DOUT
DOUV
• DOUILLETTE s. f. Vêlement de soie oimté, qu'on me l par-dessus les autres, en hiver.
• DOUILLETTEMENT adv. D'uue manière !
douillette : douilkittment coucki' sur un bon , lit. \
DOUILLETTBR v. a, (rad. douillet). Avoir j de? soins excessifs pour quelqu'un. — Se douilletter v. pr. Se soigner dune manière douillette.
DOUILLURE s.f. (rad. douilles). Argot. Chevelu le.
DOULAINCOURT, ch.-l. de cant., arr- et à 35 kil. S.-O. de Vassy-sur-Blaise (Haute- Marne), sur la rive droite du Rognon; 1,099 hab.
* DOULEUR s. f. (lat. dolor). Effet d'un mal qu'éprouve, que souffre le corps : douleur rUnmutiitiMle. — Effet que causent les peines de l'esprit ou du cœur : la perle de son (ils lui a causé une n/freuse daulcur. — Prov. Pour u.n PL.^isin, MILLE DOULEuns, si l'on a quelque pl.iisir dans la vie, il est suivi de mille amertumes. -^ A i.'i Ch.\nbelelr les grandes douleurs, c'est ordinairement à la Chandeleur que le grand froid se l'ait sentir. — v» Argot. Pariera pouLEUR,prolêl, papier timbré, congé par huissier. — Etrangler la douleur, boire de l'ciu-de-vir.
DOULEVANT-LE-CHÀTEAU, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kH.S. de Vassy-sur-Blaise (Haute- Marne), sur la rive gauche de la Biaise; 5S0 hab.
DOULLENS. Dulincum, Duimgium, ch.-l.
d'arr. a et 30 Uil. .N. d'Amiens (Somme}, sur la rive droite de l'Authie, par bO° 9' 17 ' lat N. et 0° 0' 14" long. E., au pont; 4,575 hab. Citadelle, une des plus belles de France, qui, après avoir servi de prison pour les détenus politiques, est, depuis 1856, maison de force et de coireclion.
'DOULOÎR (SE V. pr. (lat. doleve). Se plaindre (vieu.\). iNo ^'emploie guère qu'à l'infinitif.
* DOULOUREUSEMENT adv. Avec douleur, d'un tuii douloureux : il se plaignait doutoureusenient.
'DOULOUREUX, EU5E adj. (lat. dolorosus).
Qui cause de la douleur; qui marque de la douleur -.plaie douloureuse; cris douloureux.
DODRLACH. Voy. Durlach.
DOURO ou Duro s. m. Monnaie d'argent ospaiinole valant 5 fr. 25. C'était autrefois la piastre forte ou piastre à colonne, mais depuis 1 848, c'est une pièce de 20 réaux.
DOURO ou Duero [port. dou'-ro\ esp, doué'ro'], un des plus grands (leuves de la péninsule ibérique, naît sur la frontière septeiilrionale de la province de Soria en Espagne, coule au S.-Ë. et se jette dans l'océan Atlantique à Oporto (Portugal). Il a de 700 à ToO.kil. de long, et, pendant près de 80 kil., forme la frontière entre l'Espagne et le Portugal. Il est navigable pour de petits vaisseaux jusqu'à la frontière espagnole.
UoiirouopuTî.
Se dit aussi des parties du corps, lorsqu'elles deviennent tellement sensibles, qu'on n'y saurait toucher sans causer de la douleur : il a le pied douloureux. — Qui cause de la peine, du chagrin, de l'afUiclion : le spectacle douloureux des souffrances d'autrui.
DODLS (Camille), explorateur en Afrique.
DOUM s. m. Bot. Espèce particulière de palmier, d'où l'on retire i'huile de palme.
DOUR, ville du Hainaut, (Belgique), àl6 kil. S.-O. de Mons; 10,835 hab. Forjjes de fer et blanchisseries.
DOURBIE, rivière qui nuit au pied du mont l.pspérou (Gard), arrose le dép. de l'Aveyrun et se jette dans le Tarn, au-dessus du pont de Millau, après un cours do 70 ki' "
des plus pittoresques.
DOURDAN, ch.-l. de cant., arr. et à Tl kil. S.-E. de Rambouillet (Seine-et-Oise), ù la r^ource de l'Orge, près de la forêt de Dourdan; 3.211 hab.
DOURGNE, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S-O. de Castres (Tarn); 1,711 hab.
DOURINEs. f. (arabe dowin, mal de coït). \\l vétér. Maladie qui se communique du cheval au cheval ou de l'âne à l'âne daris le rapprochement sexuel. La hii du iH juillet 18î<) {Ûffi':kl du 24 juillet 1 881), classe la douriue parmi les maladies contagieuses des espèces oh'j\alines etasines.
DOUROUCOULI s. m. Nom d'une espèce de petit sapajou (nyctipitkecus triviryinadis), qui habile la Guyane et le Brésil Sa physionomie est celle d'un chat plutôt que celle d'un singe. Son poil est doux, d'un blanc grisâtre, avec une raie brune sur le dos.
DOUTANCE s. f. Doute (vieux).
* DOUTE s. m. (lat. dubium). Incertitude; ce qui causo l'incertitude ; le doute e$t un état pénible ; éclaicir un doute. — Soupçon, conjecture : quant au fait dont il s'agit, j'ai bien quelque doute, rmdsje n'ai aucune certitude. — Mettre une chose en doute, la révoquer en DOUTE, en contester la certitude. — Ne faire aucun DOUTE d'une CHOSE, l'admettre comme certaine. — Hors de; doute, certain, hors de toute contestation : cela est hors de doute.
— Prov. Dans le doute, abstiens-toi, quand on doute si une action est bonne ou mauvaise, utile ou nuisible, il ne faut pas agir.
— Le doute philosophique ou méthodique, ou absol., le doute, cette dispositioii.de l'esprit par laquelle il ne reçoit pour vrai que ce qui est évidemment prouvé. C'est en ce sens qu'on dit prov., le doute est te commencement de la sagesse. — Crainte, appréhension : dans le doute d'un accident fâcheux, il faut prendre ses précautions. — Scrupule : ce cas de conscience n'a pas été si bien éclairci, qu'il ne me reste encore quelque doute. — Sans doute loc. adv. Assurément, certes : c'est là sans doute une très belle action. — Selon toutes les apparences : il arrivera sans doute aujourd'hui. On le .joint quelquefois avec que : sans doute qu'il n'a pas songé à ce qu'il faisait.
* DOUTER V. n. (lat. dubitare). Etre dans Ses rives sont i l'incertitude, n'être pas sûr.— S'emploie absol. I en parlant des dogmes religieux, des opinions philosophiques : en philosophie, en critique, c'est avoir beaucoup profité que d'avoir appris à douter. — Fam. ISe douter de rien, être hardi à décider sur des matières de doctrine ou sur des affaires importantes; faire avec confiance des entreprises hasardeuses. Absol. Cet homme ne doute jamais. — Se douter v. pr. Croire sur quoique apparence, conjecturer, soupçonner : se douter de quelque chose. — Fam. Il se dit fort uadile dans cet art, mais IL ne s'en doute pas, il ne le connaît que fort imparfaitement.
DOUTEUR, EOSE s. Personne encline à dPUter. — adjectiv. : esprit douleur.
* DODTEUSEMENT adv. Avec doute : il en a
■arlé douteiisemeiit.
* DOUTEUX, EUSE adj. Incertain, dont il y a lieu do douter : son droit est fort douteux; probité douteuse. — Sur qui l'on ne peut pas trop compter, dont on n'est pas trop sûr; trois des membres du comité sont pojir moi , trois contre, et les qtuitre autres douteux. — Equivoque, ambigu : réponse douteuse. — Pièce d'or ou d'argent douteuse, celle qu'on peut soupçonner d'être fausse ou de bas aloi. — Jour douteux, jour faible, ce degré de lumière qui forme le passage du jour à la nuit ou de la nuit au jour. Dans un sens analogue. Lumière, CLARTÉ douteuse. — Graiiim. Noms douteux, ceux que les uns mettent au masculin, et d'autres au féminin. — Prosod. Vovkllk douteuse, SYLLABE douteuse. Celle qui est longue ou brève dans le vei-s, à la volmilé du poète : I final est douteux dans les mots latins mihi, tibi, etc. — s. m. Chose incertaine : risquer le certain pour le douteux.
' DOU'VAIN s. m. Bois propre à faire des douves.
DOUVAINE, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-O. de Thonon (Haute-Savoie), près du lac de Genève; 1,295 hab.
DOUVE (La), rivière qui nait à Fontaine- Douvre (t> kil. de Cherbourg, Manche) et se jette dans la Taute, après un cours de 69 kil., dont 30 navigables.
" DOUVE s. f. (bas lat. doga). Planche qui entre dans la construction d'un tonneau ou de quelque autre ouvrage de tonnellerie : ces arbres-là sont bons à faire des douves. — i* Fos.^é pour l'écoulement des eaux.
* DOUVE s. f. Bol. Nom vulgaire de deux espèces de renoncules qui croibseut dans les marais, et qui sant très nuisibles aux bestiaux : la grande, la petite douve.
DOUVUjLE ,Jean-Baptiste), naturaliste français, né a Hambyo (Manche), en 1794, mort vers 1833. Il lit d'abord un voyage, et après de nombreuses vicissitudes éprouvées dans l'Amérique du Sud, passa quatre ans au Congo (1827-1831). Son Voyage au Congo et dans l'Afrique équinoxiale (4 vol., 1832), et la carte qui l'accompagne, servirent de base aux cartes laites depuis lors, mais on reconnut bientôt qu'il avait trompé ses contemporains en s'altribuant l'honneur de découvertes faites par d'autres que par lui. Pour sauver sa léputation, Douville partit en 1833 peur explorer l'intérieur de l'Amérique du Sud en longeant les bords de l'Amazone, et il disparut.
DOUVRES, Dover. I. Ville du New-Hampshire (Etats-Unis), sur le Cochcco, à 3 kil. du point de jonction deceffeuve avec le Piscataijua, à 18 kil. de l'Océan et à 110 kil. N. de Boston; 12,790 h. — l\. Ville du New-Jersey (Etats-Unis), sur leRorkawavetlo canal Morris, a 68 kil. N.-O. de New-York'; 3.500 hab. Mines de fer dans son voisinage. — lU. Ville du Delaware (Etats-Unis), cap. de l'élat de ce nom, sur le John's-Creek, à 75 kil. S. de Wilmington; 4,000 hab. (500 noirs). - IV. Ville de rOhio (Etats-Unis), sur la rivière Tuscarawas, à 150 kil. S.-E. de Gleveland; 3,000 hab.
DOUVRES (angl. Dover; anc. Portus Lubris ou Dubris), ville d'Angleterre, un des Cinqiie- Ports, sur le Pas de Calais, à 113 kil. E.-S.-E. de Londres et à 42 kil. des côtes de France, dont elle est le port anglais le plus rapproché: 33,418 hab. La ville est au lund dune petite baie, entre des rochers escarpés. Son porta été récemment réparé à grands frais. Sa principale prospérité lui vient dus voyageurs et des cargaisons, qui vienmml du conlincnl ou qui s'y rendent. Le château, dont on attribue la fondation aux Romains, est sur le sommet d'un rocher crayeux, à 3 kil. de la ville. Ses murs entourent 35 acres. Sa tour pclog'onale des signaux est le plus ancien spécimen d'archilecluie romaine et une des