DIEU
pieux, fort dévot. Ou dil dans le même sens,
ÊTRE ABIUÉ EN DiEU. — PrOV. el fig. CeLA LUI VIENT DE LA GRACE DE DiEU, LUI VIENT DE DiEU
GRACE, se dit de tout ce qui arrive d'avantageux sans qu'on y ait contribué par ses soins ou par son travail. — Par la grâce de DiEU, formule que des princes souverains mettent dans leurs titres, pour dire qu'ils ne tiennent leur puissance que de. Dieu. — Il ne
RELIÎVE OUE DE DiEU ET DE SON ÉPÉE, Se'dit d'un
prince souverain qui n'en reconnaît aucun autre au-dessus de lui. — Le bon Dieu, Dieu.
— Dans la religion catholique, le bon Dieu, l'hostie consacrée. Se dil particulièrement du viatique : on va porter le bon Dieu à ce malade. — Le lever-Dieu, le moment de la messe où le prêtre élève l'hostie. —La FÈTE-Dna', la fêle du saint sacrement. — HôTEL-Diiai. nom donné à l'hôpital principal de plusieurs villes.
— S'il PLAÎT A Dieu, façon de parler conditionnelle dont on se sert en parlant des choses qu'on souhaite ou qu'on a l'intention de faire : il en réchappera, s'il pluit à Dieu; je compte partir demain, a'ilplail à Dieu. Dans une acception à peu près semblable, on dit aussi, avec l'aide de Dieu, el familièrement, Dieu aidant.
— Dieu le veuille, plut a Dieu, Dieu vous entende, façons de parler qui servent à marquer le désir que l'on 'a qu'une chose soit. On dit dans un sens contraire : Dieu m'en garde, Dieu m'en préserve, a Dieu ne plaise. — On disait autrefois, après avoir fait une promesse solennelle, après avoir fait un serment, ainsi Dieu me soit en aide, ou ainsi Dieu m'aide, que Dieu m'accorde son aide, autant que je tiendrai ma promesse, que je serai fidèle à mon serment. Dieu vous bénisse. (Voy. Bénir.) — Dieu vous conserve, Dieu vous conduise, Dieu vous LE bf-NDe, façons de parler qu'on emploie pour souhaiter du bien a quelqu'un, ou pour le remercier de celui qu'on en a reçu. — Dieu vols garde, vous gakd', ancienne façon de parler qui s'employait pour saluer quelqu'un en l'abordant. — Grâce a Dieu, Dieu merci, Dieu soit LOUÉ, EN soit loué, façoils de parler qui s'emploient pour exprimer (jue l'on reconnaît tenir une chose de la bonté de Dieu. Elles servent quelquefois à témoigner le coutentemenl qu'on éprouve de quelque chose: Dieu soit loué ! nous voilà délivrés de cet importun. — Dieu merci et vous. Dieu merci et a vous, façons de parler dont le peuple se servait autrefois pour' témoigner de la reconnaissance, ou par ,;ivililé. — Pour l'amour de Dieu, dans la seule vue de plaire à Dieu. Faire quelque chose pour l'amour de Dieu, cette locution signifie, dans le discours familier, sans aucun intérêt. S'emploie aussi l'orsqu'on prie instamment quelqu'un de quelque chose : dans ce sens, celle locution est très familière aux mendiants, qui demandent qu'on leur fasse l'auinône pour l'anfAir de Dieu. On dit quelque fuis ironiquement, comme pour l'amour de Dieu, pour exprimer qu'une chose est faite ou donnée à contre-cœur, ou qu'un don esl fait avec lésinerie : on lui en a donné comme pour l'amour de Dieu. — Au nom de Dieu, s'emploie également lorsqu'on veut prier quelqu'un avec plus d'instance. — Sur mon Dieu, devant Dieu, Dieu m'est témoin. Dieu m'en est témoin, locutions qui marquent affirmation et serment.
— Dieu sait, façon de pai lerqui s'emploie pour assurer fortement ce qu'on veut dire : Dieu sait si vous serez bien reçu. — Dieu sait, se dit aussi pour affirmer qu'on n'a point fait une chose : Dieu sait si j'en ai eu la pensée. — Dieu sait, se dil encore pour marquer l'incertitude où l'on esl de quelque chose : Dieu sait ce qui en arrivera; ce qui en arrivera. Dieu le sait; tout cela va Dieu sait comme. On dit quelquefois dans le même sens. Dieu le sache.
— En'tre Dieu et soi, secrètement. — Dieu ! bon Dieu! mon Dieu! grand Dieu! juste Dieu! etc., exclamations d'clonnemenl, d'admiration, d'impatience, de douleur, d'inquiétude, de crainte, etc. — Se dil aussi des fausses di-