DOUC
est le double de tel autre, -payer double. — Jonra
A QUITTE OU A DOUBLE, A OL'ITTE OU DOUBLE, el
plus ordinairement, jorER quitte ou double, ou ellipliq., quitte ou double, jouer une dernière partie qui doit acquitter celui qui a déjà perdu, ou doubler le gain de celui qui a déjà gagné. — Fig. el fam. Risquer, hasarder tout pour se tirer d'une mauvaise ali'aire. — Pa- RiiiR DoutiLECONTiiE siiiPLiL, pai'ierdoux contre un. - Cl)0^e scMiblalile, symélriquemenl pareille. Le DOL'iiLK d'un acte, d'un thaité, d'unk KOTK, clc, l'un des orii-'inau.x, ou seulement la copie d'un acte, d'un trailé, etc. — Double DE cosipiE, celui des originaux de compte que le cumplaijle ^.'arde entre ses mains. — Peint. Le double d'un tableau, la copie d'un tableau faite par l'auteur même du tableau. — Le DOUBLE d'un corps DE LOGIS, unc des moitiés d'un corps de logis dans son épaisseur ; on a mis toutes les garde-robes dans le double. — Avoir des doubles dans sa bibliothèque, dans SON herbier, etc., avoir deux ou plusieurs exemplaires du même ouvrage, deux ou plusieurs échantillons d'une même plante, etc. — Mus. Le double d'un air, le même air, qu'on figure sur le simple par l'addition de plusieurs notes qui varient et ornent le chant. Cette locution a vieilli; on dit maintenant, ■Variations, — Mettre une chose en double, EN PLUSIEURS doubles, la replier sur elle-même une ou plusieurs luis. — Fig. et fam. Mettre LES morceaux en double, ou mettre les boucuÉEs doubles, manger à la hâte. — Théâtre. Se dit des acteurs et actrices qui remplacent dans les rôles ceux qui en sont chargés en premier : la pièce a été jouée par les doubles. Dans un sens anal : donner un rôle en double. — Espèce de monnaie ancienne qui valut deux deniers, tt dont lessix faisaient un sou : double tournois. — l''ig. et fam. Très petite valeur : je n'en donnerais pas un double. — S'em|iluie aussi quehiuel'ois adverbialement, comme dans ces phrases : voir double, voir les iihjels comme s'ils étaient doubles; paver DOUBLE, paver deux fuis la valeur. — »v Jargon milil. Double, sergent-niajur, maréchal des logis chef. Allusion aux duubles galons qu'ils purtent. — *Au double lue. adv. Une fois plus : acheter au double. — Fig. je vous suis redevable de ce bon office, je vous le rendrai au double. "DOUBLÉ, ÉEpart. passé de Doubler.— adj.
Mathem. Uaison doublée, raison de carrés ; sei:.e est à quatre en raison doublée de quatre à deux, c'est-à-dire, comme le carré de quatre est au carré de deux. — Méd. Fièvre doublée, lièvre intermittente dont les accès, après avoir été uniques, ont lieu deux fois dans le même jour. — s. m. Jeu de billard. Action de doubler; toute disposition des billes qui permet de doubler : faire un doublé; jouer le doublé. Quelques-uns écrivent, doublet; mais on prononce toujours doublé. — w. Orfévr. Métal recouvert d'une plaque d'or. On le confond souventavec le Plaqué. (Voy. ce mot.)— On l'appelle aussi Or doublé. — L'industrie du doublé, qui date de 1830, a pris de rapides développements et l'on est arrivé à une telle perfection qu'à première vue, on distingue dillicilemenl un bijou d'or d'un bijou semblable en doublé. Le doublé se compose de deux feuilles, l'une d'or, l'autre de cuivre ou de laiton, rendues adhérentes par une pression à chaud. La feuille ainsi obtenue passe au laminoir et prend alors le nom de plané. On donne à ce plané la forme que l'on désire au moyen de matrices d'acier gravées en creux et en relief. La plupart des bijoux sont faits de deux coquilles que l'on fait passer à plusieurs reprises sous la pression d'un mouton. Les coquilles sontensuitc découpées par une aulremiichinc; puis on met dans chacune d'elles une parcelle de soudure, on les rassemble et on les lait passer sous une flamme de gaz, qui fond la soudure et réunit deliiiitivement les deux objets. On lave le bijou dans de l'eau acidulée et on le polit au rouge d'Angleterre avec une brosse
à main ou une brosse mécanique circulaire.
Une fois poli, il passe dans la main du ciseleur et reçoit un poinçon. — Pour les objets pleins (ordinairement des chaînes), on prend une baguette de cuivre de la grosseur du doigt; on la recouvre d'une feuille d'or au moyen d'une soudure ; ou la fait passer par plusieurs filières, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à la grosseur voulue (ces lilières sont rondes, carrées, ovales ou cannelées); c'est alors qu'elle est remise au chainiste. Lorsqu'il s'agit d'une chaîne à anneaux, on enroule sur un mandrin le fil de doublé, puis on présente le mandrin dans le sens de sa longueur, à une scie mécanique, qui sépare chaque tour de fil; on introduit ensuite les anneaux l'un dans l'autre et on les ferme par une soudure; on fait subir à la chaîne ainsi obtenue l'opération du lavage, du polissage, du ciselage et du poinçonnage. — Verre ou cristal doublé, verre ou cristal opaque ou incolore sur lequel on applique une mince couche de verre ou de cristal de couleur. On dit aussi, verre, cristal plaqué ou a deux couches.
* DOUBLEAU s. m. Charp. Se dit de certaines solives d un plancher qui sont plus fortes que les autres, telles que les soli/es d'enchevêtrure.— Archil. Atic-DOUBLEAU, espèce d'arcade formant une saillie ou plate-bande sur la courbure intérieure d'une voûte, qu'elle semble fortifier et soutenir.
DOUBLE-CROCHE s. f. Mus. Voy. Croche.
DOUBLE-MARCHEUR s. m. Hist. nat. Espèce de serpent dont Cuvier a adopté le nom pour désigner la première famille des Ophidiens VRAIS, laquelle famille forme la transition entre les sauriens et les ophidiens. (Voy. Ampuisbéne.)
* DOUBLEMENT adv. Pour deux raisons, en deux munieies : il est doublement coupable.
* DOUBLEMENT s. m. Action de doubler : doublement des consonnes. — Art railit. Action de faire mettre sur deux rangs des soldats qui étaient sur un seul.
* DOUBLER V. a. (lat. duplicare). Mettre le double, augmenter du double, d'une fois autant, multiplier par deux : doubler la somme; il double ses torts envers moi. — Art milit. Doubler les rangs, doubler les files, faire mettre un seul rang sur deux. — Doubler le PAS, marcher plus vite.— Mar. Doubler le sillage, faire plus de chemin. Doubler li;s manœuvres, en augmenter le nombre, afin que, si l'une est rompue, une autre puisse la remplacer. Doubler un cap, une pointe, etc., passer au delà d'un cap, d'une pointe de terre, etc. Doubler un autre bâtiment, le surpasser en vitesse, le devancer. Doubli;r une ligne de VAISSEAUX ennemis, la mettre entre deux feux.— Appliquer une étoll'e contre l'envers d'une autre : doubler de soie un manteau. — Mar. Doubler DES VOILES, les forlilier par de nouveaux lés de toile cousus sur ceux dont elles sont déjà composées. Doubler un navire, lui faire un doublage de feuilles de cuivre ou de planches. — Doubler un corps de logis, joindre un autre corps de logis à la face de derrière de celui qui est déjà l'ait. — Théâtre. Doubler un rôle, un acteur, jouer un rôle au défaut de l'acteur qui en est chargé en premier, — Mettre double, en double : doubler du fil; doubler une serviette. —Jeu de billard. Doubler une bille, ou absol., doubler, la l'aire frapper contre une des bandes du billard pour qu'elle revienne au côté opposé : doubler une bille au mdieu, au coin, absol., doubler au milieu, au coin. — Jeu de paume. La balle a DuuBLiJ, elle a touché deux fois la terre. Dans cette phrase, le verbe est neutre. — iv Typogr. Composer deux fuis. (Voy. Doublon). — Impr. iNeutral. Se dit lorsqu'une composilion a été imprimée deux fois sur la racine épreuve : mon épreuveadoublé. — ' y. n. Devenir double : leur nombre a plus que doublé.
' DOUBLET s. m. Faux brillant formé par deux morceaux de cristal mis l'un sur l'autre, avec une feuille colorée entre-deux, pour imiter les émeraudes, les rubis, etc. : ce n'est pas une émeraude, c'est un doublet. — Jeu de trictrac. Se dit lorsque chacun des deux dés amène le même point : deux six, deux quatre font un doublet. — Linguist. Se dit de mots, identiques quant à leur origine, ne dilférant que par quelques particularités d'orthogra[)he et de prononciation, mais auxquelles l'usage a donné des acceptions ditt'érentes : les mots sacrement e< serment, rédemption et rançon, cbétif e( captif, natif et naïf, créance et croyance sont des doublets. — Jeu de billard. (Voy. Doublé.)
* DOUBLETTE s. f. Mus. Un des jeux de l'orgue qui sonne l'octave au-dessus du prestant.
* DOUBLEUR, EUSE s. Celui, celle qui, dans les fabriques, double la laine, la soie sur le rouet. — v» Ouvrier en plaque d'or ou d'argent.
DOUBLIN s. m. Argot. Pièce de dix centimes. Allusion à sa valeur de double sou.
* DOUBLON s. m. Monnaie d'or espagnole qui a dilferentes valeurs : le doublon de huit écus, ou absol., le doublon vaut quatre-vini/tun francs cinquante et un centimes ; le doublon de quatre écus vaut quarante francs soixante et quinze centimes, et le doublon de deux écus vaut vingt francs trente-sept centimes. On dit aussi, Pistole. — Typogr. Faute qui consiste à composer, par inadvertance, deux fois de suite un ou plusieurs mois, une ou plusieurs lignes.
* DOUBLURE s. f. Etoffe dont une autre est doublée : la doublure d'un manteau. — Fin contre fin n'est pas bon a faire doublure, ne vaut rien pour doublure, il ne faut pas entreprendre de tromper aussi fin que soi, ou, si on le tente, on n'y réussit pas. — Théâtre. Se dit dans le même sens que Double : ce comédien est la doublure d'un tel.
DOUBS [doû] L anc. Dubis, rivière qui naît au pied du mont Rixiou (l'un des sommets du Jura), au S. du déparlement du Doubs, coule dans un vallon resserré, traverse le lac de Saint-Point; arrose Ponlarlier, sépare un instant la France de la Suisse, tout en restant française sur ses deux rives, se précipite avec fracas d'une hauteur de "27 m. en formant la cataracte appelée Saiit-du-Doitbs,{dii un crochet en Suisse, rentre en France, arrose Baume-les- Dames et Besançon, dans le département du Doubs. Dôle dans celui du Jura el se jette dans la Saône après un cours de 440 kil. Principaux afUuents : Traverne. Oignon, Clause et Loue. Il alimente, de Dôle à Monlbéliard, le canal navigable du Rhône au Rhin. — II. Département frontière de l'E.dela France, formé d'une partie de la Franche- Comté; entre la Suisse, le territoire de Celfort, et les départements de la Haute-Saône et du Jura; 5,304 kil. •■arr.; 3u2,046 hab. Terri- J luire montagneux et boisé, couvert par quatre J chaînes parallèles du Jura, entaillées de brèches, de cirques et de défilés appelés élus. Point culminant, le mont d'Or (l,4o2 m.). Le déparlement est arrosé par plus de i,OUO sources; ses principaux cours d'eau sont : le Doubs, la Traverne el l'Oignon. Mines de fer et de charbon de terre; mines d'argent. Fromages façon gruvère. Schiste bitumineux, poix minérale, asphalte; salines. Industrie de l'horlogerie, occupant environ 1 0,000 ouvriers à Besançon seulement. Quincaillerie. Etoiles de laine et de coton. Ch.-I. Besançon. 4 arr., 27 canl., 637 comm. Cour d'appel, archevêché, académie à Besançon. Gh.-l. d'arr. : Besançon, Baumeles-Dames, Monlbéliard et Ponlarlier.
* DOUCEAMÉRE s. f. Bot. Espèce de solanum à lige ;;iMnpantc, qui est d'un grand usage en médecine, surtout comme anlidortreux. Plur.,c!e«(iouces-Hm(ires[dou-sa-inè-re]. — Les jeunes rameaux de douce-amère sont employés comme sudorifiques et dépuratifs