EGER
EGLA
ÉGLI
ces lies, une victoire décisive sur la flotte carthaiiinoise commandée parHamon, le 10 mars 241 av. J.-C.
EGAULT DESNOES (Pierre Thomas-Marie),
ingénieur, ne à Uinan (Côlcs-du-Nord). mort en 1839. 11 inventa le niveau à bulle d'air appelé niveau Egnult. Il a dirigé les travaux du Cbâleau-d'Eau, du bassin du Palais-Royal, etc.
ÉGAYANT, ANTE adj. [é-ghé-ian]. Qui égayé, qui est propre à éga3'er.
ÉGAYEMENT s. m. [é-ghé'-ieu-man]. Action d'égayer : /'aire quelque chose pour l'égayement du public.
'EGAYER V. a. [é-ghé-ié]. Se conjugue comme Payer. Réjouir, rendre gai : égayer la conversation. — Egayer un ouvrage, égayer SON STYXE, SON SUJET, le rendre plus agréable, y répandre certains ornements : cet ouvrage est trop sec, il fallait égayer la matière. Dans un sens anal., EG.iYER un tableau, etc. —
Eg,4YER un BATIMENT, UN APPARTEMENT, lui donner plus de jour. — Egayer son deuil, commencer à porter un deuil moins grand, moins exact, moms régulier. — Jard. Oterles branches qui étouffent un arbre. — Egayer du LINGE. (Voy. .\iGiAYER.) — *v Jargon de théâtre. Sifller. — * S'égayer v. pr. Egayer soi, son esprit : il faut s'égayer un peu. — Cet auteur s'ÉGAYE QUELQUEFOIS, il dit quelquefois des choses agréables qui ne sont pas tout à fait de son sujet. — S'ÉG.iVER sur le compte de quelqu'un, s'égayer a ses dépens, se permettre des plaisanteries sur son compte. — *v S'abandonner, se jouer :
Le poète s'égaye en mille inventions.
BOILBIU.
EGBERT, roi de Wessex, et premier roi des Anglo-Saxons réunis, né vers 77,t, mort vers 83(). Vaincu par Brihtric, il servit trois ans sous Charlemagne, et monta sur le trônt^ de Wessex, à la mort de Brihtric en 800, comme dernier prince survivant de la maison de Cerdic. 11 soumit les Bretons de Cornouailles, ainsi que les Saxons de Mercie, de Kent, d'Essex et de Northunibrie, s'empara du protectorat de rEast-.\nglie; en 827, devint le souverain réel de toute l'Heptarchie et, en 828, prit le titre de roi d'Angleterre. En 83b, il vainquit les Danois et les Bretons à Hengston Hill.
EGEATE adj. et s. Qui habite, qui appartient
ou a rapport à Egée.
EGÉE, roi légendaire d'Athènes, qui aurait, suivant la tradition, donné son nom à la mer Egée. (Voy. Thésée.)
EGÉE Mer). Voy. Archipel.
EGER (bob. Chcb), ville frontière de Bo hême, sur la rivière du même nom, au pied du Fichtelgebirge, à 13u ki!. 0. de Prague; 20,000 hab. Manufactures de cotonnades et de lainages. Ruines du château dans lequel les amis de Wallenstein furent assassinés. Gymnase et école militaire. Wallenstein fut tué dans l'hûtel de ville de cette cité. (Pour Eger, en Hongrie, voy. Erlau.)
ÉGÉRIE s. f. Se dit, par allusion à l'Égérie de iNuma, d'une femme dont on suit les conseils , surtout en matière politique : Jl/'"« Roland passait pour être l'Egérie des Girondins.
ÉGÉRIE, l'une des Caménées ou nymphes de la mythologie romaine, qui, suivant la fable, aurait dicté ses lois à Numa Poinpilius. On disait qu'elle était la femme de ce prince et que, inconsolable de sa mort, elle fut changée en fontaine. On montre la grotte et la fontaine d'Egérie dans la ravissante vallée de Callarella, aux environs de Rome.
ÉGERMER V. a. (rad. germe). Enlever le germe, en parlant de l'orge qu'on emploie à fabriquer la bière.
EGG (Augustus-Leopold), peintre anglais, né en 1816, mort en 1863. 11 est l'auteur de nombreuses toiles représentant des scènes humoristiques de Shakspeare, de Le Sage et de Scott.
* ÉGIDE s. f. (gr. aigis, idos, peau de chèvre). Bouclier ou cuirasse de Pallas : la tête de Médu.'ie était sur l'égide de Pallas. — Fig., dans le style soutenu. Ce qui met à couvert : sa protection m'a servi d'égide contre mes ennemis.
EGIDIUS (lat. Mgidius), général galloromain, mort en 464. 11 servit d'abord sous les ordres d'Aétius et se forma ensuite un Etal indépendant entre la Somme et la Loire. Les Francs de ïournay l'élurent roi. Mais Childéric, leur prince légitime, lui enleva une partie de son royaume. Egidius eut pour fils Syagrius.
* ÉGILOPS s. m. Méd. Voy. Anchilops et
.iCgILUI'S.
ÉGINE, île grecque du golfe d'Egine (ou golfe Saronique), à 19 kil. S.-S.-O. du Pirée, longue de 13 kil., large de 10 kil.; 5.000 bab.; capitale Egine ( 3,0U0 hab.). Elle est renommée pour la douceur de son climat, pour les magniliques paysages de son ternloiie accidenté, pour la quantité et la qualité des amandes qu'elle exporte. Les marbres d'Egine, découverts en 1811, sont le monument le plus intéressant de la collection contenue dans la glyptothèque de Munich. Egine fut i^olonisée par les Ùoriens ; elle se rendit fameuse par sa puissance maritime, par rhéfoïsme de ses marins à Salainine, et par son école d'art. Rivale d'Athènes, elle fut humiliée par Thémistocle, en 483 av. J.-C. ; puis elle fut prise et démantelée en 4.ïo. Ses habitants, chassés en 431, furent rappelés par les Spartiates en 404. Egiije fut, de 1S28 à 1831, le siège du gouvernement de Capo d'istria.
ÉGINETE adj. et s. Habitant d'Egine; qui appaiiient un a rapport à cette île.
ÉGINÉTIQUE adj. Antiq. Se dit des monuments et sculptures antiques d'Egine : architecture éginétique. — Ecole éginétique, la plus ancienne école grecque de sculpture et d'architecture, qui était établie à Egine.
ÉGINHARD ou Einhard, secrétaire, conseiller Ultime et biographe de Charlemagne, né en Auslrasie vers 770, mort vers 844. Après la mort de Charlemagne et de sa propre femme, Eginhard fonda le couvent de beligenstadt, où il se fit moine. Sa Vita et gesta Caroli Mugni est une des plus belles œuvres biographiques du moyen âge. 11 fut aussi l'auteur des Annales Hegum Francorum. Les comtes d'Erbach prétendent descendre en droite ligne de lui. Sa Vila et gesla Caroli Magni a été imprimée à Cologne (15'2i, in-4o) et souvent réimprimée. On en trouve la traduction française dans le recueil des historiens de France de dom Bouquet et dans l'histoire de l'empire d'Occident par Cousin. H y a aussi les traductions d'Elie Vinet (Poitiers, 13:18) et de Pournas (Paris, 1614). Les œuvres complètes d'Eginhard ont été réunies et traduites par Teulet (Paris, 1840-'42, 2 vol. in-S").
ÉGIPANs. m. (Mythol.). Monstre lybien que l'on nommait aussi Capricorne.
ÉGISTHE , roi légendaire de Mycène et cousin d'Agamemnon. Pendant l'absence de ce prince, parti pour la guerre de Troie, il noua des relations adultères avec son épouse Clytemnestre. Il fut tué par Oreste.
ÉGLANDEMENT s. m. Art vétér. Action nu manière d'églander : l'églandement est inutile dans la maladie de la morve. Cette opération consiste à extirper chez le cheval les ganglions lymphatiques qui se trouvent sous la ganache.
L'induration de ces ganglions est le plus souvent une conséquence de la morve, et, malgré son inutilité, l'églandement a encore ses partisan?.
ÉGLANDER v. a. (rad. glande). Art vétér. Extirper les glandes indurées qui se trouvent sous la ganache d'un cheval.
* ÉGLANTIER s. m. Sorte de rosier sauvage qui vient dans les buissons et dans les haies. On l'appelle scientifiquement Cynqrrhodon (gr. kuôn, chien; rhodon, rose) et vulg. Rosier de chien, parce que la racine passait pour un spécifique contre la rage. On dit aussi Rosier sauvage. — V». On donne aussi ce nom à une espèce particulière de rosier.
* ÉGLANTINE s. f. Fleur d'églantier. On l'appelle vulg. Rose de chien et Rose sauvage.
ÉGLÉ, nom de l'une des trois Grâces, donné a une femme belle et gracieuse : une Eglé de village.
' ÉGLEFIN ou Égrefin s. m. Icht. Nom vulgaire d'une espèce voisine du genre morue, famille des gades, ordre des raalacoptérygiens subbrachiens. L'églefin (morrhua xglcfinus) a le dos brun, le ventre argenté, avec une ligne latérale noire et une tache noirâtre à chaque flanc derrière les nageoires peclo-
Eglefin (Morrhua îeglcfinus).
raies; il diffère de la morue par une taille plus exiguë (40 à 50 centim.), une tète plus petite et une queue non arrondie. Il est très abondant dans les mers du Nord, et sur les eûtes de Bretagne où on le rencontre par bandes, qui couvrent parfois une grande étendue; il ne va jamais, dit-on, dans la Baltique. 11 est très vorace et détruit surtout beaucoup de harengs, d'autres poissons plus petits que lui, des crustacés et des mollusques, mais il devient quelquefois lui-même la proie des morues et des phoques. A la fin de l'hiver, il se rapproche, pour frayer, des côtes septentrionales de l'Europe; quelques-uns passent aussi tout l'hiver près des rivages, où ils trouvent plus facilement leur nourriture. Sa chair ressemble beaucoup à celle de la morue, mais elle est d'un goût moins agréable; salé, on le nomme hadou, d'après son nom anglais haddock. On l'appelle aussi .eglefin, Aiglefin ou Aigrefin.
ÉGLETONS, ch.-l. de canl., arr. et à 32 kil. N.-E. de Tulle (Currèze), sur une colline; 1,782 hab.
ÉGLISE s. f. [é-gli-ze] (lat. ecclesia; gr. ekhlésia, assemblée). Assemblée des chrétiens en général; et, dans un sens plus restreint, toute assemblée ou communion de personnes unies par une même foi chrétienne : l'Eglise s'est partagée, divisée en plusieurs conununions. — Par excell. Eglise catholique, apostolique et romaine : le pape est le chef visible de l'Eglise. — L'Eglise militante, l'assemblée des fidèles sur la terre. L'Eglise souffrante, les âmes des fidèles qui sont dans le purgatoire. L'Eglise tuiomphante, les bienheureux qui sont dans le ciel. — ■ En face de l'Eglise, avec toutes les cérémonies et toutes les solennités de l'Eglise : se marier en face de l'Eglise. — Se dit aussi des parties de l'Eglise universelle primitive, et de celles de l'Eglise catholique : un schisme a séparé l' Eglise d'Orient de l'Eglise d'Occident. — Par ext. Temple consacré à Dieu, lieu destiné à la célébration du service divin : bâtir une église. — Prov. Près de l'Eglise ET loin de Dieu, se dit eu parlant d'une
EGOI
EGOU