‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 348 sur 568 · ÉGAL · texte numérisé non relu

ÉGAL

en captivité sous le mont Etna; et ce volcan jetait des flammes chaque fois que le géant se débattait.

ÉGAGROPILE s. m. (gr, aix, clièvre ; nyrios, sauvage; pilos, laine), Méd. et Artvétér, Concrétion qui se forme dans l'estomac et les intestins de l'homme et do certains mammifères, principalement des ruminants. Chez l'homme, l'égagropile se forme en présence do corps étrangers, qui s'agglomèrent entre eux et forment, avec les sels calcaires qui se rencontrent dans l'inleslin, des couches superposées, et il prend, sous l'action des mouvements du tube digestif, une forme plus ou moins allongée. — Chez les animaux, rég:agropile est formé le plus souvent des poils qu'ils avalent en se léchant ou quelquefois aussi de matières étrangères qui séjournent dans les intestins. On dit mieux ^Ec^gropile.

• ÉGAL, ALE, AUX adj. (lat. xqualis). Pareil, semblable, le même, soit en nature, soit en quantité, soit en qualité : les Français sont égaux devant la loi. — F.iiREToux égal, tenir la même conduite entre deux ou plusieurs personnes, ne pas favoriser l'une plus que l'autre. Fig. et pins ordinairement, dans le môme sens. Teniu la balance égale. — Tout LUI EST égal, tout lui est indifférent, peu lui importe que les choses soient, se passent de telle manière ou de telle autre. Cela m'est égal, exprime que, des deux choses en question, des deux partis proposés, on n'aime pas plus l'un que l'autre. — Cela est égal comme DEUX œufs, se dit de deux choses d'une égaillé parfaite. — Uni, qui n'est point raboteux, qui est de niveau : allée bien égale. — Qui est toujours le même, qui ne varie point, uniforme : caractère égal. — Substantiv, Personne égale, qui jouit des mêmes avantages, qui occupe le même rang : il traitait d'égal avec les plus grands princes; « il n'y a pas inégalité sociale parce que l'un est riche el que l'autre est pauvre; il y a inégalité sociale quand l'un est ignorant et que l'autre est instruit. Et malgré toutes les révolutions, jamais celui ([ui ne sait rien ne sera /'égal de celui qui sait quelque cliose ». (Ed. Laboulaye.) — A l'égal de, autant que, de même que : il est craint a l'égal du tonnerre,

' ÉGALEMENT s. m. Jurispr. anc. Distribution préalable faite avant partage entre des enfants héritiers de leur père ou de leur mère, qui avait donné en avancement d'hoirie aux uns plus qu'aux autres : donner à ceux qui ont reçu moins un également tel, qu'Usaient autant que celui qui a reçu le plus,

' ÉGALEMENT adv. D'une manière égale :

il en a toujours usé également bien avec tout le monde. — Autant, pareillement : cet établissement sera également glorieux et utile.

' ÉGALER V. a. Rendre égal : la mort égale tous les hommes. — Etre égal à : ci7iq multiplié par quatre égale vingt. En arithmétique et en algèbre, il est ordinairement l'eprésenté par ce signe =, — Etre ou devenir pareil, comparable à, atteindre au même degré : sa prudence égale son courage.

Sa taille égale en souplesse Le jeune et tendre roseau.

Marmotvtbl, Pétrarqii'i partant pour Vauctuse. Chanson,

— Egaler quelqu'un a un autre, prétendre qu'il lui est égal. — Rendre «ni, plan : cette allée est raboteuse, il faut l'égaler. En ce sens, on dit plus ordinairement. Egaliser. — S'égaler V. pr. Se rendre légal ou se prétendre 1 égal d'un autre : il s'est égalé, par cet exploit, aux plus illustres capitaines; il se veut égaler à tin tel.

" ÉGALISATION s. f. Jurispr. Action par laquelle on égalise les lots dans un partage : égalisation des lots. N'est plus guère usité.

* ÉGALISER V. a. Rendre égal. Ne se dit qu'eu parlant des cboses : l'amour égalise toutes les conditions. — Rendre uni, plan •

EGAT

égaliser un chemin. — i* S'égaliser v. pr. Devenir égal : les méites ne peuvent pas s'égali' scr. — Devenir uni : cette allée commence à s'égaliser,

* ÉGALITAIRE adj. Qui a rapport à l'égalité.

— Doctrines égalitaires, doctrines qui poussent jusqu'à l'excès le principe de l'égalité.

— IV s. m. Partisan de l'égalité absolue.

' ÉGALITÉ s. f. (lat. xqualitas). Rapport entre les choses égales, conformité, parité : l'égalité des conditions est une chimère. — Distribuer avec égalité, distribuer en parties égales, par portions égales. — Uniformité : l'égalité dupouls. — L'ÉaÀUTÉr>'vsTEKnM's,D'vviK surface, se dit en parlant d'un terrain, d'une surface plane et unie, sans aspérités. — *v Qualité de ce qui est égal. — Principe d'après lequel tous les hommes, sans exception, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.

ÉGALITÉ (Philippe-). Voy. Orléans.

' ÉGARD s. m. [é-gar] (préf. é; vieux franc. garder, regarder). Action de prendre quelque chose en considération, d'y faire attention, d'en tenir compte : il faut avoir égard au mérite des personnes. — Eu ÉGAnn a, en considération de : eu égard à la nature de l'affaire.

— Déférence, marque d'estime, de considération, et, dans celte acception, s'emploie souvent au plur. : les hommes se doivent des égards réciproques. — A l'égard de. loc. préposit. Relativement à, quant à ce qui regarde, pour ce qui concerne : à l'égard des propositions que vous faites, elles ne sauraient être accueillies. — A cet égard-la, A cet égard, par rapport ii cet objet. — A différents égards,

sous DIVERS égards, A CERTAINS ÉGARDS, SOUS

dill'érontes vues, sous certains points de vue.

— A TOUS ÉGARDS, SOUS tous Ics rapports : il mérite à tous égards votre estime. — Par comparaison, en proportion de : la terre est petite

a l'égard du soleil.

' ÉGARD s. m. Tribunal qui siégeait à Malte, et qui jugeait par commission les procès entre les chevaliers.

* ÉGARÉ, ÉEpart. passé de Egarer. — Avoir LES YEUX égarés, l'air ÉGARÉ, etc, sc dit d'unc personne dont l'air ou les regards semblent annoncer quelque trouble d'esprit. — Fig. Kelig. Brebis égarée, celui qui est sorti du sein de l'Eglise pour embrasser l'hérésie, et, par cxt. pécheur qui ne s'amende pas.

* ÉGAREMENT s. m. Etat de celui qui s'écarte de son cbemin : après un long égarement, ils revinrent dans leur chemin. Dans ce sens, a vieilli. — Fig. Méprise, erreur : le cœur a ses égarements comme l'esprit. — Egarement d'esprit, signifie aussi, aliénation d'esprit. — ■ Dérèglement des mœurs : il est revenu des égarements de sa jeunesse.

' ÉGARER V. a. Fourvoyer, mettre tirer hors du droit chemin : notre guide nous égara.

— Jeter dans l'erreur : la prospérité nous égare. — Manège. Egarer la bouche d'un cheval, lui gâter la bouche en le menant mal. — Egarer l'esprit, le troubler, l'aliéner. — Se dit aussi en parlant d'une chose qu'on ne trouve pas, et que, néanmoins, ou ne croit pas perdue : j'ai égaré ces papiers, ils ne sont pas j^erdus. — S'égarer v. pr. S'écarter involontairement de son chemin, se fourvoyer : je m'égarai dans la forêt. — Fig. Perdre fe 111 de son discours, de ses idées : s'égarer dans ses pensées. — Tomber dans l'erreur : la présomption fait .souvent que l homme s'égare. — Se troubler, délirer : je sens que ma tête s'égare. — »* -Aller de côté et d'autre : 40 vue s'égare sur ce beau paysage. — Tomber dans la voie du vice et, en matière de relig., du péché et de l'hérésie.

ÉGATES, Égades ou Éguses {Iles}, îlots situés à la pointe occidentale de la Sicile. Pendant la première guerre Punique, le consul rcnaia C. î.utatius Catulus, remporta, près do

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