‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 369 sur 568 · ENAN · texte numérisé non relu

ENAN

sent... I! en veut depuis longtemps à un tel, il veut du mal à un tel depuis long-temps. A qui en voulez-vous'! siguilie, dans une autre acception, à qui voulez-vous parier"? qui deuiaudez-vous? A qui en avcz-vous'i contre qui avez-vûus de la colère? — On peut expliquer d'une manière analogue toutes ces autres façons de parler : il s'en est peu fallu; il m'en a donné à garder; je n'en pouvais croire mes yeux, etc. — En être a, n'être pas plus avancé que... : les antiquaires en sont encore à chercher l'emplacement de cette ville. — Prat. Les

PARTIES EN VIENDRONT AU PREMIER JOUR, ICS parties viendront plaider au premier jour sur l'affaire dont il s'agit. Cette phrase est maintenant peu usitée. — Se met quelquefois sans relation à aucune chose ni exprimée, ni sousentendue, mais seulement par une certaine redondance que l'usage autorise : il en est de cela comme de la plupart des choses du monde. — Est emplové d'une façon analogue avec certains verhcs dont il modifie plus ou moins le sens : en imposer; n'en pouvoir plus, etc. (Voy. Imposer, Pouvoir, etc.). — S'emploie de "la même manière avec quelques verbes qui désignent le mouvement local, et immédiatement après les pronoms personnels : je m'en vais partir; vous en allez-vous à tel endroit? il s'en retourne dans son pays; nous nous en alloiis à la promenade; ils s'en vinrent l'épée à la main, etc., c'est-à-dire : jevais partir; allez-vous à tel endroit'? il rolourne dans son pays; nous allons à la promenade; ils vinrent l'épée à la main. — Il n'en est pas de même lorsque les verbes aller, retourner, VENIR, joints à la particule et au pronom personnel, s'emploient dans la signification de partir, sortir,' se retirer, et qu'ils n'ont aucun régime après eux : alors, la particule et le pronom personnel sont absolument nécessaires pour rendre le sens parfait, et ne peuvent se retrancher : si vous avez affaire, je m'en irai; voulez-vous vous en retourner? veuxtut'envcnir?

ÉNALIOSAURIEN, lENNE adj. (gr. enalios, marin; sauras, lézard). Erpét. Se dit des sauriens marins. — s. m. pi. Ordre de reptiles marins fossiles, trouvés dans les terrains des époques liassique, tnassique et crétacée. Les énaliosauriens ont les vertèbres des poissons, les dents des crocodiles, le corps des lézards, les pattes des tortues marines. Quelques-uns possèdent un grand cou sinueux. On les a divisés en deux groupes, dont les caractères correspondent à" leur position géologique. Les icHTYOSACRiENs (comprenant l'ichtyosaure et le plésiosaure] ont le crâne bien développé ; on les trouve dans les couches jurassiques et crétacées. Les simosauriens (comprenant le nothosaure, le simosaure, etc.) se rencontrent seulement dans les couches triassiques.

* ÉNALLAGE s. f. (gr. enallagê, changement). Figure de grammaire, qui consiste à employer un temps ou un mode pour un autre, "et qu'on peut ordinairement expliquer par une ellipse, comme dans cette phrase : ainsi parla le prince, et courtisans d'applaudir, et les courtisans s'empressèrent d'applaudir.

ÉNAMBUC (Pierre Vadrosqde Diel d'), explorateur français, né dans le pays de Caux, mort à Saint-Christophe (Antilles) en 1G36. Ayant obtenu de Louis XII, le privilège d'exploiter les lies dont il pourrait s'emparer (1626), il forma une compagnie, partagea Saint-Christophe avec les Anglais et s'empara de la Martinique, après avoir exterminé les Caraïbes.

ÉNAMOURER v. a. (rad. amour!). Rendre amoureux : les beaux yeux de celte jeune fdle l'ont énamouré. — ' S'énamourer v. pr. Se prendre d'amour : il s'énamoura follement de cette coquette.

ÉNANTIOSE s. f. [-ti-O-ze] (gr. cnantios, contraire). Philos. Chacune des oppositions,

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au nombre de dix, qui, d'après la doctrine des pythagoriciens, étaient la source de toutes choses. D'après Aristote, les énantioses sont : le but et l'indétermination, le pair el 1'impai.r, l'un et le mulliple, la droite et la gauche, le mâle et la femelle, le mobile el l'immobile, la la droite et la courbe, la lumière et les ténèbres, le bien et le mal, le carré parfait et le carré long. — Méd. Traitement par les contraires. — Grainm. Sorte d'antithèse.

ÉNARRABLE adj. Qui peut être raconté.

Oppiisc à Inénarrable.

ÉNARRATION s. f. Action d'énarrer.

ÉNARRÉEs. m. (gr. enarréios, qui est privé de virilité). Nom que les anciens donnaient à des hommes qui naissaient avec les parties sexuelles atrophiées. Hérodote et Hippocrate ont signalé ce cas qu'ils avaient rencontré chez les Scythes. Hippocrate l'explique par l'ell'otdu climat et de la vie nomade dans des terrains marécageux.

ÉNARRER V. a. (rad. narrer). Raconter Ion-

guenieni.

' ENARRHEMENT s. m. Voy. Arrhement.

* ENARRHER v. a. Voy. Arrher.

ÉNARTHROSE s. f. [-trô-ze] [gr. enarthros, articule ; de en et arthron, articulation). Anat. Sorte d'articulation très mobile, formée par l'emboitetnent d'une éminence osseuse, sphérique, dans une cavité de même forme et qui permet des mouvements en tous sens. Le tjpe de l'éiiarthrose est l'articulation du fémur dans l'os coxal.

ENÇA adv. (de en et ça). Avant ce temps-ci : depuis mille uns'ença. — .\près ce temps-là : après quinze ou vingt ans enca.

ENGABANAGE s. m. Econ. rur. Action d'encabaiier îles vers à soie.

ENCABANEMENT s. m. Mar. Partie intérieuie d un bâtiment depuis la ligne du fort jusqu'au plat-bord.

ENCABANER v. a. (rad. cabane). Econ. rur. Mettre dus vers à soie sur des claies.

* ENCABLURE s. f. Mar. Distance de cent vingt brasse.-. ['lOO m. environ).

* ENCADREMENT s. m. Action d'encadrer; ce qui sert a encadrer : l'encadrement de ce tableau coulera tant; bel encadrement.

' ENCADRER v. a. (rad. cadre). .Mettre dans un cadre, etc. : faire encadrer une estampe, un tableau. — Fie. Se dit quelquefois en parlant de ce qu'on insère dans un ouvrage d'esprit comme digression ou autrement : cette anerdote est fort intéressante, mais l'auteur l'a mal encadrée. — vv Par anal. Entourer à la manière d'un cadre : ses longs cheveux encadraient son visage. — S'encadrer v. pr. Etre encadré : cet émail s'encadrera difficilejnent à cause de sa forme. — Fig. Ce récit s'encadrait mal dans le discours. — S'enfermer dans un certain milieu: Mirabeau s'encadrait mal dans les limites circonscrites d'un parti.

' ENCADREURS, m. Celui qui encadre des estampes, des tableaux, etc.

* ENCAGER v. a. (rad. cage). Mettre en cage. — Fig. et fani. .Mettre en prison. — w Tenir enfermé. — S'encager v. pr. Etre encagé : certains oiseaux ne s'encagent pas. — Fig. Encager soi ; .s'encager dans un cloître.

ENCAILLOUTER v. a. [Il mil]. Garnir de cailloux.

ENCAISSABLE adj. Qui peut ou doit être encaisse.

* ENCAISSE s. f. Fin. Somme des valeurs qui sont dans la caisse ou dans le portefeuille d'une maison de banque, d'une administration. — Encaisse métallique, valeurs en métaux précieux.

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* ENCAISSÉ, ÉE part, passé de Encaisser.

— Se dit d'un fleuve, d'une rivière dont les bords sont escarpés et fort élevés au-dessus de la surface de l'eau.

' ENCAISSEMENT s. m. Action d'encaisser; résultat de cette action : il lui en coûtera beaucoup pour l'encaissement de ses marchandises. — Comm. et Fin. Encaissement d'une traite, action d'en recevoir le montant. ■ — Ces orangers, ces grenadiers ont besoin d'un KNCAissEME.NT, ils Ont bcsoin d'être mis dans des caisses nouvelles, remplies de bonne terre. — Faire un chemin par encaissement, y faire des tranchées qu'on remplit de cailloux.

— Faire un jardin par encaissement, y planter des arbres dans des trous qu'on a remplis de bonne terre. — Faire un pont par encaissement, le construire sans épuisement, en descendant les piles par assises toutes faites.

— Se dit aussi de l'état d'un fleuve, d'un chemin encaissé : l'encaissement de ce fleuve rend les inondations très rares.

•ENCAISSER V. a. (rad. caisse). Mettre dans une caisse : encaisser des marchandises.

— Comm. et Fin. Encaisser de l'argent, des FONDS, mettre dans sa caisse de l'argent, des fonds qu'on a reçus. — Jard. Encaisser des orangers, des grenadiers, les mettre dans une caisse remplie de terre. — P. et Ch. Encaisser UNE RIVIÈRE, la contenir par des digues. — «.v S'encaisser V. pr. S'enfoncercomme dans un encaissement : la rivière s'encaisse entre des montagnes.

' ENCAN s. m. [an-kan] (vieux franc.

inquant, enquanl; lat. in quantum, à combien). Vente publique à l'enchère, au plus offrant et dernier enchérisseur. Ne s'emploie guère que lorsqu'il s'agit d'une vente d'elïets mobiliers : il y aura un encan demain, dans telle rue. — «<»■ Trafic que réprouve l'honnêteté : ce général mit ses services à l'encan et livra la ville par trahison.

* ENCANAILLER v. a. [an-ka-na-ié] (rad.

canaille). .Mêler avec de la canaille; introduire dans une compagnie une ou plusieurs personnes qui ne sont pas faites pour y être admises : en introduisant cet homme dans notre société, vous nous avez encanaillés. S'emploie plus ordinairement avec le pronom personnel. — S'encanailler v. pr. Hanter de la canaille; avoir commerce, se lier avec de la canaille. Ce verbe est familier dans ses deux acceptions.

ENCANTHIS s. m. [an-kan-tiss] (gr. en, dans; kunthos, angle de l'œil). Méd. Tumeur plus ou moins volumineuse formée à l'angle de l'œil par la dégénérescence ou le développement morbide de la caroncule lacrymale.

ENCAPUCHONNER V. a. [an-ka-] (rad. capurho»]. Couvrir d'un capuchon. — Fig. et par déiiigr. Faire entrer dans un couvent. — * S'encapuchonner v. pr. Se couvrir la tête d'une sorte de capuchon : vous vous êtes phiisamment encapuchonné. — v* Fig. et par dénigr. Embrasser la vie monastique. — ' Fig. Manège. Se dit d'un cheval qui ramène l'extrémité de sa tête contre son poitrail.

* ENCAQUEMENT s. m. Action d'encaquer.

* ENCAQUER v. a. (rad. caque). Mettre dans une ca(pic : cncaquer des harengs. — Fig. et fam. Se dit en parlant de gens qui sont pressés et entassés dans une voiture : ils sont envaqués là comme des harengs. — w S'encaquer v. pr. S'entasser : nous nous sommes enea(pirs dans la diligence.

*ENCAQUEUR, EUSE s. Celui, celle qui encaque.

ENCART s. m. [an-kar]. Brochure. Carton siin|ilc ou double qui, dans les feuilles divisibles en plusieurs cahiers, se détache à la pliure et s'intercale au milieu du cahier principal.

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