‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 277 sur 568 · C.iSTOK et POLLUX · texte numérisé non relu

C.iSTOK et POLLUX

DIOSME s. m. (gr. dios. divin; osmé, odeur). Bot. Gcnie type de la famille des diosmées, comprenant des arbres ou des arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance.

DIOSMÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre diosme. — s. f. pi. Famille do la classe des tcrébentbinées, ayant pour type le genre diosme et comprenant, entre autres genres, celui des dictâmes.

DIPÉTALE adj. (gr. dis, deux; petalon, pétali-i. liul. Qui a deux pétales.

DIPHTÉRIE s. f. [di-flé-ri] (gr. diphthéra, peau}. Patbol. Maladie qui ressemble au croup ctdont le caractère essentiel est de développer une fausse membrane, surtout au pbarynx et aux conduiis aériens, ce qui constitue ru?î<//7(e et le croup proprement dit. La dipbtérie survient parfois dans le cours delà fièvre typboïde etde la pneumonie. Elle fut nommée diphtliéritis par Brélonneau de Tours en 1S20. On la nomma plus tard mal de gorge de Boulogne, parce qu'elle régna pendant quelque temps dans cette ville Elle épuise rapidement les malades et produit même une sorte d'empoisonnement putride dangereux. Pour la combattre on toucbe deux ou trois fois par jour le pharynx avec un pinceau imbibé de nitrate d'argent ou d'un collutoiie miellé additionisé d'un tiers d'acide cblorhydriquc. Gargarisraes au cblorate de potasse ou au borate de soude. Boissons placées ; vin de quinquina au Liébig.

DIPHTÉRIQUE adj. Qui a le caractère dune faus.-c membrane. — s. Personne atteinte de diphtérie.

DIPHTONGAL, ALEadj. Qui forme diphtongue : stjllabe diphtongale . — Qui contient beaucoup de diphtongues : langue diphlongale.

• DIPHTONGUE s. f. [di-fton-g:he] ( gr. dis, deux; plitoggos, son). Giamm. Syllabe qu'on prononce en faisant entendre, d une seule émission de voix, le son de deux voyelles, comme ie, ui, oli, dans ciel, nuit, fouine. — Se dit quelquefois, improprement, de la réunion, dans l'écriture, de deux ou plusieurs voyelles qui ne forment qu'un son unique dans la prononciation, comme ai, eau, eu, au : pour indiquer que deux voyelles ne forment point diphtongue, on met un tréma sur la seconde, comme dans faïence.

DIPHYLLEadj. (gr. dis, deux; pAuWos, feuille). Bot. Qui a deux feuilles.

• DIPLOMATE s. m. (rad.dipMme). Celui qui est versé dans la diplomatie, qui s'occupe de diplomatie, ou qui est dans la diplomatie : liatjile diplomate. - Fig. et fara. C'est un habile Dii-LOiiATE, c'est un homme fin, qui sait bien mener une all'aire. — adj. Qui entend bien la diplomatie : ministre diplomate.

• DIPLOMATIE s. f. [di-plo-ma-si] (rad. diplôme). Science des rapports mutuels, des intérêts respectifs des Etats et des souverains entre eux : étudier la diplomatie. — Se dit aussi, collcctiv. des rapports et des intérêts mêmes, ainsi que des ministres, des ambassadeurs, etc., qui les règlent, qui les traitent : la diplomatie européenne; être dans la diplomatie. — Fig. et i'ain. Faire de la diplomatie, user d'adresse, de ruse. — Encycl. Le mot diplomatie date du xix^ siècle ; mais le droit des gens, dont la diplomatie est la science, remonte à une haute antiquité (Voy. Droit des gens). Dans chaque pays, les rapports internationaux sont dirigés par une administration particulière, appelée Ministère des affaires étrangères ou des relations extérieures. Les intermédiaires employés par cette administration portent le nom d'agents diplomatiques (voy. Agent), accrédités près des puissances étrangères par des lettres de créance et qui ont reçu un exequutur de l'Etat auprès duquel ils sont envoyés. Les actes de ces agents (traités de paix, de commerce et d'alliance), avant d'être validés, doivent recevoir la ratification du chef de l'Etat représenté par les agents. Les traités que les Etats catholiques concluent avec ie Saint-Siège, relativement aux affaires ecclésiastiques, reçoivent le nom de concordats. Les agents diplomatiques négocient des traités soit individuellement, soit dans des réunions appelées conférences ou congrès, selon leur importance et le nombre de puissances qui s'y font représenter. Toute nation qui veut rompre un traité avant son expiration, dénonce ce traité, c'est-à-dire qu'elle fait connaître aux nations intéressées quelle est sa décision et quelle en est la cause. Les pragmatiques portant partage de territoire, peuvent donner lieu à l'action diplomatique, ainsi que le droit de visite, le tlocus, ['embargo, la déclaration de guerre, l'armistice ou trèce, la capitulation. Je cartel d'échange, les préliminaires de paix, etc. Les écrits en usage dans la diplomatie sont : la note verbale, le manifeste, le mémorandum, le protocole, le référendum, l'ultimatum, etc. Depuisletraité de Nimègue (f(i78) la langue française a été adoptée comme la langue commune dans les relations diplomatiques. Outre les agents diplomatiques, l'administration des affaires étrangères emploie un grand nombre de consuls (voy. ce mot). — Bibliogr. Meisel, Cours de style diplomatique, 1S26, U vol. in-8"; (jussy. Dictionnaire du dipdomate et du consul, \%i:G,'\n-\^; le comte de Garden, Traité complet de diplomatie, Paris, 1833, 3 vol. in -S»; Guide diplomatique, 4" édil. Leipzig, 1851. — Corps diplomatique ET consulaire FRANÇ.4IS , à l'étranger : En Allemagne, une ambassade à Berlin, des consulats à Brème, Breslau, Dantzick, Dusseldorf , Francfort-sur-le-Mein , Hambourg, Leipzig, Manheiin, Stuttgard elStettin, et un chargé d'atlaires en Bavière. — En Amérique (Etats-Unis), un envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Washington; consulats à Charleston, Chicago (avec juridiction dans les états de Michigan, Illinois, Indiana, Wisconsin, lowa, Kansas, Missouri, Colorado et iNébraska et dans les territoires de Dakota, Montana et Wyoraing), à la ^ouvelle- Orléans, et consulats généraux à iNew-York et à San-Francisco. — Dmis \' Amérique Centrale, un chargé d'atlaires, consul général à Guatemala, et un vice-consul à San-José, pour l'état de Costa-Rica; un agent consulaire à Sau-José pour l'état de Guatemala; des ag-ents consulaires à Grenade et à Léon pour l'état de Nicaragua; un vice-consul à la Libertart et un agent consulaire à San-Salvador pour l'état de San-Salvador. — Dans le royaume à'Atinam devenu protectorat français, les agents consulaires ont été supprimés. — Dans la république Argentine, un envoyé extraordinaire et un consul à Buenos-Ayres. — En A«()-it7ie-//o»i/rjc,une ambassade à Vienne, et

des consulats àPesth et Trieste. — En Belgique, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Bruxelles et un consul général à .\nvers. — Au Brésil, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et un consul à Rio de Janeiro, et des consuls à Bahia et à Pernainbouc. — Au Chili, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Santiago et un consul à Valparaiso. — En Chine, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Pékin, et des consuls à Canton, Futchéou, Shang-Haï et Tien-tsin.' — En Colombie, un chargé d'affaires à Bogota et un consul à Panama. — En Danemark, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Copenhague et un consul à Elseneur. — Dans la république Dominicame, un vice-consul à Saint-Domingue. — Dans la république de {'Equateur, un consul général chargé d'alfaires à Quito et un vice-consul à Guayaquil. — PourVEspagne et ses colonies, un ambassadeur à Madrid, des consuls à Barcelone (consul général), Bilbao, Cadix, Cartbagène, Malaga, Palma, Saint-Sébastien. Sanlander et (Cuba, Porto-Rico et les Philippines relevantaujourd'hui des Etats-Unis) Ste-Croix-de-Ténériffe.

— Dans la Grande-Bretagne et ses colonies, un ambassadeur à Londres; consuls à Cardilf, Dublin, Glasgow, Liverpool, Londres (consul général), Newcastle, Bombay, Calcutta (consul général), le Cap, Gibraltar, Hong-Kong, Malte, Melbourne, Port-Louis (Maurice) (consul général), Québec, Sidney, Singapore. — En Grèce, un envoyé extraordinaire (ministre plénipotentiaire) à Athènes; consuls à Corfou et à Syra.

— A Haïti, un consul général. — A Ha'wai, un consul. — En Italie, ambassadeur à Rome; consuls à Cagliari, Florence, Gênes (consul général), Livourne, Messine, Milan, Naples, Palerme, Spezia, Turin, Venise. — AaJapon, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Yedo; consul à Yokohama. — Dans la république de Libéria, nn vice-consul à Sierra Leone, chargé dos affaires consulaires pour la cûte occidentale d'Afrique. — A Mada Kisrar. devenu possession francaise.il n'yaplusde consuls.— Au Maroc, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Tanger et un consul à Mogador. — Au Mexique, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Mexico et des consuls à Tampico et à Vera-Cruz. — A Monaco, un consul. — Au Monténégro, un chargé d'affaires. — Au Paraguay, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Buenos-Aïres et un consul à Asunoion. — Dans les Pays-Bas et leurs colonies, nn envoyé extraordinaire à la Haye, consuls à Amsterdam, à Batavia, et à Rotterdam. — Au Pérou, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire. — En Perse, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire dans la capitale et un consul à Tauris. - En Portugal, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Lisbonne et des consuls à Lisbenne et à Maccio. — En Roumanie, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et un consul à Galatz. — En Russie, un ambassadeur à Saint-Pétersbourg et des consuls à Batoum, .Moscou, Odessa, Riga, Saint-Pétersbourg, TiUis. — En Finlande, un apent consulaire à Helsingfors. — Près du Saint- Siège, un ambassadeur. — En Cerbie, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire. — Dans le royaume de S'iam, un consul à Bangkok. — Dans le royaume de Suède et Norvège, un envoyé extraordinaire, ministre pléiii[iolcntiaire à Stockholm el un consul à Christiania. — En Suisse, un ambassadeur; consul à Bâle et consul général à Genève. — En Turqaie, un ambassadeur et des consuls à Alcp, Andrinople, Bagdad, Beyrouth, Bosna-Sera'i, Constaniinople, Pliilippopolis, Damas, Jérusalem, Saloniquo, Scutari (Albanie), Smyrne, Trébizonde, Tripoli (consul général), agent diplomatique à Sofia (pour la |iriiicipaiité de, Bulgarie). — Agent consulaire à Samos, agent

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diplomatique à Alexandrie (pour l'Epypte) et consul.-; an Caire et à Port-Saïd. — Dans VUriiijiiaij, consul général à MoiiliJvid('o. -• A Ztm:^lbar, un consul. — Corps DiPLOM..vTit)UE ET CONSULAIRE ÉTRANGER EN FRANCE. : Allemagne, un annbassadeur à Paris et des consuls à Bordeaux, Cette, Dunkerque, la Rochelle, le Havre, .Marseille, Nantes, Rocliel'ort, .Saint- Marlin-de-lié, Alper, Gabon, Sa'ù'on, Taiti. — AmiSrifjue (Ktals-Unis), un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Cordeaux, le Havre, Lyon. Marseille, Nice, Paris(consul général), la Rochi-1 le, Reims, Rouen, Alger, Cayenne, Guadeloupe (Basse- Terre) et Saint-Pierre (Martinique! . — .4 nnam, plu> de consul. — Argeniiuc [République un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Rayonne, Calais, le Havre, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Paris (consul général), Toulon, Alger. — Autvi.he-Honyrie, un ambassadeur ;\ Paris et des consuls à Ajaccio, Bordeaux. Dunkerque, le Havre, Lyon, Marseille (consul général), Nantes, Nice,' Paris (consul général). Alger et Saigon. — Bavicrc, un chargé d'all'aires. — Belgique, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Bayonne, Bordeaux, Boulogne, Brest, Calais, Cette, Cherbourg, Dunkerque, la Rochelle, Lille, le Havre, Lonent, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Paris (consul général), Reims, Roubaix, Sainl-Nazaire, Rouen, Saint-Quentin, Toulon, Tourcoing, Valenciennes, Alger (consul général), Bûne, Oran, Philippeville, Réunion, Saigon. — Bûiiuic, un consul général à Pans et des consuls à Bordeaux, Brest, le Havre, Lyon, Marseille et Alger. — Brésil, un envoyé extraordinaire ministre plénipotentiaire et un consul général à Paris, un consul général à Cayenne et des consuls à Nice et à Alger. — Chili, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et des consuls à Bayonne, Bordeaux, Brest, Celte, le Havre, Marseille. Nantes, Nice, Paris, Saint-Nazaire et Taiti. — Chine, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris. — Colombie, un ministre-résident à Paris et des consuls à Bordeaux, le Havre, liyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Nazaire, Tours et Alger. — Costa- Ricii, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls a Bayonne, Bordeaux, Dunkerqiu;, le Havre, Marseille, Nantes, Rouen, Saint-.Malo. — Danemark, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et un consul général à Paris et des consuls à Ajaccio, Bayonne, Bordeaux, Cette, Dunkerque, le Havre, Marseille, Nantes, Alger, Papéiti, Pondichéry, Saigon et Saint- Pierre (Martinique.) — I)omi))ic(u'/)s (République) un minisire plénipolenliaire à Paris et des consuls à Baslia, Bordeaux, le Havre, Marseille, Nantes, Nice, Paris (consul général), Oi-an et Saint-Pierre (Martinique). — Equateur un consul général à Paris et des consuls à Avignon, Bordeaux, le Havre, Marseille. — Espagne, un amba>sadeur extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris, des consuls généraux à Bayonne et Alger, et des consuls à Bordeaux, Cette, le Havre, Marseille, Menton, Nice, Paris, Perpignan, Sainl-Nazaire, Toulon, Oran, Saigon. — Grande-Bretagne, un ambassadeur à Paris et des consuls à Bordeaux, Brest, Calais, Cherbourg, Ajaccio, le Havre, Marocille, Nantes, Paris, Alger, Cayenne, Gabon, Loanda, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Réunion. — Grèce, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et un consul général à Paris, et des consuls à Bordeaux, Cette, le Havre, Lyon, Marseille, Rouen, Versailles, Alger. — Guatemala, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Rordcaux, Bayonne, le Havre, Marseille, Nice, Paris. — Haïti, un ministrerésiiieul et un consul général à Paris, un consul général à Alger et des consuls à Bordeaux, le Havre, Marseille, Nantes, Nice,

Saint-Nazaire, Rouen. — llavaî, un ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Bordeaux, le Havre, Marseille, Rouen. — Honduras, des consuls à Bayonne, Bordeaux, Nice, Rouen, .Marseille, Sainl-Nazaire. — Italie, un ambassadeur et un consul général à Paris, des consuls gcjiéraux à Baslia, .Marseille, Alger et des consuls à Besançon, Roideaux, Dunkerque, le Havre, la Nouvelle, Lyon, Nantes, Nice, Tours, Cayenne, la Réunion, Sajgon. — Japon, un ministre plénipolenliaire et un consul général à Paris, el uu consul à Marseille. — Libiria (Répuhlicjuo de) un consul général à Paris et des consuls à Bordeaux et Marseille.

— Luxembourg, un chargé d'ailaires et un consul général à Paris. — Madagascar, devenu possession française, n'a plus de consuls. — Mexique, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire et un consul général à Paris, et des consuls :'i Bayonne, Bordeaux, le Havre, Marseille, Saint-Nazaire. — Monaco, un ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Antibes, Bordeaux, Cette, le Havre, Marseille, Nice, Rouen, Toulon, Alger, Bûne.

— Nicaragua, un consul général à Paris et des consuls à Bayonne, Bordeaux, Boulogne, le Havre, Marseille, Nice, Alger. — Orange, un consul général à Paris. — Paraguay, un consul général à Paris et des consuls à Bordeaux, le Havre, Marseille, Nantes. — Pays-Bas, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Bayonne, Bordeaux, Boulogne, Brest, Calais, Ccite, Dunkerque, le Havre, Marseille, Nantes, Nice, la Rochelle, Roubaix, Saint-Malo, Toulon, Alger, Guadeloupe, Martinique, Saigon. — Pérou, un envoyé extraordinaire ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Bayonne, Bordeau.v, Cherbourg, Dunkerque, le Havre, Marseille, Nice, Pans, Saint-JNazaire, Alger. — Perse, un ministre plénipotentiaire el un consul général à Paris et des consuls à Bordeaux, le Havre, Marseille, Nice. — Portugal, un envoyé extraordinaire, minisire plénipolenliaii'e et un consul général à Paris, un consul général à Alger et des consuls à Bordeaux, le Havre, Marseille, Rouen et Saint-Denis (Réunion). — Roumanie, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris. — Russie, un ambassadeur et un consul général à Paris, un consul général à. Marseille et des consuls à Bordeaux, Cherbourg, le Havre, Rouen, Nice. — Salvador, un ministre pléni|iolentiaire et un consul général à Paris el des consuls à Bordeaux, le Havre, Lyon, Marseille, Nice. — San-Marino, un chargé d'allaii'es el un consul général à Paris, des consuls à Bordeaux, le Havre, Lyon, Marseille, Nice, Rouen. — Siam, un consul général à Paris et des consuls à Bordeaux, Marseille. — Saint-Siège, un nonce apostolique à Paris. — Serbie, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris. • — Suéde et Norvège, un envoyé extraordinaire, ministre plénqwtenliaire et un consul général à Paris, des consuls à Bordeaux, Dunkerque, leHavre, Marseille, Nantes, Paimbœuf, Alger, Saint-Pierre (Martinique). — Suisse, un envoyé extraordinaire ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Besançon, Bordeaux, le Havre, Lyon, iMarseille, Nancy, Nantes, Nice, Alger. — Turqide, un ambassadeur extraordinaire et un consul général à Paris, des consuls généraux à Bordeaux, Marseille, des consuls à Baslia, Boulogne, Bayonne, Brest, Dunkerque, le Havre, Nantes, Roiien, Toulon. — Uruguay, un chargé d'affaires à Paris et des consuls à Bayonne, Bordeaux, Cette, Chambéiy, Cherbourg, Dieppe, leHavre, Marseille, Nantes, Paris, Porl-Vendres, Toulon, Alger, Oran. — Venezuela, un envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire à Paris et des consuls à Bastia, Bayonne, Bordeaux, Boulogne, Cherbourg, le Havre, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Paris, Rochefort, Rouen, Saint- Nazaire, Alger, .Martinique. — Zanzibar, protectorat anglais, estreprésentéparrAngleterre,

• DIPLOMATIQUE s. f. Art de reconnaitrc

les ili|ilùnies ou chartes authenthiques : la diplomatique donne lieu à de grandes disputes entre les savants. — La diplomatique parait avoir été fondée par Mabillon, qui a exposé cette science dans son traité De re diplomaticd (Paris. 1681-1784). Voy. Toustain et Tassin : Nouveautrailé de diplomatique {Parvis, 17aO-'GO, 6 vol. in-i").

' DIPLOMATIQUE adj. Qui appartient, qui a

rapport à la diplomalique:recuej7dj'pton«tJ(yî(e.

— Plus ordinairement. Qui appartient, qui a rapporta la diplomatie : la langue diplomatique est la langue française ; agentdiplomatique.

— Corps diplo.«atique, les ambassadeurs el ministres étrangers qui résident auprès d'une puissance.

DIPLOMATIQUEMENT adv. D'une manière

diplomatique.

' DIPLÔME s. m. (gr. diplôma). Charte, litre, acte public. On ne le dit guère ([ue de chartes, d'actes, de titres anciens émanés de princes ou de seigneurs, et reiatifs ù des privilèges, à des fondations, etc. : diplôme de Charlemagne. — Acte qu'un corps, une faculté, une société littéraire, etc., délivre à chacun de ses membres, à chacun de ceux qu'elle s'agrège, pour qu'il puisse au besoin justiOer de son titre, delà qualité qui lui a été conférée: diplôme de docteur ; il a reçu le diplôme de membre de telle société.

DIPLOPIE s. f. (gr. di'pfoos, double; ops, opos, œil). Palhol.Alfection dans laquelle les objets extérieurs produisent une double image visuelle.

DIPODE adj . (gr. dis, deux; pous.podos, pied).

Zool. Qui n'a que deux pattes.

DIPPEL (Johann-Conrad), rationaliste allemand, né dans la Hesseen 1673, mort en 1734. Il étudia à Giessen et à Wiltenberg, mena d'abord une vie désordonnée, dépensa ses biensà faire des expériences d'alchimie, étudia la médecine à Leyde et vagabonda ensuite de pays en pays. Il fit quelques discours sur l'astrolijgie et la chiromancie el publia, sous le nom de Chrislianus Democritus, plusieurs pamphlets attaquant le parti orthodoxe et repoussant la croyance à l'expiation el aux sacrements. Swedenborg le cile souvent.

DIPSACÉ, ÉE adj. (gr. dipsaô, j'ai soif). Bol. Qui ressemble ou qui se rapporte à la cardère. — s. f. pi. Famille de plantes herbacées ayant pour type le genre cardère ou dipsacus, et comprenant, en outre, les genres scabieuse, céphalaire, ptérocéphale et morine.

* DIPTERE s. m. adj. (gr. dis, deux; pleron, aile). Hi-t. nal. Qui esl muni de deux ailes : insectes diptères. — s. m. Archil. Edifice qui a deux rangs de colonnes de chaque côté, ou deux ailes. — s. m. pi. Entom. Ordre d'insectes comprenant les genres qui n'ont que deux ailes, comme les cousins, les mouches, les moucherons, etc. Les diptères l'ormenl le 12" ordre d'insectes dans la classification de Cuvier. Ils ont 6 pieds; « deux ailes membraneuses, étendues, accompagnées, dans presque tous, de deux corps mobiles, en forme de balanciers, situés en arrière d'elles, el, pour organes de la manducalion, un suçoir d'un nombre variable de suies, renfermé dans une gaine inarticulée, leplussouvenlsousla forme d'une trompe, terminée par deux lèvres. » (Cuvier). Les diptères subissent une transformation complète, leurslarves sont dépourvues de pieds et respirent au moyen de trous placés ordinairementd la partiepostérieureducorps ; ieurs nymphes sont tantôt nues, tantôt enfermées dans des coques que les larves ont construites ; leur existence, à l'état parfait, est presque toujours très courte. Cuvier divise cet ordre en .S familles : 1° nt!7nocéres (cousins, tipules) ; -2" tanystomes (asiles, empis, cyrles, borabilles, anihrax, taons, dolychopes); 3" ne-

DIRE

DIRE

DIRE

taeanlhes (stratiomes): 4» atkérkéres (conops, syrphes, œslres, mouches) ; o» pî/pipures (hippohoiques, mxtéribies).

DIPTÈRE s. m. Icbt. Genre de poissons sa.uoïdes fossiles, dontune espècc{diptcrus macro-

nipterus macrolepidûtus.

lepidotus), trouvée dans certaines pierres à sablon, ressemble à un poisson que l'on aurait sculpté dans l'ivoire, incrusté d'émail et parsemé de piqûres. — Dijtlérocarpc. (V. S.)

DYPTÉRYeiEN, ÏENiVE adj. (gr. dis, deux; ptenix, lujos, nageoire;. Iclit. Qui a deu.\ nageoires. ^— s. m. pi. Famille des poissons à deux nageoires.

* DIPTYQUES s. m. pi. (gr. drpluchos, plié

ancie

disais; nous disions. Je dirai, tu diras, il dira; }ious dirons. Je dirais. Dis. Que je dise. Que je disse. Disant. Dit, dite. Exprimer, énoncer, expliquer, faire entendre par la parole: dire beaucoup en peu de mots. On l'emploie quelquefois absolument: laissez dire et allez toujours votre train. — S'emploie également en parlant de ce qu'on énonce par écrit : je vous ai dit, dans ma dernière lettre, que... — Peut avoir pour sujet le nom de la chose qui renferme les paroles, le passage que l'on cite ou auquel on fait allusion : à ce que dit l'histoire. — Que veut dire ce mot, cette phrase, etc.? quel en est le sens? — G'est-a-dire, s'emploie lorsque, après avoir dit, exprimé, désigné quelque chose d'une certaine manière, on va le dire, l'exprimer, le désigner autrement, afin d'être plus exact, plus clair, etc : l'àme, c'est-d-dire le principe intelligent et immortel On emploie quelquefois dans le même sens, la phrase, je veux dire. — C'est-a-dire, s'emploie aussi quelquefois pour faire entendre que ce qu'on va dire est la conséquence de ce " ■■ '■' ou l'ex-

n deus'i. Re^'istre où l'on inscrivait, chez les qu'une autre personne a fait ou dit, nciens,'lps noms des consuls, des macistrats, : plication qu'il faut y donner: vous refusezmcs etc.. et qui était formé de plusieurs tablettes | offres, c'est-à-dire que tout ce qui vieiit de moi de bois, d'ivoire, etc., se repliant les unes snr\vousest odieux; c'est donc a dire que vous ne les autres. — Resistres à peu près semblables , voulez pas obéir. — Ce n est pas a dire pour qu'on tenait anciennement dans les éclises, 1 cela que..., a dire qde... il ne tant pas croire pour V inscrire les noms des bienfaiteurs, des ' pour cela que... -- Pour ainsi dire, s emploie évêques, etc.. dont il devait être fait mémoire, .lorsqu'on veut atîaibhr ce qu il peut y avoir à la messe, en ditïérentes circonstances. — v» d'exagéré dans l'expression dont on se sert, s. m. Se dit aujourd'hui des tableaux, ou des ou faire excuser ce qu elle a d extraordinaire, bas-reliefs qui sont recouverts d'un volet et i d'inusité: ils sont pour ainsi dire morts a toutes qui sont le plus souvent en bois ou en ivoire ' les jotes d'ici-bas. — Disons-le, s emploie, sculpté et quelquefois en métal : un diptyque ; souvent lorsqu'on va dire quelque vente dure ■ •"■ ' et fâcheuse, mais qu on ne peut se résoudre

' à taire : disons-le : ces mesures violentes ne

en bronze cmaiHc

DIQUEMARE (Jacques-François, abbé), naturaliste, né au Havie en 1733, mort en 1789. A publié plusieurs mémoires sur les zoophytes et les mollusques dans les recueils de son époque.

DIRCA s. m. Bot. Genre d'arbrisseaux de la famille des tliymélées. comprenant une seule espèce, le dirca des manris (dirca palustris), des

Dirci des marais (Dirca palustris).

Etats-Unis, haut d'un mètre et demi à deux mètres, à fleuri jaunâtres ; cultivé dans nos jardins pajsagers sur le bord des eaux. Son écorce sert à faire des cordes et des paniers.

DIRCÉ. Myth. gr. Fille d'Hélios et femme de Lycus, roi du Tlièhes, qui avait répudié Anliope, sa première femme. Dircé, jalouse d'Anliope, la fit jeter dans les fers, mais la captive jiut s'échapper, grâce à Jupiter, et se réfugier sur le mont Cithœron, où elle se mil sous la protection de ses deux fils, Amphion elLethus. Ceux-ci vainquirent Lycus elaitachèrentDircé aux cornes d'un taureau, qui la tralnajusqu'à ce qu'elle fût morte.

' DIRE v. a. (jat. dicere). Je dis, tu dis, il dit ; nous disons, vous dites, ils disent. Je

peuvent qu'aiijrir les esprits. — Disons mieux, s'emploie comme une sorte de complément ou de correctif : il est l'avocat des pa,uvres ; disons mieux, il en est le père. On emploie dans le même sens les locutions, pour mieux

DIRE et QUE DIS-JE? — QuE VOULEZ-VOUS DIRE?

se dit quelquefois pour exprimer la surprise agréable ou pénible que causent les p^iroles de quelqu'un, et marque une sorte de doute, d'incrédulité : il est parti: que voulez-vous dire? parti sans moi! — Prov. Cela va sans dire, c'est une chose tellement certaine, incontestable, ou tellement claire, naturelle, qu'il est inutile de la dire, de l'expliquer, d'en donner la preuve. On dit, dans le même sens, il va SANS DIRE QUE... — On DIT, c'osl la commune opinion, ou c'est le bruit qui court ; c'est, diton, ce qui l'a déterminé à partir. Cette locution s'emploie quelquefois substantivement dans un sens analogue: condamner quelqu'un sur un on dit. sur des on dit. — On dit, s'emploie aussi lorsqu'il s'agit d'une expression ou d'une façon de parler ordinaire: on dit métaphoriquement, cet homme est un lion, pour dire que cet homme est plein de courage. — Qui vous DIT, QUI vous A DIT QDE..., quelle raison avezvous de croire que..., êtes-vous sûr que... — Dire la bonne aventure. CVoy. Aventure.) — Dire des douceurs, des fleurettes a une femme, la louer sur sa beauté, sur son mérite, lui parler d'une manière flatteuse. — Fam. Dire a quelqu'un son fait, lui parler vertement, avec force, lui dire ses vérités. — Dire

pis que pendre DE QUELQU'UN, EN DIRE LE DIABLE,

dire de lui toute sorte de mal. — Se dire QUELQUE CHOSE A SOI-MÊME, faire telle ou telle réflexion, avoir telle ou telle pensée, faire en soi-même tel ou tel raisonnement : heureux qui peut se dire, je n'ai point^ d'ennemis. —

Le CŒUR ME LE DISMÏ BIEN, ME l'aV.\1T lilEN DIT,

j'en avais un pressentiment. — Fig. et fam. Si le CŒUR vous EN DIT, si vous êtes d'humeur à faire cela. — Trouver a dire, s'apercevoir de l'absence d'une personne, du manque de quelque chose : on vous a trouvé à dire dans cette conqiwjnie; il s'y est trouvé à dire un écu. Celte manière de parler a vieilli. — Trouver A DIRE, trouver à reprendre, à blâmer : que

trouvez-vous à dire à cette action? Dans ce sens, on dit plus ordinairement, trouver a

REDIRE. — Il Y A BIEN A DIRE, BEAUCOUP A DIRE LA- DESSUS, il y a bien des critiques, des objections, des observations, etc., à faire là-dessus. — Il Y A BIEN A DIRE, il s'en faut de beaucoup : il y a bien à dire que je n'aie mon compte. Il y a grande différence : il y a bien à dire entre ces deux personnes. On dit dans un sens analogue,

IL Y A tout a DIRE. — II N'y A PAS A DIRE, il n'V

a pas de refus, de résistance à faire : il n'y a pas à dire, il faut marcher. — Il a beau dire, malgré tout ce qu'il peut dire, alléguer, etc.: vous avez beau dire, je n'en crois rien. — Cela SOIT dit en passant, ou ellipliquem., soit dit E.N passant, se dit en parlant d'une chose qu'on mentionne seulement à propos d'une autre, et plus ordinairement lorsqu'on fait quelque légère plainte, quelque léger reproche en peu de mots: soit dit en passant, vous êtes quelquefois un j}eu brusque. — S'il vient a bout

DE CE QU IL a entrepris, JE l'iRAI DIRE A ROME,

je crois qu'il lui sera impossible ou très difficile de réussir. — S'il ne dit mot, il n'en pense PAS moins, se dit d'un homme de sens qui écoute et ne parle point, et quelquefois aussi d'un homme qui cache son mécontentement, son dépit :

Soit, mais ne disant mot, je n'en pense pas moins.

MoLiÉBK. Le Tartuffe, acte II, se. ii.

— Qui ne dit mot consent, en certains cas, se taire, c'est consentir. — C'est tout dire, POUR tout dire, pour dire en un mot, il n'y a rien de ce qu'on veut dire qui ne soit renfermé dans la phrase ou dans l'expression dont on se sert. — Beaucoup parler pour ne rien dire, dire beaucoup de paroles qui n'ont guère de sens. — A vrai dire, a dire vrai, pour s'exprimer d'une manière exacte, conforme à la vérité. — Cela vous plaît a dire, sert à exprimer que l'on ne convient pas de ce qui vient d'être dit, ou à énoncer un refus: vous prétendez que je suis l'auteur de cet ouvrage, cela vous plaît à dire; il veut que je fasse cette démarche, mais cela lui plaît à dire.

— Il dit d'or, il dit ce qu'il y a de mieux à dire dans la circonstance, ou de plus satisfaisant pour celui ou ceux à qui il parle. — Il DIT, s'emploie souvent, en poésie, à la fin d'un discours, et signifie, ce fut ainsi qu'il parla, après qu'il eut ainsi parlé : il dit, et leur courroux fut apaisé. — J'ai dit, s'emploie quelquefois, dans la conversation, pour marquer qu'on n'a plus rien à dire. — L'art de bien DIRE, l'art de bien parler. — Poésie. Célébrer, chanter, raconter: je dirai vos exploits. — Débiter, réciter : dire sa harangue par cœur; dire ses heures, son chapelet, son bréviaire. On l'emploie quelquefois absolument, en parlant de la manière dont quelqu'un récite un discours, des vers, etc.; cet acteur dit bien. — Dire LA messe, célébrer la messe: faire dire une messe, des messes pour quelqu'un. — Offrir, proposer: dites-en un prix raisonnable, si vous voulez que j'achète. — Juger, croire, penser:les avis sont si partagés sur cette affaire, qu'on ne sait qu'en dire. — Qu'est-ce a dire? qu'estce que que cela signifie? que faut-il penser de cela? qu'est-ce à dire? vous murmurez? Cette façon de parler marque ordinairement surprise ou mécontentement. — On dirait d'un FOU, d'un homme ivre, etc., à en juger par ses actions, par ses discours, on le croirait ivre, on le prendrait pour un fou. — Fam.. Se moquer du qu'en dira-t-on, être au-dessus do qu'en dira-t-on, braver le qu'en dira-t-on, mépriser l'opinion, mépriser tout ce que les gens pourront dire. — Fig. S'emploie en parlant des actions, des gestes, des regards, etc., qui manifestent la pensée de quelqu'un : leur .•iilence vous en dit a.sscz. — Cette eemme a de heaux yeux, mais ils ne disent rien, elle a de beaux yeux, mais ils sont dépourvus de vivacité, d'expression. — Dénoter, sigqifier, indiquer, marquer: que veut dire ce retard? —

Cela ne dit rien, se dit quelquefois d'une chose qui iniporte peu, qui ne prouve rien; cela ne dit rien, votis deviez toujours continuer vos démarches. — Cette chose ne dit rien, elle ne produit aucun ell'et à la place qu'elle occupe : il y a dans ce tableau des ornements qui ne disent ubsoliimenl rien. — Cela ne dit RIEN AU CŒUR, A l'ame, cela HB touche point, n'émeut point. — • *v Arirot. Je ne te dis que ÇA, s'emploie pour exprimer qu'il n'y a rien à dire de plus: il étaitrupinje )ie te dis que ça. — * Se dire v. pr. Être dit : ce sont là de ces choses qui ne doivent point se dire. Est surtout usité en parlant de la sisnilicalion ou de l'emploi d'un mot, d'une locution, d'une phrase: cela ne se dit qu'en mauvaise part. — Prétendre, assurer qu'on a une certaine qualité : ils se disaient envoyés par lui.

' DIRE s. m. Ce qu'une personne dit, rapporte, avance, déclare. Dans cette acception, est souvent usité en termes de pratique : te dire des témoins; au dire des anciens. Hors du style de pratique, il est ordinairement familier. — Au DIRE DES EXPERTS, selon l'avis des experts. — A dire d'experts, d'après une décision d'experts, en soumettant la chose à des experts: le prix en est ordinairement réglé à dire d'experts. — Moyen, réponse, ou déclaration d'une partie pour le soutien de sa cause: on a inséré dans te procès-verbal le dire du défendeur. — Le I. "sn-dire, l'élégance dans le discours. — ÉtrI' mi son bien-dire, sur son BEAU-DIRE, être ei in de parler. Cela se dit ordinairement d'u^ personne qui alïecte de bien parler, ou qui parle avec plaisir sur un sujet de prédilection. On dit aus'ii, se mettre sur son bien-dire. — Le bien-faiue vaut mieux QUE LE BIEN-DIRE, les bonnes actions valent mieux que les beaux discours.

' DIRECT, ECTE adj. (lat. directus). Droit, qui ne fait aucun détour : route directe; en ligne directe. — Fig. Attaque directe, argument direct. — Immédiat, qui a lieu, qui se fait sans intermédiaire : correspondance directe. — Contributions DIRECTES. (Voy. Contribution.) — Aslron. Mouvements directs, ceux qui sont dirigés de l'occident vers l'orient, comme le sont les mouvements de toutes les planètes et de leurs satellites dans le système solaire. — Opt. Rayon direct, celui qui arrive directement du corps lumineux, sans avoir été dévié par la rétlexion. — Généal. Ligne diuecte, ligne des ascendants et des descendants, pour la distinguer de la ligne collatérale : il descend d'un tel en ligne directe. On dit dans un sens analogue, héritier direct. — Jurispr. féod. Seigneur direct, seigneur immédiat dont une terre relevait. Skigneurie directe, droits d'un seigneur sur un héi'itage qui relevait directement de lui. — Gramm. Construction directe, ORDRE diiuxt, construction qui place le nominatif, le verbe et le régime dans l'ordre de la relation grammaticale : la construction est directe dans ces phrases: Dieu est juste; Dieu créa le monde en six jours; l'ordre direct est conforme au génie de la langue française, — Gramm. Régime direct, ou comi'lémë.'^t direct, celui sur lequel tombe directement l'action du verbe, qui est l'objet immédiat de celte action, comme Paul, dans la phrase, j'aime Paul. —Preuve directe, se dit de toute preuve qui résulte immédiatement d'un fait, par opposition aux simples inductions ou conjectures. — Être en contradiction, en opposition directe, être tout à fait en contradiction, en opposition. — Liltér. Harangue directe, discours direct, ce qu'on suppose être prononcé par le personnage lui-même: Homère, Virgile, et les anciens historieiis, sont pleins de harangues directes — Log. Proposition directe, toute proposition considérée par opposition à celle qui résulte du renversement de ses termes, et qu'on nomme, pour cette raison, proposition inverse: dans la firopositioninverse, l'attribut de la proposition directe est mis à la

DIRE

place du sujet, et vice versa. — Mathém. et Phys. La raison directe de deux quantités, le rapport de la première à la seconde, dans l'ordre direct où on les énonce; par opposition à la RAISON inverse, qui intervertit l'ordre suivi dans l'énoncé : la raison directe de si.r, à trois est deux, et la raison inverse de ces mêmes nombres est une demi; les forces attraclices de deux points matériels sur un troisième sont en raison directe de leurs masses, et en raison inverse de leurs distances à ce point. — Mus. Intervalle direct, celui que l'on compte en montant à partir de la basse : la quinte, la tierce majeure et L'octave sont les intervalles directs proprement dits. .Se dit par opposition à intervalle renversé. — Accord direct, celui qui procède du grave à l'aigu : l'accot'd direct parfait est tierce, quinte et octave.

"DIRECTES, f. Féod. Etendue du fief d'un seigneur direct.

' DIRECTEMENT adv. Tout droit, en ligne directe, sans l.iire de détour : allez directtment. — Fig. Aller directement a son but, d'une manière immédiate, sans intermédiaire, sans aucune entremise: il s'adressa directement au roi. — Directement opposé, directement contraire, se dit, tant au propre qu'au figuré, des choses qui sont entièrement opposées, comme les deux extrémités d'une ligne droite: les deux pôles sont directement opposés; ces deux hommes sont directement opposés dans leurs sentiments. — Directement en face, juste en face, tout à fait vis-à-vis.

* DIRECTEUR, TRICE s. Celui, celle qui conduit, qui administre : le directeur, la directrice d'un thédlre, d'une troupe de comédiens. — Personne qui préside dans rertaines compagnies : le directeur de l'Académie française. — S'est dit également de chacun des cinq membres du Directoire exécutif. (Voy. Directoire.) — Directeur de conscience, ou simpl. directeur, celui qui règle, qui dirige la conscience d'une personne en matière de religion.

* DIRECTION, s. f. Conduite, action de celui qui dirige, qui règle : sous la direction d'un tel.

— Se dit aussi de certaines administrations publiques ou particulières, ainsi que de l'eniplui de directeur dans ces administrations : la direction générale des postes; .s'adresser au bureau de la direction, à la direction. — Par ext. Territoire administré par uue direction publique; limites d'une direction. — Direction de créanciers, régie que des créanciers font, par le moyen des syndics ou directeurs, des biens qui leur ont été abandonnes par leur débiteur commun; réunion des syndics ou directeurs.

— Biens en direction, ceux dont l'administration est confiée à des syndics ou directeurs nommés par une assemblée de créanciers. — Coté vers lequel une personne ou une chose se dirige, est dirigée ou tournée ; mouvement de quelqu'un ou de quelque chose dans un certain sens : quelle direction ont-ils prise en partant? changer de direction. — Fig. Donner à une affaire la direction convenable. — Prendre une bonne, une mauvaise direction, adopter une bonne, une mauvaise manière de se conduire.— Dévotion. Direction de l'intention ou d'intention, action par laquelle on dirige son intention. — S'est dit particulièrement, chez les casuistes, de l'action mentale par laquelle, dans un acte douteux ou mauvais, on dirige son intention vers une bonne fin : Pascal reproche aux casuistes d'effacer beaucoup de péchés par la direction d'intention. —Direction DE l'aimant, propriété que l'aimaût possède de se tourner spontanément dans une direction déterminée, lor.-.qu'il est libre de se mouvoir: les aiguilles aimantées, librcmenl suspendues, prennent en chaque lieu la même direction que les pôles des aimants naturels. — Être dans LA direction d'un OBJET, être exactement visà-vis de cet objet.

* DIRECTOIRE s. m. Conseil ou tribunal

i)IRI

chargé d'une direction publique : le directoire fédéral de la Suisse. — Ordre qui règle la manière de dire l'office et la messe pour l'année courante. (Voy. Bref.) — E.ncycl. Directoire exécutif, nom donné au gouvernement établi en France par la constitution de fructidor an III (août 179ri). Le pouvoir législatif était donné par cette constitution au conseil des Cinq-Cents et au conseil des Anciens, le premier ayant l'initiative législative. Le pouvoir judiciaire était électif. Le directoire se composait de cinq membres et, excepté pour la première nomination, ces cinq membres devaient être choisis chaque année par les Anciens sur une liste présentée par les Cinq- Cents. Chaque directeur, à tour de rôle, possédait la présidence pendant trois mois. L'antijgonisme entre les divers partis qui voulaient s'emparer du pouvoir, ne tarda pas à se déclarer, la Convention décréta qu'à la première élection les deux tiers des membres des deux conseils devaient être choisis par leurs corps respectifs : celte mesure provoqua dans Paris une violente agitation et fut la cause de l'insurrection des sections royalistes le 13 vendémiaire (.ï octobre ITO-j), que Barras et Bonaparte réprimèrent. Les deux conseils tinrent leur première session le 28 octobre; et le i" novembre. Barras, Laréveillièrc-Lepcaux, Rewbell, Lctourneur etCarnot furent élus directeurs; ils s'installèrent au Luxembourg le 4 nov. Les commencements furent heureux; Carno t organisa les armées qui, sous la condu Ile de Moreau, Jourdan, Hoche et Bonaparlo, se couvrirent de gloire et agrandiront le territoire de la France. Mais les élections de mai 4797 dunnèient au parti royaliste une telle prépondérance dans les conseils, que, pour la combattre, Barras, Laréveillière et liewbell exécutèrent, à l'aide de l'armée, le coup d'Etat du IS fructidor (4 septembre). Plus de .ïO membres des deux conseils furent condamnés à la transportation avec Caniot, cl Barthélémy (successeur de Letourneur). Le gouverneînent, tortillé par les victoires dé ses armées, prépara l'expédition d'Egypte, doht la direction fut confiée à Bonaparte. Le parti révolutionnaire l'emporta aux élections suivantes(H mai I79S), qui furent violemment annulées en partie. Une nouvelle coalition se forma contre la France; les conseils obligèrent trois directeurs .Merlin (de Douai). François (de iNeiifohàteau) et Treilhard, à se démettre de leurs fonctions le 30 prairial (18 juin 1799). Barras sut, en abandonnant ses collègues, conserver sa place, où avec Sieyès et les trois nouveaux directeurs (Gohier, Roger-Ducos et Moulins), il se maintint jusqu'au 18 brumaire (10 nov. 1799). (Voy. Brc- MAiitE.) — Chaque département était alors admiaislré par un directoire de cinq membres, que Bonaparte remplaça plus lard par un préfet, et chaque district (arrondissement) était administré par un directoire composé de 4 directeurs.

DIREGTORAT s. m. Fonction de directeur ;

sa durée.

* DIRECTORIAL, ALE, AUX adj. Qui appartient a un directoire : pouvoir directorial.

DIRIGEARLE adj. Que l'on peut diiiger :

ballon dirigeable.

' DIRIGEANT, ANTE adj. Qui dirige ; classes dirigeantes. Ne s'emploie guère que dans cette dénomination, ministre dirigeant, ministre cfiargé du gouvernement en l'absence du chef de l'Etat.

* DIRIGER (lat. dirigere) v. a. Conduire, régler ; diriger des travaux, une compagnie, une maison religieuse, une entreprise, un théâtre. Relig. Diriger la conscience de quelqu'un, ou simpl. diriger quelqu'un. — Prov. et fig. Faire, aller, conduire dans un certain sens : diriger quelqu'\m dans les détours d'un labijrinthe; diriger ses pas vers quelque endroit; des poursuites furent dirigées con tre lui. — Il e ! i g. D i u 1 1; er

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SON INTENTION, rapporter ses actions, ses vues à une fin déterminée, et plus ordinairement à une bonne fin. — Se diriger v. pr. Diriger soi, marcher : il se dirigea vers la maison. ■ — Elre dirigé, tourner : l'aiguille aimantée se dirige vers le nord.

' DIRIMANT, ANTE adj. (lai. dirimans, rompant). Droit can. Qui emporte la nullité d'nn mariage : empêchement diriniant.

DIRIMER V. a. (lat. dirimere, séparer, rompre). Régler, trancher.

DIRSCHAU, ville de Prusse, sur la Vistule, à 33 kil. S.-S.-E. de Dantzig; 12,150 bab. Grandes manufactures de cuir; cinq foires annuelles.

DIRUPTIF, IVE adj. (lat. diruptus, brisé). Méd. Se dit de la carie dentaire lorsque, dn collet de la dent, elle s'étend obliquement en bas, laissant intacte la couronne.

DIS [diss], particule inséparable. Paraît dérivée du mot grec dia et se place toujours au commencement des mots. Marque la séparation. Tablalion par suite de négation, comme dans disjoindre, disséminer, distraire. Devant les mots commençant par F, \'S de dis se change en F, comme dans différer, difforme, au lieu de disférer, disforme.

DIS ALITER VISUM loc. lat. [di-sa-li-tèrr-vizomm]. Les dieu.x en ont ordonné autrement. (Virgile, Enéide.)

' DISANT part, présent de DiRE[di-zant]. — Un eomme BiKN-DisANT, Un homme qui parle bien et avec facilité, ou un homme qui n'est pas médisant. — Prut. Soi-disant, s'emploie quand on ne veut pas reconnaître la qualité que prend quelqu'un : un tel, soi-disant légataire, soi-disant héritier. Se dit aussi, dans le langage ordinaire, par mépris ou par raillerie : untel soi-disa7it docteur, soi-disant gentilhomme ; de soi-disa7}t docteurs.

' DISCALE s. f. Gomm. Déchet dans le poids d'une marchandise, produit par l'évaporation de son humidité : la discale d'une botte de soie qui estséchée.

DISCERNABLE adj. Que l'on peut discerner.

* DISCERNEMENT s. m. [diss-sèr-ne-man].

Distinction qu'on fait d'une chose d'avec une autre : on ne saurait faire de si loin le discernement des couleurs. — Faculté de bien distinguer les choses, et d'eu juger sainement : esprit de discernement. — Agir sans discernement, agir sans savoir si l'on fait bien ou mal. Se dit surtout en matière criminelle : le jury décida que l'accusé avait agi sans discernement. — Age de discernement, âge où l'enfant commence à distinguer le mal du bien. — Législ. « Lorsqu'un crime a été commis par un mineur âgé de moins de seize ans, le président de la cour d'assises doit, à peine de nullité, poser au jury la question suivante : « L'accusé a-t-il agi avec discernement? » (G. inst. criin. 340). Si iejury répond négativement, l'accusé est acquitté; mais la cour ordonne, selon les circonstances, qu'il sera remis à ses parents ou qu'il sera conduit dans une maison de correction, pour y être élevé et détenu pendant un nombre d'années qui ne peut dépasser l'époque où il aura accompli sa vingtième année. (Voy. Colonie pénitentiaire.) Si le jury décide que l'accusé a agi avec discernement, la peine encourue est réduite ainsi qu'il suit : lorsque le mineur a encouru la peine de mort, les travaux forcés à perpétuité ou la déportation, il doit subir seulement de dix à vingt ans d'emprisonnement dans une maison de correction ; et s'il a encouru les travaux forcés à temps, la détention ou la réclusion, il est renfermé dans une maison de correction pendant un temps égal au tiers au moins et à la moitié au plus de relui de la condamnation qu'il aurait encnunic s'il eût eu seize ans. Les tribunaux correctionnels sont chargés de juger les

mineurs ;igés do moins de seize ans, accusés de certains crimes et n'ayant pas de complices au-dessus de cet âge ; ces tribunaux doivent alors appliquer la peine avec les mêmes atténuations. S'il s'agit d'un simple délit, la peine prononcée contre le coupable âgé de moins do seize ans ne peut s'élever au-dessus de la moitié de celle à laquelle il aurait été condamné s'il avait eu seize ans (G. pén. G6 à 69). » (Cn. Y.)

* DISCERNER v. a. [diss-sèr-né] (lat. discernere). Distinguer un onjel d'avec un autre. le voir distinctement : a l'aide du microscope, on discerne les plus petits objets. Au sens propre, on dit plus ordinairement Distinguer.

- Fig. Découvrir, connaître par quelles qualités une chose ou une personne dillèrc d'une autre : discerner le bon du maucuis, le vrai du faux, le bien d'avec le mal. — v» Se discerner V. pr. Etre reconnu : le mérite se discerne aisément.

' DISCIPLE s. m. [diss-si-ple], (lat. discipulus). Gelui qui apprend d'un maître quelque science ou quelque art libéral : instruire ses disciples. — Celui qui suit la doctrine d'un autre, qui s'attache à ses principes, à ses sentiments : les disciples de Platon, d'Aristote, de saint Augustin, de saint Thomas. On dit de même : les disciples de Jésus-Christ. On dit, flg., dans un sens anal : les disciples de la vérité, de la foi, etc. — Les disciples de Jésus- Christ, se dit plus particulièrement des apôtres. — Les Disciples d'Emmaiis, ou le Christ a EuMAiis, chef-d'œuvre du Titien. Se trouve à Paris, an musée du Louvre. — Eglise des disciples, corps religieux nommé au.s>i Disciples du Christ, Eglise du Christ ou CHRisTiANs,créé à la suite d'un mouvement que provoquèrent en Pennsylvanie Thomas Campbell et son fils Alexandre (1809). Leschristians(voy. Chrétien) sont aujourd'hui très nombreux aux Etats- Unis.

* DISCIPLINABLE adj. Docile, capable d'être discipliné, aisé a discipliner : l'éléphant est de tous les animaux le plus disciplinable.

- DISCIPLINAIRE adj. Qui concerne la discipline : mesure disciplinaire. — w s. m. Soldat d'une compagnie de discipline : les disciplinaires s'appellent aussi pionniers.

DISCIPLINAIREMENT adv. Conformément à la clisr.ipline.

DISCIPLINANT, ANTE adv. Qui produit la discipline . moyens disciplinants.

' DISCIPLINE s. f. [diss-si-pH-ne], (lat. disciplina). Institution, instruction, éducation : élevé sous une bonne discipline. — Règlement, ordre, règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d'un corps, d'un ordre, etc. : la discipline ecclésiastique et religieuse . — Fouet de cordelettes ou de petites chaînes, dont se servent les dévots, et surtout les religieux, pour se mortifier, ou pour châtier ceux qui sont sous leur conduite : ces pénitents avaient leur discipline à la main. — Coups de discipline : donner la discipline. — w Compagnies de discipline, corps formé de militaires condamnés et soumis a une discipline rigoureuse. — Législ. « On nomme discipline un droit de juridiction intérieure attribué aux corps constitués sur leurs membres et sur certains fonctionnaires qui ont failli aux règlements ou à l'honneur. Les cours et tribunaux ont un pouvoir disciplinaire sur leurs pro;u'es membres. Le président doit donner un avertissement à tout magistrat qui compromet le caractère de sa fonction. Les peines disciplinaires qui peuvent être infligées, en chambre du conseil, à un magistral, sont : la censure simple, la censure avec réprimande qui emporte retenue de traitement pendant un mois et la suspension provisoire avec suspension de traitement pendant sa durée. La déchéance ne peut être prononrro qne par la cour de cassation, qui est investie d'un pouvoir disci-

plinaire sur tous les magistrats de l'ordre judiciaire. Les tribunaux supérieurs ont un droit de surveillance, d'averlissement el de censure sur les juges inférieurs (L. 20 avril îStO, art i8 et s.; Déc.-loi du 1" mars 1X32, art. 4 et 5). Le minisire de la justice a un droit de surveillance sur tous les magistrats; il prononce la retenue de traitement à l'égard de ceux qui s'absentent de leur siège sans un congé régulier. Les greffiers peuvent être réprimandés par les présidents. Les avocatset les officiers ministériels sont soumis à l'autorité disciplinaire des tribunaux dont ils dépendent (Décr. 30 mars 1808, art. 102 et s.), à la surveillance du ministère public et du ministère de la justice, et en outre à la juridiction restreinte des conseils ou chambre de discipline élus par eux. (Voy. Avocat, Avoué, etc.). Le régime disciplinaire des conseils de prud'hommes été réglé par la loi du 4 juin 1864. Les membres de l'université sont soumis à la juridiclion disciplinaire des conseils départementaux , des conseils d'académie el du conseil supérieur de l'instruction publique. (Voy. Conseil.) La discipline militaire et la discipline navale sont l'objet do règlements spéciaux, et elles ont pour sanction les peines édictées par le Code de justice de l'armée de terre (L. 9 juin 18b7), par le Code de justice de l'armée de mer (L. 4 juin 18 >8), et par le décret du 24 marslso2 sur la marine marchande. » (Ch. Y.)

' DISCIPLINÉ, ÉEpart. passé de Discipliner: troupe bien disciplinée. — w Adj. Où la lègle est bien établie ; école disciplinée. — s. m. Soldat faisant partie d'une compagnie de discipline : un discipliné.

* DISCIPLINER V. a. Former, habi'uer, assujettir à des règles convenues : discipliner les gens de guerre. — Donner la discipline : il fut discipliné cn plein chapitre. — Se discipliner V. pr. Prendre l'habitude de la discipline : cette armée commence à se discipliner. — Se donner la discipline : certains religieux se disciplinent deux fois par semaine.

* DISCOBOLES, m. (gr. disAos, disque; ballô, je lance). Antiq. Athlète qui faisait profession de l'exercice du disque ou du palet.

DISCOÏDAL, ALE, AUX adj. (gr. diskos, disque; eidos, aspect). Qui ressemble à un disque.

DISCOÏDE adj. Synon. de Discoidal.

* DISCONTINU, UE adj. Qui offre des interruptions, des solutions de continuité. Se dit particulièrement en Malhém. : fondions discontinues.

' DISGONTINUATION s. f. Interruption, suspension, cessation, pour un temps, de quelque action ou de quelque ouvrage : travailler à quelque chose sans discontinuation.

•DISCONTINUER v. a. [diss-con -ti-nu-é] (préf. (iis, franc, continuer). Interrompre, suspendre, cesser pour un temps quelque action ou quelque ouvrage : discontinuer ses études. — V. n. Se dit des choses et des actions qui cessent pour un temps : la guerre n'a pas discontinué pendant vingt ans. — »■» Se discontinuer V. pr. Etre discontinué ; l'approvisionnement se discontinua.

* DISCONTINUITÉ s. f. Défaut ou absence de continuité.

* DISCONVENANCE s. f. Défaut de convenance, de rapport, de proportion; inégalité, différence : disco7ivenance d'âge, de qualité, d'humeur, etc. — Rhétor. Figure outrée, composée d'une alliance de mots qui ne se conviennent pas entre eux, soit parce que la construction pèche contre la grammaire, comme dans :

Sa réponse est dietffe, et môme son silence.

Racine. lîritannicua, îictc 1, se. il.

le silence (masculin), n'est pas dic/^e (féminin);

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