrection de Saint-Pétersbourg (2.Ï décembre 1825), pendant laquelle il déploya beaucoup d'énergie el d'humanité, il fut nomme l)aron, puis comte, par le nouvel empereur iNicolas. Pendant la guerre de 18"2S-'29, il s'empara de Varna, et, en traversant les Ballcans, força les Turcs à signer la paix d'Andrinople. Commandant en chef en Pologne (1830), il perdit du terrain par des défaites successives, et sans profiter des victoires de Nur, de Lomza et d'Ostrolenka {In-iH mai), il transportason campàKleczewo, où il mourut du l'hûléra.
DIEDENHOFEN [di'-dènn-ho-fène]. Voy.
Thionville.
* DIÈDRE adj. (préf. di; gr. edra, base). Se dit d'un angle formé par la rencontre de deux plan-. : nni/k dièdre.
DIEFFENBACH (Johann-Friedrich) [difennback], chirurgien allemand, ne à Kœnigsberg en 1792, mort en 1847. Nommé, en 1840, directeur de la clinique chirurgicale à Berlin, il perfectionna plusieurs instruments. On lui doit diverses méthodes pour former artiliciellement des nez, des joues, des lèvres, pour corrigei' le strabisme et le bégayeinent. Nous avons de lui la Chirurgie opératoire (1844, 2 vol.).
DIEGO (San-) [di-è-go], ville des Etats-Unis (Californie), sur le rivage N.-E. de la baie de San-Oiego, a 750 kil. S.-E. de San-Francisco; 2b,000 h. — Diego-Garcia. (V. S.)
DIEGO-SDAREZ (Baie de), au nord de Madagascar. (V. S.)
DIEM PERDIDI [dièmm-per-di-di]. Loc. lat. qui signilie ; j'ai perdu ma journée. S'emploie pour dire qu'on n'a pas rempli un but habituel. Ce sont les paroles de Titus, lorsque, dans sa journée, il n'avait pas trouTé l'occa-