‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 311 sur 568 · DRUS · texte numérisé non relu

DRUS

DRYD

rUBI

• DRUPE s. m. (lat. drupa). Bot. Fruit charnu et o 'dinairement succulent, qui renferme un srui noyau, comme la prune, la cerise, la plcLe. — w Les botanistes emploiinl aussi ce mot au féminin.

DRUSES ou Druzes, race et secte religieuse de Syrie, qui I i.ihilc particulièrement le versant méridional di 1 Liban et de l'Anli-Liban. Le mot Druse dérive du nom d'un certain Derazi ou Durzi, qui vint au Caire en 1019 ap. J.-C. comme missionnaire de la secte bathénienne. Les Druses le regardent comme le disciple d'Haaiza, le Messie de leur système tt le seul nom qu'ils admettent est celui de Muahids ou Unitariens. L'ère des Drupes coniineuee en ■1020, année où Hamza, un vagabond fanatique, pei'suada à Haken, calile fatnnite d'Egypte, de le déclarer une manifestation de Uieu. Le calife fut assassiné l'année suivante, et Hamza continua à propager sa nouvelle doctrine cbez les tribus montagnardes de la Sjrieavec un de ses prosélytes, Moktana Bohaed-Din; il écrivit ses dogmes et prescrivit la plus stricte discrétion sur leur nature. Nul membre d'une autre secte, nul Druse non initié ne pouvait prendre connaissance de ces écrits sacrés, et aucune révélation ne doit eu être faite jusqu'à la seconde venue du seigneur Hakem et d'Hamza, son ministre. Le dogme caractéristique de cette secte est l'unité de Dieu. Le créateur ne se l'ait connaître de ses entants que par des manileslations extérieures. Les dix formes sous lesquelles il s'est manifesté sont celles d'.\li, dans l'Inde; d'.\lbar, en Perse; d'Alya, dans le Yémen; de Moil et de Kaim, dans l'est de l'Afrique ; de iMoes et de Hadi, en Asie ; d'AIbu de Zaebariah, de IVlemsour, et linalement d'Hakeni, en Egypte. Tous ceux qui font autorité prétendent que Hakem fut la première manifestation terrestre d'un Dieu et qu'on ne doit en espérer aucune autre. H laissa le soin de son culte à quatre principaux ministres qui sont chargés de le diriger jusqu'au retour de leur divin seigneur. Le chef de ces ministres est Hamza, l'intermédiaire entre le Seigneur et ses ministres inférieurs, et ceux-ci sont les intermédiaires entre Dieu et la lamille humaine. Les Druses tiennent que les humains ont été créés tant hommes que femmes, tant jeunes que vieillards, en nombre fixé et que Dieu depuis ce temps n'a plus créé d'autres âmes. La transmigration des âmes existe donc, mais non par le corps des animaux inférieurs, comme dans le système indou et le système pythagoricien. En passant d'un corps dans un autre, l'homnie bon devient continuellement meilleur, l'homme mauvais continuellement pire, quoiqu'il soit possible que ce dernier change et devienne meilleur. Le jour de la résurrection, les corps des fidèles seront absorbes pur Dieu et changés en esprits, tous les autres seront détruits. Les Druses sont divisés en deux ordres, les iikkal eiltisjuhal, les initiés et les non initiés. Les premiers cunstiluent le clergé, les docteurs, les anciens, et leur chef est tenu d'observer le célibat. Leur proportion à la population , druse est de un à quatre. Les juhals conslitent la masse du peuple et ne connaissent que les principes de leur foi. Leur gouvernement est moitié féodal, moitié patriarcal. Ils sont divisés en trois classes ou rangs, les émirs (princes), les sheikks (chefs) et le daam (peuple). Les mœurs du peuple sont simples et primitives. Les Druses, s'ils ne sont pas les plus nombreux, sont du moins réputés comme les plus belliqueux et les plus courageux des habitants du Liban. Leur nombre en Syrie, depuis la plaine à l'E. de Damas jusqu'à la côte 0., est de près de 70,000. Leur principale ville est ûeir-el-Kamr, à l.ï kil. S.-E. de Beyrout. — Les Druses ont fait leur première apparition dans l'histoire sous leur fondateur Hakem (990-1021). Ils vécurent sous le gouvernenieiiide sheihhs, qui ne reconnaissaient aucun supérieur, et ils firent de fré-

quentes irruptions dans les contrées voisines. En 1.588, Amurath III envoya contre eux une expédition commandée par Ibrahim-Pacha, qui les subjugua, et l'un d'eux fut nommé émir. Au commencement du xvii° siècle, l'émir Fakhi -ed-Din étendit sa juridiction sur presque toute la Syrie, mais il finit par être soumis et envoyé à Constanlinople, où il fut mis à mort en 1635. En I8I1, tous les Druses demeurant dans les retraites des montagnes furent égorgés et chassés; l,:JOO familles s'enfuirent dans le Liban, où on les reçut à bras ouverts. Depuis celte époqul^ ils se révoltèrent fréquemment contre les Turcs; plus récemment, ils firent une guerre acharnée à leurs rivaux les Maronites. De mai à juillet 18C0, un grand massacre des chiétiens fut accompli par les Druses; il fut suivi des événements de Damas et ceux-ci amenèrent une intervention européenne et l'établissement d'un gouverneur chrétien dans le Liban.

DRUSUS. I. (Claudius-Néron), plus communément appelé Drusus Senior (pour le distinguer de son neveu, le fils de Tibère), né en 38, mort l'an 9 avant J.-C. Il était fils deClaudius Tibérius iNéron et de Livia Drusilla qui divorça et épousa Auguste trois mois avant la naissance de Drusus. Le libéralisme de ses sentiments politiques lui valut dès sa jeunesse une grande popularité, qu'augmentèrent encore les actions qu'il accomplit dans son âge mûr. En l'an l.ï, il fut nommé questeur, et coopéra, avec son frère Tibère, à la soumission des habitants de la Rhétie. Nommé, en 13, gouverneur de la Gaule, il pénétra l'année suivante jusqu'à la mer d'Allemagne, qu'il fut le premier Humain à atteindre. En 11, on lui décerna le triomphe, pour avoir soumis des tribus gauloises; en 10, il remporta de nouvelles victoires sur les tribus germaniques, et, en 9, fut élu consul. Il retourna ensuite en Gaule etpénélra jusqu'à l'Elbe, près du([uel il se tua en tomlianl de cheval. — 11. (Drusus César), communément appelé Drusus Junior, lils de l'empereur Tibère, mort en 23 après J.-C. S'il n'eut pas la dissimulalion de son père, il l'égala du moins en libertinage et en cruaulé. Questeur en 10 après J.-C, consul en l.'.;, il fut proposé en 22 à la potetitas tribunicia, qui le désigna comme hérilierde l'empire. CunsidéranlSéjan comme son rival, il le frappa au visage; Séjan persuada alors à Livie, dont il était l'amant, d'empoisonner son mari Drusus, ce qu'elle fit.

DRUZES. Voy. Druses.

' DRYADE s. f. (gr. druas, ados; de drus, chêne). .Mylh. gr. et rom. Nymphe qui présidait aux bois et aux arbres en général. Les dryades étaient considérées comme semblablés aux hamadryades, et leur vie était généralement limitée à celle de l'arbre dans lequel elles vivaient. — Bot. Genre de rosacées, dont une espèce, la dryade des Alpes, est une petite plante remarquable par l'élégance de ses lleurs et de son feuillage.

DRYADE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre dryade. — s. f. pi. Tribu de rosacées, ayant pour type le genre dryade et comprenant, en outre, les genres ronce, fraisier, potenlille, comaret, aigremoine, alehémille.

DRYANDER (Jonas) [dri-ànn'-der], naturaliste suédois, né en 1743, mort en 1810. Il était élève de Linné et devint bibliothécaire de sir Joseph Banks, et de la Société royale Linnéenne de Londres. Il surveilla la publication de Vliortus Kcivensis et des riants &/' the Coromandfl de Koxburgli, et |irépara le Catalogus Bibliothccx Historko-Naturalis Joscphi Bunks, Baroncli (5 vol.).

DRYDEN ;John) [drai'-d'n], poète anglais, ne le 9 août 1031, mort le 1" mai 170(1. Il célébra la mort de Cromweil dans ses Hcrok SUmzas, mais la Restauration lui inspira son

Astrxa Bedi(x en 1660, et le couronnement de Charles II, un autre poème panégyrique. Sa première pièce de théâtre, thc WiU Uallant (1602), n'obtint aucun succès. Elle fut suivie de the Rival Ladics, et the Indian Empernr. Son Annus mirabilis parut en 1607. En 1668, il devint poète lauréat et historiographe royal. A la renaissance du drame, il s'engagea à fournir pour le théâtre royal trois pièces par an, mais il en produisit seulement 18 en 16 ans. En IC8I, il publia son Absulom et AcUitophel, etvers 1682, Mac FkUnoc, satire mordante contre le poète .Shadwell En 16'<2, parurent la Reli'jio Laici, et la seconde partie d'Aisu^&jn et Achitophcl, dont Dryden n'écrivit guère que 200 lignes, le reste étant de Nalium Talc. A l'avènement de James II, Dryden embrassa le catholicisme et défendit sa nouvelle religion, en 1687, dans the liind and the Paulin r. En 1697, il publia une traduction de VEnéide; l'année suivante, des Fables, tirées des récits d'Homère, d'Ovide, de Boccace et de Chanter, le tout en vers modernes. Ce fut sa dernière œuvre importante.

* DU art. m. sing. contracté. (Vieux franc. del; du lat. de illo). Mot qui tient lieu de la préposition de et de l'article le : à la sortie du bois.

' DÛ, DUE, DUS part, passé de Devoir. — adj. Pral. Jusqu'à due concurrence, jusqu'à concurrence de la somme, de la quantité dont il s'agit. — Acte en due forme, acte rédigé conformément à la loi. — Gramm. L'accent circonflexe placé sur ce mot sert à le distinguer de l'article contracté du. Mais cet accent s'emploie seulement au masc. sing. du participe, car il ne peut y avoir d'erreur pour le féminin, ni pour le pluriel. — Nota. Dû, précédé d'un complément direct demeure invariable quand il y a un infinitif de sous-entendu après lui : j'ai pris les mesures que j'ai dû (sous-entendu prendre).

' DÛ s. m. Ce qui est dû : j'ai fait saisir sa terre pour la sûreté de mon dû. — Devoir, ce à quoi on est obligé : c'est le dû de ma chanje; pour le dû de ma conscience. — Dualine.iy.S-)

' DUALISME s. m. (lat. dualis, de deux). Doctrine de religion et de philosophie, d'afirès laquelle le monde a été formé et subsiste par le concours de deux principes opposés, mais également nécessaires et coéternels : on trouée le dualisme dans la religion des mages et daiis les doctrines des manichéer^s. ~- Chim. Théorie qui suppose que tout composé a une disposition moléculaire semblable à celle des sels, qui sont des composés binaires.

DUALISTE s. et adj. Partisan du dualisme ; qui ap|taiiieiit au dualisme.

DUALISTIQUE adj. Qui a rapport au dualisme : tluMvle dualistUjue.

DUALITÉ s. f. (lat. duaUs, de deux). Caractère de ce qui est double : la dualité de l'espèce animale.

DUEAN (Jacques Félixi, archilcete, né à Paris en 17'j;, mort en 18,0. Il termina l'hùlel de-. Beaux-Arts, à Pans, i inbellit le Louvre et devint inspecteur général des monuments publics.

DU BARRY. Voy. Barry.

DUBIS, rivière de Gaule; aujourd'hui le

houbs.

* DUBITATIF IVE adj. Qui sert à exprimer le doute : prc.jiûsitiun dubitative; si est quelquefois conjonction dubitative.

' DUBITATION s. f. (lat. dubitatio). Hliétor. Figure de pensée par laquelle l'orateur feint de douterdela proposition qu'ilveut prouver, afin d'aller au-devant des objections qu'on pourrait lui faire.

DUBITATIVEMENT adv. D'une manière dubitative.

DUBN

DUBLIN [dob'-linn], 1. Comté du Leinster (Irlande orientale), le long de la mer d'Irlande; iUO.OOO hab. Les côtes mesurent 103 kil. de long et forment de nombreuses baies. La seule rivière importante est la Liffey. Manufactures de bas, de cotonnades, et quelques autres fabriques. Les principales villes, outre Dublin, sont Kingslonn et Raihmines. — II. Capitale du comté de ce nom et de l'Irlande, à l'entrée de la baie de Dublin, par 53» 23' lat. N. et S" 40', long. 0. à 450 kiL O.-.N.-O. de Londres; 245,000 hab. La cité est divisée en deux parties presque égales par la

DUBO

laborateur de la BihUolhèque grecque de Didot, il fit paraître des critiques de la Morale de Plutarque, d'Arricn, de Maxime deTyr, d'Himère, d'Aristophane et de Théocriie. 11 publia une grammaire grecque et un lexique françaisgrec (1860, in-8°).

DUBNO [doub-no], ville de Volhynie (Russie), sur l'Ikva, à 54 kil. N.-E. de Brody ; 7,000 hab. Elle appartient aux princes Lubomirski, qui y ont leur résidence.

DU BOCCAGE (Harie-Ànne Le Page, dame), femme poète fi-ançaise, née à Rouen en 1710,

ue pri?c du parc Pha-ii

Liffey. A l'embouchure de cette rivière, dans la baie de Dublin, se trouve le port formé de deux jetées. La ville renferme peu de manufactures, et celles qui y existent sont de médiocre importance. Le porter de Dublin est un important objet d'exportation. ISeuf ponts, dont deux de fer, traversent la rivière, et une route circulaire de 14 kil. entoure la ville. La banque d'Irlande servait autrefois de palais pour le parlement irlandais; c'est un édifice semi-circulaire, enjolivé d'une belle colonnade ionique. L'Université (rrinity-College) est un beau monument du style corinthien. Le collège fut fond-'' sous le patronage du pape Jean XXII, et rétabli par Elisabeth. La galerie nationale de peinture, de sculpture et des beaux-arts a été terminée en 1864. Les quatre cours sont dans le style corinthien, avec une façade sur la Liffey; cesbâtiments sont occupés par les cours du Banc de la reine, de la Chancellerie, de l'Echiquier et des Plaids communs. Les auirrs monuments importants sont : la douane, l'hôtel général des postes, la maison de ville, la Bourse, la maison des francs-maçons, le palais du commerce (qui comprend la chambre de commeice , l'hôtel de la Reine, etc. Dublin est le siège d'un archevêché protestant et d'un archevêché catholique romain : elle possède deux anciennes cathédiales, l'une anglicane et l'autre catholique. Le Phœnix- Park comprend 1,7;)2 acres. Le canal du Hoi et le Grand-Canal flanquent la ville au N. et au S. Les environs de Dublin sont des plus pittoresques La baie est une des meilleures du Royaume-Uni. Le gouvernement civil est entre les mains d'une corporation composée d'un lord-maire, 15 aldermcns et 45 :;onseil- 1ers. — En i 170, Dublin fut pris par les Anglais sous Strongbuw; le château date de lïO'i; la ville futbrûlée en 1 190, 1283, 1301 et 1304. Sous le faible prolecloral de Richard Cromwell, Dublin tut pris par les Cavaliers, tomba ensuite dans les mains des Parlementaires, pour être plus tai'd repris par les partisans du roi. DÛBNER (Friedrich;, philologue allemand, né près de Gotha en 1802, mort en 1867. Col-

morte en 1S02. Ayant éjiousé un poêle rouennais. Piquet du Boccage, elle donna secrètement un libre cours à sa vocation pour la poésie. Elle se dévoila en 174 fi, par un poème que couronna l'Académie de Rouen. Elle publia ensuite successivement : le Paradis perdu (1748), qui n'a pas fait oublier celui de Millon ; La Colomlmde (1756), poème épique, ijui lui valut des éloges universels; les Amazones, tragédie qui obtint un succès d'estime; le récit de ses voyages en Angleterre, en Hollande, en Italie, etc. Les œuvres de M™" du Boccago ont élé jiuljliées en 1749 (in-8»), en 1661', en 1764 et en 1770).

DUBOIS. I. (Antoine, b.\kon), célèbre chirurgien, né a Graniat (Lot) en 1 750, mort on 1 8:i7. li fut professeur au collège royal de chirurgie en 1790, se joiiinit à la commission scientifique que Bonaparte conduisit en Egypte, devint accoucheur de l'impératrice Marie-Louise (1811), et fut nommé chirurgien en chef d'un nouvel hôpital qui prit son nom, puis professeur d'accouchement à la Maternité en 1812. 11 inventa et perfectionna divers instruments, dont un est appelé le forceps Dubois, et imagina plusieurs nouvelles méthodes d'opérations. — II. (Paul-Antoine) son fils (1795-1871), lui succéda à la Maternité en 1823; nommé professeur d'accouchement à la faculté de médecine en 1830, il fut doyen de la faculté de lSo2'-63.

DUBOIS .Guillaume, cardinal), homme d'Etat, né à [irive-la-Gaillarde en 1656, mort en i7i3. 11 fut d'uljord précepteur et secrétaire particulier du duc de Chartres, qui devait être plus tard duc d'Orléans et régent, puis quand ce dernier arriva au puuvoir en 1715, il devint successivement membre du conseil, ministre des affaires étrangères, archevêque de Cambrai, cardinal et enfin premier ministre. Il déjoua le plan des Espagnols de remplacer Philippe V par leduc d'Orléans comme régent de France, fit destituer Allieroni après une guerre avec l'Espagne, guerre qui força Philippe à se soumettre aux clauses stipulées par

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