DOLE
monument liistoiique (du xiii° au x"i° siècle). Elle a conservé en parlie son aspect du moyen âge; c'est une vieille ville qui a soiiteuu plusieurs sièges; les Vendéens y battirent les républicains en 1793.
DOLABELLA (Publius-Cornelius), général romain, né vers 70 av. J.-C. mort en 43. Il se rendit célèbre par ses cruautés. En 49, pour échapper à ses créanciers, il se réfugia dans le camp de César, au grand désespoir de son beau-père Cicéron. En 44, César lui promit le consulat, mais Antoine s'opposa à la réalisation de ce dessein. Quand César fut assassiné, Dolabella s'empara des faisceaux consulaires et approuva ce meurtre. Le parti républicain lui avait confié l'administralion de la province de Syrie, mais il commit des crimes si atroces, qu'il fut mis huis la loi et déclaré ennemi public. Gassius marcha contre lui et Dolabella se donna la mort.
' DOLBEAO, chirurgien. (V. S.)
' DOLCE adv. [dol-tché]. Mus. Mot emprunté de l'italien. Sert à indiquer une expression douce dans l'exécution.
DOLGIouDolce (Carlo ou Garlino) [dol'-tchi; -tchéj, peintre lliireutin, né en ItJlti, mort en 1686. 11 s'adonna principalement aux sujets sacrés et excella dans les miniatures. Ses plus belles œuvres sont : Saint Anlohte k la galerie florentine. Saint Sébastien au palais Corsini à Rome, les quatre Evanyélisies au palais Ricardl à Florence. Hérodiade fiortant la tête de suint Jtan-iiapti.ste et Sainte Cécile à Dresde.
DOLE, Dola Sequanoriim, ch.-l. d'arr. et à 70 kil. de Lons-le-Saulnier(Jura), sur le Doubs et le canal du Rhône au Rliin, par 47° 5' .V-i" lut. N. et 3° 9' -29" long E. à la cathédrale; 14,437 hab. Belles églises romaines, restes d'ampliithéâtres, d'aqueducs et autres anti- (juités. Commerce important avec Paris et avec la Suisse. Bonneterie, poterie, cuirs, produits chimiques et fer. Dôle fut, pendant quelque temps, la capitale de la Franche -Comté. Les Français la prirent et la démantelèrent en 1674; les Allemands l'occupèrent le 14 nov. 'IS70 et, de nouveau, le i21 janv. 1871.
• DOLÉANCE s. f. (lat. dolere, se plaindre). Plainle. Principalement usité au pluriel: faire Ses doléances. — Autref. Demandes ou refiroscntations contenues dans les cahiers des états généraux ou provinciaux, pour demander le redressement de quelque grief, la diminution ou la suppression d'un impôt, etc.
■ DOLEMMENT adv. [do-la-man]. Fam.
D'une luaiiierc dolente.
•DOLENT. ENTE adj. [do-lan] (lat. dolens). Triste, aftligé, plaintif. Ne s'emploie guère que par moquerie : mine dolente. — Substantiv. : faire le dolent.
' DOLER v. a. (lat. rfoto'e). Aplanir un morceau de bois, le rendre uni ; le réduire à l'épaisseur convenable avec la doloire. — «.v Amincir, avec un couleau en forme de doloire, les morceaux de peau destinés à faire des gants. — Dolage, action de doler.
DOLET (Estienne ou Etienne), imprimeur
éditeur et savant écrivain, né à Orléans, en 1509, brûlé vif a Paris, place Maubert, le 3 août 1o46. Après avoir fait ses premières éludes au collège de sa ville natale, il se voua aux belles-lettres à Paris, puis à Padoue et à 'Vienne, et fit son droit à Toulouse. Son histoire est celle d'une longue persécution. Dès son premier plaidoyer, il eut l'audace de traiter de barbares certains magistrats ignorants delà ville de Toulouse : aussitôt, arrêt solennel de bannissement. Avant de quitter la vieille cap-tale du Languedoc, il dut faire amende honorable et fut traîné de carrefour en carrefour, dans un état des plus humiliants. Réfugié à Lyon, il lui arriva du suite une aventure non moins fâcheuse. Un de ses ennemis l'ayant
DOLI
attaqué dans une rue, il se défendit et ne put se débarrasser de son adversaire sans le tuer. L'agresseurapjiartenail à une famille influente qui eût tiré une vengeance éclatante du meurtrier, si Dolet, protégé par des umis dévoués, ne fût venu à Paris, pour solliciter sa grince auprès de François l"', auquel il fut présenté par le cardinal de Tournon et qui lui dit de s'en retourner sans crainte. Dans le but de célébrer cet heureux événement, tout ce que Paris comptait d'esprits éniinents : Budé, Clément Marot, Rabelais, Bérault offriront un banquet à Etienne Dolet En 1532, Dolet engagea son « tant docle amy », Rabelais, à venir le trouver à Lyon, centre intellectuel, où. ils utilisèrent leur vaste savoir à rétablir, commenter et imprimer les éditions des vieux maîtres. C'est dans celle ville que Dolet donna une édition revue et augmentée de la Plaisante et joyeuse histoire du grand Gargantua (134''2). Une première fois, son esprit satirique et ses liaisons avec les calvinistes le firent. jeter en prison. Ensuite, sur une simple dénonciation du fameux Mnuchi, qui donna, dit-on, son nom aux moucliards, il fut condamné à être brûlé vif en octobre i:-)43. 11 allait subir sa peine, lorsqu'une sulilimc inspiration de l'évéque de Tulle, Pierre Châlel, qui, la main sur l'Evangile, les yeux fixés sur le coupable, recita la parabole de la brebis égarée, le fit remettre en liberté, après une captivilé de 15 mois. Arrêté de nouveau à Lyon, en 1344, il s'échappa de prison et, du Piémont, son lieu de refuge, adressa à François 1'^' une épitre justificative. C'est la première des neuf épitres que contient son Second Enfer {Lyon, 1544, in-12). Persuadé que cette épitre et plusieurs autres, qu'il avait envoyées à de puissants personnages, l'avaient absous, il osa revenir en France. On l'arrèla aussitôt à Lyon, on le conduisit à Paris, où il languit à la Conciergerie pendant deux années, et l'on l'econimença son procès sur de nouvelles bases. La Sorbonne le fit condamner à être brûlé vif comme athée, relaps, pour avoir imprimé les deux mots du tout, ajoutés à la fin de cette phrase qu'il avait traduite du dialogue de Platon, l'Axiocnus : « aiJi^és la mort tu ne seras plus rien ». Il fut exécuté le lendemain de sa condamnation. Ses livres furent jetés au leu avec lui. Il avait composé 1b volumes d'érudition et de poésie. — Voy. la Vie d'Etienne Bolet, par Née de la Rochelle, Paris 1779.
DOLGORUKI [dol-go-rou'-ki], famille princiére russe. Grigori servit avec distinction contre les Polonais (1608-'10). En 1624, Maria épousa le tzar Michael, mais mourut i|uatre mois plus tard. Yakov (1639-1720) fut (ait prisonnier de guerre par les Suédois et détenu dix ans , il devint ensuite conseiller intime de Pierre le Grand. Yuri (George) fut tué dans la révolte des strélitz {{(S'il) en défendant les prétentions de Pierre au trône. Mikhail, son fils, périt en même temps que lui. Ivan aida Anna à monter sur le trône, mais le favori Biron le fit exiler avec toute sa famille. 11 fut ensuite rappelé, puis mis à mort (1739). Vasili, (1667-1746) remplit de hautes fonctions militaires et diplomatiques sous Pierre le Grand, Catherine I, Pierre II et Elisabeth. Son neveu Vasili, commandant en chef sous le règne de Catherine II, conquit la Crimée en 1771. Wladimir fut 2a ans ministre de Catherine II à Berlin. Mikhail (1766- 180S) fut aide de camp d'Alexandre en 180o-'6. Ivan (1764-1823) passa une grande partie de sa vie dans les services publics, écrivit plusieurs poèmes patriotiques et acquit une certaine célébrité par ses épitres et ses satires. Vasili, mort en 1868. fut ministre de la guerre depuis 1849 jusqu'à sa mort. Peter(1S17-l868) écrivit plusieurs ouvrages sur la Russie : l'un d'eux le fit condamner au bannissement. — Dolichocéphale. (V. S.)
* DOLIMAN ■;. m. Robe longue, ouverte par