ÉLÉV
ELEV
ELGI
buste massif, qui, croit-on, représente la liinilé indoue, Brahma, Vichnou et Siva.
" ÉLÉPHANTIASIS s. f. [-fan-tia-ziss]. Méd. Espèce de lèpre qui couvre la peau de rugosités semblables à celles de la peau de l'éléphant. — On donne le nom d'éléphanliasis à deux maladies très diflérenles : 1° Eléphanliasis des Arabes ou maladie glandulaire des B'irbades. affection très commune en Asie et dans les Barbades. C'est une espèce de lèpre qui rend les jambes grosses et informes comme celles de l'élcphant; 2" Eléphantiasis des Grecs, appelé aussi lèpre tuberculeuse ou lèpre du moyen âge, lèpre caractérisée par de larges tubercules à la peau et par l'altération de plusieurs organes.
ELEPHANTINÉ ou Elephantina, (arabe Dje-
ziret el-Sag (iie des fleurs), ou Djeziret el-Asswan), île du iSil supérieur, longue d'environ 1,300 mètres sur 1 kil. de large, vis-à-vis Asswan {aulrefois Syène). Elle contient de remarquables ruines antiques et est habitée par les ÏSubiens.
ÉLEUSIME, surnom de Cérès, adorée à Eleusis.
ÉLEUSINIES s. f. pi. (gr. eleusmia). Antiq. Fêtes célébrées en l'honneur de Cérès; elles étaient ainsi nommées parce qu'elles, furent, dans le principe, célébrées à Eleusis.
ELEUSIS [-ziss], ancienne ville fortifiée de l'Âttique (Grèce), sur la baie de Salamine. Elle tirait autrefois sa principale importance de ce qu'on y célébrait les mystères éleusiniens. Ceux-ci consistaient en représentations dramatiques des mythes de Cérès, ainsi que du rapt de sa fille Proserpine parPluton, spectacles qui paraissaient être donnés pour propager la croyance à l'unité de Dieu et à l'immortalité de l'âme. Les initiés seuls participaient à ces fêtes allégoriques, avant lesquelles ils prêtaient le serment de ne rien révéler de ce qu'ils y verraient ou y entendraient.
ÉLEUTHÈRE (Saint), évêque belge, né à Tournay eu 4oO, mort en 832. Evêque de Tûurnay, il lutta contre les pa'iens et contre les hérétiques et fut tué par l'un de ces derniers, tête le 20 févr.
ÉLEUTHÉRIES, fêtes célébrées par les anciens Grecs, en commémoration de leur délivrance des armées de Xerxès. Instituées après la bataille de Platée (479 av. J.-C), elles y avaient lieu chaque année.
■* ELEVAGE s. m. Ensemble des opérations qui ont pour but la production et l'éducation de certains animaux domesliques. On dit aussi dans le même sens Elève.
•ÉLÉ'VATEURadj. ets. m. (lat. ekvator).
Anal. Se dit des muscles qui ont pour usage d'élever certaines parties : k muscle élévateur, l'élévateur de la lèvre supérieure.
* ÉLÉVATION s. f. (lat. clevatio). Exhaussement, hauteur : il faut donner plus d'élévation û ce plancher, à celte muraille. — L"élév.\tio.n DE l'hostie, ou simpl., l"élév.\tio.n', le moment de la messe où le prêtre élève l'hostie. — Elév.^tion de ïereain, ou simpl., élévatio.n, terrain élevé, eminence. — Aslron. Elévation DU pôle, angle formé avec le plan de l'horizon par un rayon visuel mené de chaque point de la terre au pôle visible de la sphcre céleste. — Méd. L'llévation du pouls, le mouvement du pouls, lorsqu'il est plus fréquent cl plus fort qu'à l'ordinaire. — Élévation de LA vois, ton de voix plus haut que celui qu'on prend habituellement. — Elévatio.n des vois, passage d'un ton à un ton plus haut. — Archit. Meprésentation d'une face de bâtiment : élévation géométnde, ou absol. et plus ordinairement, élévation. — Fig. Augmentation, hausse : cette élévation subite du prix des denrées est due à telle cause. — Constitution eu dignité :
il lui doit son élévation. — Action de s'élever : il a vaincu toits les obstacles qui s'opposaient à son élévation. — Se dit aussi des mouvements vifs et affectueux de l'àme vers Dieu, et de certaines prières qui excitent ces mouvements : Bossuet a fait un ouvrage sous le titre d'Elévation à Dieu sur les mystères. — Grandeur d'âme, noblesse de sentiments : l'élévation manquait à son caractère. — Avom beaucoup d'élévation dans l'esprit, une grande élévation d'esprit, etc., avoir un esprit élevé, de la grandeur dans les idées, être capable de former des plans vastes, de créer de beaux ouvrages. — Noblesse et pompe du style : discours simple et sans élévation.
ÉLÉVATOIRE adj. Qui sert à élever : machine élévatoire. — s. m. Cliir. Instrument qui sert à relever et à mettre en place les fraimients d'os détachés par une fracture ou par une opération : élévatoire de Petit.
* ÉLÈVE s. Celui ou celle qui reçoit, qui a reçu les leçons, les instructions de quelqu'un : c'est la plus jeune de mes élèves. — Ecolier, écolière, surtout dans les collèges et les maisons d'éducation : conduire les élèves à la promenade. — Dans un sens plus restreint. Personne qui est ou qui a été instruite, formée dans un art par quelque maître ; et alors on l'emploie surtout en parlant des arts du dessin : Raphaël fut élève du Pérugin.
* ÉLÈVE s. f. Voy. Elevage.
" ÉLEVÉ, ÉE part, passé de Elever. — Haut : lieu fort élevé; température élevée. — Méd. Avoir le pouls élevé, avoir le mouvement, le battement du pouls plus vif, plus fréquent, plus fort qu'à l'ordinaire. — Fig. Eminent, supérieur : homme élevé en dignité; idées d'un ordre très élevé. — Noble, grand, généreux : sentiments élevés. — Style élevé, style noble : celte expression ne s'emploie que dans le style élevé.
* ÉLEVER V. a. (lat. elevarc). Hausser, mettre plus haut, porlerplus haut, rendre plus haut, faire monter plus haut : élever des eazix pour faire des jets d'eau, des cascades. — Le soleil élève les vapeurs, il les attire en haut. — Elever la vois, parler plus haut qu'à l'ordinaire; et, fig., parler avec plus de hauteur, plus d'assurance qu'on n'en a le droit. — Fig. Elever la vois pour quelqu'un, e.n faveur de quelqu'un, contre quelqu'un, parler hautement, ouvertement en faveur de quelqu'un, ou à son désavantage. — Mus. Elever le ton d'un morceau, transposer un morceau pour qu'il soit exécuté sur un ton plus haut que celui dans lequel il a été composé. — Fig. élever SON CŒUR, SON ESPRIT, SON AME A DiEU,
porter ses pensées, ses désirs vers Dieu. On dit également, élever son ame, ses pensées VERS liiEU. — Fig. Investir de quelque dignité, placer dans un haut rang, rendre supérieur en pouvoir, en fortune, en gloire, etc. : Dieu élève les uns et abaisse les aidres. Dans le même sens. Elever quelqu'un aux charges, aux dignités, aux honneurs ; l'élever au plus haut rang; etc. — Fig. Elever quelqu'un audessus des autres, lui atlribuerla supériorité, l'avantage sur les autres, llyperboliq., dans un sens anal. Elever quelqu'un jusqu'aux nues, l'élever jusqu'au ciel, lui donner des louanges excessives. — Elever une chose au KAnc d'une autre, lui attribuer ou lui donner une importance égale, le même mérite : il a par ces découvertes élevé cette science au rang des sciences exactes.— Fig. Elever l'aue, l'esprit, les fortiner, les ennoblir. Dans un sens anal. Elever le sentiment, le courage, etc. — Elever son style, prendre un Ion plus noble dans son style. — Fig. Augmenter : élever le prix des denrées, la température d'un lieu. — Malhém. Elever un nombru a la seconde puissance, A LA quatrième puissance, Ctc, le carrer, le cuber, etc. — Construire, bâtir, dresser, ériger : élever un parapet à hauteur d'appui. — Elever autel contre autel, faire
un schisme dans l'Eglise, ou dans quelque communauté. Par ext. Oppofer son crédit, sa puissance, au crédit, à la puissance d'une autre personne; ou faire une entreprise rivale d'une autre déjà formée. — Géom. Elever une perpendiculaire, d'un point pris sur une ligne, tracer une perpendiculaire à C'4te ligne. — Fig. Opposer, proposer ou faire naître, en parlant de doutes, de scrupules, de diflicultés, etc. : vous élevez là une diffictdté, une chicane bien étrange. — Nourrir un enfant jusqu'à ce qu'il ait acquis une certaine force : cet enfant est faible, il sera malaise à élever. — Se dit, dans un sens anal, en parlant des animaux, et même des arbres et des plantes : les paons sont difficiles à élever. — Fig. Instruire, donner de l'éducation : son père l'a fait élever par des hommes ijistruits et vertueux. — S'élever v. pr. S'emploie dans la plupart des acceptions qui précèdent : ce terrain s'élève en amphithéâtre ; s'élever par son mérite aux plus éminentes dignités; son style s'élève quelquefois. — S'enorgueillir : celuiqui s'élève sera abaissé, — S'élever a de hautes considérations sur un sujet, présenter, développer sur un sujet de haut'js considérations.
— S'ÉLEVER A LA CONNAISSANCE DE DlEU, AUX NOTIONS, AUX IDÉES d'oRDRE, DE JUSTICE, CtC,
se dit de ceux que le perfectionnement de l'intelligence et l'habitude de la réflexion ont mis en état de comprendre l'existence de la Divinité, le besoin de l'ordre, de la justice, etc. — L'esprit de l'homme ne peut s'élever JUSQUE-LA, il n'est point donné à l'homme de comprendre cela. — Cette somme, ce nombre, etc., s'élève a tant, monte à tant, est de tant.
— Pr. et fig. Se former, survenir, naître : il s'éleva une tempête; une dispute s'est élevée; des doides s'élevèrent dans mon esprit. — S'élever contre quelqu'un, se déclarer contre lui, contre ce qu'il propose. Dans le langage de l'Ecriture. Accuser quelqu'un, porter témoignage contre lui : les Ninivites s'élèveront au jugement contre les Juifs. — Se dit aussi do la peau, lorsqu'il y survient des bubes, des pustules : la moindre chose fait que toute sa peau s'élève, lui fait élever toute lapeau. Dans la seconde phrase, le pronom est sous-entendu.
* ÉLEVEUR s. m. Celui qui élève des bestiaux, des chevaux.
* ÉLEVURE s. f. Petite bube qui vient sur la peau.
* ELFE ou t* Alfe s. m. Nom de génies qui, dans la mythologie Scandinave, représentent les forces de la nature. Il y avait les elles lumineux, les elfes des ténèbres, etc.
ELGIN [él'-ghinn], ville de l'Illinois, sur la rivière Fox, à GO kil. O.-N.-O. de Chicago; 17,823 h. Fabrique d'horlogerie qui occupe plus de .ïOO ouvriers ; filature d'étofft' de laine, manufacture devis, etc.. Asile d'aliénés,
ELGIN, capitale do l'Elginshire (Ecosse), sur laLossie,à ITSkil. N.d'Ed'imbourg; 7,799 hab. Peu de villes d'Ecosse lui sont supérieures pour le nombre et l'intérêt de ses anciens monuments. De la cathédrale, londée en 1224, brûlée en 'I3'J0, et reconstruite plus tard, il ne reste d'entier que le chapitre, magnilique bâtiment octogonal. Hôpital de Gray. Asile d'orphelins. Tissus de laine, tanneries, carrières de piei'res meulières, et fours à chaux.
ELGIN (Thomas Bruce, comte dElgin et de KiNCAUDiNE, lord), diplomate anglais, né en 17L)(j, mort en 1«4I. 11 entra dans l'armée, et devint général. Après avoir rempli des missions à'Bruxellos et à Berlin, il fut, en 1799, envoyé comme ambassadeur extraordinaire à Conslantinople. Il y obtint de la Sublime Porte l'aulorisalion d'emporter, des ruines de l'aiicicnue Athènes, toutes les pierres qui lui sembleraient intéressantes. En 10 ans, il réunit ainsi, à ses frais, de nombreux spécimens des diliércnts ordres d'architecluie, qui ornaient le Parthénon, ainsi que des sta-