‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 282 sur 568 · DOCT · texte numérisé non relu

DOCT

Dono

DOGA

de l'Eylise qui ont le plus écrit, et dont les do''lriiii;s ont dominé, tels que saint Athiinase, saint Jean (>lii-ysostome, saint Jérôme, saint Autrustin, saint Basile, saint Gréfioire de Nazianze, saint Ambroise, saint Grégoire le Grand. — Les docteurs delà loi, se dit, dansie Nouveau Testament, de ceux qui enseignaient et interprétaient la loi judaïque.

* DOCTORAL, ALE adj. Appartenant au docleur : robe do'.-lornk. — Fig. et dans un sens de critique. Ton doctoral, morgue doctorale, etc., se disent du ton tranchant, de la suffisance ridicule de cerlains savants.

DGCTORALEIVIENT adv. D'une manière doctorale, avec un Ion doctoral.

' * DOCTORAT s. m. Degré, qualité de docteur : (7 est parvenu un doctorat. — Législ. i< Celui qui se présente aux épreuves du doctorat devant une faculté des lettres doit être pourvu du grade de licencié es lettres, et il doit soutenir publiquement, devant les professeurs de la faculté, une thèse en français et une thèse on latin, sur deux sujets choisis par le candidat dans les matières de l'enseignement. Toute thèse doit, avant d'être imprimée, être soumise au doyen de la faculté et être revêtue de son visa. Dans les facultés des sciences, la thèse doit porter, soit sur les mathématiques, soit sur la physique et la chimie, soit sur l'iiistoire naturelle, suivant que le candidat se destine à l'une ou à l'aulre de ces divisions de l'enseignement scientiQque. Les candidats au doctorat en médecine doivent avoir subi avec succès les examens annuels des quatre années d'études; et ils ont en outre à passer avant la thèse de doctorat cinq examens de fin d'études, savoir : I" sur l'anatomie et la physiologie; 2° sur la palhologie et la nosologie; 3° sur la matière médicale, la chimie et la pharmacie; 4° sur l'hygiène et la médecine légale ; 5° sur la clinique. Les candidats doivent justifier qu'ils ont pendant les deux dernières années d'études, suivi le service d'un hôpital. Pour obtenir le grade de docteur en droil, il faut justifier du diplôme de liceni;ié, passer deux examens et une thèse. Les facultés de théologie catholique ou protestante délivrent des diplômes de docteur; mais ce grade, nécessaire pour professer dans les facultés do théolof:ie catholique, n'est pas exigé pour les professeurs de la faculté de théologie protestante de Montauban. Pour chacune des facultés, les règles relatives aux examens et à la collation des grades sont établies par décrets, après avis du Conseil supérieur de l'instruction publique (L. 27 février 4880, art. .-i). (Voy. Faculté.)» (Ch. Y.)

* DOCTORERIE s. f. Acte qu'on fait en théologie pour être reçu docteur.

DOCTORESSE s. f. Femme qui a passé son doctoiat. — Iron. Femme qui affecte des prétentions à la science.

* DOCTRINAIRE s. m. Prêtre ou clerc séculier de la Doctrine chrétienne, père de la Doctrine chrétienne. — Adjectiv. : un prêtre doctrinaire. — S'est dit de quelques hommes politiques français qui se faisaient remarquer par la gravité et l'autorité de leurs opinions. Le parti constitutionnel des doctrinaires se fornia dès le début de la Restauration des Bourbons, pour combattre les ultra-royalistes. Les doctrinaires furent ainsi nommés, parce qu'ils voulaient que la manière dont l'Etat était administré fût en concordance avec des doctrines rationnelles dont ils démontraient l'utilité politique. Ils arrivèrent au pouvoir après la révolution de Juillet (1830), mais n'eurent plus aucun crédit après la révolution de Février (1848). Les principaux doctrinaires furent Guizot, Mole et le duc de Broglie. — Adjectiv. : théories doutnnaircs.

DOCTRINAIREMENT adv. Selon la doctrine

de^ doctrinaires.

* DOCTRINAL, ALE, AUX adj. (lat. dnctrinnlis). TliLdI. Se dit des avis, des sentiments que les docteurs, les universités, donnent en matière de doctrine, de morale, etc. : les universités donnaient des avis doctrinaux sur les livres.

DOCTRINALEMENT adv. D'une façon doctrinale

DOGTRINARISME s. m. Système politique

dos (liirtriiiaircs.

•DOCTRINE s. f. (lat. doclrina). Savoir, érudition : doctrine consommée. — Ce que l'on croit ou qu'on enseigne, maximes, opinions qu'on professe ou qu'on adopte sur quelque matière. On le dit surtout en matière de religion et de philosophie : doctrine orthodoxe; doctrine poHti<ine, liltéraire, médicale, etc. — Doctrine chrétienne, nom d'une congrégation de clercs réguliers, instituée à Avignon en 1.d92, pour catéchiser le peuple et l'instruire des mystères de la foi : prêtres, pères de la Doctrine chrétienne. — Frères de la Doctrine cup.étienne, loligieux laïques, qui donnent aux enfants l'instruction primaire. On les appelle aussi Frèbes igmohantins ou simpl. Frères.

D0CTUSCU]VILIBR0[dok-tuss-komm-Ii-br6].

Loc. lyt. qui signilii- : savant avec un livre. Se dit de ceux qui sont savants le livre à la main, de ceux qui, n'ayant aucune idée personnelle et voulant faire étalage de leur prétendu savoir, puisent toutes leurs idées dans les ouvrages des autres.

* DOCUMENT s. m. (lat. documentum). Titre, preuve par écrit, renseignement : recueillir les documents qui peuvent servir à la composition d'une histoire.

' DODÉCAÈDRE s. m. (gr. dodeka, douze ; edra, sin'face). Géom. Corps solide régulier dont la surface est formée de douze pentagones réguliers.

DODÉCAÉDRIQUEadj. Qui convient, qui se

rapporte au dodécaèdre.

DODÉCAGONAL, ALE, AUX adj. Qui a douze angles.

"DODÉCAGONE s. m. (gr. dodeka, douze; (jônia, angle). Géom. Figure rectiligne qui a douze côtés : dodécagone régulier.

DODÉCAGYNIE (gr. dodeka, douze; guné.

femme), s. f. Bol. Classe du système de Linné comprenant les plantes dont les fleurs ont douze pistils.

•DODÉCANDRIE s. f. (gr. dodeka, douze; anér, aiidros, homme). Bot. Classe du système de Linné qui renferme les plantes dont les Heurs ont douze élaraines.

DODÉCUPLE adj. Qui est répété douze fois.

DODELINEMENT s. m. Action de dodeliner,

de se dodeliner.

DODELINER v. a. (ital. dondolare, brandiller; aing\.tododdle, marcher en se dandinant). Bercer, remuer doucement : dodeliner un enfant; dodeliner la tête. — v. n. : dodeliner de la lêle. — Se dodeliner v. pr. Se balancer en marchant; se bercer.

DODINER V. n. (rad. dodo). Osciller : ce balancier dodine bien. — v. a. Bercer : dodiner un enfant. — * Se dodiner v. pr. Se balancer en marchant : il marche en se dodinant. — Avoir beaucoup de soin de sa personne : ce paresseux ne fait que se dodiner. (Fam. et peu us.)

" DODO s. m. (corrupt. de dors, dors). Mot de nourrices, pour endormir les petits enfants; n'est guère usité que dans ces phrases : Faire DODO, dormir. Alleu a dodo, aller dormir, aller se coucher. — w Se dit pour le lit même : il est dans son dodo.

DODO ou Dronte s. m. Gros oiseau de l'île

Maurice, formant une sous-famille de l'ordre

des pigeons. Cet oiseau a été détruit depuis plus de deux siècles par. les marins. On en

Dodo (Didus iiicp(us).

conserve quelques os au muséum de Paris. C'était un animal lourd et stupide.

DODONE, ancienne ville d'Epire; siège du plus ancien oracle de Grèce, oracle qui égalait ceux do Delphes et d'.\niman. Avant la construction du temple de Jupiter, les prétendues réponses de ce dieu se rendaient sous un chêne dans les bosquets sacrés. On n'a pu découvrir aucun vestige de cette ville; on croit cependant qu'elle était située à l'extrémité septentrionale du lac Janina (anc. Pambotif).

DODSLEY (Robert), littérateur anglais, né en 1703, mort en 1764. Il fut d'abord domestique, publia quelques poèmes et devint libraire : son magasin ne tarda pas à être un établissement des plus fréquentes de Londres. En 1737, il publia une farce intitulée: The King and the millerof Mnnsfield et un peu après une ballade, The Èlind Beggar of BcthnalGrecn, puis, en 17.t0, The Economg ofHuman Life et, en 17.j8, sa tragédie de iUéone. Il collectionna et publia le premier les Old Engiish Play s (1744).

•DODU, UE adj. (rad. dos). Fam. Gras, potelé, qui a beaucoup d'embonpoint : cette femme est dodue. • DŒBELN [deu'-bèlnl, ville de Saxe, sur une île formée par la Mulde et la Milblirraben, à 48 kil. S.-E. de Leipzig; 14.300 hab. Manufactures de draps, de cuir, de dinanderie, de chapeaux ; commerce de Ijétail et de grains.

DCEBEREIN ER i Johann-'WoIfgang) [ deu'-be 1-

a'i-ner], chimiste allemand, uc en 1780, mort en Is'ii). 11 fut 39 ans professeur de pharmacie et de chimie à léna, découvrit la combustibilité du platine, et l'appareil pour l'utiliser conrku sous le nom de lampe de Dœbereiner. Il publia 7Air pneumatischen Chemie et d'autres ouvrages. Sa correspondance avec Grethe et Charles-Auguste de Wcimar parut en 1856. — Dœbereiner [Lampe de). (V. S.) DŒBRENTEI (Gabor) [deu'-bréun-tè-i] littérateur hongrois, né en 1780, mort en IN.'il. Il fonda, en 1810, à Klausenburg, le Muséum transylvanien (en madgyarlelen 1820 s'établit à Pesth, où il fut le fondateur et le secrétaire de l'académie hongroise. Son principal ouvrage porte le titre de Monuments anciens du langage hongrois. Ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues.

DOES (Jacobus van der) [van-dèr-douss], l'ancien, peintre hollandais d'Amsterdam, né en 1623, mort en 1673. Il s'est rendu célèbre par ses peintures d'animaux, surtout de brebis et de chèvres, ainsi que par ses paysages. Ses fils Simon (I6.')3-1717) et Jacobus (mort vers 1693), furent aussi des peintres de talent.

* DOGARESSE s. f. Femme d'un doge.

" DOGAT s. m. Dignité de doge; durée de cette dignité : le dogat de Gènes était de deux ans.

DOGU

D06-CAR s. m. [dog-karj (augl. dog, chien ; car. voilure). Voilure de chasse légère, suspendue sur deux roues 1res hautes et dont la caisse peut servir pour mettre des chiens.

* DOGE s. m. (ital. doga, du lat. dux, chef). Titre donné au premier magistrat électif des républiques de Venise et de Gênes. Son emploi s'appelait dogato, dogat. Les doges de Venise étaient élus à vie. Le premier fut nommé en l'an 697; et il gouverna ainsi que ses successeurs avec un pouvoir presque absolu. Mais lorsque l'Etal devmt plus puissant les nobles s'efforcèrent de diminuer le pouvoir de leur chef électif et le gouvernement devint de plus en plus oligarchique, avec une forme de plus en plus républicaine, le dogat ne fut qu'une magistrature, et plus tard un simple litre. Privé de presque toutes ses préroi;atives. le dogat resta une charge si lourde qu'il fallut en 1339 promulguer une loi défendant aux doges de donner leur démission, et, en 1037, Contarini dut être forcé d'accepter cet office. Bonaparte, en s'emparanl de la république de Venise en 'ITO?, détruisit le dotral. — \ Gênes, le premier doge fut élu à vie en 1339. Durant les longues luttes que cette république eut à soutenir, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, le dogat fut souvent modifié, quelquefois même aboli. André Doria le réorganisa en promulgant une constitution qui se maintint, bien qu'elle fui légèrement altérée, jusqu'à la conquête française (1797). Bonaparte, en fondant la république de Ligurie, rétablit cette dignité (ISO-i), mais il l'abolit, ainsi que la république, lorsqu'il fui proclamé empereur des Français (1804).

' DOGMATIQUE adj. (gr. dogmatikos]. Qui apimi tient au dogme, qui concerne le dogme; par ext., qui est consacré, usité dans l'école : terme dogmatique. — Qui dogmatise, qui exprime ses opinions d'une manière impérieuse et tranchante : c'est un esprit dogmatique;il est très dogmatique. — Ton DOGM.^TiyuE, ton d'une personne qui dogmatise. — Philosophie DOGsi.\Tioi]E, se dit, par opposition à PHILOSOPHIE sceptique, de celle qui établit des dogmes. On dit dans le même sens puilosophe DûGM.iTiOL'E. — s. m. Style dogmatique : tel mot n'est d'usage que dans le dogmatique.

* DOGMATIQUEMENT adv. D une manière

dogmatique, selon les règles de l'école : traiter une matière dognialiqucment. — D'un ton décisif et sentencieux '.parler dogmatiquement.

* DOGMATISER v. n. Enseigner une doctrine fausse ou dangereuse. Se dit principalement en matière de religion. — Exprimer, débiter ses opinions, ses raisonnements d'un ton décisif, sentencieux et tranchant, et en homme qui veut régenter : il dogmatise sur tout.

' DOGMATISEUR s. m. Celui qui a l'habitude de prendre un Ion dogmatique. Se dit toujours en mauvaise part : c'est un grand dûgmntiseur.

DOGMATISME s. m. Toute doctrine philosophique qui (Haldildes dogmes.

" DOGMATISTE s. m. Celui qui établit des dogmes, qui dogmatise.

' DOGME s. m. (gr. dogma; de dokeô, j'enseigne). Point de doctrine, proposition ou principe établi, ou regardé comme une vérité incontestable. Se dit surtout en matière de relig. et de philos. : les dogmes de la foi sont imniuables, mais ta discipline peut recevoir des changements; dogmes philosophiques. Par ext. : dogmes pidiliques, Idtéraires, etc. — Se dit absol.au sing. des dogmes d'une religion : disputer sur le dogme.

' DOGRE s, m. (holl. dogger).1AAr. Bâtiment de cumnierce qui sert ordinairement à la pêche du hareng et du maquereau dans la Manche eldans les mers du iSord.

* DOGUE s. m. (angl. dog, chien). Nom donné à une race de chiens. (Voy. Chien.) —

DOIG

Etre d'uisf. humeur de dogi'e, être de fort mauvaise humeur. On dit aussi : il a de l'humeur comme un dogue.

DOGUER (Se) v. pr. Se heurter de la tête, Pli parlant des béliers.

* DOGUIN, INE s. Mâle et femelle de petits dogues. — w Sorte de Chien. (Voy. ce mot.)

• DOIGT s. m. [doi] (lat. digilu's]. Chacune des parties mobiles et distinctes qui termine la main ou le pied de l'homme : les quatre doigts et le pouce. — Se dit dans un sens anal, en parlant de quelques animaux : les doigts du singe; doigt de canard, de bécasse, etc. — Les doigts d'un gant, les parties d'un gant dans lesquelles entrent les doigts. — Lks doigts lui démangent, se dit d'une persoiine qui a une grande envie d'écrire contre quelqu'un. — • Cette femme a des doigts de fée, elle excelle dans les ouvrages d'aiguille, elle travaille avec une adresse admirable. — A lèche-doigts, se dit en parlant des choses à manger, qui sont données en trop petite quantité : il nous a fait servir d'assez bonnes choses, 7nais il n'y en avait qu'à lèche-doigts. — Montrer quelqu'um AU DOIGT, s'en moquer publiquement, s'en moquer comme d'une personne décriée ou ridicule. — Donner sur les doigts A quelqu'un, le châtier, lui faire souffrir quelque peine, quelque dommage, quelque confusion. — Avoir sur les doigts, recevoir la punition, le châtiment de quelque faute, de quelque imprudence. — S'en mordre les doigts, se repentir de quelque chose : vous avez trop de confiance en lui, vous pourriez bien un jour vous en mordre les doigts. — C'est une BAGUE AU doigt, so dit d'une chose de prix dont on peut toujours se défaire avec avantage. Se dit aussi d'une place, d'un emploi qui donne un traitement et peu d'occupation : votre place vous laisse du loisir, c'est une bague au doigt. — ■ Avoir des yeux au bout hes DOIGTS, avoir le tact très fin. faire avec habileté des ouvj-ages de la main très délicats. — Avoir de l'esprit au bout des doigts, être adroit aux ouvrages de la main. — Avoir de l'esprit jusqu'au bout des doigts, avoir beaucoup d'esprit, faire paraître de l'esprit jusque dans les plus petites choses. — Il y met les quatre doigts et le pouce, se dit d'un homme qui prend avidement et malproprement dans un plat ce qui est à sa portée. Se dit par ext. en parlant de tout ce qu'une personne fail sans ménagement et sans délicatesse. — Ils sont comme les deux doigts de la main, ce sont LES DEUX DOIGTS D£ LA MAIN, Se dit de dcux personnes extrêmement unies d'amitié. — Il ne

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