‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 326 sur 568 · EAST · texte numérisé non relu

EAST

*E s. ra. [é ou e]. Cinquième lettre de notre ' alphabet, etseconde des voyelles : un gramlE ; tin petit e. — On distingue trois sortes d'E : l'E ouvert (È), TE fermé (Éj, l'E muet (E). Ainsi, dans «éfèri;, le premier e est fermé, le second est ouvert, et le troisième est muet. — h'E ouvert est long dans fête, et bref dans trompette. — L"ê muet final s'élide ordinairement dans la prononciation quand il est suivi d"une voyelle ou d'une h niuetle : grande étendue [gran-dé-tan-aiî], riche héritière [riché-ri-ti-è-re]. — E, marqué d'un tréma [Ë, é), doit, dans la prononciation, se séparer de la voyelle qui le précède : ambiguë [an-bigu-e], iNoëi [no-èlj. — E majuscule se met par abréviation pourEminence, Excellence et Est.— F. pr.'fixe. (V. S.)

ÉACIDES ant. Descendants d'Éaque.

ÉACIES s. f. pi. Ant. Fêtes en l'honneur d'Eaque.

ÉAQUE (Mythol. gr.), fils de Jupiter et d'Egine et premier roi de l'ile d'Egine. Son amour pour la justice fit que Plutou le nomma l'un de^ trois juges de Hades.

EASDALE ouEisdale [iz'-dél], îledelacôle 0. de r.\rgyleshii'e (Ecosse), dans le frith of Lorn, célèbre par ses carrières d'ardoise, qui ont pris une grande extension depuis environ deux siècles et fournissent annuellement plus de 4,000,000 d'ardoises.

EASTON [iss'-t'n], bourg de la Pennsylvanie (Etats-L'nis), sur la Delaware, entre Tembouchure de la Lehigh et la baie de Bushkill, à 4iU kil. 0. de New-York; 14.431 hab. Forges de fer, poteries, brasseries, tanneries, peinture, carrosseries, ébénisterie, corderies, etc. Riches raines de fer et de zinc dans le voisinage. Collège Lafayettc.— Easton Sud, bourg situé sur la rive opposée de la Lehigh (3,100 hab.), comprend plusieurs manufactures.

EASTPORT fîst'-port], ville et port du Maine (Etats-L'nisj, àl 40 kil.E. de Bangor; 4,908 liab. Elle comprend l'île de Mooses et plusieurs petites îles sur la baie Passamaquoddy, a un port spacieux, que les glaces n'obstruent jamais. Important commerce de bois, pêcheries.

EAST RIVER [îst-ri-veur], bras de mer qui fait communiquer la baie de New-York avec le détroit de Long-Island (Etats-Unis) et qui sépare New-York de Brooklyn.

EAST SAGINAW [î-t-se-ghi-nâ], ville duMichi;;an (Etats-Unis), sur la côte orientale de la rivière Saginaw, à 2o kil. de la baie de ce nom, à l'opposé de la ville de Saginaw, ^ 10a kil. N.-N.-E. deLansing; 19,100hab. Principal dépôt du bois et du sel produits par la

EAU

vallée de Saginaw. Fonderies, machines, scieries et raffineries de sel.

EAST SAINT-LOUIS [îst-sinnt-loïss], ville de rillinuis (Etats-Unis), sur le Mississipi, visà-vis de Sainl?Louis, auquel elle est reliée par un grandpont; 15,169 hab. Nombreuses manulactuies.

EATON (Amos) [î'-t'n], naturaliste américain, né en 1776, mort en 1842. Il fut d'abord jurisconsulte de Catskill. En 1S|7, il fit au collège Williams des cours de chimie, de géologie et de minéralogie, puis, en 1818, enseigna le droit àNew-Voïk. Il fut, en 1820, nommé professeur d'histoire naturelle au collège médical de Castleton,puis (1824) doyen de la faculté des sciences (aujourd'hui institut polytechnique) de Troy. Il a fait d'importantes recherches géologiques et a publié plusieurs ouvrages sur les diU'érentes branches des sciences naturelles.

EATON (William), officier américain, né dans le Coniiecticul en 1764, mort en 1811. 11 servit dans les armées révolutionnaires, devint capitaine en 1792, puis, cinq ans plus tard (1797), consul à Tunis, où il engagea pendant plusieurs années des négociations concernant le payement annuel d'un tribut. En 1804, il accom'pagua la tlotte américaine dans la Méditerranée, comme agent maritime des Etats-Unis dans les Etats barbaresques. En 1805, allié d'Hamet Caramelli, bey légitime de Tripoli, Eaton, à la tête de oOO hommes, descendit d'Egypte dans le désert de Lybie, puis, avec l'aide d'un vaisseau de guerre américain, il captura Derne, après un rude assaut dans lequel il fut blessé. Il repoussa ensuite dans les montagnes plusieurs milliers de Tripolitains, qui soutenaient les prétentions du bey régnant. Lorsque la paix eut été signée, Eaton retourna dans le Massachusetts, où le gouvernement lui donna 1 0,000 acres de terre.

* EAU s. f. [o au sing. ; ô au plur.] (lat. aqua) Substance composée d'oxygène et d'hydrogène, qui forme, lorsqu'elle est liquide, les rivières, les sources, les lacs et les mers; qui constitue les nuages, quand elle est à l'état de vapeur et qui devient de la glace en se refroidissant au point de se solidifier : Veau a été longtemps regardée comme un des quatre éléments dont on supposait que la matière était composée.

Veau qui tombe goultc à goutte Perce le plus dur rocher.

QurniuLT. Atys, acte IV, se. t.

— Par l'action d'une chaleur intense ou d'un courant électrique, l'eau se résout en ses constituants et produit un volume de gaz oxygène et deux volumes d'hydrogène, ou huit parties en poids d'oxygène pour une

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partie d'hydrogène. L'eau pure, à la température ordinaire, est liquide, inodore, sans saveur, transparente, presque sans couleur; mais quand on regarde une grande masse d'eau, elle parait posséder une faible teinte bleue. Un décimètre cube d'eau pure, à la température de 15° C. et sous une pression atmosphérique égale à 75 cent, de mercure, pèse 1 kilogr. Sa densité maximum à-^ 4° C. est à peu près 770 fois celle de l'air atmosphérique ; et on la prend comme point de comparaison pour l'évaluation de la densité de tous les corps solides ou liquides; d'où la gravité spécifique est considérée comme unité ou 1-000 (Voy. Gravité spécifique). L'eau est légèrement élastique ; par l'augmentation de pression son volume diminue d'environ 0,000,047 par atmosphère, sa compressibilité augmentant avec l'élévation de la température, A une température de 0° C, l'eau, sous les conditions ordinaires de pression, se change en glace, avec une augmentation considérable de volume. Le point d'obullition de l'eau, dans les vases métalliques et sous une pression égale à 75 cent, de mercure, est 100". — L'eau est largement distribuée dans la nature. Elle est l'élément prédominant de la sève et du suc des plantes, du sang et des Huides des animaux; elle constitue les cinq sixièmes du poids du corps humain. Elle est remarquable par son pouvoir dissolvant, par la propriété qu'elle possède de s'unir à presque toutes les matières liquides, gazeuses et solides ou de s'emparer de ces matières pour former des composés liquides homogènes nommés solutions. C'est pourquoi l'eau tout à fait pure est à peu près inconnue dans la nature, les eaux naturelles étant ordinairement modifléesparla présence de matières étrangères. L'eau pure s'obtient artificiellement par la distillation. — L'Ucéan est le grand réceptacle de toutes les matières solubles, provenant des terres traversées par les eaux courantes, qui y transportent continuellement les substances qu'elles dissolvent, en traversant les roches stratifiées de la croûte terrestre. Les eaux de mer varient quelque peu de composition, elles contiennent une moyenne de 34 parties de matières solides pour 1,000 parties d'eau de mer. Sur 100 parties des matières salines qu'elles tiennent en solution, on calcule qu'il y a de 78 à 80 parties de chlorure de sodium ou sel marin, "2 parties de chlorure de potassium, 7 ou 8 parties de chlorure de magnésium, environ 7 parties de sulfate de magnésie et 3 ou 4 parties de sulfate de chaux. Il faut y ajouter des quantités très minimes de brome (sous forme de bromures), d'iode, de Uuoi-, de phosphates et de borates. Elles tiennent aussi en solution une petite quantité variable de

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carbonate 'de chaux, de matières siliceuses et des traces de divers métaux, comprenant, outre le ter et le manganèse, de l'arsenic, du cuivre, du plomb, de l'argent et de l'or. — Cavendish et Watt (1781-'4) démontrèrent que l'eau se compose de 8 parties d'oxygène pour une partie d'hydrogène ; Lavoisier la décomposa en gaz oxygène et hydrogène en 1783 ; Nicholson et "Carlisle en ISuO (au moyeu d'une batterie voltaïque) ; Grove en 1S16 Pour les progrès subséquents. (V. S.). — Buveur d'eau. (Voy. Buveur.) — Jeûner au p.\iN ET A l'eau, ne manger que du pain et ne boire que de l'eau. Dans un sens analogue, mettre un PRISONNIERAU PAIN ET A l'eAU.

— Bompre l'eau a un cheval, interrompre un cheval quand il boit, l'obliger à boire à diû'érentes reprises. — Prov. Il ne vaut pas l'eau QU IL BOIT, se dit d'un homme qui ne vaut guère, et principalement d'un valet qui manque d'idlelligence et d'activité. — Il n'y a pas de l'eau a boire. CVoy. Boire). — Mettre DE l'eau dans son VIN, SB modérer SUT quelque affaire , sur quelque prétention , montrer moins de chaleur, d'animosité, etc. — Il se noierait dans un verre d'eau, il est si malheureux ou si malhabile, que le moindre accident est capable de le perdre. — Prov. et fig. C'est une tempête dans un verre d'eau, se dit d'un grand tumulte qui se produit pour une petite cause ou dans un petit cercle. — Il n'est pire eau que l'eau qui dort, les gens sournois et taciturnes sont ceux dont il faut le plus se délier. — Ces deux personnes se ressemblent comme deux gouttes d'eau, elles se ressemblent parfaitement. — C'est le feu ET l'eau, se dit de deux choses tout a fait contraires, de deux personnes qui ont de l'aversion l'une pour l'autre, ou qui sont d'opinions, de caractères fort opposés. — Mar. Faire de l'eau, se pourvoir d'eau bonne à buire. Faire eau, se dit d'un navire où l'eau entre par quelque ouverture faite à la carène.

— Voie d'eau, Ihs deux seaux d'eau que porte un homme. Mar. Ouverture accidentelle faite à la carène d'un bâtiment, et par laquelle l'eau entre. — Eau rougie, eau mêlée d'une petite quantité de vin rouge. — Eau ferrée, eau dans laquelle on a éteint un fer rouge, ou dans laquelle on a mis en dissolution des matières ferrugineuses. — Eau panée, eau dans laquelle on fait tremper du pain grillé, pour en ôter la crudité, et pour la rendre plus nourrissante. — Eau battue, eau que l'on a versée plusieurs fois d'un vase dans un autre. — Eau de savon, eau dans laquelle on a fait dissoudre du savon. — Eau d'empois, eau dans laquelle on a mis de l'empois. — Eau de riz, eau d'orge, eau dans laquelle on a fait bouillir du riz, de l'orge. — Eau lustrale, eau dont les païens se servaient pour faire des lustralions ou des ablutions, et qui n'était autre chose que de l'eau commune dans laquelle on avait plongé un tison ardent pris au foyer des sacrifices. — Eau baptismale, eau dont on se sert en donnant le sacrement de baptême. — Porter de l'eau a la mer, a

LA RIVIERE, ou PORTER l'eAU A LA MER, etc,

porter des choses en un lieu où il y en a déjà une grande abondance. On dit de même,

c'est porter de l'eau a la mer, A LA RIVIÈRE, QUE DE DONNER A UNE PERSONNE TRÈS RICUE.

C'est une goutte d'eau dans la mer, c'est ajouter fort peu a une grande abondance. — Il

retrouverait pas de l'eau a la RIVIÈRE, se dit

d'une personne malhabile qui ne trouve pas les choses les plus faciles à trouver. — Ce

FRUIT, CE RAGOUT, etC, NE SENT QUE l'eAU, il

ne sent rien, il est insipide. — Pluie : le temps, le vent est à l'eau. — Mer, rivière, lac, étang : se jeter à l'eau; tomber dans l'eau. — Eau douce,

MARIN d'eau douce, MÉDECIN d'eAU DOUCE. (Voy.

Doux.) — Poisson de donne eau, poisson qui ne sent point la bourbe, la vase. — A fleur d'eau, au niveau de la surperficie de l'eau. — Revenir sur l'eau, rétablir sa fortune, re-

EAU

couvrer du crédit, rentrer en faveur. Dans le même sens, revenir a fleur d'eau. — Les

EAUX SONT grandes, GROSSES, HAUTES, etC, los

eaux des rivières sont grandes, etc. : pendant les grosses eaux. — Les eaux sont basses, il y a peu d'eau dans les rivières. — Les eaux sont basses, il reste peu de vin, de liqueur dans le tonneau, dans la bouteille. — Les eaux sont basses chez un tel, l'argent commence à lui manquer. — Prov. et fig. Battre l'eau avec UN BATON, se donner beaucoup de peine, sans espoir raisonnable de succès. C'est battre l'eau, c'est prendre une peine inutile. — C'est un coup dans l'eau, un coup d'épée dans l'eau. (Voy. Coup.) — Nager entre deux eaux, se dit d'une personne qui, entredeux factions, entre deux partis, se conduit de manière à les ménager l'un et l'autre. — Tomber dans l'eau, manquer, n'avoir pas lieu : ce projet est tombé dans l'eau. — L'entreprise, l'affaire est allée a vau-l'eau, est a vau-l'eau, elle n'a pas réussi, on n'en espère plus rien. — Nager en grande eau, en pleine eau, être dans l'abondance, jouir d'une grande fortune, se trouver dans de grandes occasions d'avancer ses affaires. — Il faut laisser couler l'eau, il faut laisser aller les choses comme elles vont, et ne point s'en mettre en peine. — Il passera

BIEN de l'eau sous LES PONTS ENTRE CI ET LA, OU

d'ici a CE TEMPS-LA, SB dit en parlant d'une chose qu'on croit ne devoir pas arriver sitôt.

— Faire venir l'eau au moulin, procurer à soi ou aux siens des avantages, du profit, par son industrie, par son adresse. — Pécher en eau trouble, se prévaloir du désordre des affaires publiques ou particulières, pour en tirer son profit, son avantage. — Etre comme LE POISSON DANS l'eau. Se trouvep bien, être a son aise en quelque lieu. Etre comme le poisson HORS DE l'eau, être hors du lieu où l'on voudrait être. — Tenir quelqu'un le bec dans l'eau, le laisser toujours dans l'attente de quelque chose qu'on lui fait espérer; le tenir dans l'incertitude, en no lui donnant pas de réponse positive. — ^ Tant va la cruche a l'eau qu'a la fin elle se casse, qu'enfin elle se BRISE. (Voy. Cruche.) — Mar. Les eaux d'un navire, la trace qu'un navire laisse après lui à mesure qu'il avance. Un bâtiment est, se tient, SE met dans les eaux d'un autre, il gouverne ou il entre dans le même sillage; de même,

PRENDRE, suivre LES EAUX d'uN BATIMENT, etC.

— Humeur ou sérosité qui se trouve, qui se forme dans le corps de l'homme ou de l'animal : les vésicatoires font des ampoules pleines d'eau. — Prov. L'eau vient a la bouche, cela FAIT venir l'eau A LA BOUCHE, se dit d'uiie chose agréable au goiit, et dont l'idée excite l'appétit quand on en parle ou qu'on en entend parler. Fig. Cela se dit aussi de tout ce qui peut exciter les désirs : ce que vous avez dit sur les avaiitages de cette entreprise, lui a fait venir l'eau à la bouche. — Par exag. Fondre EN EAU, verser des larmes en abondance.

— Méd. Les eaux de l'amnios, liquide qui est exhalé par l'amnios et qui environne le fœtus, pendant toute la durée de la gestation : cette femme accouchera bientôt, les eaux ont percé.

— Art vétér. Eaux aux jambes, maladie qui attaque les pieds des chevaux, et qui consiste en un suintement de sérosités à travers la peau de ces parties. — Sueur : l'eau lui dégouttait du visage. — Suer sang et eau, faire de grands efforts, se donner beaucoup de peine; souffrir beaucoup, éprouver un grand déplaisir de quelque chose. — Urine : tâcher de l'eau. — Il n'y fera que de l'eau claire, QUE DE l'eau toute CLAIRE. (Voy. Clair.) — Liqueur artificielle, obtenue, extraite de quelque substance par expression, distillation ou décoction, ou composée de différents sucs : eau de plantain; eau vulnéraire. — Se dit de certains produits, de certaines préparations chimiques : eau régale; eau mercurielle. — Suc, en parlant de quelques fruits, particulièrement de la pèche et de la poire : cette

EAU

pêche, cette poire a une bonne eau, une eau fort agréable, a beaucoup d'eau. — Lustre, brillant qu'ont les perles, les diamants et quelques autres pierreries : ces diamants sont de la première eau. — Donner eau a un drap, a un chapeau, lui donner du lustre. — Couleur d'eau, couleur bleuâtre qu'on donne au fer poli : il faut mettre ces pistolets, ces éperons en couteiir d'eau. — Vert d'eau, couleur vert-clair. — *v Argot. Eau de moules, absinthe coupée avec beaucoup d'eau, ainsi appelée à cause de sa ressemblance de couleur avec l'eau des moules cuites. — Eau d'aff, eau-de-vie. — 'Eau bénite, eau qui se bénit dans l'église, les diniani-hes, avec des cérémoniesparticulières, et plus solennellement à Pâques et à la Pentecôte. — w Nom donné à une préparation composée d'eau de chaux, de sassafras et de réglisse. — 'Faire l'eau bénite, faire la cérémonie de la bénédiction de l'eau. — Eau bénite de cour. (Voy. Bénit.) — Eau blanche, eau dans laquelle on a jeté du son pour la faire boire aux chevaux. Méd. Liqueur blanchâtre et slyplique, formée d'un mélange d'extrait de Saturne (16 gr.) et d'alcool (HO gr.) par litre d'eau. On dit aussi eau de Goulard ou eau de Saturne. C'est un résolutif que l'on emploie en collyre ou en lotions sur les surfaces prurigineuses et dans les entorses, les ecchymoses et les contusions.— »» Eau de Cologne, alcool parfumé avec des huiles essen- Lielles. Celle eau fut d'abord fabriquée à Cologne, au xvii" siècle par un Italien nommé Feminis et, après lui, par une famille d'Italiens nommésFarina. Le membre le plus célèbre de cette famille fut Giovanni-Maria (Jean- Marie) Farina, qui vécut aucoramencementdu xvin" siècle. — Eau de Luce, savon liquide obtenu en mélangeant un peu d'huile d'ambre et de baume de Giléad avec de l'ammoniaque. C'est un remède contre les morsures des animaux venimeux. — Eau mère. (Voy. Mère.) — Eau minérale. (Voy. Minéral.) — Eau seconde, acide azotique étendu d'uni tiers il'eau. — Eau sédative. (Voy. Sédatif.) — Service des eaux, Les anciens reconnurent de bonne heure la nécessité d'amener à leurs grandes villes des eaux potables prises à des sources voisines. Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit à notre article Aqueduc; nous rappellerons seulement que les nations modernes ont donné une grande importance au service des eaux. Pendant les grandes chaleurs de l'été, le total de l'eau distribuée à Paris, tant pour le service des particuliers que pour le service de la voie publique et de l'arrosage, s'est élevé à 337,160 mètres cubes par jour. Dans ce total, les eaux de sources ou de dérivation figurent pour 247, y64 mètres cubes. Le canal de l'Ouï cq en a fourni Ho,13-'J; les sources de la Vanne, 100,000; les sources de la Dhuis, 22,277; l'aqueduc d'Arcueil, 2,703 ; le puits artésien de Passy, 6,378; le puits artésien de Grenelle, 346; enfin, les sources de Belleville et des Prés-Saint-Gervais, 72,ï. L'eau de la Seine, pompée par des machines à vapeur, a apporté un contingent de 40,047 mètres cubes par jour. De son côté, la Marne a donné 49,349 mètres cubes d'eau à l'approvisionriement quotidien. — Législ. « Une loi du 19-22 juillet 1791 avait donné aux maires pouvoir sur les subsistances et sur les matières qui affectent la salubrité et le droit de réglementer la distribution de l'eau à ces deux points de vue. Un décret du 5 sept. 1878 a institué, sous la présidence du ministre des travaux publics, une commission supérieure pour l'aménagement et l'utilisation des eaux. Cette commission, composée de quarante-huit membres, se réunit sur la convocation du ministre des travaux publics, avec l'assentiment duquel elle procède à des enquêtes. Elle délibère sur les moyens de développer les irrigations et les dessèchements, d'accroître les forces motrices disponibles pour l'industrie, de prévenir les inondations, d'alimenter les

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