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CHESTER. I. Ville d'Angleterre, cap. du Cheshire, à 30 kil. S.-S.-E. de Liverpool ; ; 7,105 hab. Située sur un roc élevé qu'entoure presque enlièremeiit la Dee, elle est enveliippée par un système de murailles et de tours ([ui présente le spécimen d'anciennes forlilica lions le plus completderAn;.'lelfrL'e. Dans la ville se trouvent des maisons en bois, d'un âfre vénéralile, et parmi elles, l'intéressante maison Stanley, à belles sculptures et à trois pif.'Mûns. lieniarquable cathédrale gothique, pleine de souvenirs historiques; école de grammaire fondée au temps de Henri VUI. Cordapes, toiles à voiles, peinture, plomb, fil, g-ants et tabac. Cabotage. Lai. b3" 11' 26" iN. Long. 0° 73' 4i" 0.— 11. Ville de Pennsylvanie, sur la Delaware, à 22 kil. S.-O. de Philade'phie; 30.000 h. Elle fut fondée par les Suédois, en 1643.
CHESTERFIELÛ[tchèss'-t-fild]. Ville du Der-
byshire Angleterre), à la jonction de l'Hipper et du Ruther, à 30 kil. N. de Derby ; 13.242 bah. Belle é^'lise paroissiale gothique. Aux environs, se ti'ouvent des mines de charbon.
CHESTERFIELD (Philipp-Dormer-Stanhope,
qnulneiw Miiitu de), loid d'Anglelerre (l()i(4- 1,7.!). Kutambassadeur en Hollaiide(l728-'32), puis membre du Parlement. Ses LtHrM écrites à son fils ont été traduites en français par Amedée Renée, 1842, 2 vol. in-12.
• CHESTERFIELD Inlet, grande baie située au N.-U. du golfe ij'Hudson (Amérique anglaise); longueur 40J kil.; largeur 40 kil.
CHESTER-LE-STREET, village d'Angleterre, sur une route militaire romaine, à 9 kil. ÎS. de Duihani ; 7.000 hab. Son église paroissiale est une imposante construction gothique.
•CHÉTIF, IVE adj. [ché-tilï] (lai. captiviis, caiilif). Vil, méprisable : une chétive créiUurc ose-t-ellc s'unorijuciUir '! — Ua.u\ais, qui n'est pas de la bonté, de la qualité dont il devrait être dans son genre : une chH'we recrue de soldats. — Petit, maladif: enfant diétif.
* CHÉTIVEMENT adv. D'une manière chétive.
CHÉTODON s. m. rché-to-don] (gr. chnitè, crin; oilnus, dent). Icht. Genre de poissons acanlhopterygi-nssquiimipennes, comprenant une soixantaine d'espèces exotiques, dont les
ChétodoD à bec (Cbœtodon roslr.itus).
dents sont déliées comme des crins. Los chélodons abondent sur les rivages rocheux des mers tropicales; ils brillent des plus éclatantes couleurs, parmi lesquelles donnnenl le noir, le bleu, le vert et le jaune. Leur chair est «aine ut de bon goùl. Le chétodon à bec {chxtodon rostratus), de J.iva, est remarquable par la faculté (ju'il possède de lancer, par son bec allongé, des gouttes d'eau pour faire la chasse aux insectes qui se posenl sur les piaules marines.
CHÉTOPODE adj. [ché-] (gr. chaité, soie ;
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pous, podos, pied). Annél. Qui a des soies pour pattes. — s. m. pi. Tribu d'annélides dont les pattes sont constituées par de petits poils inarticulés.
CHEULARD adj. (altération de gueulard).
Gourmand, ivrogne.
CHEVAGE s. m. (rad. chever). Action de donner au verre ramolli par la chaleur la forme d'un moule.
CHEVAGNES ou Chevannes, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N.-E. de Moulins (Allier); 1,117 hab.
* CHEVAL s. m. (lat. caballus). Mamm. Genre unique de la famille des soiipèdes, ordre des pachydermes (Cuvier), comprenant sept espèces :1e cheval proprement dit, l'une, Vhémippe, Vliémione, le daw, le zèbre et le r.ouagga. — Espèce type de ce genre, presque partout réduite en domesticité et qui sert à l'homme de monture et de bête de trait. — A cheval! se dit ellipliq. pour : Montez à cheval : à cheval, messieurs, à cheval. — Monter à cheval, signilie quelquefois : se promener achevai, prendre l'exercice du cheval. — Bon homme de cheval; humilie qui sait manier un cheval. - Bel homme de cheval, homme qui a bonne grâce à cheval. — Monter à cheval, signifie quelquefois, apprendre à monter à cheval : il a monté à cheval sous un tel. — Mettre quelqu'un à cheval, lui enseigner l'équitalion. — Aux enseignes des hôtelleries, on met ordinairement : Un tel loije à pied et à cheval , ou : Bon loyis à pied et à cheval , pour indiquer qu'on y reçoit les voyijgeurs qui vont à pied et ceux qui vont à cheval. — Prov. Après bon vin, bon cheval, quand on a un peu bu, on fuit aller son cheval meilleur train; el, figurément, (piand ona unpeu bu,on est plusbardi. — L'œil du maître enyraisse le ehev il , quand le maitre va voir souvent ses chevaux, les valets en prennentplus de soin. — Fig. Quand on surveille soi-même ses aliaires, elles en vont mieux. — Fièvre de cheval, lièvre violente. — Médecine de cheval, comme pour un cheval, médecine très forte. — Il n'est si bon cheval qui ne devienne rosse, il n'y a point d'hûiniUB si robuste, si vigoui'eux, ou d'un esprit si fort, qui ne s'aliaihlisse par l'âge. — Il n'est si bon cheval qui ne bronche, il n'y a point d'homme si sage, si habile, qui ne fasse quelquefois des fautes, qui ne se trompe quelquefois. — A cheval donné, on ne regarde point à la bouche ou à ta bi ide, quand on reçoit un présent, il ne faut pas le déprécier. — Changer, troquer son cheval borgne contre un aveugle, changer, par méprise, une chose délectueuse contre une autre plus défectueuse encore. — Ces! son i heval de bataille, son grand cheval de bataille, se dit de la chose dont (juclqu'un s'appuie le plus lor- Icmenl. - Il est bon cheval de trompette, il ne s'étonne pas du bruit, se dit d'un hunime qui ne s'elfraye pas de menaces, qui ne s'émeut pas de ce qu'on lui dit, soit pour l'intimider, >in[ pour l'embarrasser. — C'est un cheval pour le travail, c'est un homme qui travaille beaucoup.— C'est un cheval, se dit d'un homme slupide, grossier, brutal. — C'est un cheval cchap})é, se dit d'un jeune homme qui est emporté, el qui se soustrait à lubéissance, à la discipline. — Brider son cheval par la queue, s'y prendre maladioilement et à contre-sens dans une allaire. — Il liiit toujours bon tenir son cheval pur la bride, ii fait bon être maître de son bien, d'une allaire où l'on a intérêt. — Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, prendre des précautions quand le mal est arrivé, quand il n'esl plus temps de l'éviter. — Ecrire à quelqu'un une lettre à cheval, lui écrire avec hauteur, avec menace. — Monter sur ses grands chevaux, pi'endre les choses avec hauteur, mettre de la fierté, de la sévérité dans ses paroles. — Trouver sous le pas d'un cheval, trouver facilement, sans peine ; Croyez-vous que 100,000 fr. se trouvent sous le
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pas d'un cheval?— Etre mal à cheval, être raal dans ses affaires. — Etre à cheval, se dit nar ext. de celui qui est monté sur quelque autre animal qu'un cheval, et inCmo d'une iiersonne qui se tient jambe deçi'i, janihc delA sur une poutre, une muraille, etc. — Etre ù cheval sur quelque chose, s'en prévaloir, ou n'en pas démordre, y revenir sanscesse.— Tirer un crimi el à quatre chevaux, écartelcr un criminel, en allachant ciiacun de ses membres à un clicviil, et faisant tirer les quatre chevaux chacun do son côté en même temps : autre/ois on liniit à qiuitre chevaux les criminels de lèse-majesté au premier chef. — Cheval marin, animal fabuleux, qu'on représente ayant le devant d'un cheval el le derrière d'im poisson, tel qu'on en voit sur certaines médailles, et dans' certains ornements d'architecture el de peinlure.
— Cheval fondu, iau où plusieurs ent'anls sautent l'un après l'autre sur le dns d'ini d'enire eux. qui se lient courbé, imilanl un cliev.il.
— Cheval de bois, ligure de bois (|ui ressemble à peu près à un clievjil, cl sur l.iquello on apprend à voltiger. S'est dit aussi d'une pièce de buis placée sur des Ircte.nix, et taillée en arête, dont on se servait autiefois pour punir drs soldats. — Le cheval de Troie, vaste cheval de bois, où se cachéreiil et d'où sortirent, à la faveur de la nuit, les Grecs qui saccagèrent la ville de ïioie. — A>lroii. Petit Cheval, constellation de rhémisphèio septentrional. — Arl milil. Etre à cheval sur un Jleuve, sur une rivière, se dit d'une armée qiii a dos troupes sur l'une et sur l'autre rive (l'un lleiive, etc. On dit dans un sens analogue : èti-e, se mettre à cheval sur une roule. — Cheval de frise, gro.sse pièce de bois longuo dédis à douze pieds, traversée en sens divers par des pieux pointus el ferrés aux extrémités, pour défendre une brèche, ou pour couvrir un hatuillon contre la cavalerie. — Teclinol. Cheval-vapeur ou simplement : cheval, unité coiivenlioiinelle employée pour év.iliier la puissance motrice des machines à v^q e ir, et roprésenlaiiL la force capable d'élever (lar seconde un poids de 75 kil. ;'i la liaiiteui- d un mètre : machine à vapeur de vingt chevaux. — «»■ Algol. CuKVALOEiiEToun, cou laiiiné conduit au bagne pour la seconde fois. — Chevaux a DOUBLE SEMELLE, jauibcs. — E.NCYCL. Lcs animaux du genre cheval portent six incisives à chaque mâchoire, et six molaires à couronne carrée ; leurs incisives ont, pondant leur jeunesse, la couronne creusée d'une fossolle. Les mâles ont, de plus, deux pelilcs canines a la mâchoire supérieure et quelipiefuis à toutes les deux. Entre ces canines et la pieinière molaire se trouve un espace vide très sensible qui répond à l'angle des lèvres el où l'on place le mors. Les mamelles sont enlre les cuisses. — Le cheval [iioprement dit («^'/îo/s caballus, Lin n.) est prubalilemenl originaire de l'.Vsie centrale ou de la partie de l'.Afiiqiie septentrionale qui est adjacente à laiNi.bieet à l'Aliyssiiiie. On trouve encore des chevaux sauvages dans le nord de r.\sie ; ceux ipii errent dans les déserts du centre de r.\iiiérique descendenl d'individus autrcl'ois dumcsti([ues. Ils vivent par grandes troupes, conduites dans leurs courses vagabondes el dans leurs combats, par un vieux mâle, au(pi(l sa lorce supérieure et son courage ont donne la position de chef, etquiesl paciliquement remplacé par un autre quand ses forces commencent à baisser. Au moindre danger, les chevaux serrent leurs rangs cl forment un cercle, présentant de toutes parts des sahots menaçants lournés vers l'ennemi, qui est ordinairement un grand carnivore. Les chevaux sauvages, tels qu'on les trouve aujouid li;ii en Amérique, sonlgéiiéralcment plu^ pel.ts mais plus niusculeux que les chevaux domesli(|iies; leurs couleurs sont moins variées, leurs membres plus solides, leur tète plus large, leurs oreilles plus longues et moins dressées, leur crinière plus toulTue, leurs flancs plus lisses,
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leurs snliots plus petits et plus pointus. T^e cheval sauvog.^ ou mvstanj est facilement réduit en domesticité, même lorsqu'il est pris
adulte. Les Indiens de l'Améi-ique sont très adroits à prendre les chevauv saiivag-es dans les [irairies et les pampas au moyen de lassos; et la principale richesse de plusitjurs tiibus consiste dans leurs troupeaux de ces animaux, qui errent sans aucune surveillance apparente. Les chevaux sauvages sont si nombreux on Australie que leurs troupeau.\ ravagent les champs et les plantations; on scst vu dans la nécessité de les classer dans la catégorie des animaux nuisibles que chacun peut détruire. — La domestication du cheval, qui est devenu le compagnon le plus fidèle et le plus dévoué de l'homme, après le chien, est due probablement aux Thessaliens (voy. Cen- TAunu). Ce bel et noble animal s'est rendu utile dans les travaux de la guerre, de l'agriculture, du commerce et des arts. — Salomon possédait 40,000 chevaux d'attelage et 12,000 chevaux de cavalei'ie (1014 av. J.-C.; I, lîois, IV, tiO). Pour d'autres détails historiques, voy. notre article C.^vALEniE. Les anciens ne fei'raient pas leurs chevaux ; mais pendant les longues marches, ils enveloppaient leurs sabots avec des sortes de chaussures en cuir, pour pi'évenir l'usure de la corne. L'usage des l'ers ne fut d'abord connu que des peuples appelés burhares. Ces peuples durent en grande partie leurs succès à la supériorité de leur cavalerie /'«iT^e; mais les l'ers furent pendant longtemps encore appliqués seulement aux chevaux de guerre ; les autres chevaux étaient ferrés dans les moments de gelée. — En esclavage, le poulain tète six à sept mois. On sépare les sexes à deux ans ; on commence leur éducation un peu plus tard; on ne les monte guère avant quatre ans et ils sont alors en état d'engendrer. La jument porte onze mois. Accoufilée avec un âne, la jument produit le mulet. Le produit du cheval et de J'ânesse est appelé bardot. — Age du cueval. L'âge du cheval se connaît surtout aux incisives. Les dents de lait commencent à pousser quinze jours après la naissance; les mitoyennes sont remplacées à deux ans et demi ; les deux suivantes, un an plus tard; et les deux extrêmes, appelées coins, à quatre ans et demi. Toutes ces dents, à couronne d'abord creu-ip, perdent [letità petit cet enfoncement par la détrition. A sept ans et demi ou huit ans, luus les crcut sont effacés, et le cheval ne marque plus. Les canines intérieures viennent a. tiois ans et demi ; les supérieures à quatre ; elles restent pointuesjusqu à six ; elles eoiiiinencent k se déchausser k dix ans. — La durée de la vie du cheval est de 25 à ;J0 ans. — Parties EXTéninuREs du cheval. Les parties extérieures du cheval se divisent en : i" Avaiittnuin, qui comprend la tête, l'encolure, le parmi, le» épaules, le poitrail et les membres extérieurs; i" Corfis, comprenant le dos, les reins, les côtes, le passa^-e des sangles, je ventre et les flancs; 3' Am&re-main, composée de la croupe, de la queue, des hanches, des cuisses, des fesses, du grasset, de la jambe, du jarret et des extrémités poslérieu-
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rcs. — Alutres du cheval, voy. AlbirfS. — UuiiES DU CHEVAL, voy. Eobc. — Races. Chaque pays produit des races particulières, en rapport avec le climat et les besoins de la région. — Chevaux de selle étraugers. En Arabie, nous trouvons un cheval remarquable par sa rapidité, sa patience et sa docilité (voy. Arahe). Les croisements de ce cheval avec'ics autro de toute taille et de toute constitution ont produit (le nouvelles races perfectionnées, aujourd'hui les plus estimées. Le cheval arabe se reconniiit i^ son chanfrein concave, à sa tète carrée, h son encoinre de cerf. Ses deux variétés sont le hoehlan'', arabe pur sang dont la généalogie est authentiquemeiil constaléi', et le hxdiscki, variété commune. La hauteur de ces animaux varie de 1 m, 4S à 1 m. b.S au garrot. Les principales races produites par le croisement de l'arabe , sont : le barba (voy. ce mot); le turc, un peu plus allongé et plus élevé de reins que l'arabe ; Ve&}iagnol, chargé de ganache , mais excellent pour le manège
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trauvôres de Suède, les hart-dravers de Hollande, les rissahs de Russie et surtout les trotteu rs d u Canada . — Chevaux d'attelage étrangers.
Cheval .trabe.
et la cavalerie ; Wmglo-iruUe, l'cnomnie pnnr sa vitesse. Les soins donnes en .Viiglelerre à l'élevagede cecheval, ontproduildescoui'"nrs renommés : mais ces animaux ne peurent, pour réléi;,ince, rivaliser avec l'arab ■■ ; la dureté de leur li'ot a fait adopter la manière de monter dili; à l'anglaise. L'anglo-arubc deicend dirertrinent, dit-on, de l'arabe ; il est
I (Ir course angluis.
probable qu'il a subi des croisements ; il se dislingue du cheval anglais ?)Mr sang, de sang. de demi-sang et de guart de sang, suivant que les croisements l'éloignent moins ou plus du type arabe. Le pur sung n'a pas de lival sur le turf; mais il manque d'étolfe. Sa haubur Varie de ■! m. .'iS â 1 m. 64. Le dvwi-sang ou cheval de chasse [huntar], plus éloU'é, é;.'alemenl rapide, mais beaucoup plus résistant à la fatigue, mesure de 1 m. .ïl à I m. 00. Parmi les autres chevaux de selle produits par l'Angleterre, on distingue le poney, qui n atteint pas f m. 40 au garrot. Sa subiiélé, sa vigueur et sa rusticité le rendent précieux. On rencontre ces miniatures de chevaux particulièrement à Couhamara (Irlandc-Galway).dans les bruyères de l'Kcosse cl dans les lies Slu'U land, où ils sont à peine plus hauts qu'un gros chien. Leur corps robuste est couvert d'un poil long et touffu. Ce sont d'excellentes montures poui' les enfants. — Trotteurs étrangers. Il faut citer ceux du Norfolk (Angleterre), les
Poney do Sliellaiid.
Le c/cre?a)(d6(i(,mag;iirique race anglaise demisang, Cbt considère comme le type le plus parfait de ce genre de chevaux ; il se rencontre dans les comtés d'York, de Durhani, de Lincoln et de Norlliumberland. Les autres carrossiers les plus estimés sont \aschevanx du Nord (hanovrien, mecklerabourgeois, holsteinois et hollandais). Ce sont ordinairement de grands animaux d'un tempérament mou. . — Races fra.\çaises. Chevaux de selle. Nous avions autrefois deux races de chevaux de selle aujourd'hui déchues : le limousin et le U'ivarrais, navarrin ou pyrénéen (bigourdan, gascon, béarnais et ariég'ois). Le premier, svelte, élégant, ferme et ardent, était recherché par les grands seigneurs; le second était considéré comme le meilleur pour la cavalerie légère. La race limousine se reconstitue sous l'influence du haras de Pompadoiir; elle est légère, mais elle pèche par la taille. Les chevaux pyrénéens sont aujourd'hui plus ou moins croisés d'arabe. Le Midi produit les chevaux de la Camargue, employés surtout au dépiquage. Une grande partie de notre cavalerie légère se recrute aujourd'hui dans la partie montagneuse de la Bretagne. Le breton léger est intelligent, nerveux, énergique, doux, plein de feu. Sa taille est d'environ f m. .S3. Plus petit que le breton léger est le Udet breton, de 1 m. 40 à 1 m. iiO; il estordinairement alezan et va l'amble naturellement. C'est dans les environs de lîriec (Kinistère) qu'il s'est le mieux conservé. Les doubles bidets des arrondissements de Chateaiilin, de .Morlaix et de Brest fournissent d'excellents sujets pour la cavalerie légère. La race normande, autrefois admirable mais altérée au xvin" siècle, est mélangée depuis 1830, avec le pur sang anglais et a produit Vanglo-normand, cheval étoile, gracieux, musculeux sans lourdeur, ordinairement bai, et propre ci la selle ou à la voilure de luxe. Le Mcrlernull (Orne) produit surtout les anglo-normands de selle. Le petit c\\c\'a\ auvergnat Aa selle (1 m.43à 1 m. 47) est rustique et se rapproche do l'ancien limousin. — La France nourrit des races de petits chevaux que l'on peut assimiler aux poneys anglais. Ce senties brennoux, de la Brenne (Indre), hauts de 1 m. 10 à 1 m. 4.'i ; les landais (des Landes de Bordeaux), de 1 m. 20 à 1 m. 30; le corse, grêle, mais ardent et rustique. — Nos possessions africaines fournissent d'excellents chevaux de cavalerie légère. On distingue trois types principaux : \c rliceal du S(di(ira; si bien décrit par le général Danmas, sobre, robuste, bien proportionné, harmonieux dans toutes ses formes ; hauteur mo\enne : i m. 42; le barbe, un peu plus élevé (I m. 4.H), voy. Barde; et le elicval tunisien, grand (1 m. !i:l), bien pris de corps et vigoureux. — Chevaux d'attelage. Noire demi-sang anglo-normand, carrossier, rival du cleveland bai, mesure environ \ m. 60 au
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garrot. C'est un joli aiiiiiuil qui s'élève dans les |il:iines du Calvados et de la Manche; il est svelle, bien iuuscli'> el bien modelé. — Chccaux de trait li'rjer. iNul pa3s ne peut rivaliser avec kl Kranec pour la production des cbevau.x de trait léger. Noire pclilc race percheronne (I m. .S") il I m. GO), L'oiiéi-alemenl gris-pommelé, est le lypu le plus pur eu son genre. On l'élève à C'ourl.Jin (lîure-ol-Loir), Mondoubleau (Loir-et-Cber), Sainl-Calais (Sarllif), Bellesnic et Morlai-'ne (Orne). On l'emploie presque exclusivement à Paris au tirage des omnibus et dos voilures de inarcbandises à grande vitesse. Les chevaux bretons du Cnnqiict (Kinislére), sont moins fermes de membres. Le ciieval unknnuis est reclierché ))our le service de raitillene. La Normandie el la Corse produisent aussi des chevaux de trait léger. — Chevaux de gros trait. Notre race iotilonaise, type du cheval de gros trait, est unique au monde. Elle est répandue dans le Boulonais, la l-'landre, l'Artois, la Picardie el le pays de Caux. Taille de 1 m. .")8 à I m. 7». Elle est large el charnue, mais bien proportionnée el d'un caractère doux. Les chevaux de trait belges et hollandais sont des boulonais légèremenlniodiriôs. Nous avonsaussi en France la race bretonne do Léon (Finistère), rési^tante, vive el docile; \e f'rancvomioin, race robuste du Jura el du Doubs; el le poitevin (Vendée el Charente-Intérieure). — Viande de cheval. Les Celles sacrihaient à leurs dieux des chevaux qu'ils mangeaient ensuile; el cette cérémonie druidique se perpétua pendant longtemps après l'élabiissement du christianis^le; pour la faire cesser, les papes répandirent l'horreur sur la viande du cheval, que Grégoire III déclara » immonde ». Depuis cette époque, la viande du cheval insjiira une grande répulsion dans le monde chrétien et Ton n'en fil usage que dans les cas extrêmes, pendant les sièges ou en temps de famine. Le barron Larrey fut l'un des premiers à essayer de réagir contre le préjugé qui s'attache à l'hippopluigie; pendant les campagnes de l'Empire, il donna la viande de cheval aux blessés et aux malades et s'en trouva bien. 11 prouva par des expériences répétées que cette nourriture est saine quand la viande provient d'un animal qui se trouve dans de bonnes conditions. Lors de la retraite de Russie, les soldats allâmes n'eurent pas de nourriture plus recherchée que la chair des chevaux. Le préjugé reprit ensuite le dessus el l'on considéra celle viande comme étant bonne lout au plus en temps de famine. Pendant le second Empire, plusieurs partisans de l'hippophai-'ie cherchèrent à lutter contre les idées dominantes. Un établissement pour la viande de cheval fut ouvert à Paris le 9 juiljet 1866; il obtint de suite une certaine vogue el l'on vil bientôt des établissemenls de ce genre se créer dans divers quartiers de la capitale. Le siège de Paris amena le triomphe passager des viandes de cheval, de chien, de chat, de rat el d'aulresanimaux. Depuis celte Irisle époque, les Parisiens ont cessé d'êlre un peuple hippophage; mais il faut reconnaître que le peu d'estime que beaucoup de personnes manifestent pour les viandes de cheval, d'âne et de mulet que l'on débile dans les boucheries de cheval, est due uniquement à la mauvaise condition des animaux que l'on livre à la consommation. 11 est certain qu'un clieval sain, jeune, gras, peu fatigué par le travail, donne une chair supérieure à celle d'une vache fatiguée, comme on en vend à Paris sous le nom de bœuf. Mais la plupart des chevaux ou autres solipèdos abattus pour la boucherie ne sont pas dans de bonnes conditions; ce sont ordinairement de vieux animaux maigres, usés, malsains, bons seulement pour l'équarrissage. — La viande provenant d'un bon cheval ou celle de l'âne ou du mulet est aussi tendre que celle du bœuf, surtout quand on la fait mariner;
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elle est plus roug.: il plus coiirla. On l'accommode comme le bœuf : pot-au-feu, grillades, bifsteaks, cheval à lamode.elc. Le firasdu cheval produit une huile et une graisse jaunâlrc qui ne sont pas sans valeur au point de vue culinaire. — LégisL » En verlu du déiiet du 10 août {Soi, leiiouvelanl les prescriptions Contenues dans les anciens règlements sur la police du roulage, il ne peut être attelé : 1° aux voilures servant au transport des marchandises , plus de cinq chevaux, si elles sont à deux roues; plus de huit chevaux, si elles sont à quatre roues, ctsansqu'il puisse y avoir plus de cinq chevaux de file; '2" aux voilures servant au transport des personnes plus de trois chevaux, si elles sont à deux roues, el plus de six chevaux si elles sont à quatre roues. Les préfels peuvenlautoiiserunallelage exceptionnel lorsqu'il s'agit de transporter des objets d'un poids considérable. L'emploi des chevaux de renfort est aulortsê par ariêlés prélécloraux el les parties de roules où cet emploi est permis sont limitées par des poteaux placés i cet effet. En temps de neige ou de verglas les prescriplionsqui limitent le nombre de» chevaux d'allelage sont suspendues. Lesconlraventionsàces prescriptions donnent lieu à une amendede i)fr.à30 fr. (L. 30 mai ISbiart. 4). Le Code pénalpunitd'uneamende de (3 fr. à 10 fr. rflesconducteurâde voilures ou de bêles de charge, lorsqu'ils ont contrevenu aux règlements qui les obligent à se tenir constamment à portée de leurs chevaux el en état de les conduire ; 2° les personnes qui ont fait ou laissé courir des chevaux dans un lieu habité (art. 4:?)). Enfin la loi du 2 juillet ISiiU punit d'une amende de 5 fr. à i'â fr. ceux qui ont exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les chevaux ou autres animaux domestiques; ils peuvent en outre être condamnés à un emprisonnement d'un à cinq jours, el en cas de récidive, l'emprisonnement est toujours |U'ononcé. — Chevaux et mulets (conscription des). La loi du 1"' août 1874 ordonne qu'afin d'assurer l'exécution des réquisitions dans le cas où l'armée serait mise sur le pied de guerre, le recensement des chevaux ail lieu chaque année dans les communes. Le maire procède à ce recensement du l" au \o janvier, et il y comprend tous les chevaux et juments âgés de six ans et au-dessus, et les mulets et mules de quatre ans et au-dessus. L'âge des animaux se compte à partir du l" janvier qui a précédé leur naissance. Puis, chaque année, à des jours indiqués à l'avance, des commissions formées par le commandanl du corps d'armée procèdent, en présence des maires, à l'inspection et au classement des animaux recensés. Ceux qui sont reconnus propres à l'un des services de l'armée sont classésdanslesdiverses catégories adoptées pour la remonte. Sont exemptés de la réquisition : 1° les chevaux appartenant au chef de l'Etal; 2" ceux dont les fonctionnaires sont tenus d'être pourvus pour leur service ; 3° les chevaux entiers approuvés ou autorisés pour la reproduction; 4" les juments pleines ou suiléesd'unpoulain, ou notoirement reconnues comme consacrées à la reproduction; b" les chevaux et les juments n'ayant pas l'âge de six ans; les mulets el les mules audessous de quatre ans: les chevaux de l'administration des postes et ceux qu'elle entretient à son service par des contrats particuliers; 7» les chevaux indispensables pour assurer le service des transports en temps de guerre, notamment ceux des chemins de fer. Un tableaudesanimauxclassésestremisau bureau du recrulenientel un double reste déposé à la mairie. En cas de mobilisation de l'armée, les propriétaires reçoivent sans délai le prix des anira.iux requis. La valeur est lixée à l'avance par catégorie el reslimalion est accrue d'un quart pour les chevaux de selle et ceux d'attelage d'artillerie, sauf pour les chevaux
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entiers. Si, après l'avis donné pour la mobili- .salion, le propriétaire d'un chevul chiaso ne l'a pas conduit au lieu dési;.'né, la saisie peut être exécutée, et le délinquant est déféré aux tribunaux. S'il est condamné, il est frappé d'une amende é^ale i la moitié du \)vix lixé pour l'indomnile. Ceux qui na se conforment pas aux autres prescrinlioiisde lalui suiil passibles d'une amende de .'iu fr. à 1,000 fr. Enllii ceux qui oui fait sciemment de fausses déclarations sont frappés d'une amende de 200 à 2,00:). I.e placementm dépôt dosclievaux de l'armée chez les cultivateurs qui en font la demande est une mesure purement adminis- Iralive dont les conditions ont été réglées par l'instruction ministérielle du .J juillet 1861 Chevaux et voitures (Taxe sur les). Celte con- (ribulion exislc defiuis longtemps en .Vna-lolerre, comme taxe sompluaire elaussi comme contribution indirecte sur les transports. ICIIr; a été élablie en France par la loi du 2 juillet 1862; mais elle ne fut d'abord appliquée que pendant les années 1863, 1864 el fSGo En cllcl, le Corps législatif, dans sa séance du 22 juin 18tf.';, rejeta les articles du budget des recettes relatifs à cet iMi[iOt le(|uel «e trouva ainsi aboli à compter du l^f jamicf 1866. La loi du 16 scplombre 1871 décida que là lui do 1862 serait remise en vigueur et la taxe a élé rétablie à compter du !«' janvier 1872. Celte taxe fut de nouveau réglementée par la loi du ii juillet 1872, qui a été elle-même modifiée par celle du 22 décembre 1870. Voici le larif qui est actuellemenl en vigueur, en vertu de celle dernière lui.
ItCilUl) dEO) l(si|gtil)s II liril esl apiilialle.
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11 faut ajouter ;'i ces taxes cinq centimes par franc, pour le fonds de non-valeurs. La contribution est applicable seulement aux voilures suspendues servant au transport des personnes, aux chevaux geivant à atteler ces voitures et aux chevaux de selle. La ta.xe est réduite de moitié lorsque les chevaux et les voitures imposable* sont em|doyés haOiliicUeincnt pour le service de l'agncuilure ou d'une profession quelcomiue dunuant lieu au dioit de patente. Cependant certains palentables sont assujelis au droit enliei , et d'autres sont exempLs de toule laxe. Les voilures publiques soumises au droit de licence, sont exemptes de la laxe, ainsi que ies chevaux .-illectés à leur service. Voy. Voitl'hes. La laxe esl due pour l'année entière par celui qui au l^r janvier éluit en possession de l'objet imposable ; celui qui en devient possesseur dans le courant de l'année doit aussi payer la conlribution, à compter dii 1^' du mois dans lequel a commencé sa possession. Si le contribuable, en changeant de résidence, est devenu passible d'une taxeplusélevée que celle qu'il payait, il doit lexcédenl, à compter du \<" du mois dans lequel le changement a eu lieu. Les déclarations de changement de résidence doivent être faites dans le délai de 30 jours. Lorsque lecontribuable a plusieurs résidences, il paie la taxe la plus élevée pour les (dievaux et les voilures qui le suivent habiluellonient; et il est porté sur le rùle de la commune où il esl soumis à la contribution personnelle. En cas de non déclaration, ou de déclaration inexacte, les taxes sont doublées. 11 esl atlribué aux communes un vingtième du (iroduit de l'impôt sur les chevaux et voilures. D'après le tarif général de 18sl, le droit de douane à rentrée en France est de 30 fr. par cheval et de 18 Ir. par poulain. Ces droits n'ont pas été réduits par les trait-;s deconimcrce de Is8-. )> (Ch. y.) — Chevaux s. m. pi. Gens de guerre
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à cheval : escadron de deux cents chevaux ; détachement de mille chevaux. — Cbevaux-lé- GEns, vov. Chevau-léger.
CHEVAL DE BRONZE (Le), opéra comique en trois actes, représenté à Paris sur le théâtre de rOpéra-Comique, le 23 mars t83o, et à l'AcadomiP de musique (en 4 actes) le 21 sept. 18o7. Parole? de Scribe, musique d'Auber.
CHEVALEMENT s. m. Archil. Espèce d'élai qui seii à sunleiiir des parties de hâlimeut qu'on reiMoiid so;is œuvre.
* CHEVALER. v. n. (rad. cheval). Faire plusieurs ;ilKi'S et venues, plusieurs démarches pour uiie alldiic : il m'a l'ail clicvuter (vieux). — i\laii6::e. Se dit lorsque le cheval, marchanL par des pas de cûté, fait passer les jambes du dehors par-dessus celles du dedans. Dans ce sons, on dit aussi : chevaucher.— \. a.. Elaver avec des chevalements : cheviller un mur. — Kaii'o usag'e d'un chevalet; et alors il est latiIOl urulrt;, laulùt actif : les tanneurs, les loiroijrvrs chcvalenl les cuirs; les scieurs de l'Ciis 'hexnli'Vt.
•CHEVALERESQUE adj. Qui appartient à la chcvalciie ou qui tient de la chevalerie : hrafOioe chcKilen'S'/iiC.
CHEVALERESQDEMENTadv. D'une manière chcv,iierosi|iie.
•CHEVALERIES, f. Rang, qualité de chevalier : la cheinkrie était le premier degré d'honncvr dans les anm'cs, et ne s'obtenait ordinairement que pur de Itatits faits d'armes. — InsLiluliun, ordre, cor|is de chevaliers : faits d'iirnies cl de ehcxaUrie. — Chevalerie errante, prolessiou, ur.lre des chevalici's ei'ranls : les vicii.v romuneicrs ont rendu jiresfjue fabuleuse l'iiiitoire delà clicvulerie en'ante. On dit aussi siiii|ileMienl : /« c/ierii/cnV, romans de checalerie. Le roman de Don Quichotte a guéri les lisjiagnols du fol entêtement de la chevalerie. — Fine jlcur de cheealerie , se disait de l'élite des rlievalicrs, ou d'un chevalier accompli. — CiiKVALEniK, ses! dit également des divers ordres militaires et religieux où l'on faisait profession de prendre an certain habit, de porter les armes conire les inlidèles, etc. : l'ordre du Temple et l'ordre Teutonique étaient des ordres dt: chevalerie. - Ordre de chevalerie, se dit encore aujourd'hui des associations niilitaiies ou autrescréées pardes souverains : l'ordre du Saint-Esprit, l'ordre de la Toison, l'ordre de la Jaircliére, sont des ordres de chevalerie. — E.NCVCL. La chevalL'rie est l'instiUitioii qui caractérise d'une manière toute particulière la civilisation européenne au niojen âi'e. Etablie au w" siècle, elle régna jusqu'à la lin du .\v et déclina en uilc pendant un siècle. Elle fut d'aboi'd or^'anisée en France, d'où elle se répandit en Angleterre, en Espagne, dans l'Allemagne mciidionale et dans l'Italie du sud. La chevalerie, telle qu'elle fut créée lors ae la formation de la léodalité, eut pour but mural de faire sr-rvir la force à la défense du droit et de la faiblesse ; elle eut d'abord un caiaclère religieux et se mil au service de l'Eglise qui, au milieu de l'eirroyable chaosqui (irécédi l'établissement de la léodalilë, eut besoin de chanqiions, les reciula dans la classe la mo us riche de la noblesse, les assernienla, les bénit, les organisa en association et leur donna pour mot d'ordre la défense de la foi, des veuves, des orphelins et en général de tous les opprimés. Peu à peu l'Eglise, devenue riche et puissante, put se défendre elle-même; mais la chevalerie continuant de subsister, mit sa valeur guerrière au service des dames presque exclusivement; ce fut la période la plus brillante de son histoire ; alors les chevaliers cherchèienl à se distinguer au milieu des fêtes, parle luxe de leurs costumes et par leur adresse à manier -un coursier. Les croisades portèrent un coup funeste a celle inslilulion ; la guerre de Cent ans ne lui lut pas nioius futaie. Ce fut en vain que le roi Jean le Bon fit, en 13.'H, de grands
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efforts pour lui rendre sou lustre et que ses successeurs marchèrent dans la même voie. L'individualisme, essence même de la chevalerie, ne pouvait plus lutter contre les progrès de la tactique moderne. C'est à l'insubordination des chevaliers que nous devons les éclatantes défaites qui ont failli faire de la France une possession anglaise. François 1*' vouUit donner une nouvelle vigueur à cette inslituLion du passé. — La chevalerie se recrutait dans la noblesse. Les enfants deslinésà en faire partie recevaient une éducation particulière à la cour du souverain ou de quelque puissant seigneur. On les y plaçait dès l'âge de huit ou dix ans. On leur enseignait les règles de la courtoisie, l'art de la chasse, l'usage dos armes, l'équitalion, et ils recevaient le titre de variets ou pages. A quatorze ans ils devenaient écuyers et accompagnaient leur ^maître au combat ; il recevaient rarement le litre envié de chevalier avant l'âge de 21 ans; et un petit nombre seulement d'écuyers étaient arnus chevaliers, bien qu'ils pussent tous prétendre à cet honneur; mais il n'était pas donné à tous les nobles de faire les dépenses nécessitées par l'entretien de plusieurs chevaux, d'un ou deux écujers et de plusieurs suivants d'arme. Ln chevalier qui avait acquis un grand renom de vaillance et qui possédait une suite respectacle pouvaitdevenir chevalier banneret, grade ou lili-e qui lui donnait la préséance sur les autres chevaliers, appelés, par rapport à lui, bas-chevaliers. Les armes propres aux chevaliers étaient la lance, l'épée à deux mains, quelquel'ois unehache d'armes ou une masse et unedaguecourlc et acérée, lis étaient coniplèlemenl revêtus de leur armure et leur cheval était également protégé. Le chevalier idéal était un hoinine endurci à l'usage dos armes, imbu de sentiments généreux , possédant toutes les vertus humaines, brave et courlois, chaste et subie, bienfaisant et pieux ; mais dans la pratique, la plupart des chevaliers étaient loin de se rapprocher de ce Ivpe idéal ; la morale des temps de la chevalerie, n'en déplaise aux admirateurs outrés du passé, semble grossière et licencieuse quand on la compare à celle des temps présents. La guerre ét.iil la principale occupation des chevaliers ; la chasse, les joules, les tournois et d'autres jeux mimiques militaires étaientleurs amusements. — A mesure que la chevalerie échappa à l'Eglise, celle-ci créa des ordres spéciaux, chargés de défendre ses intérêts ou de combattre les inlidèles. De leur côlé, les souverains et les grands feudutaires encouragèrent l'émulation de leurs vassaux en inslituanl dos ordres militaires ou politiques, qui se multiplièrent au point que l'on en pouténuméi'er plus de cent cinquanle. La plupart de ces institutions, perdant peu à peu leur caractère, survécurent au monde fodal, et restèrent comme desimpies distinctions, plus ou moins honorili.jues. Vo}'. Ordre.
•CHEVALET s. m. Instrument de supplice ou de torture chez les anciens. Ce mot n'est usité parmi nous qu'en parlant des supplices que les persécuteurs faisaient endurer aux marljTS : il eapira sur le chevalet. — Morceau de bois fort mince qui sert à tenir élevées las cordes d'un violon, d'une basse, et de quelques autres insli-umenls à cordes. — Instrument de buis sur lequel les peintres posent et appuienl les tableaux auxquels ils Iravaillent : mettre un tableau sur le chevalet. — Tableau de chevalet, petit tableau, ou t ibieau de moyenne grandeur, qu'on a travaillé et fini avec grand soin. — CiiKVALET, se dit en général de ce qui sert aux artisans, dans dilfércnls métiers, à tenir l'ouvrage élevé ou baissé, pour travailler plus commodément. — Typogr. Cheadct du tympan, petite barre de bois, de la largeur du tympan qui, dans l'ancienne presse en bois, I soutenait le tympan dans une position inclinée en forme de pupitre. — Chevalet de la
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presse, morceau de bois qui, dans la même presse, était fixé le long de la jumelle antérieure et soutenait le barreau quand la platine était levée. — Paire un chevalet, briser les lettres avec le fer de la frisquette. Cet accident arrive aux commençants qui n'osent pas hardiment faire le moulinet.
•CHEVALIER s. m. Celui qui avait reçu l'ordre de la chevalerie : Chaqjie chevalier avait un écuijer. - Armer quelqu'un chevuiier, le recevoir chevalier. — Chevaliers errants, chevaliers qui allaient par le monde cherchant les aventures, châtiant les méchants, protégeant les opprimés, et soutenant l'honneur et la beauté de leurs dames envers et contre tous : les chevaliers ei-ranls, les enchanteurs et les fées sont des personnages qui figurent souvent dans les récils des vieux romanciers. — Fig. // est le chevalier de telle dame, il lui est attaché, il lui rend des soins. — Se faire le chevalier de quelqu'un, prei.dre sa défense avec chaleur. — Se conduire en vrai chevalier, montrer de la noblesse, de la courloisie dans ses procédés. — Agir en chevalier français, se conduire selon les règles de la courtoisie française. — Le chevalier de la triste figure. Don Quichotte et, par analogie, toul homme fort laid, lorl disgracié de la fortune. — Celui qui a été reçu dans un ordie militaire et leligieux : les chevaliers du Temple. — Titre de noblesse donné à des personnes qui n'appartiennent à aucun ordre de chevalerie : en Angleterre, les femmes de chevaliers iiorlent le titre de lady. — Celui qui a été reçu dans une association militaire ou autre, établie par un prince souverain : chevalier de la Légion d'honneur. — Chevalier des ordres du roi, chevalier de Saint-Michel et du bainl-Esprit. — Chevalier de l'ordre du roi, chevalier de Sainl-.Michel ; et simplement : chevalier de l'ordre, chevalier du Saint-Esprit. — C/i('i'<i//t»r« es lois, ceux qui avaient obtenu la chevalerie, à cause de leur capacité dans la science des lois : les chevaliers es lois pretudent le titre de Maîtres. — Chevalier d'honneur, conseiller d'épée, qui avait séance et voix délibéi'alive dans les cours souveraines. — Chevalier d'honneur, chez la reine et chez les princesses de la famille royale, signilie, le principal officier qui leur donne la main quand elles marchent. — Chevalier du guet, nom que l'on donnait au commandant d'une compagnie des gardes qui faisaient le guet la nuit dans Paris. — Chevalier d'industrie, se dit d'un hiuiime qui vil d'adresse, d'expédients. — Chevaliers de l'arquebuse, hourgeois qui formaient une compagnie, et dont l'objet était de se perfectionner dans l'arl de lii'er l'arquebuse, en disputant un prix. — Ant. rom. Celui qui appaitenait au second des trois ordres de la république : chaque chevalier romain avait un cheval entretenu aux dépens de la république, et portait un anneau d'or pour signe de sa dignité. — Ant. gr. Se disait à Athènes des citoyens à qui leur fortune permellait de servir dans la cavalerie et qui formaient une classe distincte. - Se disait autrefois, au jeu des échecs, pour cavalier : chccalicr blanc. — »\ Jargon. Cueva- LiER Dt l'aune, commis de nouveautés. — Chevalier DE LA couarE LA.^•CE, savelier. — Chevalier DE LA GRIPPE, filOU. — CuiiVALIER DU LUS- TRE, daqueur. — Chevalier du crochet, chilFonnier. — Chevalier du primtemps, gommeux qui porte un œillet rouge à la boutonnière pour simuler une décoration. — Chevalier. Ornith. Sous-genre d'oiseaux du genre bécasse, comprenant des échassiers lungirostres, à bec grêle, pointu, ferme, à jambes élevées, à palmure externe bien maniuée. Ce sont en général des oiseaux migrateurs. Le grand chevalier (scolupax grottis, Linn.), long de 33 centimètres, a le bec gros et les pieds verls; il est assez rare en France. Le chevalier noir ou barge brune (scolopax fusca, Linn.) est svelte comme une barge et a les pieds jaunâtres. Le petit chevalier aux pieds verts {scolo-
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pax tot-.tnus, Linn.) a l'ongle du pouce usé. Le chevalier aux pieds rouges {scolopax calidris, Linn.) a les pieds et la base du bec couleur de minium. Le petit chevalier aux pieds rouges ou gambette (Iringa gambetta, Linn.) est plus petit que les précédents. Le cul blanc de rivière hringa ochropus, Linn.) est un bon gibier (voy. Bécasseau). La guignette {tringa hypoleiicos, Linn.), grosse comme une alouette de mer, vit d;ins les mêmes lieux que le bécasseau. Parmi les chevaliers étrangers, on remarque celui de l'Amérique septentrionale (seolopiix semipnlmata Linn.).
CHEVALIER (Michel), célèbre économiste, né à Limoges le 13 janvier 1806, mort le 28 novembre 1879. D'abord attaché à l'école sainl-simonienne, il pidilia, après la révolution de 1830, le journal le Globe et fut erapiisonné pendant six mois. En tS32-'34, il alla aux Etats-Unis, étudier le nouveau système de communications au moyen des chemins de fer, et revint de ce pays plein d'admiration pour ses institutions. Il publia un remarquable ouvrage : Travaux publies, routes, canaux, chemins de fer (2 vol., ISiO-'AÏ), et fit paraître dans le Journal des Débats une série de Lettres sur l'Amérique, qui furent réunies en 2 vol., Paris, 1S3(). in-S". En 1840, il entra au conseil d'Etat, fut nommé professeur d'économie politique au Collège de France (1840) et ingénieur en chef des mines (1841). Son Cours (1842-'o0) a été publié en 3 vol. in 8". 11 fut envoyé à la Chambre en 1845, mais ne fut pas réélu en 1840, à cause de ses opinions libreéchangistes, .^prèsla révolution de Février, il combattit, dans la Revue des Deux-Uondec. les idées socialistes de Louis Blanc. Chaleureux partisan du coup d'Etat, il fut nommé conseiller d'Elat (!"■ oet. 18o2), commissaire de l'exposition de Paris en 18'-)b, historiographe de celle de 1867, et dirigea, en cette qualité, la rédaction du magnifique rapportqui lut publié à ce sujet, œuvre philosophique qui embrasse, avec une grande portée, tout le domaine de l'industrie moderne. Actif promoteur et négociateur du traité de commerce libreéchangiste, conclu avec l'Angleterre, représentée par Cobden, il fut, en récompense, nommé sénateur (1860). Il a laissé plusieurs ouvrages traitant do politique : Questionde l'or {lS'6'i,\\o\.);Baisscprobabledel'or(\8'69,in-S'>); le Mexique aneienet mocferne(1863,l vol.in-8°).
CHEVALIÈRE s. ?. Femme appartenant à un ordre cb' chevaler.e : il y avait en France des chevalières de Malte ei en Espagne des chevalières de Saint-Jacques de l'Epée. — Femme d'un chevalier, ou femme qui a rang de chevalier : la chevalière d'Eon. — Bague a la chevalière, ou simplement chevalière, anneau large et plat que l'on porte à l'index, comme faisaient les chevaliers romains, ou que l'on porte quelquefois aix autres doigts.
* CHEVALINE adj. f. Il n'est guère usité que dans ces locutions : béic^ chevalines, cheval ou jument ; races ci„evalines, races de chevaux.
' CHEV ANGE s. ;". Le bien qu'on a (vieux).
CHEVANNE ou Chevaine s. f. (rad. chef, parce que ce poisson a une grosse tète). Petit poisson d'eau douce
• CHEVAUCHÉE s. f. Prat. Voyage à cheval que certains officiers étaient obligés de faire, pour remplir des devoirs de leur charge.
CHEVAUCHEMENT s. m. Archit. Croisement de deux pièces l'une sur l'autre. — Chir. Déplacement particulier d'un os fracturé.
■ CHEVAUCHER v. n. Aller à cheval. Ne s'emploie guère que dans ces deux phrases peu usitées : chevaucher court, chevaucher long, se servir d'étriers courts ou longs. — Se dit aussi dans le sens de chevaler, en termes de manège. (Voy. Chevaler.) — Se dit par anal, dans quelques arts, de certaines choses disposées de manière qu'elles vont les unes sur les
autres, qu'elles se croisent : ces tuiles, ces ar- 'âoises ne chevauchent pas régulièrement. — Typogr. N'être pas régulièrement aligné, en parlant des lignes, des bouts de ligne ou des lettres qui se dérangent quand la forme est mal serrée : cette lettre, ce mot, cette ligne chevauche. — w Par ext. Argot typogr. Marcher de travers : quand on a pris la barbe, on chevauche.
CHEVAUCHEUR s. m Celui qui aime à aller à cheval. — Chevaucheurs s. m. pi. Bamle de pillards qui, au xin^ siècle, exerçaient sur les Pari'^iens le droit de prise.
CHEVAUCHONS (Àl loc; adv. A califourcho.i.
* CHEVAU-LÉGERS ou Chevaux- Légers
s. m.pl. Sedisaitautrefois de certaines compagnies de cavalerie légère qui faisaient partie de la maison du roi : les chevau-légers de la garde du roi. On disait aussi, au singulier : un chevau-léger, un des cavaliers dont ces compagnies étaient composées. — Polit, s. m. Député de l'extrême droite : un chevau-lèger.
CHEVE part, passé de Chever. — Verke CHEVÉ, verre bombé pour montre ou pour pendule.
CHEVÉ (Émile-Joseph-Maurice), professeur de musique, né à Douarnenez (Finistère), le 1" juin 1804, mort à Fontcnay-le-Comte (Vendée), le 'Vi aoiit 1864. D'abord chirurgien de marine, il fit plusieurs voyages à bord des navires français et donna une Relation des épidémies de fièvre jaune qui ont régné à Gorèe et à Saint-Louis pendant l'hiver de 1830 (1836). Cousin d'Aimé Paris, l'un des propagateurs des doctrines musicales de Pierre Galin, il se passionna, en 1836, pour la mnémotechnie et devint l'apôtre le plus infatigable du système appelé aujourd'hui méthode Galin-Paris-Chevé. Il épousa, en 1839, la sœur d'Aimé Paris, M"'' Nanine Paris, qui devint son auxiliaire le plus utile. Les débuis furent rudes. Chcvé, ne pouvant trouver de protecteurs à Paris, se rendit à Lyon en 1840, revint presque sans ressources à Paris en 1843, travailla sans relâche à la propagation de la méthode des chifl'res, ouvrit un cours gratuit en \ 849, fonda la même année la société chorale Galin-Paris- Chevé, fit admettre sa méthode dans les écoles du canton de Genève (1861), à Saint-Cyr, à la Flèche, à l'Ecole normale supérieure (I86v!), à lEcole polytechnique (1863). II mourut au moment du triomphe de ses idées. Il a laissé plusieurs ouvrages. Sa femme, morte en juin 1868, a composé, avec sa collaboration : Méthode élémentaire de musique vocale (8° édit. 1864 et Méthode élémentaire d'harmonie. Elle a pulilié seule : Nouvelle théorie des accords (1844,; Musique vocale (18;i3). et Tableau du doigté des gammes pour le piano.
CHEVÊCHE s. f. Ornith. Sous-genre du grand genre chouette, comprenant des oiseaux de proe nocturnes sans aigrette, ni conque de l'oreille évasée et enfoncée ; le disque de plumes effilées est moins grand et moins complet que dans les ducs. Quelques es[ièces ont une longue queue élagée et les doigts très eniplumés : on les nomme chouettes-éperviers [surnia, Dum). L'espèce la plus commune en France est la chevêche perlée {strix passerina, Gm.). grosse comme un merle, à plumage varié de noir et de blanc, à queue roux foncé, avec cinq barres pâles, habite les ruines, les masures abandonnées, niche dans les vieux murs et pond quatre ou cinq œufs ronds et blancs. Elle se pose quelquefois sur le toit des maisons et fait entendre un cri lugubre que les gens superstitieux considèrent comme d'un sinistre augure. Elle voit pendant le jour beaucoup mieux que les autres chouettes. Le ' har/ang [strix nyctca,Unn.), long de 6.5 centimètres, est blanc avec des taches transversales brunes qui disp;iraissent à mesure que l'animal vieillit. 11 habite le nord des deux continents et se nourrit de lièvres, de lapins,
do gelinottes, etc.; il s'avance quelquefois jusqu'en France.
• CHEVECIER s. m. (rad. chevet]. Titre de dignité (l.ins ([uelques églises.
■ CHEVELÉ, ÉE adj. Blas. Se dit d'une tête dont les cheveux sonld'autrc émail ou d'autre couleur que la tête : tête d'argent chevelèe de sable.
* CHEVELU, UE adj. Qui porte de longs cheveux. — Gaule chevelue, nom donné par les Romains à la partie des Gaules dont les habitants portaient de long cheveux. — Anat. Cuir chevelu, peau qui couvre le crâne et qui donne naissance aux cheveux. — Comète chevelue, comète dont le noyau brillant et arrondi parait entouré d'une auréole de lumière diffuse, que l'opinion vulgaire assimilait à une chevelure. — But. Graine chevelue, graine qui porte une toull'e de longs poils déliés. Racine chevelue, racine composée de filaments presque aussi déliés que des cheveux On dit ([uelquefois substantiv. : le chevelu d'une »■((cinc ou simplement : le chevelu. — »•»■ Littér. Chevelu, romantique :poè((,' chevelu; école chevelue. — Substantiv. un chevelu; les chevelus.
■CHEVELURE s. f. {lut. capillaiura ; do capillus, cheveu). Coll. Les cheveux : une belle chevelure. — Rayons de certaines comètes. — .\str. Chevelure de Bérénice, constellation de l'hémisphère septentrional, voisine de la queue du Lion. Voy. Bérénice. — Par anal. et poét. Les feuilles des arbres : les arbres ont perdu, ont dépouillé leur chevelure.
CHEVER V. a. (lat. cavare, de cavus, creux). Creuser une pierre précieuse pour en affaiblir la couleur. — Rendre concave une pièce de métal. — Faire subir au verre l'opération du chevage.
CHEVERNY, commune de l'arr., età 13 kil. S.-E. de iilois, (Loir-et-Cher); 1,170 hab. Magnifique château du xvii' siècle.
CHEVERT (François de), général, né àVerdun-sui-.\Iruse en i69o, mort à Paris en 1769. Volontaire à onze ans, il s'éleva par son seul mérite, devint lieutenant-colonel en 1741, prit d'assaut la ville de Prague, s'y défendit ensuite pendant ISjours avec 1,800 hommes seulement contre l'armée autrichienne, etobtint une capitulation honorable. Lieutenant général en 1748, il décida, par une manœuvre habile, le succès de la bataille d'Hastenbeck, en 17.';7.
CHEVERUS Jean-Louis-Anne-Madeleine Le-
febvrë de) [che-ve-russ], prélat, néi Mayenne en 1768, mort le 29 juillet 1836. Prêtre non assermenté, il s'enfuit à Boston (Massachusetts), en 179.'), fut le premier évêque catholique de cette ville (1808) et y demeura près de 30 ans. Louis XVlil le rappela en France et le nomma évêque de Montauban en 1823. 11 devint archevêque d-e Bordeaux en 1826, pair de France et cardinal en 1836.
'CHEVET s. m. (lat. caput). Traversin, long oreiller sur lequel on appuie sa tête quand on est dans le lit : je m'assis à son chevet. -^ Prov. et fig., il a trouvé cela sous son chevet, il l'a rêvé. — Di-oit de chevet, certaine somme qu'un officier des compagnies supérieures payait autrefois à ses confrères quand il se mariait. — Archit. Partie qui termine le chœur d'une église : elle est souvent circulaire et plus éle\ée que le reste : le'chevet de l'église de Saint-Denis.
• CHEVÉTRE s. m. (lat. capistrum, de caput, tête). Licou : chevétre de crin. — Charpent. Pièce de bois dans laquelle on emboîte les solivaux d'un plancher. — Chirurg. Bandage dont on se sert pour la fracture ou la lu.\alion de la mâchoire inférieure.
" CHEVEU >. m. (lat. capUlus). Poils de la tête. JNe se dit qu'eu parlant, de l'homme : il n'a pas un cheveu. — Etre coiffée en cheveux,
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se dit d'une femme qui est coiffée, sans avoir de bonnet, de cliapeau, etc. — Fig. Cheveux d'ébène, clieveux très noirs.— Fendre un cheveu en quatre, faire des distinctions, des divisions subtiles. — Fip. Cela fait dresser les cheveux à la tHe; fiiit dresser les cheveux, cela fait borreur. On dit aussi : les cheveuxine dressent à la tête. — Ils étaient près de se prendre aux cheveux, ils étaient fort animésTun contre l'autre, ils étaient près de se battre. — Prendre l'occasion aux cheveux, saisir l'occasion, en profiter. — Cette comparaison, cette interprétation, ce raisonnement, cette pensée est tirée par le^ cheveux, elle est amenée, elle est présentée d'une manière peu naturelle et forcée. — Ne tenir qu'a un cheveu, se dit d'une cbose qui est tout à fait sur le point d'arriver : le succès n'a tenu qu'à tm cheveu, qu'à l'épaisseur d'un cheveu. — «.v Jargon. Cheveu, difficulté, entrave, obstacle : il y a un cheveu. — Grand chagrin : il a un cheveu dans son existence. — Avoir de beaux cheveux, avoir mauvaise mine, mauvaise apparence. — Avoir mal aux cheveux, avoir la tète lourde, le lendemain d'une fête bachique. — Chercher, trouver des cheveux, trouver à reprendre sur tout. -- Bouder AUX cheveux, devenir chauve.
CHEVILLAGE s. m. Action de cheviller. — Ensemble des chevilles d'un ouvrage.
CHEVILLARD (Jean), généalogiste du xviii"= siècle: a publié un Grand Armoriai (Paris, infol.). Son fils, Jacques, adonné un Dictionnaire héraldique (Paris, 17i.ï), etl'un de ses parents, Louis, mort en 17.^1, a laissé un Nobiliaire de Normandie, très recherché.
• CHEVILLE s. f. [Il mil.] (lat. clavicula). Morceau de bois , de fer , etc. , rond ou carré, qu'on fait entrer dans un trou, pour le boucher, pour faire des assemblages, ou pour d'autres usages : cheville de bois, de fer, de ancre. — Cheville ouvrière, grosse cheville de fer qui joint le train de devant d'un carrosse avec la flèche ou avec les brancards. — Fig. et fani. Le principal mobile, le principal agent d'une affaire. — Cheville à tourniquet, bâton qu'on passe dans une corde, etdont on fait une espèce de tourniquetpourserrerlacordequiassurela charge d'unecharette. — Aidaiitde trous autant de chevilles; autant de chevilles que de trous, se dit en parlant d'une personne qui trouve à tout des excuses, des réponses, des défaites, des expédients. — Au jeu de l'hombre, du quadrille et du tri. Etre en cheville, n'être ni le premier ni le dernieren carte. — Versifie. Tout ce qui n'est mis dans un vers que pour la mesure ou pour la rime. — Petit morceau de bois ou de métal qui. dans les instruments à cordes, sert à tendre ou à détendre les cordes : il manque une cheville à ce violon. — Cheville du pied, partie de chacun des deux os de la jambe qui s'élève en bosse aux deux côtés du pied. — Fig. et fam. Il ne lui va pas à là cheville, se dit d'un homme comparé à un autre qui, dans son genre, lui est extrêmement supérieur. — Typogr. Nom de deu.ï barresde bois très courtes qui étaient fixées dans une des jumelles de la presse en bois, et qui servaient à porter les balles.
' CHEVILLÉ ÉE, part, passé de Chevii,ler. — Pruv. et Mg. Avoir l'âme chevillée d nis le corps, se dit d'une personne qui résiste à de grandes maladies, à des blessures dangereuses. — Blas. Se dit des ramures d'un bois de cerf : d'azur à deux bois de cerf, chaque branche chevillée de six pièces d' argent. — Vén. Tét" de cerf bien chevillée, qui a beaucoup d'andouillers bien rangés.
• CHEVILLER v. a. Joindre, assembler avec des chevilles : cheviller une table. — Fig. et fam. Cheviller des vers, y mettre des mots inutiles.
CHEVILLETTE s. f. Petite cheville. - Broche dont se servent les cbarpentlers pour
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consolider les assemblages. — Tige qui fixe, sur les traverses, les semelles des coussinets supportant les rails des chemins de fer. — Sorte de clef de bois qui servait aux anciennes fermetures ; tirez la chevillette et la bobinclte cherra. (Perrault, Le Petit Chaperon rouge.)
CHEVILLIER (André), docteur et bibliothécaire de II Sorbonne, né à Pontoise en 1G30, mort en 1700, auteur du livre l'Origine de l'imprimerie ; Paris, 1 694, in-4°.
CHEVILLON s. m. Petit bâton lourni'-. au dos d'uiii^ chaise de paille.
CHEVILLON, ch.-l. de eant., air. et à i:i kil. N.-K. (h- Va^sy (Haule-Marne) ; 1,083 bab., forges et hauts-fourneaux.
CHEVILLURE s. f. Troisième andouiller de la têle du cerf.
CHEVILLY, commune du cant. de Villejuif (Seine), arr. et à .5 kil. E. de Sceaux, à 12 kil. S. de Paris ; 747 bab. Combat du 30 sept. 1 870 entre la garnison de Paris et les armées allemandes. Le général français Guilhem s'empara de (.'.hevilly et fut tué pendant la retraite.
CHEVIOT (Monts), chaîne qui s'étend entre le Northumberland (Angleterre) et le Roxbiirgshire (Ecosse). Point culminant, le pie Cheviot, haut de 2,677 pieds anglais (808 m.). Beaux pâturages qui nourrissent les moulons dits rhcviots.
CHEVIR V. n. (rad. chef). Etre maître, user.
Mais c'est de Crispin seul que je ne puis chevir. Corneille.
GREVISTE s. m. Partisan de la réforme musicale de Chevé.
' CHÈVRE s. f. (lat. eapra). Femelle du bouc.
— Mamm. Genre do ruminants à cornes creuses, classé quelquefois, avec le mouton, dans la sous-famille des ovines. — Barbe de chèvre. Barbe qu'on laisse venir longue, grande, sous le menton. — Bot. Barbe-dechévre, espèce de spirée. Voy. Barbe. — Piedde-chévre, levier de fer dont une extrémité est faite en pied de chèvre. — Prov. et fig. Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broide, on doit se résoudre à vivre dans l'étal où l'on se trouve engagé, dans le lieu où l'on esl établi.
— Prendre la chèvre, se fâcher, s'irriter tout à coup, pour un léger sujet, mal à propos. — Ménager, saicver la chèvre et le chou, user d'adresse pour se conduire entre deux partis, entre deux adversaires, de manière à ne blesser ni l'un ni l'autre. — Il serait amourcu.t d'une chèvre coiffée, se dit d'un homme qui s'éprend de toutes les femmes, quelque laides qu'elles soient. — Machine propre à élever des fardeaux, des poutres, etc. — Astron. L'une des constellations septentrionales. On donne aussi ce nom à une étoile du Cocher.
— Encycl. Les chèvres ont ordinairement le menton garni d'une longue barbe. Leur |uiil, qui n'est jamais grossier, atteint quelquefois une grande finesse ; il est souvent soyeux sous le ventre. Le mâle ou bouc, qui émet une odeur particulière pénétrante, esl libidineux et batailleur; il grimpe à des hauteurs vertigineuses et bondit, avec une merveilleuse précision, d'un rocher à un autre, sur lequel il semble presque impossible qu'il puisse poser les pieds ; sa vue et son odorat sont d'une grande finesse. La chèvre commune sauvage [capra [hircus] xgagrus, Pallas) habile les montagnes du Caucase, de l'Asie-Mineure, de la Perse, et, selon quelques-uns, dans les Alpes (voy. jEgagre). Elle est plus haute sur pattes que la chèvre domestique, et ses cornes sont très larges relativement à sa taille. La chèvre domestique {capra hircus, Linn.) ressemble à la précédente beaucoup plus qu'à n'impoite quelle autre espèce sauvage. Elle a formé elle-même une foule de variétés ou d'espèces, variant à l'inlini pour la taille, la couleur, la longueur du poil ou sa finesse; pour la forme et le nombre des cornes. Les
CHEV
peaux de chèvre furent probablement les premiers matériaux employés pour les vêtements de l'homme. Le lait de ce ruminant sert à la fabrication du fromage de chèvre ; on l'ordonne comme fortifiant pour réiablir les constitution» déhilitneset dans les maladies du
chèvre Lloniestiiiuc
i Iiivous).
poumon. On ne mange guère que la chair du chevreau, qui est assez estimée. La peau du chevreau est employée à faire des gants fins, diverses autres parties du vêlement et le véritable cuir de Maroc. La chèvre d'Angora a le poil le plus doux et le plus soyeux ; celle de Cachemire fournit la laine employée dans les fabriques de ce pays. Les chèvres de Guinée, dites mambrines, et de Juida, sont très petites et ont les cornes couchées en arrière ; celles d'Egypte n'ont pas de cornes. — La chèvre des montagnes Rocheuses, aulrefoi.'î classée dans
Clièvre des mont
l.lllUS).
le genre capra. est aujourd'hui considérée comme une antilope et mise dans le genre aplocerus (H. Sniilh). On l'a souvent confondue avec le mouflon d'Amérique {ovis montana, Cuv.) — Les chèvres sont des animaux robustes, capricieux, vagabonds, qui aiment les lieux secs et sauvages et se nourrissent d'herbes grossières et de pousses d'arbustes, ce qui les rend très nuisibles aux forCls. Le mâle peut engendrer à un an; la femelle à sept mois. La gestation dure cinq mois, et la portée est ordinairement d'un ou deux petits. Le bouc suffit à plus de cent chèvres; il est vieux à cinq ou six ans.
* CHEVREAU s. m. Petit d'une chèvre. On l'appelle aussi Cabri. — Peau de chèvre ou de chevreau préparée : gants de chevreau. — Astron. Les Chevreaux, nom de trois étoiles placées en triangle près de la Chèvre.
* CHÈVREFEUILLE s. m. (Feuille qui grimpe comme une chèvre). Bol. Genre de capriloliacécs, liibii des loniccrées. rniii|iiciianl des
CIIEV
ai'bri>seniix primpants qui portent dos fleurs odoriférantes, et dont on se sert ordinairement pour les berceaux de jardin et dans les palissades. Le rkèvrcfcuiUc trompette (loniccra sempervlrens, Alton) se trouve dans les endroits rocheux des environs de New-York. Les fleurs en sont inodores, jaunâtres à l'intérieur et écarlates ou d'un rouge profond à l'extérieur;
ClicMTf.iiille trompuUe ^Lunice^.^ ^ciiipcivirens).
on l'a acclimaté en Europe. Le chèvrefeuille lies jardin/: (loniccra caprifoliiim), arbrisseau <[ui croit sponlanénienl en France, s'élève à plus de 0 nièlres. Ses rameaux, à écorce grisâtre, sont très tlexibles, grimpants et sarmenteux, ses Heurs odorantes et d'un blanc jaunâtre, à corolle bilabiée, sont ramassées en bouquets. Le chèvrefeuille d'Italie (lonicera etrusca), un peu plus élevé, se distingue par ses fleurs disposées en verticiUes capités et par scs corolles d'un beau jaune ocre. Le chèvrefeuille des bois (lonicera periclymenum), à ffeurs odorantes d'un blanc jaunâtre, abonde dans nos forêts. Le chèvrefeuille odoriférant [lonicera fragrantissima), natif de Chine, porte dès le conimencenicnt du printemps, une profusion de fleurs d'un blanc pur et très odoranles.
' CHÈVRE-PIED adj. m. Qui a des pieds de chèvre. iN'est usité qu'en paiiant des satyres, qu'on appelle Dieux chèvre-pieds.
CHÉVRERIE s. f. Lieu Où l'on parque les
chèvres.
•CHEVRETTE s. f. Femelle du chevreuil. -
Sorte de peliles écrevisses de mer, appelées plus ordinaii'cment crevettes.
' CHEVRETTE s. f. Petit chenet bas, qui n'a point de liranche devant.
' CHEVREUIL s, m. [l inll.J (lat. capreolus).
chevreuil d'Europe (Capreolus cuprœa),
.Maram. Espèce de cerf à bois petits, s'élevant perpendiculairement au-dessus de la tète et portant seulement deux andouillers. Le ehe-
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vrcuil d'Europe (capreolus caprxa) est d'un gris fauve ou noirâtre à fesses blanches, sans larmiers et presque sans queue ; les bois du mâle portent un andouiller en avant de la tige, et un autre, plus haut, dirigé en arrière. C'est le plus petit des cerfs d'EurO[)C : 1 m. 35 de lout;; SO cent. di> haut. 11 ]KU'd son bois à la lin de l'automne, le reprend en hiver, entre en rut en novemlu-e, porte ciiK) mois et d( ini et met bas deux petits qui vivent de huit à neuf mois avec leurs parents. C'est l'un des plus gracieux et des plus vifs parmi les animaux qui constituent la famille des cerfs. 11 fréquente les bois et les taillis des parties rocheuses de l'Euroi'e. depuis l'Ecosse jusqu'au Tyrol ; mais il recherche des lieux moins sauvages que ceux qu'habite ordinairement le cerf. 11 se nourrit d'herbages, de bourgeons et même des racines les plus tendres des arbres. On chasse le chevreuil au fusil et à courre, soit avec des chiens, soit au moyen de battues, soit enfin à l'appeau. On imite, pour attirer les brocards, la voix plaintive de la chevrette, au moyen d'un instrument formé d'une feuille d'arbre lisse et d'un morceau d'écorce blanche de bouleau. Le mâle ne tarde pas à s'ollrir aux coups de fusil. — La chasse du chevreuil aux chiens courants est considérée comme un plaisir de roi, plaisir que né connaissaient que les riches propriétaires de forêts. Plus leste et plus rusé que le cerf, le chevreuil est plus adroit à dépister le chasseur. — La chair du chevreuil est très estimée ; celle de la chevrette est plus délicate. Du reste, la qualité de sa venaison dépend en grande partie de l'essence de bois dont l'animal se nourrit. — Le chevreuil de Tartarie (capreolus pygargus), plus grand que celui d'Europe , habite les campagnes élevées au delà du Volga. — Le chevreuil des Indes porte le nom de Hî«nyac(v. ce mot). Chevreul. (V. S.)
CHEVREUSE, Caprusia. eh.-l. decant., arr. et à 19 kil. N.-E. de Rambouillet (Seine-et- Oise), sur l'Yvette; 1,813 hab. .\ncienne baronnie qui devint duché en lo4!) et qui pas.sa dans la maison de Lorraine, puis à la famille de Luynes.
CHEVREUSE (Marie de Roh.\n Montbazon, duchesse de), femme célèbre par sa beauté, son esprit et les intrigues auxquelles elle se livra, née en décembre 1600, morte en 1679. Après la mort de son premier mari, le duc de Luynes, en 1621, elle épousa Claude de Lorraine, duc de Chevreuse. Son intimité avec Anne d'Autriche éveilla les soupçons de Richelieu qui la fit arrêter; Louis XUl l'exila à perpétuité. Elle s'enfuit et passa presque toute sa vie à intriguer contre le grand ministre.
CHEVRIE (La), petit pays de l'ancienne Ilede-France ; bourg princ. La Villeneuve-en- Chevrie, cant. de Bonnières (Seine-et-Oise).
* CHEVRIER, 1ÈRE, s. Celui, celle qui mène paître les chèvres.
* CHEVRILLARD s. m. Petit chevreuil, faon de chovri'lti".
* CHEVRON s. m.(rad.cAcrrc). Pièce de bois qui sert à la couverture dune maison, et qui soutientles lattessurlesquelleson pose la tuile oul'ardoise. — Blas. Assemblage dedeuxpièces plates, dont la pointe est tournée vers le haut de l'écu. — Chevron brisé, celui dont la pointe est fendue, en sorte que les pièces ne se touchent que par un de leurs angles. — Par ext. Double bande de galon disposée en angle, que les militaires, non officiers, ont le droit de porter sur la manche gauche de leur habit, après un certain temps de seivice : ce soldat a trois chevrons. M n chevron donne droit à une haute paie et est acquis à tout soldat, caporal, brigadier ou sous-officier qui se rengage après cinq ans de service actif.
- CHEVRONNÉ, ÉE adj. Blas. Se. dit des pièces ou de tout l'écu chargés de chevrons.
cm:Y
CHEVROTAIN s. m. .Mamin. Cenre de ruini nants sans cornes, caractérisé par une longue canine qui sort, chez les mâles, de chaque côté delamâchoire supérieure, et comprenant des animaux pleins d'élégance et de légèreté. C'est à ce genre qu'appartient le chcvrotain musc oiis\myi\PAncnimusc(moschusmoschiferus, Linn.),gros comme un chevreuil, presquesans queue, couvert de poils cassants, et remarquable par la poche pleine de musc que le mâle porte en iivant du prépuce. Cet animal
Chevrotain musc (Mosclius moschiteius;.
intéressant habite les régions monlaq-neuscs de l'Asie centrale (Thibet, Chine et 'l'arlarie septentrionale). Sa chair est assez estimée et sa peau sert à faire du cuir. Une autre espèce le petit cerf (moschus {^ygmœus, Linn.), le plus petit des ruminants, est remarquable par sa gentillebse. 11 n'a pas de poche à musc, non plus crue les autres espèces de ce genre.
• CHEVROTANT, ANTE adj. Mus. Qui chevrote : voixchccrotantc.
' CHEVROTEMENT s. m. Mus. Action de chevroter : /fs cheerotemcnts sont désayrcdhles.
' CHEVROTER v. n. Faire des chevreaux : celte cliêvre a chevroté. — Mus. Chanter d'une voix tremblotante : ce chanteur chevrote. On le dit aussi de la voix : la voix de cette femme commence à chevroter.
' CHEVROTIN, s. m. Peau de chevreau corroyée : gants de chevrotin.
* CHEVROTINE s. f. Gros plomb dont on se sert pour tirer le chevreuil et autres bêtes fauves.
CHEWINKs.m.[tchi-ouinnk]. Sorte de rougegorge de l'Amérique du Nord (pipilo erythroj.hthalmus,\ie\\\.), dont il existe plusieurs espèces
Chewink
aux Etats-Unis. Son nom lui vient d'u:i .■ i qu'il fait entendre ordinairement. Son cli.iiL est doux et moelleux; il place sou nid à terre et se nourrit de vers et d'insectes, il émi;;re vers le sud au mois d'octobre.
CHEYENNE, cap. du territoire de Wyoming (Etals-Unis), à 803 kiL 0. d'Oniaha ; H,690 hab.
CHEYENNES 'ché-iè-ne], peuplade indienne qui formait, avec celle "des Pieds-Noirs, la