‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 325 sur 568 · DUSS · texte numérisé non relu

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DU RYER (André), orientaliste, né à Marcigiiy (Charolais), vers 1580. Il a laissé une Grammaire turque en lalin (Paris), 1630, a traduit en français le Gulistan (1634), du poète persan Saadi, et l'Aicoran (Amsterdam, 1730).

DU RYER. I. (Isaac), poète français, mort en 1631. Il s'est livré à de longues lamentations sur sa propre misère. — II. (Pierre), poète, fils du précédent, né et mort à Pans (1606-'58). Ses nombreuses tragi-comédies et ses traductions, aujourd'hui oubliées, lui ouvrirent les portes de l'Académie française, où il remplaça Paret. Il resta toujours aussi pauvre que son père.

DU SOMMERARD (Alexandre), antiquaire, né à Bar-sur-.\ube en 1779, mort en 1842. 11 s'engagea en 1793, fit les guerres de 'Vendée et d'Italie, abandonna la vie militaire pour entrer dans la magistrature, devint, en 1822, conseiller référendan-e et, en 1831, conseiller-maître à la Cour des comptes. Du Sommerard consacra 40 années de sa vie à réunir les monuments les plus curieux du moyen âge, comme armes, tapis, meubles, etc., dans son h6tel de Cluny, le seul débris d'architecture gothique, qui existe encore. Hôtel et collection furent, à sa mort, acquis par l'Etat et portent depuis 1843 le nom de Musée des thermes et de l'hùlel de Cluny. Nous avons de du Sommerard plusieurs ouvrages archéologiques : Histoire de la ville de Provins (1822); Notice sur l'hôtel de Cluny (1834).

DUSSAULT (Jean-François-Joseph), critique, ne à Paris en 1769, mort en 1821. Elève de Sainte-Barbe, il fut rédacteur du Journal des Débats et obtint de Louis XVIII la place de conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Il a publié une édition de Quintilien; ses articles ont été réunis sous le titre d'Annales littéraires (18l8-'24).

DUSSAULX (Jean), littérateur, né à Chartres en 1728, mort en 1799. Il fit successivement des éludes à la Flèche et à Louis-le-Grand, prit part à la campagne de Hanovre, fut député à la Convention, vota l'appel au peuple, faillit être arrêté et ne dut la vie qu'à Marat. On a de lui une traduction de Juvéttal (1770) très estimée, un Mémoire sur Horaee, etc.

DUSSE ou Duce s. m. Argot. Signes que se font les grecs pour indiquer le jeu de l'adversaire.

DUSSEK (Jean- Louis), [dous'-sèk], musicien bohémien, né en 1761, mort en I8!2. Après avoir résidé dans plusieurs villes d'Europe et avoir échoué à Londres, comme éditeur de musique, il se fl.xa vers 1807 à Paris, où il devint directeur des concerts du prince de Talleyrand. Il acquit un grand renom comme pianiste et fut le premier à introduire le piano dans les concerts populaires. Il a publié 76 compositions.

DÛSSELDORF, ville de la Prusse rhénane, au conlhicnt de la Diissel et du Rhin, à 3b kil. N.-N.-O. de Cologne; 176,024 h. Elle est divisée en 4 parties : Altstadt, Neustadt, Friedrichstadt et Karlstadt. La dernière appartint à l'électeur Charles-Théodore, qui y établit, en 1767, une académie de peinture. La ville possède des rues neuves et larges, ainsi que des jardins délicieux; le Hofgarlen est un des plus beaux de la Prusse. Le commerce de transit est très étendu ; il existe des carrosseries et des manufactures de tapisserie, de coton, de tabac et de moutarde. Les arts y sont florissants plus qu'en aucune autre ville d'Allemagne, surtout depuis 1 822, époque à laquelle Frédéric-Guillaume II fit reconstruire l'académie et où Cornélius, Schadow et autres artistes fondèrent l'école des peintres de DUsscldorf. Outre cette académie, il y a une école pour les peintres et une pour les architectes. Une collection de 14,bOO toiles des aocieas

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maîtres, reste de la scierie de peinture, qui a été, en ISO'i, transférée f\ 'Mnniph. Cnpitale

Diisseltlorr.

pendant quelque temps du duché de Berg, Dûsseldorf n passé à la Prusse en 1815.

DUSSOUBS (Denis), journalislc, mort le 4 déc. 18bl. Son frère Gaston, député, était cloué sur son lit par une maladie et pleurait de rage de ne pouvoir rejoindre ceux de ses collègues qui essayaient de résister au coup d'Etat. Denis s'empare de son écharpe de représentant du peuple et se rend à la barricade de la rue du Petit-Carreau. 11 reçoit une balle en pleine poitrine et est ensuite achevé à bout portant.

DUTERTRE (Jean-Baptiste), moine dominicain, né à Calais en 1610, mort à Paris en 1687. 11 demeura 18 ans dans les Antilles et y rassembla les matériaux de son intéressante Histoire générale des Antilles habitées pur les Français (Paris, 1666-'71, 4 vol. in-4'').

DTJTILLET (Jean), greffier du parlement de Paris, mort en 1570, est le premier qui ait traité l'histoire de France d'après les document authentiques. 11 a laissé plusieurs ouvrages, — Wutot. (V. S.)

DUTROCHET (René-Joachim-Henri), physiologiste, né au cbâlcau de Néons (Indre) en 1776, mort en 1847. D'abord médecin, il abandonna cette carrière pour vivre dans ses propriétés de Touraine. 11 a publié des Recherches SU)' i'tndosHîose (qu'il avait découverte en 18^8) et sur l'exosmose, sur l'embryologie des oiseaux et sur la croissance des animaux et des végétaux. Il est l'auteur de quelques mémoires publiés dans les Annales du Muséum. C'était un observateur exact et ingénieux, dont les principales œuvres ont été réunies en 1837.

DUTTEEAH, ville de l'Inde, capitale de l'état de ce nom, dans le district de Bundelcund, à tSo kil. .S.-S.-E. d'Agra; 40,000 hab. Elle est entourée d'une muraille de 30 pieds de haut et contient le palais des rajahs.

* DUUM'VIR s. m. [du-oram-virr] (lat. duo, deux; vir, homme). Titre que les anciens Romains donnaient à dill'érents magistrats, ordinairement au nombre de deux, et quelquefois plus nombreux, tels que les juges établis pour connaître des crimes de trahison, les intendants de la navigation, les principaux chefs des villes municipales. Les duumviri juri dicundo étaient les premiers magistrats des colonies et des villes. Les duumviri navales avaient la charge de la construction, de l'équipement des flottes et quelquefois leur commandement. Les duumviri quinquennales étaient les censeurs des villes municipales. Les duumviri sacrorum eurent, dans l'origine, la garde des livres sibyllins.

DUUMVIRAL, ALE, AUX adj. [du-omm-]. Qui a rapport aux duumvirs : offices duumviraux.

DUVE

• DUUM VIR AT s. m. [du-omm-]. Hist. rom.

Di'-'nilé. charge de duumvir. — Exercice des

fonctions de duumvir :

.:;.-: 1^ cela s'était passé sniis le

''*^- duumeirat de P. C.

DUVAL. L (Amaury l'iNEux), savant, né à Rennes en 1760, mort cil 1838. Secrétaire de Talleyrand, en 1785, ambassadeur à Naples, il faillit périr à Rome dans une émeute. Fondateur de la Décade philosophique, il fut aussi i-édacieur du Mercure jusqu'en 1814. 11 était membre de l'Institut ' depuis 1811. On a de lui : Sépultures chez les anciens et les modernes ( I. SOI), le ilfercHce (-()•««- ;/'-■/■ (i vol.), etc. — II.

(Alexandre-Vincent Pi- NEUx), frère du précédent successivement marin, militaire, ingénieur, architecte, acteur et auteur dramatique, né à Rennes en 1767, mort en 1842.11 fit plus de 50 pièces, tant comédies qu'opérascomiques (libretli). Ses meilleures sont : le Prisonnier (1796); Maison à vendre (1801); la Fille d'honneur (1819), etc. Académicien le 21 mars 1810, il fut l'un des conservateurs de la bibliothèque de iMonsicur.

DUVAL (Valentin .Iamkhay), littérateur et numismate, né au village d'.Xrtonay (Champagne) en 1695, mort en 1775. 11 fut d'abord gardeur de dindons; son érudition attira l'attention du duc Léopoidde Lorraine; il devint ensuite bibliothécaire et professeur à Lunéville. Sous François-Etienne, fils de Léopold, qui était grand-duc de Toscane et empereur d'.\llemagne, Duval fut longtemps bibliothécaire à Florence, puis directeur du cabinet des monnaies et des médailles à Vienne. Il a laissé sur la numismatique des ouvrages estimés. (V. S.)

DUVAUA s. m. (de Duvau, n. pr.). Bot.

Genre d'arbres et d'arbrisseaux épineux de la famille des térébiiithucées, qui croissent au Chili et en Polynésie. Les trois ou quatre espèces connues exhalent une odeur forte dégagée par le fluide qu'elles contiennent; projetées dans l'eau, les feuilles dégagent cet huile avec une telle force, qu'elles semblent animées de mouvements brusques.

DUVERGIER (Jean-Baptiste-Marie), jurisconsulte, né à Bordeaux, le 25 août 1792, mort à Paris le 6 nov. 1877. Fut président de section au Conseil d'Etat, de 1866 à 1869; ministre de la justice, de juillet 1869 à 1870, et sénateur pendant l'Empire. A laissé une Collection des institutions des peuples de l'Europe et des deux Amériques; une fameuse Collection des lois, décrets, etc., du Conseil d'Etat, de 1788 à 1 824 ; le Droit civil français suivant l'ordre du Code (sept éditions).

DUVERGIER DE HAURANNE. I. ('Jean) théologien, né à Bayonne en 1581, mort en 1643. Elève des jansénistes, il répandit leurs doctrines en France et eut pour disciples Pascal et Arnaud. Il fut successivement chanoine à Bayonne et à Poitiers, puis abbé de Saint- Cyran. Emprisonné par ordre des Jésuites, en 1638, il fut relâché après la mort de Richelieu, mais ne survécut pas longtemps. Ses œuvres les plus connues sont ses attaques contre le jésuite Carrasse. — II. (Prosper), descendant du frère du précédent, né à Kouen en 1798, mort à Deauville on 1877. Collaborateur en journalisme de Guizot, il devint député libéral (1S3I-'4S) et membre des Assemblées constituante et législative do lS40'-ol. Arrêté au 2 décembre, il fut banni jusqu'en août 1852. En 1870, il entra à l'Académie. Son œuvre

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principale est une histoire du gouvernement parlementaire français (7 vol.. 18:>7-'65).

DUVERNEY (Joseph Guu iiaud), auatomiste, né à Fours (Fui'ez) on 1048, mort en 1730. Il entra à l'Académie des sciences, en 1676, et fut nommé, en 1679, professeur au Jardin du Koi. On a de lui: Traité de l'organe et de l'ouïe (Paris, 1683), et Traité des maladies des os (Paris, 1751).

DUVERNOY (Georges-Louis), naturaliste, né à Montbéliard en 1777, mort en 1855. Il collabora à VAnatomie comparée de Cuvier, prépara les trois derniers volumes de cet ouvrage et publia les œuvres postliiimcs de l'illustre maître. Après avoir, pendant 20 ans, pratiqué la médecine <i Montbéliard, il devint professeur d'histoire naturelle à Strasbourg en 1827, à Paris en 1837, et (raualoniie comparée en 18.50. Ses ouvrages volumineux ont fourni d'importants matériaux aux anatomistcs et aux zoologistes.

* DUVET s. m. coll. (bas lat. tufetum). Sorte de plume courte, molle et frisée qui garnit quelques parties du corps do certains oiseaux, tels que les cygnes, les oies. etc. : le duvet est fort chaud. — Se dit aussi des premières plumes des jeunes oiseaux : ces petits moineaux ont encore leur duvet. — Par ext., surtout en poésie. Premier poil qui vient au menton et aux joues des jeunes gens : à peine un léger duvet paraissait-il sursonvisage. — Espèce de coton qui vient sur certains fruits : les pêches, les coings sont couverts d'un petit duvet.

* DUVETEUX, EUSE adj. Qui a beaucoup de duvet. Se dit surtout des oiseaux et des fruits: cet oiseau est duveteux; pêche duveteuse. (Pou usité.)

DUVEYRIER. 1. (Honoré-Nicolas-Marie, baron), homme politique, né à Pignaiis (Provence)en 1753, mort en 1839. Avocat distingué, il fat pris par les .Autrichiens, chez lesquels il allait comme ambassadeur de Louis .KVl, et fut ensuite emprisonné par Robespierre comme membre de la Commune. 11 fut plus tard commissaire des armées, s'enrichit comme administrateur financier à Rome, puis fut nommé président de la cour d'appel de Montpellier. Sa brillante pièce La cour pléniére (1775) fut longtemps attribuée à Beaumar- I chais. — II. (Anne-Honoré-Joseph), son fils, auteur dramatique, ronnu sous le nom de .Mélesville (17S8-l86;i). D'abord jurisconsulte et avocat, il abandonna le barreau et écrivit plus de 300 pièces, ordinairement en collaboration avec Scribe. Le chevalier de Saint- Georges fut fait avec Roger de Beauvoir; il a donné le libretto do Zampa et de plusieurs autres opéras-comiques. — 111. (Charles), frère du précédent, ardent propagateur du saint simonisme, né et mort à Paris (l803-'66). Il fut emprisonné pendant un an, pour un article publié dans le Globe et intitulé De la Femme. Il collabora avec son frère et plusieurs autres à des pièces et fit avec Scribe le libretto des \êpres Siciliennes. (V. S.)

DUVILLARD DE DURAND (Emmanuel- Etienne), économiste, né a Genève en 1755, mort en 1832. Il fut membre correspondant de l'Institut, fit partie du Corps législatif et fut ensuite chargé du travail de la statistique au ministère de l'intérieur. On a de lui une Table de mortalité (Paris, 1 806), dont se servent encore les compagnies d'assurances.

DUVIVIER (Franciade-Fleurus), général français, né à Rouen en 1794, mort en 1848. Sorti de l'école polytechnique en 1812, il défendit Paris contre les alliés, en 18 1 i, lut chef du génie en Corse, eut à instruire les troupes du bey de Tunis ( 1 825), fit partie de l'expédition d'Alger, en 1830, forma le régiment de spahis, en 1835, et remplit ensuite les fonctions d'agha chez les Arabes. Maréchal de camp en 1839, il était à la Mouzaia en 1840 et soutint, dans

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DYNA

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Médéah, un siège contre Âbd-el-Kader. De retour en France, il orsanisa, en IS48, la garde nationale de Pari^: et fut mortellement blessé en comballant à l'hûtel-de-villc l'insurrection de juin. On a de lui : Essais sur la défense des Etats par les fortifications (1826) et plusieurs ouvrages sur l'Algérie.

DUYSE (Prudens van) [doi-zé], poète fla,mand, professeur d'histoire naturelle et archiviste de la ville de Gand. né vers I8O0, mort en 1839. Il publia eu flamand plusieurs volumes de poésies.

DWARACA, Dwarka ou Jigat, ville de la côle de Guzerat (Indoustan), à 430 lui. 0. de Baroda. Elle contient le célèbre temple de Kri^hna.

D'WINA 011 Dvina septentrionale, fleuve de la Uu5i.ie d'Europe, formé dans le gouvernement de Vologda par la réunion du Sukhona et de la Vitchegda. Elle coule du N. à l'O. sur 600 kil. et se jette dans la mer Blanche par plusieurs embouchures. Est navigable dans tout son cours. (Pour la Dwina du Sud, voy. Duna.)

DYADE s. f. (gr. diias, dualité). Chim. Nom que l'on donne, dans la théorie atomistique, au groupe des éléments qui peuvent se combiner avec deux éléments monogéniques ou leurs équivalents. (Voy. Atomistique.)

DYADIQUE adj. Chim. Synon. de Binaire.

DYAKS ou Daïaks, nom des Aborigènes de l'ile Bornéo. Quoique proches parents des Malais, ils sont supérieurs a ceux-ci sous le rapport de la slrucUire et du caractère. Ils s'occupent d'agriculture, savent travailler le fer, filer et tisser; mais ils n'ont pas de langue écrite. Us étaient autrefois redoutés comme pirates et comme chasseurs de têtes; ils avaient l'habitude de décapiter leurs prisonniers, dans la croyance que toute personne décapitée deviendrait, dans l'autre inonde, l'esclave de celui qui lui avait ainsi donné la mort.

DYARCHIE s. f. [di-ar-chî] (gr. duo, deux; arheiii, commander). Commandement de deux collègues; gouvernement de deux souverains. La (îyarchic fut la forme de gouvernement adoptée par les Lacédéaioniens en H02 avant J.-C. Leur roi, Aristodème ayant laissé, en mourant, deuxlilsjumeaux, Eurysthène et Proclès, le peuple, divisé sur la question de de savoir lequel était l'ainé, mit ces deux princes sur le trône, et leurs descendants partagèrent la couronne pendant huit siècles.

DYKE ou Dike s. f. (angl. dike; du holl. dijii, fossé, dont la racine est diç], digue). Géol. Muraille de laves ou de tout autre roche d'origine ignée qui semble avoir été d'abord coulée dans des crevasses et s'être trouvée ensuite isolée par la dégradation progressive des terrains contigus. — Toute masse de roches coulée dans une fracture de grande étendue et formant ainsi une sorte de muraille plus ou moins verticale, qui interrompt les couches horizontales. Les dykesse distinguent des veines par une plus grande uniformité de la matière qu'elles contiennent, par le parallélisme de leurs parois, par leurs dimensions ordinairement plus considérables et en ce qu'elles ne se ramifient pas en [letites veines.

D'île, Thilia, rivière qui naît près de Uoulain, dans la province de Brabant (Belgique), arrose Louvain et Malines et se joint à la Nèthe, pour former le Hupel, après un cours de SG kil. Elle alimente le canal de Louvain.

DYNAMIE s. f. (f-'r. dunamis, force) Mécan. Unité qui sert à mesurer la force utile d'une maliiiie, la puissance d'un moteur. C'est la force nécessaire pour élever dans un temps donné I kilogr. a 1 m. de hauteur.

* DYNAMIQUE s. f. Partie des mathémali- (jues ini.\tcB qui s'applique à calculer les mouvements des corps matériels, soumis à l'action

de forces mécaniques quelconques : traiti de dijnnmique. — Adj. Quia rapport à la dynamique : pouvoir dynamique. — iv Unité dynauiQUK, nom par lequel on désigne la Dynauie. — ELFXTmciTÉ dynamique (Voy.''ELECïi;iciTÉ).

* DYNAMISME s. m. Philos. Doctrine qui suppose que la matière est mue par des forces immanentes au lieu d'être mises en mouvement par une action extérieure et mécanique : le dynamisme de Leiinitz, de Newton opposé au mécanisme de Descartes. — v* Physiol. Ensemble des forces qui animent un organisme vivant.

•DYNAMITE s. f. {f:r. dunamis, force). Substance e.xplosible, composée de nitroglycérine et d'une matière inerte qui en rend l'usage moins dangereux (75 parties de terre siliceuse saturée pour 23 parties de nitroglycérine). : L'emploi de celte substance est des plus dangereux. La dynamite sert aux mineurs; les malfaiteurs en font également usage comme moyen de destruction le plus expéJitif. C'est ! ainsi qu'un certain Thomson ou Thomas es- I saya en 1875 de faire sauter le bateau à va- ' peur allemand la Moselle au moyen de cet engin de destruction. Son appareil ayant éclaté avant le jour fixé, il tua 80 personnes et eu blessa 200, dans un bassin de Bremerhafen. C'est avec de la dynamite que des malfaiteurs ont essayé de faire sautçr une partie de Londres en 1883. — Législ. « La fabrication de la dynamite et des autres explosifs à base de nitroglycérine est soumise à des règles particulières. Aucune fabrique ne peut être établie sans l'autorisation du gouvernement, et cette autorisation spécifie remplacement de l'usine ainsi que les conditions de sa construction et de son exploitation. En outre le l'abnrant doit verser à l'Etat, pour chacun de ses établissements, un cautionnement de 50,000 fr., qui peut être fourni en rentes sur l'Etat, t^es prescriplions particulières ne dispensent pas de celles imposées par la loi à tous les établissements dangereux, incommodes ou insalubres. Les fabriques de dynamite sont sounhïes à l'exercice par les employés de l'administration des contributions indirectes, et il est perçu un droit de fabrication qui est de 2 fr. par kilog., excepté pour les poudres exportées à l'étranger. L'importation de la dynamite ne peut avoir lieu sans une autorisation expresse du gouvernement, et le droit d'entrée est de 2 fr. 50 parkilog. La fabrication de la nitroglycérine peut être autorisée sur le lieu d'emploi, moyennant une redevance de 4 fr. par kilog. La dynamite ne peut circuler que si elle est renfermée dans des cartouches recouvertes de papier ou de parchemin. L'emballage, le transport, l'emmagasinage, les dépôts et les débits sont l'objet de pres- ; criplions minutieuses. Toute personne qui veut I faire usage de dynamite ou d'un autre explo- I sif a base de nitroglycérine doit adresser au j préfet du département où se trouve le dépôt j une déclaration écrite, visée par le maire de Isa commune, et indiquant : 4° les nom, prénoms, domicile et profession du déclarant; 2° la quantité de dynamite qu'il désire acheter; .'i" l'usage qu'il se propose d'en faire, le lieu précis où elle sera employée et la date de 1 cet emploi ; 4" l'endroit où il la déposera jus- ; qu'au moment de l'emploi; 3" la voie (jui sera suivie pour le transport au dépôt provisoire et le délai dans lequel ce transport seraelfectué. Bécépissé de celte déclaration est notifiée a l'intéressé, et les débitants ne doivent délivrer de dynamite, quelle que soit la quanlilé, que sur la remise de ce récépissé qu'ils doivent viser, puis renvoyer au |U'él'el dans les vingt-quatre heures de la livraison. Le signataire de la déi laration ne peut conserver la dynamite plus de huit jours a moins d'une autorisation, et il doit, dans ce délai, rendre compte de l'emploi par un bulletin qu'il adresse au préfet. Dans les chantiers, les

cartouches de dynamite doivent être confiées à la garde d'un contre-maitre qui ne les remet aux ouvriers qu'au moment de l'emploi. Les contraventions aux lois ou règlements sur la fabrication, le transport, l'emmagasinage, etc., de la dynamite, sont punies d'un emprisonnement d'un mois à un an et d'une amende de 100 fr. à 10,000 fr. Tout individu, porteur ou détenteur de dynamite, en dehors des conditions réglementaires, est passible des mêmes peines (L. 8 mars 1875; Décr. 24 août suivant; Décr. 28 octobre 1882). Des précautions spéciales doivent être prises pour lu transport de la dynamite par chemins de fer et cette substance ne peut, ainsi que tout autre matière explosive, être admisedans les trains qui portent des voyageurs (Ord. 15 novembre 1846, art. 21); mais elle peut l'être dans les trains militaires spéciaux. Les mesures à prendre par les compagnies de chemins de fer pour le transport de la dynamite sont l'objet d'un arrêté pris le 10 janvier 1879 par les minisires des travaux publics, de la guerre et des flnances. Ajoutons que, par suite de la terreur que les complots du fenianisme irlandais ont répandue en Angleterre, les deux chambres du parlement anglais ont adopté d'urgence, le 9 avril 1883, un bill en neuf articles sur la dynamite et les autres matières explosives. Cetteloi ne réglemente pas, commç le fait la loi française, la fabrication, le trans port et l'emploi des substances explosives mais elle frappe de peines rigoureuses ceux qui se sont servis de ces matières dans un but coupable, ou qui, dans le même but, en ont fabriqué ou en ont conservé en leur possession. Les complices des crimes commis à l'aide de ces matières sont punis des mêmes peines que l'auteur principal. » (V. S.) (Ch. Y.)

* DYNAMOMÈTRES, m. (gr. dunamis, force; metron, mesure). Phys. Instrument qui sert à comparer, à mesurer la force de traction des hommes, des animaux et des machines. Le dynamomètre de Watt , perfectionné par Macknaught, donne la force exercée par le piston d'une machine à vapeur sur un ressort en spirale. M. Laboulaye a traité complètement ce sujet à l'article Dynamomètre du Dictionnaire des arts et manufactures. (V. S.)

DYNAMOMÉTRIQUE adj. Qui sert à meîurer

une forée : fretn dynamométrique de Prony.

' DYNASTE s. m. (gr. dunastès, souverain). Hist. aiic. Petit souverain, c'est-à-dire prince dont les Etats étaient peu considérables, ou qui ne régnait qu'à titre précaire ou sous le bon plaisir des grandes puissances, telles que les Bomains, les Parthes, etc.

* DYNASTIE s. f. (gr. dunasteia, autorité). Descendance, succession des souverains d'une même famille qui ont régné dans un pays : les dynasties d' Egypte sont fort embrouillées; la révohition d'Angleterre, en 1688, a amené un chanijenicnt de dynastie.

* DYNASTItJUE adj. Qui a rapport à une dynastie: droits dynastiques — ** Qui est partisan de la dynastie régnante : journaux dynastiques. — s. m. Homme dynastique. — Autref. Partisans de la famille d'Orléans.

DYRRACHIUM, ville de l'ancienne Ulyrie, sur l'Adriatique, occupant presque tout l'emplacement de l'Epidamnus grec, ville qui fut fondée vers 627 av. J.-C. et qui devinl riche et populeuse. Ses querelles firent naître en grande partie la guerre du Péloponèse. Prise vers l'an 310 par les Illyriens, elle se plaça ensuite sous la protection des Romains, qui changèrent son nom. Elle se mêla de la lutte entre César et Pomp 'e, et en 1081-'62, fut assiégée et prise par Hubert Guiscard, qui y liélit les Grecs commandés par l'empereur Alexis. CV'oy. Duhazzo.)

DYSART ou Desart,ville du Fifeshire (Ecosse), sur le détroit de Forth, à 18 kil. N.-N.-E.

DYSM

DYTI

DZOU

d'Edimbourg ; 8,000 hab. Construction de navires, filatures de lin et manufactures de damas et de coutils.

* DYSCOLE adj. (gr. duscolos, morose). Se dit d'une personne avec qui il est dilficile de vivre, ou d'une personne qui s'écarte des opinions reçues (Peu usité).

DYSDÉRE s. f. (gr. dus, diftîcilement; dêrê, cou). Arach. Genre d'aranéides, tribu des mygales. Lesdysdèresont six yeux disposés en fer a cheval, avec ouverture sur le devant ; les antennes-pinces très fortes el avancées ; les mâchoires droites el dilatées à l'intersection des palpes. Le corps est oblong, l'abdomen rauu. Ce genre peu nombreux a pour type la Dysdère erythrine {Dijsdera eryihrina), longue de 0°,OI2 aO™,Oio,d'un rouge-sang luisant, avec les pattes plus pâles, l'abdomen gris el soyeux. On la trouve en France, en Espagne, en Egypte el en Algérie, sous les pierres, dans un tuyau ublcaig en forme de sac.

• DYSENTERIE ou w Dyssenterie s. f. [disan-te-rî] (gr. dus, mal; enteron, intestin). Palhol. Intïanimation et boursoufUenient de la membrane muqueuse du gros intestin, surtout du côlon el du rectum, ayant pour eU'ets consécutifs des coliques, un besoin fréquent d'aller à la selle el l'excrétion laborieuse de matières formées en grande partie de mucosités glaireuses sanguinolentes ou noirâtres, contenant parfois desfausses membranes. On dit aussi flux de sang. Cette affection contagieuse el souvent épidémique, peut être causée par une température chaude et humide, par l'alternative du froid et du chaud, par une alimentation malsaine, par des eaux croupissantes, etc.; elle s'annonce par des frissons, suivis de coliques et d'épreinles; le maladie éprouve la sensation d'un corps étranger arrêté dans le rectum ; il reste longtemps à la selle. La dysenterie légère se traite comme la d\m-rhée.— Lu dysenterie malitjne s'accompagne de fièvre, d'abdllement, d'épreintes très intenses, d'altération des traits, d'nn pouls faible el petit, de sensibilité au froid; les déjections, très fétides, ressemblent parfois à de la lavure de chair. Ou la traite par l'ipéca à haute dose (3 gr. de poudre d'ipéca, infusée dans 200 gr. d'eau bouillante ; on ajoute 40 grammes de sirop thébaique; après avoir passé, on fait prendre une cuillerée de celle potion toutes les heures; on donne de b k G centigr. par jour d'extrait d'opium ; des demi-lavements amidonnés froids ou des bains de siège tièdes; la diète, le repos au lit; pour boisson, de l'eau sucrée froide, dans laquelle on bat un blanc d'œuf par verre ; on alterne avec un peu de café léger. Bouillon de poulet; potages à la fécule de pomme de terre; œufs frais peu cuits. Si l'on ne parvient pas à arrêter les progrès de la maladie, il survient de l'agitalion, du délire, le hoquet et la mort. —La dysenterie chronique, moins violente, mais plus persistante que la dysenterie maligne, n'enlève point l'appétit aux malades, ce qui les rend souvent rebelles au réginiesévère imposé par le médecin. On leur ordonne des lavemenls froids, le phosphate de chaux, l'eau de Vichy, des astringents associés aux opiacés. La moindre infraction au régime peut amener une rechute.

•DYSENTÉRIQUE [di-san-]. adj. Méd. Qui appartient à la dysenterie : flux dysentérique. — »v Substantiv. Celui, celle qui est atteint de dysenterie.

DYSMÉNORRHÉE s. f. (gr. dus, difficilement ; mén, mois ; rheô,ie coule). Pathol. Sorte d'aménorrhée qui consiste en une menstruation difficile, irrégulière et douloureuse, causée soit par une santé débile, soit par une dialhèse scrofulcuse, par la lulicrculnse ou p^r lachloro-anémie. Elle s'acconipaîue de ni.inx de tête, de coliques utérines, de maux de cœur, quelquefois de nausées et de vomisse-

ments. On conseille le repos au lit, un quart de lavement, avec 10 à \i gouttes de laudanum, quelques emménagogues. Traitement

suivant la dialhèse.

* DYSPEPSIE s. f. fgr. dus, mal; pepsie, digestion). PathuL Difficulté de digérer, trouble" dans la fonction digestive, qui agit lentement el d'une manière imparfaite. Elle peut être causée par l'irrégularilé des repas, par la mauvaise qualité des aliments, par le défaut d'exercice, par l'abus de.s travaux intellectuels, par des chagrins on par des excès; elle est souvent le point de drpart de l'hypocondrie, ou bien elle accompagne l'anémie ou la chlorose; elle peut être .sympluniatique d'un rhumatisme de l'estomac, d'un embarras gastrique, etc. Dans cdte atiection, l'appétit devient faible ou nul, la bouche est pâteuse, sèche, la salive est acide; il y a quelquefois des borborygmes, de la constipation, de la somnolence, de la faiblesse, du refroidissement aux extrémités. On ordonne des toniques, des amers, un régime, l'eau de Saint-Galmier ou de Vichy, l'abstinence de fécules, de choux, de haricots, de lard, de fromage et généralement de tout aliment indigeste ou venteux.

* DYSPHAGIE s. f. (gr. dus, mal ; phagein.

manger). .Med. Difficulté d'avaleffi

* DYSPNÉE s. f. fgr. dus, iiia.\ ; pnein, respirer). Méd. Uit'ficulté de respirer.

DYSPNÉIQUEadj. Qui a rapport à la dyspnée : respiration dyspnéique. — Substantiv. : un dyspnéique.

DYSSENTERIE s. f. Voy. ' Dysenterie.

DYSTOCIE s. f. (gr. dus, difficilement; tokos, enfiUileinent). Chir. Enfantement laborieux.

' DYSURIE s. f. [di-zu-rij (gr. dus, mal; ourein, uriner). Méd. Difficulté d'uriner.

DYSURIQUE adj. Qui est atteint de dysurie : malade dysurique. — Substantiv. : un dysurique.

DYTIQUE adj. (gr. dutihos). Qui plonge. — s. m. Entom. Sous-genre de coléoptères pentamères, carnassiers, aquatiques, tribu deshydrocanthares. Le corps des dytiques est assez fort, ovalaire, aplati, arrondi vers ses extrémités, mais plus en arrière qu'en avant, épais sur le dos ; il s'amincit vers les bords. La tête est grosse, les yeux sont ronds et saillants, les anlennesfiliformes.lespaltes recourbées, élargies en forme de ranies munies de cils et terminées par deux petits crochets égaux et mobiles; les tarses poslerieiirs sont beaucoup plus développés et rooustes. Le présternum porte une pointe dirigée en arrière el engagée dans une échancrure du mesosternuni; elle sert chez quelques espèces à se remettre, en sautant, sur les pattes, lorsqu'ils sont sur le dos. Les ailes membraneuses sont propres au vol et les élylres des femelles sont souvent cannelées. Chez le mâle les trois premiers articles des tarses antérieurs sont élargis, spongieux en dessous et forment quelquefois une sorte de palette garnie de petites papilles ou ventouses. Ils nagent avec vélocité et, quoiqu'essentiellement aquatiques, ils sont obligés de remonter à la surface de l'eau pour prendre leur provision d'air : ils se tiennent immobiles, la tête en bas, et l'air amassé à la partie terminale de l'intestin les entraine en haut; ils soulèvent rexlréniité postérieure des élytres, englobent une bulle d'air el les referment; l'air pénètre ainsi dans les voies respiratoires sans être mélangé d'eau. Ils sont très voraces et saisissent leur proie avec les pâlies de devant pour la porter à la bouche. Ils s'attaquent non seulement aux larveset aux insectes, mais aussi aux têtards de grenouilles el de triions, aux mollusques et aux petits poissons. Ils sortent parfois de l'eau pour chasser les insectes terrestres; souvent i l'ap-

proche de la nuit, ils prennent leur vol pour se transporter dans un autre étang. Le dytique, à l'état de larve, est encore plus vorace qu'à l'état adulte ; il se nourrit de larves de libellules, de cousins, de lipules aquatiques, etc. La larve, exclusivement aquatique, est longue, comme couverte d'écaillés , renflée au milieu, effilée en arrière et portant à l'extrémité de l'abdomen deux petits corps cylindriques, avec lesquels elle puise l'air à la surface de l'eau. La tête grande, ovale, est armée de deux mandibules très arquées et acérées; la bouche, cachée en-dessous, contient do petites mâchoires à l'intérieur. Les pattes, au nombre de six, sont écailleuses. Elle nage avec des mouvements vermiculaires en frappant l'eau avec la partie postérieure du corps. Au moment de la métamoipbo-îe, elle devient terrestre : elle quitte l'eau, s'enfonce dans la terre humide du rivage, s'y pratique une cavité ovale, dans laquelle elle s'enferme pour se changer en nymphe, et y passe habituellement l'hiver. — On se sert quelquefois du dytique comme d'une sorte de baromètre vivant, parce que, très sensibleaux variationsde l'atmosphère, il se tient dans l'eau à diverses hauteurs selon l'état du ciel. — Le dytique bordé {dytisrus marginalis, Linn.), très commun en France, est long de 0 m., 030 à 0 m., 03.ï, noir, bordé de jaune tout autour du corselet; les élytres sont lisses chez le mâle el cannelées chez la femelle. Le dytique très large {dytiscus latissimus, Linn.), un peu plus giand, se dislingue par la dilatation tranchante et comprimée de la marge extérieure des étuis, qui sont d'un brun verdàtre el bordés de jaune comme le corselet. Chez la femelle, les élylres sont sillonnés et à côtes. On le rencontre dans le N.-E. de la France et surtout en Allemasne.

D'ZAOUDZI, ville de l'ile de Mayotte, contenant les casernes, l'administration et presque toute la population européenne de l'ile.

DZIGGETAI s. m. Mamra. Espèce du genre cheval ^pioliablement le mulet des anciens). Par ses proportions, il lient le milieu entre le cheval, dont il a les parties antérieures, et l'âne, dont il a les parties postérieures ; mais il diffère de l'un et de l'autre par ses narines

en forme de croissant, dont la convexité est tournée en dehors. Il est presque blanc, dans les parties inférieures, externes, et Isabelle, dans les parties externes el supérieures. Son pelage est ras et lustré. La crinière cst noire et elle semble se continuer par une ligne dorsale de même couleur, qui se termine en pointe sur le haut de la queue. Il vil dans les déserts de l'indoustan en troupes nombreuses ; sa course est plus rapide que celle des meilleurs chevaux arabes. Il est susceptible de domesticalion, car, à Bombay, on s'en sert comme animal de selle et de trait. Il vit el se reproduit très bien sous nos climats et peut se croiser avec- l'âne. On l'appelle aussi HiisiiONE.

DZOUNGARE s. m. Habitant de la Dzoungarie. Le- Uioungares sont de race mongole et appartiennent à la famiile kalniouke.

DZOUNGARIE, région de l'.Vsie centrale, au

DZOU

N. de la Chine; 2,000,000 d'hab., qui sont guerriers et farouches et appartiennent à la religion musulmane. Après avoir longtemps été tributaires de la Chine, les Dzoungares se révoltèrent en 1864. massacrèrent les rési-

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dents chinois, et élevèrent au sultanat leur compatriote, Abel Of:hlan. Comme ce prince était incapable de réprimer les déprédations commises par ses concitoyens sur le territoire russe, le czar lui déclara la guerre en

DZOU

avril 1871. Après une coiu-te campagne en mai et juin et après plusieurs combats dans lesquels les Russes furent victorieux, ie sultan se rendit au général Kolpakaviski et la Dzounffarie fut annexée à l'empire moscovite.

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