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DOUG

désobligeant dans les procédés ou les discours d'autrui.

'DOUCHE s. f. (lat. ducere, conduire.) Eau naturelle ou minérale qu'on fait jaillir avec quelque force sur une partie malade, pour la soulager, pour la guérir : donner la douche, une douche. — Elle se donne, non en nappe comme dans I'Affusion, mais en faible colonne.

' DOUCHER V. a. Donner la douche : on m'a douché le genou. — »» Se doucher v. pr. Donner à soi une douche.

DOUCI ou Douchi s. m. Opération pour préparer les glaces a recevoir le poli.

DOUCIN ou Douçain s. m. Variété de pommier, très voisine du sauvageon, et que l'on emploie comme sujet pour les arbres que l'on

veut tenir peu élevés.

* DOUCINE s. f. Archit. Moulure ondoyante, concave parle haut et convexe par le bas.

* DOUCIRv. a. Manuf. de glaces. Donner le poli a une glace : doucir à la roue.

DOUDEAUVILLE, village du cant. de Samer (Pas-de-Calais), arrond. et à 24 kil. S.-E. de Boulogne-sur-Mer; 662 hab. Il a donné son nom à une branche de la famille de la Rochefoucauld.

DOUDE'VILLE, ch.-l. de cant., arr. et à 13 kil. N. d'Yvelot (Seine-Inférieure) ; 2,788 bab.

* DOUE, EE part, passé de Douer. — Adj. Qui a reçu un douaire. — Qui a des talents, des qualités naturelles. — C'est un homme heureusement DOUÉ, c'est un homme pou. vu de certains avantages naturels qu'il est rare de posséder.

DOUÉ, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. S.-O. de Saumur (Maine-et-Loire); 3,277 hab. Château des rois mérovingiens et amphithéâtre construit, croit-on, par les VVisigoths.

' DOUELLE s. f. Archit. Parement intérieur ou extérieur d'un voussoire.— Courbure d'une voûte. — vv Petite douve d'un tonneau.

"DOUER V. a. (lat. dotare). Donner, assigner un douaire : il a doué sa femme de telle somme, de tel revenu. — Dans le langage ordinaire. Avantager, favoriser, pourvoir, orner. Ne se dit qu'en parlant des avantages, des grâces qu'on reçoit du ciel, de la nature : la nature l'a doué d'un grand caractère, d'heureuses facultés, a doué cette fille d'une grande beauté.

DOUERA, jolie petite ville agricole d'Algérie, prov. et à 23 kil. S.-O. d'Alger; 3,886 hab.

DOUGLAS [deug'-lass.] . I. Capitale de l'ile de Man, sur la côte E. de cette île, au conûuent de la Doo et de la Glass; 15,000 hab. Station balnéaire et bon port. Construction de navires, cabotage et pêcheries. — II. Paroisse du Lanarkshire (Ecosse), sur la Douglas, à 1 2 kil. S.-O. de Lamark; 2,300 hab. Elle appartient presque entièrement au chef de la famille des Douglas, dont le château se trouve pies du village, ainsi que les ruines de l'aucienne église de Saint-Bride.

DOUGLAS, nom d'une des plus anciennes et des plus puissantes familles nobles de l'Ecosse. On ne sait rien d'authentique sur son histoire avant William de Douglas qui vécut environ de 1175 à 1213. De lui descendent : sir James de Loudon et son cousin le bon lord, sir James, qui commandait une partie de l'armée écossaise à la bataille de Bannockburn. William de Douglas, lord de l.iddesdale, surnommé la fleur de la chevalerie, descendant de James de Loudon, et sir William Douglas, chevalier de Liddesdale,lils naturel du bon lord, sont les plus fameux guerriers de la féodalité à cette époque. Un autre William Douglas fut fait comte de Douglas à l'avènement de Robert II (1371). Par

DOUI

son mariage, le comté de Mar entra dans sa famille, mais en fut ensuite séparé et passa à la branche féminine. Au milieu du xV^ siècle, les trois comtés de Douglas, d'Angus et de Morton étaient l'apanage de cette maison, qui se trouvait, par cela, très puissante en Ecosse. Les comtes de Douglas furent indépendants en fait pendant longtemps; maisen 1452, le comte William ayant été mis à mort par James II, son comté fut confisqué en i4'J5. La branche d'Angus, restée lidèle au souverain, arriva à posséder une grande influence au temps de George, 4" comte (mort on 14ii2), et de son fils Archibald, surnommé Bell-the-Cat ou le Grand Comte. Il mourut de chagrin après la bataille de Flodden, où ses deux fils avaient péri (1313). Son petit-fils Archibald, 6= comte, épousa en 13141a reine douairière d'Ecosse, Marguerite, sœur d'Henri VIII; elle le rendit père de Marguerite, comtesse de Lemnox, mère de Darniey et grand'mère de James VI. En 1633, William, 11= comte, fut fait marquis de Douglas. En 1703, le titre de duc de Douglas fut créé, mais le chef de la maison, Archibald, étant mort sans enfant, le duché se trouva sans titulaire et le marquisat passa au duc d'Hamiltoii. — Le comté de .Morton passa en 1353 à James Douglas, fameux sous le nom de régent .Morton (voy. Mouton); après son exécution en l.'iSI, le titre de Morton passa à la branche d'Angus en la personne d'Archibald, 8" comte .V sa mort (1588), le duché échut à sir William Douglas de Lochleven, descendantdu frère du chevalier de Liddesdale, dont le représentant, le comte actuel de Morton, est aussi comte d'Aberdour et baron de Douglas de Lochleven. Les autres titres restés aux membres de cette famille sont aujourd'hui disparus, sauf celui de comte de Seikirk. Une autre importante branche de la famille Douglas est celle des descendants de sir William Douglas de Drumlanrig, fils naturel du second comte de Douglas et de Mar. aujourd'hui représentée par le duc de Buccleuch, qui est aussi duc de Queensberry et par le marquis de Queensberry.

DOUGLAS iDavid), botaniste anglais, né en Ecosse en 1798, mort en 1834. Chargé par ia société d'horticulture de Londres de réunir une collection botanique, il explora la rivière Colombie, ainsi que la Californie, en 1824, et en 1827, traversa le continent du fort Vancouver à la baie d'Hudson; il fit un second voyage en Colombie (1829), puis alla aux îles Hawai, où il périt par accident.

DOUILLARD, ARDE s. et adj. (rad. douille]. Argot. Qui a de l'argent.

* DOUILLE s. f. (lat. doiùwi, tonneau). Partie creuse et cylindrique d'une baïonnette, du fer d'une pique, d'une bêche, etc., qui sert à l'adaptation au canon du fusil, au buis, au manche, etc. : la douille d'une baïonnette, d'une bêche. — w Enveloppe métallique d'une cartouche, laquelle enveloppe peut servir plusieurs fois : douille de la cartouche du fusil Gras. — Bout de tuyau soudé au côté des alambics et qui permet d'introduire le liquide dans l'appareil. — Bout de tuyau terminant les entonnoirs. — Argot. Argent : il a de la douille. — Douille fraîche, argent reçu depuis peu.

DOUILLER V. a. Argot. Payer. — Douiller du carme, donner de l'argent.

DOUILLES s. m. plur. Argot. Cheveux. — Douilles savonnés, cheveux blancs. — Piger LES douilles, attraper les cheveux.

• DOUILLET, ETTE adj. [Il mil.]. Doux et mollet, tendre et délicat : lit douillet; peau douillette. — Trop délicat, qu'un rien incommode, qui estsensible à la plus légère douleur: il est si douillet. — Il a e.ncore le pied douillet, se dit d'un homme qui a éprouvé des douleurs de goutte au pied, et qui y sent encore de la faiblesse. — s. S'emploie dans la seconde acception : faire le douillet.

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