ELIM
(Souabe), et, en 1547, s'établit pour son compte a Venise. Son traité et sa grammaire lexicographiques, Tishbi ci liahur, ont autant d'importance que son Mazoreth haminasordh, commentaire critique du texte et des auteurs bibliques (Venise, 1.338).
ÉLIDE. Voy. Élis.
ÉLIDE (la princesse d'). Voy. Princesse d'Élide [La).
* ÉLIDER V. a. (iat. elidere, étouffer). Gram. Faire une élision, relrancher une voyelle finale, la supprimer dans l'écriture ou dans la prononciation : on met une apostrophe dans l'écriture à la place de la voyelle qu'on élide ; on élide dans la prononciation l'e féminin, quand il est suivi d'une voyelle ou d'une h muette. — S'élider v. pr. Souffrir l'élision : l'i de si s'élide toujours devant il (s'il).
ELIE, prophète juif, qui vivait vers l'an 900 avant J.-C. et dont la vie est racontée dans les Livres des Rois. Pour échapper à la colère du roi Achab, il s'enfuit dans le désert, où il fut miraculeusement nourri par des corbeaux. De retour, il montra aux prêtres de Baal l'impuissance de leur dieu, et les fit massacrer par la populace. Pour se venger, Jézabel força Elie à fuir de nouveau; mais il ne tarda pas à revenir et reçut le repentir du roi. Ochozias, fils d'Achab, envoya trois troupes armées pour s'emparer de lui : les deux premières furent consumées par le feu du ciel. Après avoir oint son successeur, Elisée, auquel il laissa son manteau. Elle fut enlevé au ciel, au miliou d'un nuage, sur un char traîné par des chevaux de feu.
ÉLIE DE BEAUMONT. Voy. Beaumo.nt.
ÉLIEN, lENNE s. et adj. De l'Élide ; qui
appartient à ce pays ou à ses habitants.
ÉLIEN le Sophiste, Claudius ^ïlianus, écrivain grec du m" siècle, né à Préneste. 11 reste de lui une compilation intitulée : Histoires variées (traduction franc, de Dacier, Paris, 1772 et 1827); un traité original : De Animalium Naturà (traduction française par Ajasson de Gransagne, Paris, 1832), et des Epitres rustiques (Zuricli, loG6, in-fol.).
ÉLIEN le Tacticien, écrivain militaire grec du ii« siècle de notre ère. Son Traité de la tactique des Grecs a été traduit en français par Bouchard de Bussy (Paris, 17o7, 2. vol. in-12).
ÉLIÉZER (héb. Dieu aide) serviteur d'Abraham, qui alla en Mésopotamie chercher Rébecca pour Isaac, fils d'Abraham. On prétend qu'Éliézer fonda Damas.
' ÉLIGIBILITÉ s. f. Réunion des conditions requises [lour pouvoir être élu : son éligibilité était contestée. — Législ. Voy. Election.
"* ÉLIGIBLE adj. Qui peut être élu, qui a les conditions nécessaires pour être élu. On l'emploie surtout en parlant des fonctions de député : il n'est pas éliyiblc, il n'a point l'âge requis. — Substantiv. S'est dit de ceux qui payaient le cens : combien y a-t-il d'éligibles dans ce département?
* ÉLIMER (S') V. pr. (Iat. elîmare, limer). S'user à force d'être porté : cette étoffe s'est élimée en moins de rien- Très peu usité.
ELIMBERRUM, Climberrum, Augusta, auj.
Auch, capitale des Ausci.
* ÉLIMINATION s. f. Action d'éliminer, ou état de ce qui est éliminé. — Algèb. Opération qui consiste à combiner ensemble, par addition, soustraction ou division, plusieurs équations renfermant plusieurs inconnues, de manière à en déduire une équation résultante qui ne renferme qu'une inconnue.
ÉLIMINATOIRE adj. Physiol. Qui produit l'élimination.
* ÉLIMINER V. a. (Iat. eliminare; de e, hors
ELIS
de; limen, seuil). Expulser, mettre dehors. — Fig. Relrancher, ôter de : on a éliminé plusieurs noms de la liste des candidats. iNe s'emploie Kuère qu'au figuré.
ÉLINGUE s. f. Mar. Sorte de fort cordage de peu de longueur, dont les extrémités ont chacune un nœud coulant; l'élingue sert à entourer et enlever des fardeaux pour charger ou décharger uu navire.
ÉLINGUER V. a. Mar. Enlever un fardeau avec une ciingue.
ELIOT (John) , plus connu sous le nom à'Apolrc des Indiens, né en Angleterre en 1604, mort en 1690. Elevé à Cambridge, il fut, en 1632, nommé prêtre de l'église de Roxbury. Une Indienne, domestique de sa famille, lui ayant appris la langue des sauvages, il .se mil à prêcher on cette langue et catéchisa 24 Indiens, qu'il chargea de convertir leurs compatriotes. On a de lui une grammaire indienne, des psaumes traduits en vers indiens, des traductions de la Bible et du Nouveau Testament. La langue dont il s'est servi n'existe plus et l'on trouverait à peine une ou deux personnes capables de la parler.
ELIOTT (Georges-Auguste, baron Heath fie Id) général anglais, né en Ecosse en 1718, mort on 1790. En 1773. il fut nommé gouverneur de Gibraltar, qu'il défendit avec succès pendant plus de trois ans contre les forces françaises et espagnoles combinées. En 1787, il fut créé baron Heathfield de Gibraltar. On l'avait surnommé le Coq du roc,
"ÉLIRE V. a. (Iat. eligere). Se conjugue comme Lire. Choisir, prendre par préférence, nommer à une dignité, à une fonclion, à une place par la voie des suffrages : élire à la pluralité des voix. On dit quelquefois, élire au sort. — Dans le siyle de l'Ecriture. Se dit aussi en parlant de ceux que Dieu a prédestinés à la vie éternelle : ceux que Dieu a élus jouiront de la béatitude éternelle. — Elire sa SÉPULTURE, marquer le lieu où l'on veut être enterré. — Jurispr. Elire domicile, assigner un lieu certain et connu, où tous les actes de justice puissent être signifiés.
ELIS, Élide ou Éléa, ancienne division grecque du Péloponèse, qui s'étendait le long de la mer Ionienne. Ses principaux cours d'eau étaient l'Alphée (auj. Ruphi) elle Pénée (•■luj. Gastuni). Elle comprenait trois districts: l'Elide proprement dite ou Hollow Elis, la Pisatiset la Triphylie. D'après les lois grecques, l'Elide était un état sacré et inviolable, grâce au temple de Jupiter Olympien qu'elle possédait sur les bords de l'Àlphée. Dans la Pisatis, qui était la plus basse vallée de l'Alphée, se trouvait la ville d'Olympie, siège des fameux jeux Olympiques. Les habitants de l'Elide prirent part aux guerres de Troie, du Péloponèse, ainsi qu'aux autres guerres grecques, et furent constamment en lutte avec l'un ou l'autre de leurs voisins. Les deux anciennes divisions septentrionales de l'Elide forment aujourd'hui une partie de la monarchie d'Achaïe ou d'Elide, et la Triphylie est comprise dans la Messénie.
ÉLISA (Marie-Anne-Élisa Bonaparte, connue sous le nom d'), née à Ajaccio en 1773, morte près de Trieste en 1820. Élevée à Saint- Cyr, elle vécut à Marseille avec sa mère, pendant la Révolution. Elle épousa, le 3 mars 1797, le corse Bacciochi, dont elle eut deux fils. (Voy. Bacciochi.) Napoléon la créa princesse de Piombino et de Lucques, en 1 SOo, et grandeduchesse de Toscane, en 1808. Son énergie la fit surnommer la « Sémiramis de Lucques ». En 1813, elle se retira en Autriche, où elle vécut sûusle nom de comtesse de Cainpignano.
ELISABETH (Cap), promontoire rocheux, sur la côte S.-)'., de l'état de Maine (Etats- Unis), à 10 kil. S.-E. de Porlland.
ELISABETH (angl. Elizabeth], la seconde
ÉLIS
des reines qui ont gouverné l'Angleterre et la dernière souveraine de la dynastie desTudor. fille d'Henri VIll et d'Anne Boleyu, née le 7 septembre 1333, morte le 24 mars 1603. Aui-sitôl sa naissance, elle fut virtuelleraenl déclarée héritière présomptive de la couronne, à l'exclusion de sa sœur Marie, fille de Catherine d'Aragon, qui était cependant plus âgée qu'elle de 17 ans. Elisabeth avait à peine trois ans, quand sa mère fut décapitée. Déclarée d'abord illégitime, elle reprit, en 1544, ses droits à la succession, sans pourtant que l'acte d'illégitimité fut abrogé. D'après le testament de son père, mort en 1347, elle eut le premier rang après Marie dans l'ordre de succession. Elle fut alors regardée comme la rivale de celte dernière et comme la tête du parti protestant, pendant que Marie était le chef des catholiques. Leur rivalité prit fin lors du complot de Dudley, duc de Northumberland, qui voulait les exclure toutes deux du trône, sur lequel il désirait faire monter lady Jane Grey. A la tête d'un corps de troupes, Elisabeth vint (1od3) rejoindre Marie: un mois après, elles étaient encore ennemies. Le refus d'Elisabeth d'assister à la messe avait offensé la reine et ses conseillers catholiques. Elle finit pourtant, après de vives querelles, par consentir à accompagner Marie à la messe; son but était de se faire accorder le droit de succession à la couronne, et elle y réussit. Une nouvelle rupture eut lieu entre les deux sœurs, lorsque le parlement promulgua un décret, déclarant valide le mariage d'Henri "VIII et de Catherine d'Aragon, décret d'où découlait l'illégitimité d'Elisabeth. Celle-ci quitta la cour, après de nombreux ennuis. Soupçonnée, en 1 334, d'avoir pris part à la conspiration de ■Wyat, elle fut incarcérée à laTourde Londres; grâce à la déposition de Wyat, elle échappa à l'échafaud. Par ordre de Marie, elle fut enlevée de la Tour et enfermée au château de Woodstock, où elle ne resta que peu de temps et abjura le protestantisme. Après le mariage de -Marie avec Philippe 11 (juillet 1554), Elisabeth revint à Londres, où elle parut publiquement à la cour. Mariemorle (17nov. 1538), elle monta sur le trône sans opposition, choisit pour ministre d'Etat William Cecil et pour garde du grand-sceau Nicolas Bacon et continua à se conformer aux rites catholiques, jusqu'à la Noél, jour où elle refusa d'entendre la messe dans la chapelle royale. Le pape Paul IV prétendit que son avènement ét,ait illégitime et la somma de soumettre à son arbitrage ses prétentions et celles de Mario Stuarl.ll lança même contre elle une bulle, dans laquelle il ne la désignait pourtant pas expressémeut. L'Eglise anglaise fut restaurée et l'usage de la Bible redevint légal. Six mois après son arrivée au pouvoir, Elisabeth exclut délinitivement de la chapelle roj-ale la religion catholique. Elle ne voulut cependant pas tout d'abord prendre la direction de l'Eglise, et se contenta du titre de govemess, mais elle ne tarda pas à s'octroyer arbitrairement la suprématie. Puis elle commença à s'immiscer dans les affaires d'Ecosse et ce fut grâce à son aide que la réforme triompha. Elle aida aussi les huguenots français et soulinlsecrèteraentlesprolestanlsde Flandre. Elle repou-sa la requête de la reine d'Ecosse, qui lui demandait un sauf-conduit pour aller d'Ecosse en France, et tenta même, dit-on, de s'emparer d'elle. Le meurtre de Darnley causa le renversement de Marie Stuart, qui, forcée de fuir en Angleterre (mai 13C»), fut laite prisonnière par Elisabeth. L'asile, oli'ert par celle dernière à. ceux que la persécution avait chassés de Flandre, mécontenta l'Espagne. Le pavillon anglais ayant été insulté dans le golfe du Mexique, et l'ambassadeur d'Angleterre mallrailé à. Madrid, Elisabeth, comme représailles, fit saisir tous les trésors portés par les vaisseaux espagnols alors à l'abri dans les ports d'Angleterre et, lorsque
ÉLTS
le duc d'Albe lança un embargo surles Anglais et sur leurs propriétés, elle riposta en faisant arrêter tous les Espagnols qui se trouvaient en Angleterre, y compris l'ambassadeur. En 1570, le pape Pie V l'excommunia; Norfoik fut exécuté pour avoir de connivence avec Philippe II et Marie Stuart, tramé un complot contre la vie de la reine. Le parlement vota un bill pour faire condamner à mort la jeune reine d'Ecosse: mais Elisabeth ne voulut pas y consentir. Peu après (1372), à l'annonce du massacre de la Saint-Barlhélemy, qui venait d'avoir lieu en France, la clameur populaire demanda encore une fois la tête de Marie. Cette fois, Elisabeth ne voulut pas en entendre parler. En 1573, les Hollandais ofl'rirent à Elisabeth le gouvernement de leur pays; mais ce ne fut que trois ans plus tard (1.3781, qu'elle consentit ouvertement à leur envoyer des hommes et de l'argent pour les secourir. Plusieurs conspirations éclatèrent. La découverte de celle que fomenta Anlbony Babington pour assassiner Elisabeth et délivrer Marie Stuart, fut fatale à celte dernière. Convaincue de complicité dans cette conspiration, Marie fut exécutée à Fotheringay (8 fév. 1387). Sixte-Quint analhématisa Elisabeth et proclama une croisade contre elle. Philippe H fit, de son côté, de grands préparatifs pour soutenir ses prétentions à la couronne d'.\ngleterre et rassembla une immense flotte, connue sous le nom d'Armada (Voy.ce mot.) Elisabeth fut souvent demandée en mariage, mais elle refusa toujours de céder aux instances de ses prétendants et ne se laissa même pas fléchir par les sollicitations des deux chambres, qui la priaient de se marier ou de désignerun successeur. Danssajeunesse, Elisabeth avait causé quelque scandale par sa liaison avec lord Seymour, qui, ne pouvant l'épouser, avait contracté une union avec Catherine Parr, dernière femme d'Henri VllI. Elle fil plus lard beaucoup parler d'elle à cause de ses amours avec Leicester et Ilallon. La grande quantité d'hommes d'Etat, de guerriers, de littérateurs qui vécurent sous son règne fait de l'âge d'Elisabeth une des plus brillantes périodes de l'histoire d'Angleterre.
ELISABETH, reine d'Espagne, née en 1G02, morte en 1644. Fille d'Henri IV, roi de France, et de Marie de Médicis, elle épousa en 1615, le prince espagnol Philippe. Ce dernier monta sur le trône (li)2)) sous le nom de P'hilippelV, confia l'administration au comte d'Ulivarès et s'adonna aux plaisirs, malgré les efl'orts d'Elisabeth pour l'en arracher. Lors de la révolte de la Catalogne (1640) et de la séparalion de l'Espagne et du Portugal, Elisabeth en appela aux Castillans et leva une armée de 30,000 hommes. Elle cessa toute relation avec sa famille et prit elle-même les rênes du gouvernement.
ELISABETH (Philippine-Marie-Hélène M"'=j, aussi nommée Elisabeth de France, sceur de Louis XVI, née à Versailles en 1764, guillotinée le 10 mai 1794. Elle sauva plusieurs gardes du corps, pendant l'émeute du .'i octobre 1789, faillit perdre la vie, le 20 juin 1792, parce qu'on la prit pour la reine, et l'ut emprisonnée. Après son arrestation, on la sépara du roi, de la reine et du dauphin. Elle lutcondamnéeàmort. pour s'être associéeàla tentative de fuite du roi et pour avoir fait passer à l'étranger certains diamants de la couronne.
ELISABETH (Sainte) aussi nommée Elisahcth de llonrjrie, landgravine de Thuringc, fille d'André II, roi de Hongrie, née en 1207, morte le 19 nov. 1231. Elle épousa Louis, fils aine d'Hermann, landgrave de ïhuringe. Son mari étant mort, laissant un jeune enfant, pendant une croisade en terre sainte, un parti se forma en faveur de son frère Henri ; le château de Warlbourg fut saisi et Elisabeth lut arrachée de son château et destituée.
ÉLIS
Henri reconnut plus tard les droits de ses neveux, mais Elisabeth entra au couvent de .Marpurg et y passa le reste de sa vie. Fêle le 19 novembre.
ELISABETH -CHARLOTTE, duchesse d'Orléans, née à Hoidclber;: en 1632, morte en 1722. Elle était fille de l'électeur Charles-Louis. Elle abjura le protestantisme pour épouser (1671) le frère de Louis XIV, Philippe, duc d'Orléans. Elle stupéfia la cour de Versailles par sa brusquerie, ses excentricités et son aversion pour M""^ de Maintenon, ce qui n'empêcha pas Louis XIV d'admirer sa distinction et sa franchise. Ses prétentions sur le Palatinat valurent à l'Allemagne d'être dévastée par les Français (li'8S-'93). Elle favorisa en France l'inlroduciion des idées allemandes et surtout de celles de Leibnitz, son favori. Ses mémoires et ses lettres posthumes ont été publiés en anglais (dern. édit. parHolland, 2 vol. (l867'-72).
ELISABETH-CHRISTINE, reine de Prusse, née en 1715, morte en 1797. Princesse de Brunswick-Bevern, et nièce do l'impératrice d'Allemagne, elle épousa celui qui devait être plus tard Frédéric le Grand (1733). Elle a écrit plu^ieurs ouvrages en français.
ELISABETH PETROVNA, impératrice de Russie, née de Pierre le Grand et de Catherine I" en 1709, morte le 3 janvier 1762. Après la mort de ses parents, son neveu Pierre II et sa cousine Anna occupèrent successivement le lrône(17i7-'40j. Anna nomma, héritier de la couronne, sous la tutelle de sa mèreAnnaetsouslarégencede Biron, le jeune Ivan, fils d'Antoine Uiric, duc de Brunswick, enfant à peine âgé de quelques mois. Mais le chirurgien et favori d'ElisaJjeth, Lestocq, fomenta une conspiration et une insurrection militaire, qui firent proclamer reine Elisabeth (déc. 1741). Les parents d'Ivan furent punis d'emprisonnement et lui-même fut jusqu'à sa mort enfermé dans la forteresse de Schlusselburp. Le prince Pierre, fils d'Anna, duchesse d'Holslein-Gottorp, monta sur le trône; Elisabeth, femme sensuelle et vaine, généreuse et cruelle à la fois, se laissa conduire par ses favoris successifs et surtout par Raznmovski, un obscur Cosaque, qu'elle finit par épouser en secret. L'empire cependant fit de grands progrès sous son règne. Une guerre, habilement conduite contre les Suédois, se termina par la paix d'.\bo (1743). Pendant la guerre de Sept ans, ses armées, commandées par Apraxin, Fermor, SollikolT et Buturlin, gagnèrent sur les troupes de Frédéric les batailles de Gross-Jagerndorf et de Ivunersdorf, prirent Colbert, et occupèrent inênie Berlin. On doit à Elisabeth la fondation de 1 université de Moscou et de l'académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
ELISABETH STUART, reine de Bohême, née en Ecosse en 1596, morte en 1662. Fille de Jacques I« d'Angleterre, elle épousa (1613), Frédéric V, électeur palatin, qui, eu 1619, devint roi de Bohême. Après la bataille de Prague (S nov. 162u), elle s'enfuit à la Haye avec son époux. Le prince Rupert, si fimeux dans les guerres civiles d'Aiif-'Ielerre, fut l'un de ses fils. De sa plus jeune lille Sophie, qui épousa l'électeur de Hanovre, descend la famille royale actuelle d'Angleterre. Veuve en 1632, Elisabeth vint en Angleterre en 1660, et se fixa chez lord Craven, avec lequel elle vécut dans la plus grande intimité.
ELISABETH DE VALOIS ou Isabella, reine d'I^spairne, née en 1345, morte en 1568. Fille d'Henri II de France et de Catherine de Médicis, elle fui d'abord fiancée à Edouard VI, d'Angleterre, qui mourut avant de l'épouser, [)uis a don Carlos, hérilier présomplit' de la couronne d'Espagne : Philippe 11, père de Carlos, s'éprit d'Elisabeth en voyant son portrait et l'épousa (1540).