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tribu la plus occidenlala de la grande famille des Ak'onquins. En 18*3, les Cheyenncs étaient divisés en doux bandes: les Che\enncs du Nord, au nombre de 2,172 sur le terriloiie de Dakota; les Cheyennes du Sud, au nombre de 2,0oo, sur le territoire indien. Les uns et les autres, mais surtout ceux du sud, sont souvent en guerre avec les Etats-Unis.
CHEYLARD (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-O. de Tournon'(Ardèche); 3,198 hab. Soieries, foulards. Ruines du château de Rochebonnes.
CHEYNE (Georges) [tchêin]. médecin écossais ,1071-1743), qui a laissé de nombreux ouvrages sur la médecine.
* CHEZ [ché] (lat. in casa ; à la maison). Dans la maison de, au logis de : chacun est maître chez soi. — Par ext. Pays natal, lieu qu'on habite ordinairement : je pars demain pour chez moi. — Parmi : il y avait telle coutume chez les Grecs. — Fig. En, dans, tant au sens physique qu'au sens moral : on trouve chez les auteurs grecs des exemples de... — Quelquefois, de cette préposition, jointe à un pronom personnel, il se forme un nom substantif : avoir unchez-soi; quand vous aurez un chez-vous, j'irai vous voir ; il a maintenant un chez lui.
CHÈSE iLa), ch.-l. de caiit., arr. et à 9 kil. S.-E. do l.oudéac (Côtes-du-Nord) ; 330 hab.
GHÉZY. 1. (Antoine-Léonard de), orientaliste, né à Neuilly en 1773, mort du choléra à Paris en 1832. De 1799 à ISl-^', il étudia sur des manuscrits de la Bibliothèque nationale; une chaire de sanscrit fut alors créée pour lui au Collège de France. Il a publié le texte et une traduction du drame de Kalidasa » la Gratitude de Sakuntala» et des traductions d'après Jami et le Ramayana. — II. (Wilhelmine- Christiane von), femme du précédent, née à Berlin en 1783, morte en 18'i6. Divorcée de son premier mari en 1799, elh se lia, à Paris, avec M™= de Genlis, épousa M. de Chézy en I80.Ï, se sépara de lui en 1810, retourna en .\llemasne et vécut pendant plusieurs années en Suisse. Elle a laissé des romans, des poèmes, le libretto de ÏEuryanthe de Weber, une biographie de sa mère, la femme auteur Karoline-Luise von Klenke, etc. Son fils, Wilhelm (1805-'6o) écrivit des romans en allemand, et son autre fils, Max (mort en 18i6), fut un peintre distingué.
CHIANA [ki-\ anc. Clanis, livière qui arrose une fiMiilL' vallée de l'Italie centrale et dont les eaux, jadis presque stagnantes au milieu des marais pestilentiels, forment aujourd'hui deux cours d'eau : la Chiana Pontificia, qui afflue dans la Pagiia, à Orviélo; et la Chiana Toscana, qui se jette dans FArno.
■ CHIAOUX s. m. fchi-a-ou] (turc, chaouch, envoyé). Espèce d'huissier turc; envoyé du Grand-Seigneur.
CHIAPAS fchi-à'-pâss], état le plus méridional de la république mexicaine, sur le Pacifique et sur la frontière du Guatemala. 4) ,550 kil. carr. ; 2;;0.000hab., en grande partie Indiens et Métis Cap. San Cristobal. Il est traversé par la Cordillère de la Sierra Madré et arrosé par le Chiapas ou Tabasco, l'Usumasinta et le Teapa. Il produit une grande quantité de bois de construction et de bois de teinture, du coton, du tabac, de la vanille, du poivre, du gingembre, du café, du thé, du caoul bouc. Il renferme denombreuses ruines, parmi lesquelles on cite celles de Palenquc, L'insuffisance des voies de communication s'oppose au développement du commerce.
CHIARAMONTE [kiâ-ra-monn'-té], ville de Sicile, k 'M kil. 0. de Syracuse, sur le contrefort d'une montagne ; 9,300 hab. Château féodal; commerce de vin.
CHIARI[kiâ'-ri].Villr.de l'Italie septentrionale, a l.i kil. 0. de Brescia, prés de l'Oglio; 10,507 h. Grand commerce de soie.
CHIAROSCURO [kià-ro-skou'-ro], en italien. clair obscur, terme employé dans la peinture.
GHIASME s. m. [ki-a-sme] (gr. kiasma, croisement). .\nat. Bandelette de substance nerveuse située au-dessous du cerveau, et formée parl'entre-croisementdes deux nerfs optiques.
* CRIASSE s. f. Ecume de métaux : chiasse de fer, de cuivre, etc. — Chiasie de mouche, de ver, excréments de mouche, de ver. — Fig. et bass. Ce n'est que de la chiasse, se dit de toute chose vile, méprisable, qui ne vaut pas la peine qu'on la ramasse.
CHIAVARI [kiâ-vâ'-ri], ville d'Italie, sur le golfe de Gènes; à 30 kil. S.-E. de Gênes; 13,000 hab. Belles églises ; tours pittoresques ; arcades.
CHIAVENNA [kiâ-vènn'-na], ville de Lombardie, au pied des Alpes Rhétiques, sur la route du Spluïen, au milieu de riches vignobles, k 30kil.t3.-N.-O. de Sondrio ; 5,104 hab. Fameuse bière ; commerce de soie. Lat. 46» 18' ,=i9" .N. Long. 7» 3' 58" E.
• CHIBOUQUE s. f. ou »v Chibouk s. m. Pipe
turque à long tuyau de bois.
CHIC, IQUE adj. [chik] (anc. roman, chic, fin). Très bien, supérieur en son genre, distingué, riche ; c'est du monde chic; elle avait !(»e robe chique. — Chic s. m. Science du fin :
La discorde qui sait le ckic En fait faire un décret public.
Four.EiiET DE MoNBRoN. La Henriade travestie.
N'est plus employé dans ce sens. — Distinction : elle a du chic ; il est pourri de chic. — Elégance : ce logement a du chic; l'officier qui a du chic est celui qui serre son ceinturon de manière a ressembler à une gourde (^oriac). — Cachet artistique, originalité : ce tableau est d'un chic étourdissant. — Facilité banale : il fait de chic, se dit d'un peintre qui travaille sans le secours du modèle, d'un écrivain qui néglige un peu de consulter la grammaire ou les documents nécessaires, d'un orateur qui amplifie outre mesure, faute d'avoir préparé son suje!, etc.
CHICACOLE. Voy. Cicacole.
CHICAGO, ville principale do l'Illinois et du N.-O. des Etals-Unis de l'Amérique du Nord, sur la rive S.-O du lac Miehigan, à 9o0 kil. 0. do Washington. De fondation toute contemporaine, cette grande et magnifique cité a poussé littéralement « comme un champignon ». Elle comptait 4,8.53 hab. en 1840; 29,963 en 1850; 412,172 en 1860 ; 298,977 en f870; 410,000 en 1875; depuis : 1,850,000. Elle doit celte prospérité sans exemple à sa belle position et à la richesse du sol qui l'entoure. Elli; ne renferme pas moins de '250,000 étrangers, presque tous Allemands, Irlandais, Scandinaves et Anglais. Elle contient six parcs, des boulevards larges de 250 pieds anglais, d'immenses lignes de tramways qui coiM'ent dans presque toutes ses rues et fa relient à ses faubourgs, un port à l'embouchure de la rivière de Chicago, qui la divise en trois régions, dites du Sud, du Nord et de l'Ouest; elle est reliée aux autres villes d'.\mérique par de nombreux chemins de fer et par la navigation sur les lacs. Ses principaux produits exportés sont : la viande et la graisse de porc, sous différentes formes, les farines, les vins, les esprits, l'acier, la bière. On y trouve l.'i écoles publiques (760 professeurs ; 52,0110 élèves), une école de sourds et muets, une université baptiste, plu.sieurs séminaires, un collège catholique, six écoles de médecine, un collège de pharmacie, des bibliothèques, des théâtres, des hôpitaux, etc. On y publie 135 journaux, dont plusieurs en allemand, en suédois, en norvégien, en bohémien et en polonais. 257 églises. Principales dénominations religieuses : baptistes, congrégationafistes, épiscopaliens, juifs, luthériens.
méthodistes, presbytériens et catholiques. — HisT. En 1804, les Américains fondèrent le fort Dearhorn, à l'embouchure de la rivière de Chicago ; un peu plus tard se forma cette ville, qui n'aurait d'autre histoire que celle de son merveilleux accroissement, si un incendie ne l'avait détruite du 8 au 10 oct. 1871. Le nombre des maisons anéanties fut de 17,450; il y eut 98,500 personnes sans domicile ; environ 220 habitants périrent dans les flammes ; on évalua les pertes matérielles à 1,250 minions de francs. Il ne reste déjà plus que le souvenir de ce désastre ; la ville a été rebâtie en peu d'années, et elle est plus belle qu'auparavant. Lat. (au dôme) 41° 53' 6" N. Long. 89° 58' 7" 0. (V. S.)
CHICANDARD, ARDEadj. Synon. de Chic^ud,
AHDE.
CHICANDER v. n. Danser le pas chicard.
' CHICANE s. f. (pers. ic/(a«(/aï!, jeu de mail). Se dit, par dénigrement, des procès en général ; et, dans un sens particulier, de l'abus que font certaines personnes des ressources et des formalités de la procédure : redouter la chicane. — Subtilité captieuse en matière de procès : chercher des chicanes. — Fam. Gens de chicane, les praticiens subalternes, comme huissiers, avoués, etc. Il ne se dit que par dénigrement. — Par ext. et fam. Toute objection sophistique ou trop subtile, toute contestation mal fondée, en quelque matière que ce soit : îine chicane de mots. — Se dit aussi d'une manière de jouer au mail ; jouer à la chicane. On le dit également au billard et k la paume. — Art milit. Guerre de chicane, guerre où on ne livre que de petits combats pour disputer le terrain.
* CHICANER V. n. User de chicane en procès : cet avoué ne fuit que chicaner. — Par ext. Se servir de subtilités captieuses, contester sans fondement, en quelque matière que ce soit : Une fait que chicaner au jeu. — v. a. Intenter un procès à quelqu'un mal à propos :
\ cet homme chicane tous ses voisins. — Fig. et fam. Il chicane sa vie, se dit d'un accusé qui se défend bien. — Cela me chicane, se dit d'une chose qui n'est pas importante, grave, mais qui ne laisse pas de tourmenter, de faire de la peine. — Art milit. Chicaner le terrain, le disputer pied à pied. — .Mac. Chicaner le vent, gouverner au plus près du vent, presque k ralinguer, c'est-à-dire de manière à laisser dans les voiles le moins de vent qu'il est possible. — Reprendre, critiquer mal à propos et sur des bagatelles ; il ne faut pas chicaner les poètes sur des vétilles. — Se chicaner v pr. Se quereller pour des choses insigniliantes.
' CHICANERIE s. f. Tour de chicane : il m'a fait mille chicaneries.
* CHICANEUR, EUSE s. Celui, celle qui chicane, qui aime à chicaner, principalenieot en affaires. — Adjectiv. : je ne vis jamais homme plus chicaneur; esprit chicaneur.
' CHICANIER, 1ERE s. Celui, celle qui conteste, qui vétille sur les moindres choses. — Adjectiv. : quel homme chicanier! — Cela est chicanier, cela est embarrassant, vétilleux et difficile.
CHICARD, ARDE adj. Diminut. de Chic :
c'est un peu cli.icard ; une femme chicardc. — Qui tient, qui a rapport au personnage de carnaval nommé Chicard : le pas chicard. — s. m. Coureur de bal : c'est un chicard.
CHICARD, surnom donné, vers 1830, à un marchand de cuirs qui courait les bals de carnaval sous un costume bizarre et qui dansait avec beaucoup de chic. It était coiffé d'un casque à plumet colossal, chaussé de bottes fortes et revêtu d'une blouse de llanello et de culottes collantes ; ses bras à demi-nus étaient enfoncés dans dos gants de grosse cavalerie. Sous ce costume hétéroclite, Chicard dansait
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à pas serrés, mimant, ||;i'imaçant, roulant ses gros yeux en boule de loto ; il obtint une grande vogue, et ks Chicards, ses imitateurs, réf-Miérent pendant vingt ans dans les bals du carnaval.
CHICARDER v. n. Danser le pas chicard.
•CHICHE adj. (lat. ciccum, petite chose). Trop niéna^'erj ijui a de la peine à dépenser ce qu'il faudrait : que vous êtes chiche! — Prov. Il n'est festin que de gens chiches, ceux qui vivent avec une grande épargne, aiment à paraître magniliques.dans les occasions d'éclat. — Fig. Etre chiche de ses paroles, chiche de ses pus, de ses peines, chiche de louaurjes, etc. , n'aimer guère à parler, à agir pour les autres, à donner des louanges, etc. — Chétif, mesquin : la moisson sera chiche. — Fois chiche, espèce de pois que quelques-uns nomment autrement : pois ijris; semer des pois chiches.
* CHICHEMENT adv. Avec avarice, d'une manière cliichc.
CHICHEN ITZÀ [tchi-tcbènn'-it-sâ'l, ville ruinée du Mexique ('Yucatan), à .'iS kil. S.-O. de 'Valladolid. Parmi les restes de son passé,
ca^lillo il Cliiclien ll/a.
on rejuai(|uo \fi castillo (château) qui occupe le soniniot d'une haute pyramide et qui mesure 4;t pieds de large sur 49 de long.
CHICHESTER [tchitch'-èss-teur], capitale du comté de Sussex (Angleterre), à ILS kil. S. -E.
('atliédràle de Chichestcr.
de Londres; 7,842 hab. Cathédrale du xiii« siècle, longue de 407 pieds, large de 1.50. Lainages, cuirs, parchemin et chandelle.
CHICKAHOMINY, rivière du S.-E. de la Virginic (Llal.-j-Lnis;. Sur ses bords se livrèrent, au 31 mai au i^' juillet 18(32, plusieurs ba-
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tailles sanglantes mais indécises entre les confédérés, commandés par Jo.seph Johnson et par le général Lee, et l'année fédérale du Potomac de Mac Clellan. Les premières batailles, près de Fuiroaks (31 mai et l''' .juin;, semblaient tourner à l'avantage du Nord; mais après une lutte gigantesque de sept jours Mac Clellan fut forcé le l^' juillet d'abandonner le siège de Richmond.
CHICKAMAUGA « le Torrent de la mort »
affluent du Tennessee (Etats-Unis), sur lequel se livra, à 18 kil. S.-O. de Chatlanooga, une bataille sanglante, entre les confédérés, sous les ordres de Bragg et de Longstreet, et les fédéraux, sous Rosenscrans, les 19 et 20 sept. 1863. Les fédéraux furent battus et perdirent SO canons.
CHICKASAW BAYOU . près de Vicksburg (Missi^sipi). Le 29 déc. 1862, le général Shernian y subit un échec.
CHICKASAWS [chi-ka-zà], nation d'Indiens de l'Amérique septentrionale, qui habitait, lor.sque les blancs la visitèrent pour la première fois, un territoire situé à 2.50 kil. E. du Mississipi, entre 34» et 30° lat. N. De 1722 à 1750, ils firent plusieurs fois la guerre aux Français. Ils vendirent peu à peu leur territoire aux Américains et se retirèrent en 1834 sur la rivière Rouge, au S. et à l'O. de Washita (territoire indien), où ils vivent, au nombre do 0,000. Leur gouvernement consisie en un gouverneur, un sénat et une chambre de représentants. Us se livrent à l'agriculture.
CHICLANA[tchi-klâ'-na]. Ville d'blspagne à -26 kil. S.-E. de Cadix; 12,339 h. Les plus riches habitanlsde Cadix y ont leur résidence. Eaux sulfureuses froides à lb° R. On en fait usage en boisson et en bains, et surtout dans les all'ections herpétiques rebelles.
* CHICON s. m. Laitue romaine.
CHICOPEE ville de l'Etat de Massachusetts (Etals-Unis), sur le Connecticut, à l'embouchure du Chicopee ; 10,420 hab.
* CHICORACÉES s. f. pi. Bot. Famille de plantes laiteuses et ailleurs composées, dont la chicorée est un des geni-es les plus remarquables. L'inflorescence des chicoracées consiste en des capitules de fleurs en languette. Principaux genres: chicorée, laitue, pissenlit, salsifis, scorsonère, laiteron, etc.
* CHICORÉE s. f. (gr. kichônon). Bot. Genre de composées, comprenant plusieurs espèces potagères qu'on met ordinairement en salade et qui s'accommodent de diverses sortes. La chicorée sauvage ou chicorée commune (ciehorium intybits, Linn.) est vivace et commune en France. Cultivée dans des caves, à l'abri de la lumière et des courants d'air, elle devient la barbe-de-capucin. Sa racine torréfiée est employée comme succédané du café et on l'appelle café de chicorée ou simplement chicorée. Par la culture, on lui a fait produire l'endive ou scarole, la grande chicorée, la ronde, la blonde, la corne de cerf et plusieurs autres variétés ou sous-variétés qui constituent des aliments sains. — Méd. Amére, tonique et apéritive, la chicorée sauvage est utile dans l'atonie des organes digestifs. — Sirop de chicorée. On le donne souvent comme laxatif aux jeunes enfants, à la dose de une à trois cuillerées à café dans un peu d'eau sucrée. — Législ. « La racine de chicorée préparée pour boisson avait été frappée d'un impôt par la loi du 4 septembre 187 1, comme étant un succédané du café. Un droit de fabrication de 0 fr. 30 pal' kilogramme était perçu par le moyen de l'exercice. En outre, tous les produits similaires avaient élé frappés du même droit, par la loi du 21 juin 1873; mais ces taxes sont supprimées depuis le 1" janvier 1879, en vertu de la fii de finances du 22 décembre 1878. Elles a\a:enl donné à l'Etat un
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produit de .^,111), 000 fr. pendant la dernière année do leur perception. D'un autre côté, la chieoréo brûlée ou moulue était frappée, à l'importation en France, d'un droit dédouane de b.'i fr. par 100 kilog. en vertu de la loi du 8 juillet 1871. Le tarif général des douanes de 1881 a fixé à {> fr. par 100 kilog. le droit à l'importation de la chicorée brôlée ou moulue; mais ce droit est réduit à 4 fr. par les traités de commerce, conclus en 1882, avec divers Elats de l'Europe. Le droit est de 1 fr. pour les racines de chicorées sèches et non torréfiées et de 0 fr. 2.T par 100 kilog., pour les racines vertes. >> (Ch. Y.)
* CHICOT s. m. (lat. ciccum, fétu). Ce qui reste hors de la terre d'un arbre cassé par le vent ou coupé : forêt pleine de chicots. — Petit morceau de bois rompu : en passant par la forêt, son checal se mit un chicot dans le pied.
— Morceau qui reste d'une dent rompue : il m'a arraché une dent, mais il m'en a laissé un chicot.
•CHICOTER v. n. Contester sur des bagatelles, (l'op.)
* CHICOTIN s. m. (altérât, de succotrin, sorte d'aloès très amer). Sui; amer tiré de la coloquinte, et dont les nourrices se frottent le bout des mamelles, quand elles veulent sevrer les enfants : amer comme chicotin. — Dragées de chicotin, ou simplement, chicotins , certaines dragées fort amères, où l'on a mêlé du chicotin.
CHICSOI. Voy. UsuM.\siNTA.
•CHIEN, CHIENNE s. f. (gr. kuôn; lut canis'i. Mamm. Genre de carnassiers digitigrades, comprenant, outre le chien proprement dit, les espèces sauvages appelées loup, renard et chacal. — Espèce de ce genre, comprenant des variétés sauvages et un très grand nombre de variétés domestiques, dont les individus sont les plus familiers, les plus intelligents et les plus dévoués de tous les animaux que l'homme a soumis à sa domination.
Un jour aux pieds de son amie,
Ce tendre époux dépose un jeune cAien:
De la fidélité c'est l'image chérie.
MoNVBL. Lrs Deux Chiens, fable.
— Fig. et fam. Se dit dos personnes et des choses, par injure et par mépris: quel chien de musicien ! Uii chien de repas. Il vous a fait un beau chien de présent. — Arquebuse. Pièce qui portait le silex des fusils à pierre, et qui se rabat sur la capsule des armes à peicussion pour déterminer l'explosion : armer le chien de son fusil. — »»Pop. Avare: il laisse mourir les gens de faim, quel chien! — -^dj.: c'est un chien, il n'est pas chien en affaires. — Eau-de-vie très forte : un verre de chien. On dit ordinairement sacré chieii. — Origiiiatité, cachet: il a du chien ; quel chien a cette femme! — ' Chien traître, chien qui mord sans aboyer. — Chien sage, chien qui ne s'emporte point a[n'ès le gibier. — Chien savant, chien dressé à certains exercices qui semblent exiger plus que de l'instinct. — Rompre les chiens, les arrêter, les empêcher de suivre une voie. — Fig. et fam. Rompre les chiens, empêcher qu'une conversation qui pourrai! avoir quelque inconvénient ne continue. — // est fou comme un jeune chien, se dit d'un jeune garçon étourdi et fulàlre. — Il est fait à cela comme un chien à aller « pied, d aller nu-tête, se dit d'un homme tellement accoutumé à faire une chose, qu'elle semble lui être naturelle. — Il est là comme un chien Il l'attache, comme un chien d'attache, se dit d'un homme dont l'emploi, le travail est fort assujettissant. — C'est le chien de Jean de Nivelle, il s'enfuit quand on l'appelle, se dit d'un homme qui s'éloigne, qui s'en va, quand on veut le retenir. — Il fait un temps <i ne pas mettre un chien dehors : il pleut à verse, il l'ait un temps affreux. — Mener une Vie de chien, mener une vie misérable. — Vivre comme un chien, vivre dans la débauche et le libertinage.
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— Cela ne vaut pas les qua(re fers d'un cliicn, cela ne vaut alisolumeul rien. — C'est saint Roch et son chien, se dit de deux personnes qu'on voit toujours ensemble. — Il vaut autant \ être mordu d'un Lhieri que d'une chienne, entre deux choses épalement nuisibles, il n'y a point i de choix à faire. — C'est une charrue à chiens, \ se dit en parlant d'associés qui ne s'accordent pas. qui n'agissent pas de concert dans leur entreprise. — Us s'accordent, Us vivent comme chiens et chats, ils ne peuvent s'accorder, ils ne sauraient vivre ensemble. — Leurs chiens ne chassent pas ensemble, se dit de deux personnes qui ne sont pas en bonne intelligence.
— Il n'est chasse que de vieux chiens, il n'y a point d'hommes plus propres au conseil et aux aiîaires, que les vieillai'ds, à cause de leur «îxpérience. — Les bons chiens chassent de race, ou Bon chien chasse de race, ordinairement les enfants tiennent des mœurs et des inclinations de leurs pères. — Chien qui aboie ne mord pas, les gens qui font le plus de bruit ne sont pas toujours les plus à craindre. — Jamais à un bon chien il ne vient un bon os. se dit lorsqu'une bonne fortune ne vient point à ceux qui en seraient dignes. — Chien hargneux a toujours Voreûle déchirée, il arrive toujours quelque accident aux gens querelleurs. — Quaiid on veut noyer son chien, on dit qu'il a tarage, ou Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage, on trouve aisément un prétexte, quand on veut quereller ou perdre quelqu'un. — C'est un chien au grand collier, se dit d'un homme qui a le principal crédit dans une compagnie ou dans une maison. — Il mourrait plutôt quelque bon chien de berger, se dit lorsqu'un homme méchant et inutile est réchappé d'une maladie. — Ce sont deux chiens après un os, se dit de deux personnes qui sont en débat pour emporter une même chose, qui poursuivent la même chose. — Il y a trop de chiens après l'os, se dit en parlant d'une spéculation pour laquelle les associés sont tellement nombreux, que la part de profit qui doit rîvenir à chacun d'eux ne peut être que fort petite. — Faire le chien couchant, tlatter quelqu'un, lâcher de le gagner par des soumissions basses et rampantes. On dit de même, c'est un bon chien couchant. — Us veulent faire comme les grands chiens, ils veulent pisser contre la muraille, se dit des petits garçons qui veulent faire comme les grandes personnes. — Prov. et fig. Pendant que le chien pisse, le loup s'en va, ou le lièvre se saiv-e, le moindre retardement fait perdre l'occasion favorable. — Il n'en donnerait pas, il n'en jetterait pas sa part aux chiens, se dit d'un homme qui se croit bien fondé dans les prétentions qu'il a sur quelque chose.
— Jeter sa langue aux chiens, renoncer à deviner quelque chose. — S'il disait, s'il faisait telle chose, il ne serait pas bon à jeter aux chie7U, tout le monde le blâmerait et crierait après lui. — Prov. et lisr. Il vient là comme un chien dans un jeu de quilles, se dit d'un homme qui vient à contre-temps dans une compagnie où il embariasse. Recevoir quelqu'un comme un chien dans un jeu de quilles, lui faire un très mauvais accueil. — Il ne faut point se moquer des chiens qu'on ne soit hors du village, il faut se mettre à l'abri du danger avant de s'en moquer. — Il est comme le chien du jardinier qui ne mange point de choux, et n'en laisse point manger aux autres, se dit d'un homme qui ne peut pas se servir d'une chose, et qui ne veut pas que les autres s'en servent. — C'est un btau chien s'il voulait mordre, se dit d'un homme d'un bel extérieur, et qui parait brave, mais qui ne l'est pas. — C'est un chitn qui aboie à la lune, se dit d'un homme qui crie inutilement contre un plus puissant que lui. — Entre chien et loup, désigne le moment du crépuscule où l'on ne fait qu'entrevoir les objets, sans pouvoir les distinguer. — Bass. Cela n'est jms tant chien, cela n'est pas trop mauvais. — Querelle de chien, bruit de chien, train de chien, grande querelle, grand
bruit. — C'est un métier de chien, se dit d'une profession, d'un travail qui donne beaucoup de peine et peu de profit. — Chien du régiment, chien adopté par un régiment et considéré comme eu faisant partie. — Chien de FAÏE^•CE, se dit d'une sorte de figures d'ornement mises en regard. — Se regarder comme des chiens de faïence, se regarder fixement et sans rien dire. — En chien de faïence, raide, immobile comme les chiens de faïence employés pour la décoration. — Se regarder en chiens de faïence, se regarder d'un air de mauvaise humeur. — w Pop. De chien, excessif: faim de chien, soif de chien, se donner un mal de chien. — Chien de bégiment, adjudant sous-oflicier. — Chien du commissaire, secrétaire du commissaire de police. — Chien de cour, chien de collège, maître d'études. — Avoir du chien, du chien dans le ventre, être de force à tout supporter, avoir do la verve, avoir le feu sacré. — Piquer son chien, dormir. — Du chien, du soigné, du dur. — Voila le chien, voilà la difficulté. — Ce n'est PAS pour les chiens, c'est fait pour les hommes: l'hôpital ji'cst pas fait pour les chiens. — Encycl. Les animaux du genre chien ont trois fausses molaires en haut, quatre en bas et deux tuberculeuses derrière, l'une et l'autre carnassière ; leur langue est douce ; leurs pieds de devant ont cinq doigts, et ceux de derrière quatre doigts. — Le chien proprement dit, ou chien domestique, {canis familiaris, Linn.) se distingue par sa queue recourbée; il varie à l'infini pour sa taille, sa forme, et pour la couleur et la qualité de son poil. « C'est la conquête la plus complète, la plus singulière et la plus utile que l'homme ait faite: toute l'espèce est devenue notre propriété; chaque individu est tout entier à son maître, prend ses mœurs, connaît et défend son bien, lui reste attaché jusqu'à sa mort; et tout cela ne vient ni du besoin, ni de la contrainte, mais uniquement de la reconnaissance et d'une véritable amitié. La vitesse, la lorce et l'odorat du chien en ont l'ait pour l'homme un allié puissant contre les autres animaux et étaient peut-être nécessaires à l'étabhssemenl de la société. Il est le seul animal qui ait suivi l'homme par toute la terre. — Le chien naît les yeux fermés; il les ouvre le dixième ou le douzième jour ; ses dents commencent à changer le quatrième mois ; il a terminé sa croissance à dea.\ ans. La femelle porte soixantetrois jours et fait de six à douze petits. Le chien est vieux à quinze ans et n'en passe guère vingt. Chacun connaît sa vigilance, son aboiement, son mode singulier d'accouplement et l'éducation variée dont il est susceptible. » (Cuvier.) Son penchant à la rêverie témoigne de l'activité de son cerveau. — En France et dans plusieurs autres pays, particulièrement en Hollande et en Belgique, les chiens sont souvent employés comme animaux de trait; au Kamtchatka et au Groenland, on ne les élève presque jamais pour un autre objet. — On dit que les anciens rafl'olaient de la chair des chiens; de nos jours, les Polynésiens, les Chinois et les Indiens d'Amérique, la considèrent comme très délicate. Quand ces animaux ont été nourris prineipaL'mont de matières végétales, leur chair est agréable et nutritive; mais celle des chiens que les Parisiens mangèrent pendant le siège de 1870-'7I possédait une odeur sui generis et un goût répugnant; on disait alors beaucoup de bien des côtelettes de chien; mais c'était un mets de luxe réservé pour les personnages très riches et qu'il ne nous a pas été permis d'apprécier. — Maladies des chiens. Outre diïlérentes maladies qui leur sont cummunes avec les autres quadrupèdes domestiques, les chiens sont sujets à deux affections particulières. L'une, la rage, sera traitée à son ordre alphabétique. L'autre, appelée maladie des chiens, les frappe presque tous à l'époque de la dentition ; elle consiste le plus souvent
dans une altération des premières voies respiratoires, du système nerveux et des intestins; elle dure de vingt à quarante jours. On la combat par des purgatifs et, lorsque l'animal est âgé de plus de six mois, par un séton sur la nuque. — Chiens de guerre. La citadelle de Corinthe fut, dit-on, gardée pendant longtemps par une garnison uniquement composée de chiens. Les Celtes dressaient des troupes de dogues à s'élancer dans les rangs ennemis. Les Espagnols se firent aider par des chiens dans leur conquête de l'Amérique; les Français, dans leurs guerres de Saint-Domingue, et les Anglais dans celles de l'Inde, renouvelèrent cet abominable moyen. De 1835 à ISGIi, il y eut, dans chaque blockhauss qui défendait les villes algériennes, et particulièrement à Bougie, des chiens nourris aux frais de l'Etat. Tous les soirs, on envoyait au corps de garde des postes extérieurs l'un de ces animaux, pour se tenir près du factionnaire. Sur toute la frontière française de l'est et du nord, depuis le fort l'Ecluse jusqu'à Dunkerque, les brigades de douaniers ont un certain nombre de chiens enrégimentés, portés sur des registres spéciaux et nourris aux frais de l'administration. Ces animaux sont chargés de veiller avec les préposés de garde pendant la nuit, de les défendre et principalement d'arrêter les chiens dont les contrebandiers se servent pour passer, sans risques personnels, des dentelles, desmontres et autresmenus objets de valeur. Ce sont alors des combats effroyables, à la suite desquels les hommes en viennent souvent aux mains. — Chiens sauvages ou a demisauvages. On rencontrait autrefois, en Amérique, de grandes troupes de chiens sauvages, dont les ancêtres domestiqués avaient accidentellement recouvré leur liberté; ces animaux disparaissentourentrentsousla domination de l'homme; ils n'otfrenl aucun caractère particulier et se rapprochent de nos chiens de berger à long poil, ainsi que les chiens sauvages des autres parties du monde, ce qui semblerait prouver, d'après les lois de l'atavisme, que nos races domestiques ont eu pour souche comnmne le chien de berger que l'homme a modifié selon ses besoins, par des soins appropriés. — 11 existe diÛ'érentes autres espèces de chiens sauvages dans diverses parties de la terre; toutes peuvent être réduites en esclavage; par leur croisement avec le loup dans les pays du Nord, avec le chacal en Orient, avec le fennec en Afrique et avec le renard dans tous les pays, elles produisent des animaux intermédiaires qui peuvent, lorsque l'homme leur donne une éducation convenable, se plier à toutes ses exigences, et qui sont comparables, pour leur forme et pour leur caractère, à nos différentes variétés duraesliquos, ce qui a fait penser à plusieurs naturalistes que le chien, loin d'être issu d'une souche unique, aurait plusieurs ancêtres. — Races de chiens. Les naturalistes classent différemment les innombrables variétésetsous-variétésqueles besoins ou lecapricedes hommes ont créées dansl'espèce si Uexible du chien domesti.que. Voici le système declassificatiunquinousaparu le plus exact et le plus complet. Nous n'y comprenons pas les innombrables variétés de chiens de rue ou chiens de hasard, provenant du croisement fortuit de dilf(''i'eiites races. — i" Mâtins. Ce sont des animaux qui atteignent jusqu'à 75 centimètres, à membres robustes, à museau pointu, à oreilles courtes, ordinairement recourbées en arrière, rarement droites. Le mâtin ordinaire ou chien de boucher {canis familiaris laniarius) est .grand, vigoureux, à poil jaunâtre, blanc ou noir et assez court; il est de bonne garde et peut être dressé à la chasse du sanf;lier. Le grand danois (canis danicus majora, le plus grand de tous les chiens et l'un des plus forts et des plus féroces, est toujours revêtu d'une robe d'un fauve noirâtre , tigrée de bandes transversales. C'est un bon chien de garde. Le petit danois
CHIE
fcanis danicKi: minor), est plus petit que le précédent. Qiiniil au danois moucheté, c'est un animal de luxe sans intelligence ni fidélité; il est grand, mince, léi-'er, blanc marqué de petites taches arrondies cl porte la queue relevée. A la liHe de la liste des chiens domestiques de l'Europe tempérée, se trouve le chien de berger (canis donv.'sticus, Linn.), offrant une
Chien de bi
I stature, une tête et une robe qui le rapprochent du loup; son poil raide et quelquefois héiissé est généralement varié de noir et de gris ; ses oreilles sont courtes et dressées, sa ' queue est toutl'uc et recourbée ; élevé de temps immémorial pour la garde des troupeaux, ses facultés parliculières semblent être instinctives; sa sagacité, sa fidélité et son courage ne sont surpassés dans aucune autre race ; sa hauteur atteint à peine 60 cent.; mais il est très musculeux. Son espèce est confinée dans l'Europe tempérée et dans l'Europe méridionale. Le véritable chien de berger accompagne les troupeaux, les surveille et les protège de toute violence. La variété appelée chien conducteur est plus grande, plus velue, et se rend très utile pour la conduite des moutons et des bœufs. — Le chien des Alpes ou du Saint- Bernard est
Cllii'u itu Saint-Bernard.
universellement connu de réputation. L'ancienne race ressemblait au terre-neuve ; mais elle a disparu et on l'a remplacée par une race à poils courts, à très larges pattes ; l'aboiement des chiens du Saint-Bernard est extraordinairemcnt sonore et profond. Ils sont dressés à porter de la nourriture, du vin et des vêtements chauds attachés sur leur dos ou autour de leur corps ; ils quittent le couvent du Sainl-liernard dans la matinée qui suit une nuit de violente tempête de neige ; ils se mettent à la recherclie des voyageurs égarés et sont suivis par les moines; on ne compte plus le nombre des existences qu'ils ont sauvées. Un autre chien de montagnes est le chien des Pyrénées, renommé pour sa force, son intelligence et sa fidélité. — 2° Lévriers, chiens dont la taille peut atteindre jusqu'à 6,S centimètres de haut. Ils se distinguent surtout par un corps aminci, allongé, courbé plus ou moins en arcade au niveau des
CHIE
reins. Ce sont d'excellents coureurs; mais ils manquent d'odornt. Le (jrnnd lévrier icunis venaticiis) est caractérisé par une tête iilloiigée, effilée et formant la [lointe au museau, pai- un nez très allongé, par un cou long, une poitrine fine, dos reins arqués, un abdomen considérablement peu volumineux et rétréci, et une croupe élevée. Sa stature est haute, relativement à ses membres allongés et déliés, ses oreilles sont petites, pointues et à demi-pendantes ; sa queue est longue, grêle et, dans les races primitives, couverte de "poils qui forment des franges en dessous. Les couleurs générales sont : le noir, le blanc et l'ardoisé. Les espèces septentrionales sont revêtues de poils longs et épais, tandis que celles du midi portent une robe lisse ou soyeuse. Le lévrier russe et le lévrier tartare sontgros, oi'dinairement blancs, avec des nuages noirs et une queue poilue. Le lévrier d'Ecosse , de la même espèce, se dislingue par son excellent nez, sa grande sagacité, sa rapidité et sa résistance à la faligue. Le lévrier irlandais, le plus grand chien de l'Europe occidentale, et plus que capable do tenir tête au loup, est considéré comme une simple variété des précédents , croisée dans
rniE
ss
mune chez nous est le chien de fomérmie ou loulou, que tout le monde connaît. Parmi les autres véritables races domestiqucj, on distingue I.-- ''I-' i;-- ,-iirtii|n.-s des deux hémis-
Lévrier anglais,
quelques localités avec le grand danois, le staghound et le bloodhound. Le lévrier anglais, sans rival pour la rapidité, la beauté et la docilité, est employé à la chasse au lièvre : c'est le lévrier le plus répandu dans l'Euiopc occidentale et aux Etats-Unis. La Kabylie, la Russie, l'Italie et la Turquie fournissent aussi des races de lévriers. La levrette, qui appartient à la même division, est un lévrier de petite taille ; elle est relativement peu intelligente et ce n'est qu'un animal de luxe. Sa robe est ordinairement fauve ou ardoisée. — ?>" Chiens-loups, chiens qui seraient mieux nommés Cbulns-benabds, car leur taille ne dépasse guère (iO centimètres et descend quelquefois beaucoup plus bas. Ils se distinguent par des oreilles droites, dos poils longs et touil'us, surtout vers le cou ; une queue relevée et souvent en panache ; un nez pointu. Ce groupe renferme les races préférées par
Lévrier persan.
les routiers et les charretiers pour la garde de leurs voitures; quelques-unes fournissent des animaux de Irait. La race la plus coni-
Chien des Esquimaux
phères; ils sont grands, offrent une ressemblance avec le loup, ont le nez pointu, les oreilles dressées, de longs poils mêlés de noir et de blanc ; ils sont farouches, hardis, forts et excellents nageurs; ils forment des attelages pouilcs traîneaux des indigènes et courent pendant des heures entières en faisant plusieurs kilomètres à l'heure. Le chien des Esquimaux {canis borealis, Uesm.) est probablement le même que le chien de Sibérie. Le dhcde de l'Indoustun (canis seijlux, Smith) est grêle, haut sur jambes, avec un museau pointu, une queue longue et touffue, et avec de grands yeux sombres; sa couleur est bai clair. Le dhole. de Ceylan [canis Ccylanicus. Shaw) est une variété très voisine, sinon la
même variété que le précédent. Le dingo d'Australie [canis Australasix) est un chien sauvage qui a été en partie domestiqué par les indigènes ; il mesure environ Go centimètres de haut; sa couleur est fauve taché de blanc en dessus, plus pâle sur les côtés et à la gorge, et blanchâtre en dessous. Tous ces animaux vivent du produit de leur chasse ; ils montrent une grande aptitude à s'apprivoiser. Le chiim océanien [canis Pacificus, Smilh) parait être indigène dans les îles de la mer du Sud; il était jadis extrêmement abondant dans les îles Hawai. 11 se nourrit de légumes et de poisson ; sa chair est très estimée par les naturels qui en font une grande consommation. La race aborigène est à peu près perdue aujourd'hui, par suite de croisements avec les chiens importés d'Europe. Le chic7i de Patagonie, de la grosseur d'un chien-courant, présente une certaine ressemblance avec le loup. Celui de la Tcrrede-Feu est un peu plus petit et semble être produit par le croisement du renard, du chien de
CHIE
berger et da lerriev. Ces chiens sont d'un prix inestimable pour les naturels de ces régions. Le spitz, petite variété du chien de Poméranie, dérive évidemment du chien-loup arctique et ressemble aux chiens des Ksquimaux, des
Spitz.
Sibériens, des Lapons et de l'Islande, biem qu'il soit plus petit que les animaux de cette espèce. Son poil, long et fin, particulièrement .sur la tête et au cou, varie du blanc pur, couleur la plus ordinaire, jusqu'à la teinte café au lait et quelquefois noir jais. Cet animal est actif, intelligent, excellent pour la garde ; il possède plusieurs des qualités du chien de berger. — 4° Epagneuls, chiens d'une taille très' variable (de 10 à 57 centimètres), à oreilles larges, longues et pendantes, à poils longs, doux, assez touffus, quelquefois courts sur le train de derrière, .'i queue en panache, à nez épais vers le bout. Notre épaç/ncul français est un animal intelligent, fidèle, employé à la chasse en plaine et au marais ; il est ordinairement blanc et brun marron. Le petit éparjncul, plus varié de couleur, est un chien d'appartement. Une race naine porte le nom de king -Charles ; c'est un petit épagneul gros à peine comme les deux poings ; le bichon, presque aussi petit que le précédent, est, comme lui, un chien d'agrément ; il y a aussi, parmi les petits épagneuls, le chien-lion, ainsi nommé parce qu'il porte une sorte de crinière, et le gredin, a pelage court, presque lisse, noir, mais long et soyeux aux oreilles. Vépagnerd anglais ou setter (canis index, Cams.) est quelquefois classé dans le groupe des chiens courants. Sa tête est remarquablement développée. Son front est large ; il se distingue par une grande intelligence, beaucoup d'affection et sa docilité. L'instinct naturel qui le porte à se tapir, quand il voit ou sent le
CHIE
pendante^. Tiiédiocrenienl longues ; à poils longs sur tout le corps ; à queue peu longue ; à nez court ; ils ont une aptitude particulière pour aller à l'eau. Le barbet proprement dit (eanis aqiuitims), le poodk des Anglais, appelé quelquefois caniche, atteint parfois 50 centimètres de haut : son poil est frisé, noir ou blanc; c'est le plus intelligent des chiens, el un excellent chasseur, quand il est bien dressé. Le petit barbet, à pelage ordinairement blanc, plus hérissé et moins laineux, est également fidèle et intelligent. Le barbet-griffon, encore plus petit, à poil blanc et laineux, est moins intelligent et plus criard. Le griffon est revêtu d'une robe fauve ou grisâtre, rarement blanche ; grand el léger, il chasse bien le lièvre et le renard ; mais il est peu atta-
Epagneul anglais ou setter.
gibier, a été dévelo|5pé par l'éducation. Son odorat est très subtil ; il se jette à l'eau plus facilement que le pointer, auquel on le préfère pour la chasse en fourrés. On l'emploie ordinairement pour la chasse au fusil etaux oiseaux. L'épagneul frisé, répandu en Allemagne, est tout noir, avec des poils soyeux aux oreilles. — 5° Chiens d'eau,ou Baiibets. Ce groupe corn» prend des chiens robustes, à oreilles larges,
Barbet.
CHIE
cerf, le lièvre ainsi (jue d'aulies animaux cl même l'homme. Le bloodhnund, autrefois employé à rechercher les condamnés, les esclaves
Bloodhound (Canis Tamiliaris).
fugitifs et les ennemis, ou à conduire le chasseur vers la retraite d'un animal blessé, a été décrit à l'article Bloodhound; on le conserve, dans les pays civilisés, plulût comme animal curieux que comme chien utile. Le sta^/hound ou chien courant à cerf, est à peine plus petit que le précédent; c'est, en réalité, un nv'l>s du bloodhound, croisé avec le lévrier. Sa tête
ché à son maître. Le griffon vendéen ou chien de Vendie mérite la faveur dont il est l'objet. ; Le chien de Terre-Neuve [canis Terrw Novse, ! Smith), semble être indigène de l'Amérique du Nord ; il est plus allongé et moins com
Terre-neuve.
pacl que celui des Esquimaux, avec un museau plus large, des oreilles retombantes et de longs poils ondulés ou bouclés; c'est un animal puissant, d'une grande beauté, très intelligent, fidèle et bon ; la race pure est presque semi-p.ilniéc et renferme les meilleurs chiens d'eau. Ci'oisé avec le chien courant, le terreneuve produit des animaux d'une taille énorme, d'une couleur généralenoire, avec du l'ative autour des yeux, du nez, de la gorge et du blanc vers les pieds et le bout de la queue. — G° Limiers, chiens recherchés pour la chasse à courre, à museau long, à oreilles larges, amples et pendantes, à jambes robustes, à corps gros el allongé, à poil ras, mêlé de blanc, de noir, el quelquefois marqué do feu; hauteur: de 4') à 60 centimètres. Le type de ce groupe e=l le chien deSainl-IIuberl, aujourd'hui disparu, mais que l'on a cru reconnaître dans le bloodhound. {Voy. Bloodholnu.) On appelle chien courant (canis sagax), une race comprenanl plusieurs variétés de chiens grands et forts qui chassent au moyen de l'odorat el que l'on dresse ii poursuivre le
Fou hound anglais.
est large, un peu courte et terminée en pointe ; ses oreilles sont longues et pendantes, ses membres musculeux, ses jambes assez menues, et il porte la queue relevée en arc de cercle. Cette forme de chien courant est presque complètement éteinte. Le fox liound ou cliic.n courant au renard, tel qu'il existe aujourd'hui, est un parfait modèle de chien de chasse; c'est un produit soigneusement obtenu par le croisement du bloodhound et du lévrier. Telle est sa rapidité que les chevaux de chasse les plus légers peuvent seuls le suivre; et telle est sa résistance à la fatigue, que l'on a des exemples de meutes ayant
couru pendant dix heures et fatigué trois relais de chevaux. La dépense moyenne exigée pour l'établissemeut d'une meute de fox hûunds peut être évaluée à plus de 2.-i,000 fr. Le harrier ou chien courant au lièvre, tel qu'on
CIIIE
l'a perfectionné de nos jours, est un petit foxhouiul, avor. des oreilles pins courtes, un odorat trt^s dclicat, une grande rapidité et une hauteur d'environ 48 centimètres. L'ancien liarrier était plus large, plus bas et plus
Briquet ou beagle,
disposé à insister sur la piste. Notre chim courant franqnh est robuste, à pelage ras, blanc, mêlé de noir ou de fauve jaunâtre ou complètement noir, et dans ce cas il est marqué de l'eu aux quatre pattes et sur les j-eux ; il est bon chasseur, mais peu attaché àson maître. Le chien courant suisse est noir avec des taches fauves; on l'estime pour la chasse du lièvre et du renard, mais il est farouche et infidèle. Le briquet ou beagle est un pelit limier que l'on classe quelquefois à tort parmi les bassets (voy. Beaglk). Parmi les chiens courants français, on dislingue : la race gasconne, très ancienne et qui a conservé toute sa beauté ; les chiens bleus de Foudras, race formée au xviu'^ siècle par M. de Foudras-Chàleautiers et reconstituée de nos jours; le chien de Saintonge, la plus pure des races françaises, et, en tout cas, la plus originale, comprenant des animaux entièrement blancs avec des taches noires ou de feu pâle, non seulement dans le poil, mais sur la peau ; le chien fauve de Bretagne, assez rare ; le chien du Poitou, également rare, se rapproche du saintongeais ; le chien normand, a poil blanc, noir et orangé, remarquable par son fond et son odorat, a presque disparu. En général, nos vieilles races françaises sont victimes de l'engouement des amateurs pour les chiens d'outre-Manche.
CHIE
cl l'aspect général ; niais sa robe blanche est ordinairement marquée de taches sombres.
Quelques sous-variétés estimées sont entièrement noires. — 8° Bassets, chiens à jambes très courtes, relativement à la longueur du corps; hauteur: 30 centimètres au plus; oreilles longues et pendantes , nez fin 1. 1 allongé. Ils sont estimés pour la chasse au bois. Lehasset h jambes droites est un animal pou fidèle que l'on emploie à la chasse du lilaireau, du lapin cl du levraut. Pelage ras, brun ou noir. Le basset à jambes torses, moins grand que le précédent, est remarquable par la difformité de ses jambes de devant; •^a robe est ordinairement variée de blanc et de marron foncé. Le basset de Burge, également à jambes torses, mais encore moins élevé que le précédent, à museau fin et allongé, est d'une couleur gris souris. Le basset de Saint- Domingue, à jambes de devant torses, à jambes de derrière arquées et à queue relevée, est noir en dessus et blanc en dessous. — 9° Terriers ou Renardiers {eanis terrarius, F'iem.). Petite variété ainsi nommée à cause de sa propension à poursuivre et à attaquer sa proie dans ses retraites souterraines. On en connaît plusieurs espèces bien caractérisées, qui se sont formées soit accidentellement, soit naturellement. Les deux plus pures sont : le terrier anglais, à forme arrondie et élégante, ordinairement noir, avec des taches fauves sur les yeux et des teintes fauves sur les jambes et les parties inférieures. Son nez
CHIE
est en colère, il devient l'assaillant le plus déterminé et le plus furieux. Le mastiff du Thibet, le plus grand et le plus beau de ce
Bi-aquo anglais ou pointer
— 7° Braques, chiens employés pour la chasse à l'arrêt; hauteur : de 40 à 48 centimètres; museau un peu épais et tronqué ; oreilles pendantes et longues ; jambes fortes, poils ras, blancs, tachés de marron ou de fauve. Le chien d'arrêt français (cajiis avicularis] est courageux, ardent, intelligent et fidèle ; excellent pour la chasse en plaine, il est inférieur aux bai'bets pour la chasse au marais ; il est d'ailleurs sujet aux douleurs quand on le met à l'eau. Le braque du Bengale ressemble au précédent, mais sa robe est mouchetée de brun grisâtre. Le braque aiigluis ou pointer se rapproche des chiens courants pour la robe
Terrier de Vile de Sltye.
t pointu, ses yeux sont vifs, ses oreilles redressées ou légèrement abaissées; sa queue, relevée, forme un arc au-dessusdu dos. L'autre espèce, le terrier écossais, passe pour la plus ancienne et la plus pure; son poil est hérissé et raide; son museau est plus ample et plus court que chez le précédent, ses membres sont plus solides, mais sa forme est moins élégante; sa face est couverte comme d'une longue barbe; sa couleur générale est d'un jaune sable peu foncé ou d'une teinte ocreuse ; il est quelquefois blanc. Le terrier de l'ile de Skye est le plus recherché par les amateurs, bien qu'il soit l'un des plhs laids. Le terrier possède un odorat d'une grande finesse ; on lui fait avec succès suivre une meute de chiens de chasse ; il force les renards et autres gibiers dans leurs gites ou aans leurs tanières et se montre l'ennemi déterminé de la belette, du blaireau et du rat domestique. Une variété estimée est le bull-terrier, provenant du croisement du terrier avec le bouledogue; c'est le plus hardi, le plus querelleur et le plus sauvage des terriers. On appelle tumspit ( tournebroche ) le produit du terrier avec des chiens plus grands et d'une race moins pure. C'est un animal hardi, intelligent, vigilant, que l'on emploie, sur le continent, aux mêmes usages que le véritable terrier, bien qu'il soit plus grand que lui; son nom lui vient de ce qu'il était occupé autrefois à tourner la broche dans les cuisines. — ^0° Dogue ou Mastiff {canis urcanus), variété grande et forte, avec un museau court, un crâne élevé, un cou puissant, des oreilles courtes, un dos musculeux et des membres robustes. Le dogue est calme, impassible, courageux, peu facile à irriter; maisquaiid il
!)"gui; (,C;inig urcanus).
groupe, est répandu dans la Tartarie méridionale et orientale. Le dogue anglais, peutêtre dérivé du précédent, mais plus petit et un peu croisé de bloodhound, est plus élégant de formes et plus majestueux; sa couleur est ordinairement somlsre. C'est par excellence le chien de combat, ainsi que notre grand dogue, animal fidèle, mais brutal et grossier, d'une grande taille, à pelage ras, d'un fauve pâle plus ou moins ondulé. Le doguin, à poil noirâtre, à oreilles longues et pendantes, est plus petit, brutal et triste. Le bouledogue, peu intelligent, devient féroce dans le combat (voy. Bouledogue). Le carlin ou mopse est un petit dogue à tête ronde, à queue recourbée, à jambes courtes et à corps trapu. Ce laid animal qui a su plaire à nos arrières-grand'mères, ne possède ni attachement ni intelligence et, de plus, il sent mauvais et se fait détester par son caraclère hargneux. Le doglau est un bouledogue à nez fendu. — 11° Roquets. Ce sont des chiens de taille médiocre, â tête arrondie, à museau court et pointu, à oreilles petites et demi-pendantes, à front bombé. Le roquetproprement dit est de petite taille, noir et varié ; il est courageux; hargneux, criard, mais très fidèle. Le chien turc ou d'Amérique à la peau presque nue, noire ou couleur de chair. Le chien turc à crinière porte une crinière de poil rude qui s'étend sur toute la longueur du dos. — Législ. « 11 appartienl aux maires de prendre des arrêtés de police pour prévenir les accidents qui peuvent résulter de la divagation des animaux malfaisants et notamment des chiens errants (L. 16-24 août 1790, tit. XI, art. 3). Le préfet peut aussi faire à ce sujet des règlements applicables dans tout le département (L. 22 déc. 1789 ; Arr. cass. 17 janv. 1808). Aux termes du décret réglementaire du 17 juin 1882 (art. 51 et suiv.j, tout chien circulant sur la voie publique, en liberté ou même tenu en laisse, doit être muni d'un collier portant, gravés sur une plaque de métal, les noms et demeure de son propriétaire; sont exceptés de cette prescription, les chiens courants portant la marque de leur maître. Les chiens trouvés sans collier ou errants sont mis en fourrière, et sont abattus s'ils n'ont pas été réclamés dans le délai de trois jours francs; ce délai est porté à cinq jours pour les chiens courants portant collier ou marque. Le maire peut ordonner que les chiens circulant sur la voie publique soient muselés et tenus en laisse; il doit, lorsqu'un cas de rage s'est présenté dans la commune, interdire, pendant six semaines au moins, la circulation des chiens à moins qu'ils ne soient tenus en laisse; mais il peut faire exception pour les chiens de berger et de boucher, ainsi que pour les chiens en chasse. Les contraventions donnent lieu à une amende de 1 à b fr.
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(C. pén. 471, § lii). Kii outre. ceux quionl laissé divaguer des animaux malfaisants, et ceux qui ont excité ou n'ont pas retenu leurs chiens attaquant ou pour.-uivant les passants, sont punis d'une amende de 6 à 10 fr. quand même il ne serait résulté aucun mal ni dommape (id. 475, §7). Si, par suite de la divag-ation de chiens malfaisants, il est résulté la mort ou la blessure d'animaux ou bestiaux, celui qui a causé ce fait par négligence est puni d'une amende de il à lï'fr. (id. 47y, § 2). Ces peines sont prononcées sans préjudice de l'action en dommaces-intérêts qui peut être intentée contre le propriétaire ou possesseur de l'animal (C. civ, 138o). .\ Paris, l'ordonnance de police du 27 mai IS4o a prescrit que les chiens doivent être munis d'un collier sur lequel sont gravés le nom et la demeure de leurs propriétaires, et qu'ils doivent en outre êlre muselés dans tous les lieux ouverts au public. D'un autre côté, la loi intlige une amende de 16 fr., au moins, et un emprisonnement de six jours à six mois, à quiconque a tué sans nécessité un chien ou un autre animal domestique, dans un lieu dont celui auquel l'animal appartient est propriétaire ou locataire (C. p. 4o4, 4o,S). Enfin ceux qui ont exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers les animaux domestiques sont punis d'une amende de S à i^ fr. et peuvent être condamnés en outre à un emprisonnement de cinq jours au plus. Cette dernière peine est toujours appliquée, en cas de récidive (L. 2 juillet 1850). La tuxe sur les chiens a été établie, au profit des communes par la loi du 2 mai 18oo. Le tarif est réglé pour chaque commune par décret rendu en conseil d'Etat, sur la proposition du conseil municipal et après avis du conseil général. A défaut de tarif présenté dans ces conditions, il est statué d'office, sur la proposition du préfet. Les tarifs peuvent être révisés, dans les mêmes formes, tous les trois ans. Les taxes ne peuvent excéder 10 fr. ni être inférieures à I fr. Le recouvrement en est fait par le percepteur, comme en matière de contributions directes, après la confection d'un état-matrice rédigé par le maire et les répartiteurs, assistes dû percepteur. Les frais d'impression et autres relatifs à la taxe sur les chiens sont à la charge des communes. La taxe est due pour tout chien possédé au 1^'' janvier, excepté pour ceux qui étaient alors allaités par leur mère. Le possesseur doit faire sa déclaration à la mairie, du 1" octobre au lo janvier, et la taxe est toujours due pour l'année entière sans réduction possible. Les tarifs distinguent deux catégories de chiens. La première comprend les chiens d'agrément ou servant à la chasse; et la seconde, dont la taxe est moins élevée que celle de la première catégorie, comprend les chiens de garde et tous ceux qui ne sont pas dans la première. Le possesseur de chiens qui omet de faire la déclaration prescrite est passible d'une triple taxe et, s'il y a récidive l'année suivante, d'une taxe quadruple ; la taxe est seulement doublée lorsque la déclaration faite est incomplète ou inexacte; mais en cas de récidive, elle est triplée (IJécr. 4 août ISK.ï). Les réclamations sont soumises au conseil de préfecture, dans la forme ordinaire, et sauf recours au conseil d'Etat. Les possesseurs de chiens ne sont pas tenus de renouveler leurs déclarations chaque année, à moins de chanfjemenl dans la résidence ou dans le nombre de chiens; et la taxe est portée au rôle jusqu'à 1 a déclaration con traire (Décr. 3 août 1 80 1 ). Avant d'être établie en France, la taxe sur les chiens existait dans plusieurs pays d'Europe, notamment en Angleterre où la race canine est si répandue. Cet impôt est généralement considéré moins i;orame une mesure fiscale que comme un moyen de diminuer le nombre des chiens inutiles. Afin de s'opposer à la fraude s'exerçant sur les frontières de
terre, à l'aide de chiens de forte race qui accompagnent les contrebandiers ou qui sont par eux chargés de marchandises, un décret du 3 septembre 1874, confirmé par la loi du 19 décembre suivant, avait établi un droit de 6 fr. par tête à l'exportation, par les frontières de terre, des chiens ayant 'M'6 millimètres au moins de hauteur au milieu de léchine.
D'après la loi du 17 mai 1881, sur le tarif général des douanes, la sortie de ces chiens par lesdites frontières est absolument interdite, et les infractions à cette défense donnent lieu aux peines qui sont encourues par les importateurs de marchandises prohibées. » (Cn. Y.) — Icht. Chien marin ou Chien de mer, nom de plusieurs poissons de mer du genre squale, dont la peau est si rude que, lorsqu'elle est séchée, on s'en sert poui- polir certains ouvrages. — Âstron. Grand chien et Petit chien, deux constellations de l'hémisphère austral.
* CHIENDENT s. m. [chiain-dan] (de chien et dent, a cause de l'habitude qu'ont les chiens de se purger avec cette plante). Genre de graminées qui ont une grande quantité de racines longues, traçantes, noueuses par intervalles, et entrelacées les unes dans les autres. Le chiendent commun ou jried de poule (cynodon dactylon) est une herbe indigène, longuement traçante, qui donne un bon pâturage, mais que l'on redoute dans les terres labourées. Le chiendent officinal appartient au genre froment. C'est le triticum repens- Ses racines traçantes, vivaces et articulées, s'enfoncent profondément dans la terre et sont aussi nuisibles que celles du véritable chiendent. — Méd. Les rhizomes du chiendent officinal ou chiendent des boutiques sont employés en tisane émolliente, tempérante et diurétique, surtout dans les atfections des voies urinaires ; 30 gr. par litre d'eau en décoction. On y joint quelquefois de la réglisse et du citron, ou une pincée de sel de nitre. — vv' Voil.\ le chiendknt, voilà la difficulté, la chose difficile à arracher.
* CHIE-EN-LIT ou »v Chienlit s. m. Nom
que les enfants et les gens du peuple donnent par raillerie aux masques qui courent les rues pendant les jours gras. Ils leur crient de même : d la chie-en-lit, par corruption de : il a chié au lit, qui se disait autrefois. Alors chieen-lit est au féminin. — w Argol. Gueuler a LA CHIE-EN-LIT OU A LA CBiENLiï, appeler au secours, à la garde.
CHIENLIT s. m. et s. f. Voy. * Chie-en-lit.
* CHIEN-LOUP s. m. Chien qui resscratile à un loup. — Plur. des chiens-loups. — Le chien do berger et le chien-loup se rapprochent, ])ar leurs oreilles droites, deschiens sauvages, mais avec plus de développement dans le cerveau.
CHIENNAILLE s. f. [chié-na-yeu ; Il mil.]. Tas di' l'Iiic'iis.
CHIENNÉE s. f. [chié-né]. Portée d'une chienne.
* CHIENNERv. n. Se dit des chiennes quand elles niellent bas.
CHIENNERIE s. f. Avarice, ladrerie. — Luxure, passion bestiale.
* CHIEN-RENARD s. m. Cliien qui offre de la resseiiililaiice avec le renard. — Plur. Des chiens-renakds.
* CHIER V. n. (lat. cacare). Se décharger le ventre des gros excréments. (Bas). — Activ : chicr du musc.
CHIERI Ikié-ri], ville de Piémont, à 22 kil. S.-K. de Turin; 12,888 hab. L'éplise paroissiale, qui est pi'obablement un .incien temple de Minerve, renferme quelques belles peintures.
CHIERS, rivière qui naîtau N.-0.d'Esch(Belgique), arrose Longwy, Monlmédy, Garignan et se jette dans la Meuse à b kil. au-dessus de Sedan, après un cours de 90 kil.
j CHIETI [kié-ti]. I. Prov. méridionale d'Italie, I anciennement Abruzzo Citeriore, bornée par l'Adriatique et comprenant quelques-unes des plus sauvages régions des .Apennins : 2,861 kil. carr. ; 340.000 hab. Production de grains, d'huile, de riz et de vin. — II. Cap. de celte province, sur une colline près de la Pescara, à l.SOkil. E.-N.-E. de Kome ; 23,242 hab. Fabriques de lainages et de soieries. Nombreux vestiges de Teate, antique capitale des Marrucini.
* CHIEDR, EDSE s. Celui, celle qui se déchari;e le ventre des gros excréments.
CHIFFA (La), rivière de la province d'Alger. Elle prend sa source sur les pentes du mont Mouzaïa (petit Atlas), roule, avec impétuosité, dans des gorges sauvages, reçoit l'Oued-el- Kébir, traverse paisiblement la Métidjah. se réunit à l'Oued-Jer, prend le nom de Mazali'on et se jette dans la Méditerranée à 8 kil. .S.-l). de Sidi-Feruch. — Combat de la Chiefa, 31 déc. 1839, dans lequel l'infanterie régulière d'Abd-el-Kader fut écrasée.
CHIFFARDE s. f. Jargon. Pipe.
* CHIFFE s. f. (arabe sephen, pelure, ce que l'on balaye). Nom que l'on donnait autrefois, dans les papeteries, aux vieux morceaux d'étolîe qui servent à faire le papier, et qu'on nomme plus ordinairement, chiffons. — Se dit aussi, par mépris, d'une étotte faible et mauvaise : ce n'est que de la chiffe. — Mou comme chiffe, se dit d'un homme d'un caractère faible, qui ne résiste à rien. — v» Argot. CaiFFE, commerce des chitronniers. — Langue : faire crosser la chiffe, parler ; avaler sa chiffe, mourir.
CHIFFLET. (Laurent). (V. S)
* CHIFFON s. m. (arabe, sephen, balayure ; terme introduit en France au moment où les musulmans y importèrent la fabrication du papier). Mauvais linge, ou mauvais morceau de quelque vieille élotfe : ramasser des chiffons ; le papier se fait ordinairement de chiffons broyés (t réduits en pâte. — Fig. et fam. 'l'out ajustement de femme qui ne sert qu'à la parure : elle se ruine en chiffons. — Un chiffon DE PAPIER, un morceau de papier froissé, sali ou déchiré. Se dit aussi, fig. et fam., d'un écrit dont le contenu n'est d'aucune importance, d'aucune valeur. — N'être vêtu que de chiffons, porter des vêlements qui n'ont que de l'apparence et nulle valeur. — »v Mouchoir.
— Chiffo.n' rouge, langue.
* CHIFFONNE adj. f. Jardin. Grêle et inutile : bniiir/ir chiffonne.
* CHIFFONNÉ, ÉE part, passé de Chiffonner.
— Une p)etite^mine chiffonnée, se dit d'un visage peu régulier qui n'est pas sans quelque agrément.
* CHIFFONNER v. a. Bouchonner, froisser : chiffonner du linije, du papier. — Fam. Déranger l'ajustement d'une femme : !e vent l'a toute chiffonnée. — S'occuper de petits travaux d'aiguille : c/^e fiime à chiffonner. -Fig. et fam. Cela le chiffonne, cela le chagrine, lecontrarie.
* CHIFFONNIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui ramasse des cbilhiiis par la ville ■ crochet d'un chiffonnier. — Fig. et fam. C'est un chiffonnier, ce n'est qu'un chiffonnier, se dit d'un homme qui débite sans clioix tout ce qu'il enteml dire par la ville. Se dit aussi d'un homme vétilleux et tracassier.
* CHIFFONNIER s. m. ou Chiffonnière s. f.
Sorte de petit meuble h plusieurs tiroirs, dans lequel les femmes mettent des morceaux d'étoile et tout ce qui sert à leurs ouvrages d'aiguille.
CHIFFORNION s. m. (diminutif de chiffon). Argot. Foulard.
'CHIFFRE s. m. (arabe, siphr, desaphar, nombre). Caraclèri! dont on se sert pourmar-
. un.
. deux.
. li-.iiii.
. qviilU'L'.
. cinq.
. sis.
. sept.
. huit.
. neuf.
. dix.
. onze.
. douze.
. treize.
cinquante.
cinq.-ncuf.
. soixante.
. cent.
cinq cents.
mille.