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DOL

fler et remuer les doigts, c'est un homme avantageux qui croit que tout lui est facile. — Mon petit doiwt me l'a dit, phrase qu'on emploie quelquefois avec les enfants pour leur, faire croire que l'on sait la vérité de quelque chose qu'ils ne veulent pas avouer. — Le doigt de Dieu, se dit, dans certaines phrases du style élevé, pour désigner ce qui est ou parait être une manifestation de la volonté particulière de Dieu. — Petite mesure qui équivaut plus ou moins exactement à un travers de doigt : boire un doigt de vin. — Par exag. Cette femme se met un doigt, deux DOIGTS de rouge SUR LE VISAGE, elle SB met beaucoup de rouge. — Faire un doigt de cour a une femme, lui dire des galanteries, lui faire un moment la cour. — A deux doigts, a unB très petite distance : être à deux doigts d'un précipice. — Fig. Etre a deux doigts de sa RUINE, de sa perte, etc, en êlre fort proche.

— Aslron. Douzième partie du diamètre apparent du soleil ou de la lune : cette éclipse de lune ne fut que de quatre doigts. — »* Argot. Se fourrer le doigt dans l'œil, se tromper, ne pas voir les choses telles qu'elles sont.

— Se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au COUDE, être dans la plus grande illusion. — Etre de la société du doigt dans l'œil, être du nombre de ceux qui se font conliiiuelleraent illusion. — Doigts de mort, salsifis.

* DOIGTÉ s. m. Voy. Doigter.

* DOIGTER V. n. [doi-tè] Mus. Placer, poser, faire agir les doigts, selon une certaine méthode, sur l'instrument dont on joue. Se dit surtout en parlant des instruments à touchés ou à manche, tels que le piano et le violon : il conpnence à bien doigter. — s. m. Méthode, manière de doigter : ce maître a un excellent doigter. On écrit aussi Doigté.

' DOIGTIER s. m. [doi-tié]. Ce qui sert à couvrir un doigt ; doigtier de cuir.

' DOIT s. m. Gomptab. comm. Par opposition au mot Avoir. Partie d'un compte où l'on porte ce qu'une personne doit, ce qu'elle a reçu. Doit et avoir, passif et actif.

* DOL s. m. (lat. dolus). Jurispr. Tromperie, fraude : il y a eu dol dans le contrat. — Législ. " Le dol est l'une des causes d'annulation des contrats; il consiste dans des manœuvres pratiquées par l'une des parties contractantes, dans le but de tromper l'autre, et sans lesquelles celle-ci n'eiit pas contracté. Cependant le dol ne doit pas êlre confondu avec l'erreur qui est une cause plus générale de nullité des contrats. Le dol ne se présume pas; il doit êlre prouvé, et il doit avoir été pratiqué par la personne même avec qui la partie lésée a contracté (C. civ. 1109, H\6, Ml'). L'action en nullité, résultant du dol est limitée à dix ans, à compter du jour où le dol a été découvert (id. 1304). Les transactions sont, comme les autres conventions, rescindables pour cause de dol (id. 20'J3). Il en est de même des partages entre cohéritiers (id. 887). L'héritier majeur qui, par suite d'un dol pratiqué envers lui, a accepté expressément ou tacitement une succession, peut demander à être restilué contre cette acceptation (id. 783); et le même droit ap|iartieiit à la veuve qui a pris dans un acte la qualité de commune en biens, s'il y a eu dol de la part des héritiers du mari (id. H.ï.ï). Lorsque le tuteur légitime ou testamentaire exerce la gestion des biens du mineur, sans avoir fait nommer un subrogé tuteur, le conseil de famille peut, s'il y a eu dol dans cette gestion, lui retirer la tutelle, sans préjudice des indemnités dues au mineur (id. 421) »

(Ch. y.) DOL, Dola, Dolum, ch.-I. de cant., arr. et à 24 kil. S.-E. de Sainl-Malo (]lle-cl-Villaine), dans une plaine marécageuse; .4,702 liah. Cel-le ville, siège d'un évêché, avant la Hévolution, possède une magnitiqiie cathédrale,

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