DJIBOUTI. (V. S
DJIDJELLI, Voy, Gigery.
DJIHOUN ou Jihoon, Voy. Oxus.
* DJINN ou Ginn s. m. Mylh. arabe. Sorte de
mauvais génies qui tourmentent les hommes, et qui se mettent quelquefois à leur service :
Les djinns funèbres, Fils du trépas.
Dans les ténèbres Pressent leurs pas.
Y. Hugo.
DJOKDJOKERTA, Djokiokarta ou Yugya-
K.\Hi\. I. l'rovince marilinit: ou résidence de la partie S. de Java, autrefois imporlant Etat indigène, aujourd'hui vassal des Hollandais; 300,000 hab. Volcan de Nérapi. — II. Capitale de celle province, près de la côte méridionale, à +20 kil. E. -S. -E.de Batavia; popul.: 58,299 hab. Les monuments principaux sont le palais du monarque indigène etleJ'orlEuropéen. H y a une église et une école catholii[Uês.
DJOLOFS ou Yolofs, peuplade nègre qui occupe le Oualo elle Cayor (Sénégal),
DJOWF (Le) (arabe ventre), province du sultanat Je Djebel-Chomer (Arabie), entre 29° et 30° lat, .N, el 37" et 39» long. E. ; 1,800 kil. carr. ; 40.000 hab. La ville principale, du même nom, possède près de 20,000 hab. Sekakah, à 19 kil. N.-E. de la capitale, est à peu près aussi peuplei!. Les jardins du Djowf sont célèbres dans celle partie de l'Orient; les habitants ollrentle plus beau spécimen du type
DOBR
de l'Arabe du nord. Le D.jowf fil paiiie de la monarchie Wahabile jusqu'à la fin du dernier siècle: il devint ensuite une province du nouveau sultanat de Djebel-Chonier. Depuis lors, il a fait de rapides progrès en civilisation et en richesse.
*D-LA-RÉ [dé-la-ré]. Mus. Ancien ternie par lequel on désignait le ton de ré : le ton de d-la-ré.
DMITRû'7, ville de Russie, à 61 kil. N. de Moscou; 8,500 hab. Manufacturesdecolon, de laines, de toiles, de soieries; tanneries.
DNIEPER [dniû-pcr] (russe et pol. Dniepr [dni-pr]. Ane. Boryf:tkcnes clDanapris], le plus prand fleuve de la Russie d'Euiope après le Vol,:ra. Il naît sur le Ilanc mrridional du plateau de VolkonsUi. piès de Dnieprovo, dans le gouvernement de Smolensk; il se jetle dans la mer Noire entre Kinbourn et Otchakuff. après un cours do 2,000 kil. Ses principaux affluents sont : la Bérésina, le Pripet, ringouletz, la Desnia, le Sozh et la Vorskla. Au dessous d'Yekaterinosla-n-, sa navigation est interrompue sur une longueur d'environ 60 kil. par des cataractes et des rapides; sur tout son cours, il n'y a qu'un pont, celui de Kiev, qu'on retire pendant l'hiver.
DNIESTER [dniè-slèr] (Pol. et russe Dniestr; anc. Tynis et Danaster], fleuve d'Europe. Il nait sur le versant iN.-E. des monts Carpathes, au S.-O. de Lemberg en Galicie, entre en Russie à Kliotin et, après un cours de l,09o kil., se jette dans la mer Noire, entre Akkerman et Ovidiopol. Ses principaux affluents sont : la Stry, la Strypa et la Sered. .Sa navigation esl interrompue entre Yampol et Bender par deux cataractes et plusieurs tourbillons; son embouchure est encombrée par des bas-fonds et des bancs de sable.
* DO s. m. Mus. Nom que plusieurs maîtres de chant, à l'imitation des Italiens, donnent à la première note de la gamme, au lieu de ut : do, ré. mi, fa, sol, la, si. Au plur. des do.
DOAB s. m. (sanscr. deitx eaux). Nom donné, dans rindoustan, à toute région comprise entre deux cours d'eau. Le territoire situé entrele Gange etlaJuniua esl particulièrement appelé Doab, les autres sont désignés par quelque terme distinctif ajouté à ce mot.
DOBERAN [do'-ber-ann], ville d'eaux du Meclilembourg-Schwerin, sur la Baltique, à 14 kil. O.-N.-O. de Rostock; 4,410 hab. Belle église gothique, nombreux palais. L'établissement de bains est à 4 kil. de la ville.
DOBRIZHOFFER i Martin) [do'-brilss-ho-ferj, jésuite missioJinaire, né en Syrie en 1717, mort en 1791. Envoyé dans l'Amérique du Sud (1749), il passa 18 ans chez les Indiens du Paraguay et vécut ensuite à Vienne. Son ouvrage principal est une histoire latine des Abipons (Vienne, 1784).
DOBRODJA Voy. Dobuudja.
DOBROVSKY (Jozef), savant slave, né en Hongrie en 17-33, mort en 1829, regardé comme le fondateur de la philologie slave. Ses principales œuvres sont : GeschichU d r Bashmischen Sprache; Entwurf zu einen allgemeinen Elyrnologikon der slawischen Sprachen et Institutiones Linguœ Slavicx Dialecti Veteris.
DOBRUDJA (La) [do-brou'-dja], partie S.-E. de la Houmanie, sur la rive droite du Danube, s'étendant de Silistric et Varna jusqu'à l'embouchure de ce fleuve; route militaire la plus accessible entre la Russie et Gonstantinople. Territoire plat avec de grands marais et des lacs sur la côte. La muraille de Trajan la lrav.3rse vers 44° 10' de lat. iN. Ses principales villes sont : Tultclia, Kustcudji, Baba Uagh et Hirsova. La Dobrudja formait autrefois la partie N.-E. de la Bulgarie. En 1854, elle fut le théâtre des premiers incidents de la ffuerre turco-russe. A la fin de la guerre de
Dor.i
iS77-'78, elle fut donnée à la Houmanie (Voy. Bessarabie).
DOCE ;Rio) [ri-o-do'-sé], fleuve du Brésil. 11 nait près d'Ouro-Prelo, dans la province de Minas Geraes, coule au N. sur une longueur de 250 kil., puis à l'E. sur ur.e longueur semblable et se. )elte dans l'Atlantique (province d'Espirito-Sanlo). Il est navigable, mais son embouchure est obstruée par une barre.
* DOCILE adj. (lat. donlis). Qui a de la disposition à se laisser conduire et diriger : esprit docile; enfant docile. — Parext. Se dit des animaux : le cheval, le chien, sont des animaux dociles; bœuf docile au joug.
' DOCILEMENT adv. Avec docilité.
• DOCILITÉS, f. Qualité par laquelle on est docile, disposition naturelle à se laisser diriger : il reçoit mes avis auec beaucoup de docilité.
' DOCIMASIE s. f. [do-si-ma-zi](gr. dokimasia, épreuve). Cliim. Examen d'un minerai, d'un métal ou d'un alliage pour déterminer sa qualité ou la proportion des parties qui le composent. La docimasie est ordinairement restreinte à l'essai des alliages d'or et d'argent. Le procédé pour séparer l'or et l'argent de leurs alliages avec d'autres métaux repose sur le principe que l'or et l'argent ne s'oxydent pas lorsqu'on les chaufl'e à l'air, tandis que les autres métaux s'oxydent, surtout lorsqu'ils contiennent du plomb. Les principales opérations pour essayer un minerai d'or sont les suivantes: on mélange 50 gr. déminerai avec 80 gr. d'oxyde de plomb, 20 gr. de carbonate de soude, 4 de poudre de charbon de bois et 12 de verre en poudre, à moins que le minerai contienne beaucoup de silice : dans ce cas, on peut se dispenser de mettre du verre. Si le minerai renferme une grande quantité de soufre, on ajoute de la limaille de fer ou des morceaux de fer, On place le tout dans un creuset d'argile et de sable; on couvre d'une couche de sel commun, ou cliaull'e lentement dans un fourneau pendant une demi-heure, et on chaude à blanc pendant une autre demiheure. On retire le creuset, on le laisse refroidir et on l'ouvre ; on trouve au fond un globule de plomb mélangé avec le métal précieux et couvertde scories sombres et vitreuses. On place ce globule dans un vase d'argile refractaire, appelé scorificatoire. On met ce vase dans un fourneau contenant un moufle entouré de charbons ardents. Quand le scoriflcatoire est chaull'é jusqu'au rouge clair, les bas métaux s'oxydent et forment scorie, abandonnant une petite quantité de plomb pur, allié avec de l'or ou de l'argent. On refroidit cet alliage, puis on le martèle jusqu'à ce qu'il soit débarrassé de la scorie : alors il est bon pour la coupellation. Cette opération a lieu dans une petite coupe appelée coupelle, faite de cendres d'os, ce qui lui donne la propriété d'absorber les oxydes des métaux et de conserver les métaux qui ne s'oxydent pas. A la Monnaie, où les essais ont lieu sur des pièces ou sur des lingots, les opérations qui précèdent sont inutiles ; et l'essai commence ici. Une portion de plomb est ajoutée à la pièce dans la coupelle, qui au moyen du moufle, a été portée àla chaleur rouge terne. L'alliage fond immédiatement; l'air introduit par le moufle oxyde la surface de la matière en fusion ; les vapeurs de l'oxyde de plomb sont conduites au dehors parle tirage; une écume de l'oxyde esl continuellement bue par la coupelle. Le cuivre qui pourrait se trouver dans l'alliage serait également oxydé et absorbé. Quand on a ainsi fait disparaître les métaux impurs de l'alliage, le globule devient brillant. Si on a opéré sur un alliage d'argent, on reconnaît immédiatement la valeur de celui-ci. Mais si l'alliage contient de l'or, ce métal doit être .séparé par le procédé appelé départ ou par la quartation, comme on fait ordinair. m nt pour un
D iCT
alliage contenant trois parties d'argent pour una partie d'or. On balle globule, on le chauffe au rouge, on le reiuiii. on l'aplatit en lame mince et on le roule en l'orme de cornet. On le met ensuite dans un vase avec deux ou trois fois son poids d'acide nitrique; on fait chauffer légèrement et l'acide dissout l'argent. On répèle cette opération, on lave l'or et on le pèse ; on connaît ainsi les proportions des deuxmétaux. — Aujourd'hui, beaucoup de métallurgistes préfèrent l'essai humide à ce que l'on appelle l'essai sec ou essai au fourneau, parce que ce dernier fait perdre beaucoup d'argent. L'essai humide a été adopté à la Monnaie de France et dans plusieurs autres pays. Il consiste à dissoudre l'alliage dans l'acide nitrique et à précipiter l'argent avec du sel commun. On arrête l'addition de la solution au moment où le précipité cesse de se produire; la force de cette solution étant connue, on en déduit facilement quelle est la quantité d'argent de l'alliage. Quand il y a de l'or dans l'alliage, il faut' avoir recours à l'opération du départ ou de la quartalion. — Docimasie pulmonaire, série d'opérations au moyen desquelles on cherche à savoir, par l'examen des poumons d'un enfant mort, si cet enfant est né vivant.
DOCIMASISTE s. m. [-zi-ste]. Celui qui s'occupe de docimasie.
* DOCIMASTIQUE adj. Qui appartient à la docimasie : rnctnllurgie docimastique. On dit quelquefois, mais improprement, Docimasique.
— s. f. Synonyme de Docimasie.
* DOCK s. m. [dok] (gr. doké ; holl. dok; ail. dock; angl. dock, réceptacle). Mot emprunte à la langue anglaise. Vaste bassin entouré de quais, dans lequel entrent les vaisseaux pour déposer leurs cargaisons ou opérer leur chargement : un navire est entré dans h dock.
— Par ext. Magasin qui borde le dock et qui sert d'entrepôt aux marchandises débarquées : les docks-e72trepôts de Marseille. — Entrepôt ordinaire sans bassin : les docks deSaint-Ûuen.
— w Cale couverte pour la construction des navires. — Dock flottant, sorte de bassin flottant qui peut recevoir les plus grands navires sans nécessiter l'abatage en carène. On dit mieux Bassin flottant. (Voy. Bassin.)
* DOCTE adj. (lat. dodus). Savant, érudil : un docte jurisconsulte. — S'applique également aux choses : un livre docte; doctes leçons.
— Se prend quelquefois substantiv., surloutau pi. : les doctes ne sont pas de cet avis.
* DOCTEMENT adv. Savamment, d'une manière docte : traiter doctement une matière. — Ironiq. : il nous a prouvé doctement les vérités les plus triviales.
' DOCTEUR s. m. (lat. doctor). Celui qui est promu, dans une université, au plus haut degré de quelque faculté : docteur-médecin, docteur es lettres. — Autref. DocTEun-nÉGENT, docteur qui enseignait publiquement. — Absol. Médecin : consulter son docteur. Ce sens et les deux suivants sont familiers. — Homme docte, quoiqu'il n'ait pas été reçu docteur; par ext., homme habile en quelque chose que ce soit : il a beaucoup étudié cette science, il y est docteur; cest un grand docteur aux échecs,
— En mauvaise part. Quiconque se donne l'air capable : prendre un ton de docteur. — Celui qui donne des enseignements, maître. En ce sens on l'applique surtout aux hommes qui se sont illustrés dans la philosophie scola-tique, et il est ordinairement accompagné d'une épilhète : saint Thomas était appelé le Docteur angélique, saint Bonaventure le Docteur séraphique, Roger Bacon le Docteur admirable, Alexandre de Haies le Docteur irréfragable, Duns Scotius le Docteur subtil, William Uecam le Docteur singulier, .losevh Gerson le Docteur très chrétien, etc. — Les docteurs dk l'Eglise, se dit de ceux qui enseignent les vérités du christianisme, et particulièrement des Pères