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ECUR
ECTHYMA s. m. [è-kti-ma] (gr. ekthuma, éruption). iMéd. Eruplioii cutanét-, oaractéi'ispe par des pustules larges, plates, arrondies, peu nombreuses, mais assez volumineuses, ordinairement discrètes, à base rouge et enflammée, donnant lieu à une suppuration, iY laquelle succèdent des croiitt's brunâtres, plus ou moins épaisses et adhérentes, qui tombent le plus souvent en laissant des taches rougeàtres, dont le centre est occupe par une petite cicatrice. L'ecthyma se montre surtout au.x épaules, au cou, à la poitrine et aux membres. On le traite en soignant l'état général au moyen de dépuratils et ensuite de bains alcalins ou sulfureux.
ECTOCARPE s. m. (gr. ektos, dehors; karpos, fruit). Bot. Genre d'algues marines, semblables à des conferves, comprenant une vingtaine d'espèces habitant toutes les zones tempérées. Son nom lui vient de ce que les conceptaclcs sonlinsérésle longdesrameau.x.
ECTOCARPE, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte àl'ectocarpe. — s. f. pi. Bot. Tribu d'algues marines, famille de fucacées, ayant pour type le genre ectocarpe.
ECTOPAGEs. m. (gr. ektos, au dehors; pageis, réuni). Tératol. Monstre double, dont les deux corps sont réunis latéralement sur toute l'étendue du thorax, à partir de l'ombilic.
ECTOPIE s. f. (gr. ek, hors de; topos, lieu). Chir. Luxation, déplacement, situation anomale d'un organe, qui se présente chez les fœtus monstres.
ECTOSPERME s. m. (gr. ektos, en dehors ; spernia, gi'amc). But. Genre d'algues. Synon. de VAUcnÉiuE.
ECTOZOAIRE s. m. [è-kto-zo-ê-re] (g. ektos, hors de; ;ooï7, animal). Entom. Nom donné aux parasites qui vivent à la surface extérieure du corps de l'homme. Paroppositiun à Entozo.mre.
ECTROMÈLE s. m. (gr. ektrôô, je fais avorter ; melus, membre). Méd. Genre de monstres, de la famille des eclromélicns, caractérisés par l'absence totale ou presque complète des membres thoraciques ou abdominaux. Parmi les cas célèbres, on peut citer le peintre Ducornet, qui, privé de bras, peignait admirablement avec ses pieds et s'en servait avec une adresse merveilleuse.
ECTROMÉLIE. Méd. Conformation anomale des ectromèles.
ECTROMÉLIEN, ENNEadj. Méd. Qui a rapport ou ressemble au genre eetromèle. — s. m. pi. Famille de monstres, ordre des autosites, classe des monstres unitaires. Se distinguent par l'avortement plus ou moinscomplet d'un ou de plusieurs membres, sans s'écarter ou s'écartant peu de l'ordre normal pour la structure du tronc.
' ECTROPION s. m. (gr. ektropion ; de ek, hors de, et trepein, tourner). Méd. Renversement des paupières en dehors. Dans le langage ordinaire, on dit Braillement.
ECTROTIQUE adj. (gr. cktrôtikos; de ektrôô, je fais avorter). Méd. Abortif ; qui fait avorter.
— MÉTHODE ECTROTIQUE, procédé de cautérisalion qui a pour but de faire avorter les pustules de la variole, du zona et de l'érysipèle.
— s. m. Substance ectrotique.
* ECTYPE s. f. (gr. ek, hors de ; tupos, type). Antiq. Copie, empreinte d'une médaille, d'un cachet ; copie figurée d'une inscription. (Vieux.)
* ECU s. m. (lat. scutum, bouclier). Espèce de bouclier que portaient autrefois les cavaliers : combattre avec la lance et l'écu. — Blas. Figure de ce bouclier, sur laquelle se peignent les armoiries : l'écu de France. — Nom d'une monnaie ancienne d'argent ou d'or : c'tu blanc; écud'orausoleil. — En termes décompte.
Valeur de trois francs : il a mille écus de rente. — Fam. Mettkekcusur écu, thésauriser.
— C'est le père aux écus, se dit d'un homme qui a beaucoup d'argent comptant. — Par exag. Avoir des écus a remuer a la pelle, être fort riche. — N'avoir pas un écu vaillant, être fort pauvre. — Les vieux amis et les vieux Écus SONT les meilleurs, OU plus brièvement, VIEUX amis, vieux écus. — Voici le reste de NOTRE Écu, et plus ordinairement, voici le RE.sTE DE NOS ÉCUS, sc dit, en plaisantant, d'une personne qu'on voit arriver dans une compagnie. — Ecu d'or, ancienne monnaie d'or qui a eu diverses valeurs selon les temps et les pays : l'écu d'or a valu le plus ordinairement cent quatorze sous. Par opposition, on appelait l'écu d'argent Ecurlanc— Ecu-quart, aucienne monnaie do compt(^ valant soixantequatre sous : on payait les cpiccs de messieurs du parlement en écus-i/uarls. — Quart d'écu, ancienne monnaie d'argent qui valait d'abord quinze ou seize sous et qui, plus tard, en a valu souvent davantage : on ne voit plus de quarts d'écu. — w Astron. Ecu de Sodiewski, petite constellation de l'hémisphère austral.
— Chancell. Ordre de l'Ecu, fondé en 13G9 par Louis II, duc de Bourbon, et conféré aux principaux seigneurs de sa cour réunis à Moulins, comme témoignage de leur affection et de leur dévouement. Celte décoration était un écu à champ d'azur, avec une bande d'or ou de gueules transversale, sur laquelle était l'inscription : Allen. Il fut plus tard réuni à l'ordre de Bourbon ou de N.-U.-du-Chardon.
— Enlom. Seconde partie du thorax des insectes.
" ÉCUBIER s. m. Mar. Trou rond percé à l'avant d'un bâtiment pour y faire passer les câbles : il y a ordinairement deux écubiers de chaque côté de l'étrave.
' ÉCUEIL s. m. [é-kcul;/mll.](lat.«co])!(/»s. rocher). Rocher dans la mer ; ceport est fermé par des écueils. — Fig. Chose dangereuse pour la vertu, l'honneur, la fortune, la réputaLiun, etc. : te monde est plein d'écueils.
ECUEILLÉ, ch.-l. de cant., arr., et à 44 kil. N.-U. de Cliâteauroux (Indre), sur la Tourmente;; 1,966 bab.
•ÉCUELLE s. f. [é-kuè-le] (lat. scutella). Petit vase rond et creux, d'argent, d'étain, de bois, de terre, etc., qui sert le plus communément àmettre du bouillon, dupotage, etc. : laveuse d'écuelles. Dans celte locution, éeuelles se prend pour toutes sortes de vaisselles. — Rogner l'écuelle a quelqu'un, lui retrancher de sa subsistance, de son revenu. — Cela est
PROPRE COMME UNE ÉCUELLE A CHAT, SB dit de
quelque chose de sale. — Il a bien plu dans SON ÉCUELLE, Se dit d'une personne à qui il est arrivé beaucoup de bien. — Il n'y a, dvns