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DOUZ

Dotivrpî (Anj;lclcrrc).

DOUVRES-LA-DELIVRANDE. oli.-l. de cant., arr. et a 13 kil. N. de Caen ^Calvados); 1,648 hab. (Voy. DélIVrande.)

DOUW OU Dow (Gérard), peintre hollandais, né à Londres en ii'A'.i, inurt en 16S0. Il fut élève de Rembrandt. Ses œuvres, célèbres par leur délicatesse et leur fini, se trouvent dans tous les musées d'Europe; ses sujets, emp''eints de trivialité, sont même souvent désagréables. Sou chef-d'œuvre, la Chnmbre de l'accouchée, péril avec le navire qui le portait en Russie; parmi ses auties tuiles oélèbi'es, nous avons la Femme hydvojiiqui: (au Louvre), VEpicière de mllwje; le DeiUiate et le Joueur de violon.

' DOUX, OUCE adj. [doû] (lat. dulcis). Dont la saveur est urdinairement agréable au goût, et n'a rien d'aigre, d'amer, d'àprc, ou de .salé : la l'ilapart des vins d'Italie sont doux. Subslaiitiv. : l'amer et le doux sont deux qualités coutraifcs. — Vin doux, se dit aussi du vin qui n'.! pas encore cuvé. — Mets trop dous, mets trop sucré. On dit aussi d'un potage, d'une sauce où il n'y a pas assez de sel ou d'épices,

qu'lL Est trop doux, qu'ELLE EST TROP DOUCE.

■— Sauce douce, sauce faite avec du sucre et du vinaigre. — Eau douce, se dit de l'eau des rivières, des lacs, des étangs et des fontairLes, par opf Qsilion à l'eau de la mer, qui est salée. — h'am. Marin d'eau douce, se dit, par raillerie, d'un homme qui a navigué seulement sur les rivières, ou qui a peu navigué sur mer. — M'liecin d'e\u douce, médecin qui ne donne que des remèdes faibles, inelficaces. S'est dit aussi d'un médecin qui donnait peu de remèdes. — Ce qui est ^mer a la bouche EST DOUX AU CŒUR. (Voy. AMER.) — Par cxt. Sa dit de tout ce qui fait une impression agréable sur les autres sens, et qui n'aneu de rude, d'aigre, dépiquant, ou de brusque, de trop vif, de trop éclatant, etc. : cela est doux nu toucher, à la vue, a i odorat, à ioiiie. — Med. Purgation. mi':decine douce, purgation, médecine peu active, qui agit sans causer de tranchées. Dans le même sens. Purgatif doux. — Lime douce, celle dont les aspérités sont Mues et peu saillantes. — Gravl're en ïaiule-douce, ou simpl. taille-douce, gravure, graveur en taille-douce, et graver en taille-douce. (Voy. GiiAvuiiK, etc.) - Vue douce, vue où il y a d'agréables repos, comme des prairies, de petits bois qui sont à une médiocre distance. — Cheval doux, monture douce, cheval, monture ijui ne fatigue point le ca\alicr. Dans le

cheval qui n'est pas liiiigant, ni ombrageux. -- Voiture douce, voilure qui ne fatigue point, qui ne fait pas éprouver de secousses, de cahots. --^ Escalier doux, pente, montée DOUCE, escalier, pente, etc., qui ne sont pas rudes, qu'il est facile de monter, de gravir. Dans uu sens analogue. Une dkscentë DOUCE. — Style doux, style qui n'a rien de rude, qui est aisé et coulant. Eloque.n'ck douce, éloi[uénce' où il y a peu de grands mouvements, mais ijui plait à l'esprit et qui s'insinue dans le cœur. Un dit encore, douce OPiCTioN. — Granim. gr. Esprit doux, signe en forme de virgule (') qui se place au-dessus d'une lettre, pour indiquer l'absence d'aspiration, comme dans éiTi (il est). — En parlant de l'état de l'atmosphère. Qui est d'une température agréable, qui n'est ni trop chaud, ni trop froid, et qui est calme : temps doux. — Vn doux zéphyr, un petit veut frais él agréable. — Poétiq. La Col'ce haleine des vents, du zéphyr.

Des nocturnes Zôphyi^s je sens la douée haléiDe.

MiRiE-Jo^RPii t^nÉ^EER. Élégies, 1816.

— Pluie douce, pluie menue, plus chaude que froide, qui tombe sans orage. -^ Chaleur bOUcE, chaleur modérée : se dit en parlant de la température d'un corps quelconque. Dans le même sens, en Chim. Un feu doux.

— Douce influence, intluence agréable, salutaire, etc., qui agit ave<; quelque lenteur : /(( douce influence du print nips. l-'ig. La douce influence de sa parole. — Calme, tranquille : doux sommeil; douces occupations. — Fig. Humain, traitable, ali'able, bénin, clément; et alors est opposé à rude, cruel, farouche, lâcheiix, sévère, violent : peuple doux et hospitalier; les esprits doux se font aimer de tout le monde. Dans le même sens : douce bienveillance; doucepitié, etc. — Qui est peu pénible, , peu difficile à supporter, à endurer, à obser- ] ver; qui n'est pas imposé ou al'tligé avec trop ' de rigueur : le service est fort doux dans celte maison. — Qui dénote ou semble exprimer une disposition bienveillante, ali'octueuse, ou la candeur, la sérénité, la bonté habituelle de l'âme : parler d'un ton doux; air doux et insinuant. — Fam. Faire les ïeux doux, lks DOUX VEUX, regarder en doiinanl à ses yeux une expression de tendresse : faire tes yeux doux à une femme. — De douces paholbs, des paroles obligeantes, flatteuses; des propos tendres, galants. Dans ce dernier sens, de doux propos. — Billet doux, billet d'amour, de galanterie. — Fig. Qui émeut agréablement,

qui Qatte ou qui touche agréableraenU'esprit, le cœur, l'imagination : unedouce étreinte; une douce espérance :

Même ingrats, il est douH d'af ot^ Fait Aàs heumut. A!«DHi CdÉniEn.

— Passer du grave au doux. Dans celle dernière phrase, doux est employé substanti". — Se dit aussi des métaux dont les parties â.^.it bien liées, et qui so plient aisément sans sè casser : k cuivre fin est doux, mais l'alliage le rend aigre; le fer le plus doux est le plus propre à faire de l'acier. -- S'emploie' adverbial. dans les deux phrases fam. et fig. qui suivent : Filer doux, demeurer dans la retenue, dans la soumission à l'égard de quoiqu'un que l'on craint; soull'rir paliemment une injure. — Il WALE CELA DOUX COMME LAIT, se dit d'un liomiue il qui l'on a fait quelque offense, et qui n'eu témoigne aucun ressentiment. On le dit aussi d'un homme vain ijui ajoute aisément foi aux (lallerlcs, et d'un homme simple, à qui l'on fait accroire les choses les plus éloignées de la vérité. — Tout doux lue. adv. et fam., dont on se seft pour reprendre quelqu'un qui s'emporte, qui s'échaulfe trop, etc. : tout doux, s'il vous plail. — V* Jargon. Aller a la douce, se porter doucement. — Un verre de doux, un verre de .'qiieur douce.

DOUZAIN s. m. (rad. douze). Nom donné, sous Louis Xll et François l"', à de petites pièces de monnaie de cuivre, alliées d'un peu a'argent, qui valaient douze deniers. On les appelait aussi gros deniers blancs, gros blancs, ou simpl., gros et blancs. Il y avait des demidouzains.

•DOUZAINE s. f. coll. Nombre de douze, assemblage de choses de même nature au nombre de douze : vendre des serviettes par douzaine, à la douzaine. — Fam. Un nombre indéterminé, mais qui n'est pas considérable : une douzaine d'anus, de personnes. ^- A la douzaine, se dit en parlant d'une chose, d'une personne commune, de peu déconsidération : poète à la douzaine. — Il ne s'en trouvé pas a

LA DOUZAINE, OU IL N'y EN A PAS TREIZE A LA

DOUZAINE, il ne s'en trouve pas communément.

'DOUZE adj. num. (lat. duodecim). Dix et deux : les douze mois de l'année. — Douzième : paye douze; Louis douze. On écrit plus ordinaireivient Louis XII. -^ 9. m. Le produit de douze multiplié par cinq. On dit de même : le nomhre douze; le numéro douze; douze est sorti au dernier tirage de la loterie. — Le douze du MOIS, le douzième jour du mois: noî(s/i(')'(('co)iS le douze de ce mois, ou sim[)l. le douze. Dans des sens analogues : le douze de' la lune; lé douze de sa maladie. — In-douze (Voy. Formai). — Loi des douze tables, le plus ancien monument de la législation romaine. 11 ne nous en reste que des fragments (Voy. De- Cemvir).

DOUZE (La), rivière qui naît dans le cant de .Marc.iac (Gers), arrose le deparlemenl des Landes et se réunit au Miduu, pour former la Midouze, après Un cOUIs de ll'i kil.

* DOUZIÈME adj. Nombre d'ordre. Qui est immédiatement après le onzième : le douzième siècle; le douzième jour du mois, ou ellipt., le douzième du mois. — La douzième partie, ou absol., le douzième, chaque partie d'un foui qui est ou que l'on conçoit divisé en douze parties égales : il est pour un douzième dans cette affaire.

* DOUZIÈMEMENT adv. En douzième lieu.

* DOUZIL s. m. [dou-zi] (bas lat. duciculus; de dux, conducteur). Fausset, petite clievillè de buis, qui sert à boucher le trou fait dans un tonneau pour en goûter le vin.

DOUZY, Duziacum, village du cant. de Mouîon (Ardonnes), a 8 kil. S.-E. de Sedan, sur le Chiers; i,3y7 hab. Fut la résidence des rois de la première et de la seconde race. Les Français, attaqués dans ûouzy, par les Aile-

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