‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 371 sur 568 · ENCE · texte numérisé non relu

ENCE

un bois, après avoir détourné un cerf, pour iiiar(iuer le lieu ou il est, en semant tout autour des branches et autres brisées : le veneur a détourné un cerf, et fait son enceinte.

ENCEINTER v. a. Engrosser une feniaie, la iiielln' enrrinte (vieux). Le peuple dit aujourd'hui EXCEI.MUKR.

ENCEINTRER v. a. Mettre enceinte, engrosser.

ENCELADE, l'un des géants à cinquante lélcs et à cent bras qui firent la guerre aux dieux.

* ENCENS s. m. [an-san] (lat. incensum, brûlé). Espèce de résine aromatique dont on fait souvent usage dans les cérémonies du culte catholique, et qui était également employée dans celles du culte païen : l'arbre qui portel'encens croît dansl'Araljie.—Lov&vila.h\e encens, l'encens dcsaiicicns, esllagomme, résine odorante appelée oliban et produite par l'arbre nommé Boswcllie, des montagnes de l'Inde centrale et de la côte de Coromandel, (Voy. Oliban). — Donneu de l'encens, brûler de l'encens devant quelqu'un ou quelque chose, pour accomplir une cérémonie religieuse. On ditaussi quelquefois, Offrir de l'encens. — Fig. Louange, flallerio : celte homme aime l'encens.

•ENCENSEMENTS, m. Action d'encenser.

Ne se dit guère qu'en parlant du culte calholique : faire des encensements autour d'un cercueil.

' ENCENSER v. a. Envoyer vers quelqu'un ou vers quelque chose de la fumée d'encens : encenser l'évéque, le célébrant, le peuple. — Fig. Encenser une divinité, lui rendre des hommages, l'honorer. — Fig. Flatter par des louanges, honorer avec excès : ils sont tous à l'encenser. Dans un sens analogue : encenser les vices, les défauts de quelqu'un. — Manège. Se dit absol. du mouvement do bas en haut que certains chevaux font avec leur tête : ce cheval encense continuellement.

' ENCENSEUR s. m. Fani. et fig. Celui qui donne de l'encens : les courtisans sont des encenseurs de profession.

' ENCENSOIR s. m. Liturg. Espèce de cassolette suspendue à de petites chaînes, dans laquelle on brûle de l'encens, et dont on se sert pour encenser : terdr l'encensoir. — Prov. et fig. Casser le nez a coups d'encensoir, donner en face des louanges outrées qui font voir qu'on se moque de celui qu'on loue; ou donner des louanges grossières qui blessent plus qu'elles no flattent. On dit aussi. Donner de l'encensoir par le nez. — Fig. Se dit quelquefois, dans le style élevé, pour désigner la puissance ecclésiastique : il tient le sceptre et l'encensoir. — Fig. Mettre la main a l'encensoir, s'insérer dans des fonctions ecclésiastiques, quoiqu'on soit laïque. — Astron. Constellation de l'hémisphère austral, qu'on nomme aussi Autel.

ENCÉPHALALGIE s. f. (de encéphale et du gr. ulgos, douleur). Pathol. Douleur de l'encéphale.

ENCÉPHALALGIQUE adj. Qui a rapport à rencéphalalgie.

* ENCÉPHALE s. ni. [an-sé-fa-le] (gr. en, dans; kephalé, tête). Anat. Ensemble des organes contenus dans la cavité du crâne. Les deux parties principales de l'encéphale sont le cerveau, le cervelet, la protubérance cérébrale et la moelle ciiinièro. Aulieud'e/ic^^ifta/c on dit ordinairement cerveau. (Voy. ce mot.) L'encéphale est enveloppée par les méninges.

* ENCÉPHALIQUE adj. Anat. Qui a rapport qui appartieiil à l'encéphale: /«em6>'((Hcs, vaisseaux cncéplialiques.

ENCÉPHALITES, f. Intlammation de l'encéphale. On dit aussi Cérébrite. Le ramollissement du cerveau est une encéphalite chro-

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nique. — l.'cncéphaiite est causée par tout ce qui peut congestionner le cerveau, notamment riiémorrhagie cérébrale ou l'insolation. Les symptômes précurseurs de l'encéphalite aiguë sont à peu près ceux de l'apoplexie : vertiges, pesanteur de tête, étourdissemcnts, troubles de la vue et de l'ouïe, tendance au sommeil. Elle se présente sous deux formes : 1" la forme apoplectique ou do collapus, présentant les caractères de l'apoplexie, avec douleur de tête, fixe et opiniâtre, all'aiblissement de l'intelligence, embarras de la parole, changement do caractère, puis fourmillements dans un membre, paralysiclenlc et graduelle, contractures et parfois des convulsions; '2° la forme ataxique ou d'agitation, plus fréquente que la précédente et se distinguant parle délire, les vomissements, les convulsions, la raideur, les contractures, la dilatation des pujiilles et le coma; elle se complique quelquelois do méningite et est alors nommée iiiéningeo-oncéphalitc. Elle est toujours grave et devient souvent chronique. — Dans les deux cas, il faut frictionner forlcment la tête avec de l'eau sédative; purger avec l'aloès; poser des vésicatoircs entre les deux épaules et aux mollets; avoir recours à l'hydrothérapie; combattre la diathèse.

ENCÉPHALOCÉLE s. f. {{rj.nç. encéphale; '^r. kélé, lumcur). l'athol. Tumeurformée par une jiortion de l'encéphale sortie de la cavité crânienne.

ENCÉPHALOÏDE adj. (franc. c«ccp/w/e , gr. eidùs, asporl). Anat. Qui a l'apparence de l'encéphale : tissus encéphatoîdcs. — s. m. Matière semblable à la pulpe du cerveau, qui constitue le plus souvent la tumeur cancéreuse.

ENCERCLER v. a. Entourer d'un cercle.

* ENCHAÎNEMENT s. m. Ensemble, réunion de clio-^es qui forment ou composent une chaîne. N'est guère d'usage au propre. — Fig. Liaison ou suite de plusieurs choses de même nature, de même qualité, ou de choses qui ont entre elles certains rapports : l'enchaînement des preuves d'un discours.

* ENCHAÎNER v. a. Lier, attacher avec une chaîne : enchaîner un furienx, un prisonnier, des forçats. — Fig., surtout dans le style élevé. Subjuguer, asservir : enchaîner unpeuplc. — Retenir, contenir: un serment enchaîne ma langue.

RioD n'est sacré pour vous, et la reconnaissance N'a jamais enchaîna l'affreuse méiiisaiice.

Et. Gussk. Lf. Mtdisant, acte I, se. ziv.

— Captiver : sa beauté enchaîne tous les cœurs.

— Fig. Enchaîner la victoire a son char, être toujours victorieux. On dit quelquefos, en parlant d'une coquette : elle enchaîne un

AMANT, DES AMANTS A SON CHAR. — Fig. Lier

des propositions, des preuves, etc. ; établir enlre certaines choses une dépendance, une relation mutuelle : les causes naturelles sont enchaînées les unes avec les aiUres, les unes aux aulres. — S'enchaîner v. récip. S'emploie surtout dans le sens (jui précède : les vérités s'enehaincnt les unes aux autres.

• ENCHAÎNURE s. f. Enchaînement. Ne se dit qu'eu parlant des ouvrages de l'art.

ENCHAMBIE s. f. Sorte de mandoline africaine, qui a cinq cordes défibres de palmier.

• ENCHANTÉ, ÉE part, passé de Enchanter.

— Fait par enchantement, plein d'enchantement, ou qui sert aux enchantements : armes enchantées. — Fig. .Merveilleux, extraordinairenient beau, surprenant: que cette maison est belle! c'est une demeure enchantée.

•ENCHANTELER v. a. Mettre du bois dans le chaulier. — Encuanieler du vin, mettre une barrique, un tonneau de vin sur deux pièces de bois, pour l'élever au-dessus de terre.

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' ENCHANTEMENT s. m. E2et supposé de paroles ou d'opérations prétendues magiques : les vieux romans, comme les Amadis, etc., sont pleins d'enchantements. — Action même d'enchanter : les enchantements de Médée. — Par exag. Comme par enchantement, se dit pour exprimer la promptitude ou la facilité avec laquelle s'est opérée une chose, qui semblait exiger beaucoup de temps ou otîrir beaucoup de difficulté : ce théâtre fut réi'difii', comme par enchantement, au bout de six semaines. — Fig. Tout ce qui est merveilleux et surprenant : nette fête était fort belle, tout y surprenait, c'était un enchantement, une succession d'enchantements.

— Ce qui charme et captive le cœur, l'esprit : les enchantements de l'amour, de la poésie. — Satisfaction, joie très vive : cette nouvelle l'a mis dans l'enchantement.

' ENCHANTER v. a. (lat. incantare). Charmer, ensorceler par des sons, par des paroles, par des figures, par des opérations prétendues magiques : des gens ignorants croient encore qu'il y a des magiciens qui enchantent les hommes, les animaux, etc. • — Fig. Surprendre, engager, par quelque attrait, par de belles paroles, de belles promesses, ou par d'autres moyens de séduction : cette femme est belle et artificieuse, elle l'enchantera. — Se dit quelquefois des choses, dans un sens analot-'ue : se laisser enchanter par l'éclat des grandeurs, par les plaisirs du monde. — Se dit aussi de tout ce qui cause un vif plaisir ou une grande admiration : vous vous portez bien, j'en suis enchanté; cette pièce m'a enchanté.

* ENCHANTEUR, ERESSE s. Celui, celle qui enchante par des paroles, par des opérations prétendues magiques : Circé l'enchanteresse.

— Fig. Personne qui cherche à tromper par un beau langage, par des artifices : défiez-vous de lui, c'est wi' enchanteur, un grand enchanteur. — Personne qui sait charmer, séduire : ce poète est un enchanteur. — Adjectiv. S'emploie dans un sens analogue à celui qui précède; et alors s'applique principalement aux choses : style enchanteur; poésie enchanteresse.

ENCHAPER V. a. (rad. chape, enveloppe extérieure). Enfermer un tonneau, un baril dans un autre : on enchape les vins de Chypre pour les faire voyager.

*ENCHAPERONNERv.a. Couvrirla tête d'un chaperon : enchaperonner un oiseau de proie.

— Se dit quelquefois en parlant de cérémonies funèbres : le grand maître et les maîtres des cérémonies et hérauts d'armes seront enehaprronnés.

ENCHARNER v. a. Munir de charnières une malle, une porte.

' ENCHÂSSÉ, ÉE part, passé de Enchâsser.

Par anal. Se dit quelquefois de ce qui est

fixé naturellement dans quelque chose, comme si l'on y avait enchâssé : les dents sont enchâssées dans les os de la mâchoire.

* ENCHÂSSER V. a. Mettre, faire entrer, fixer, quelque chose dans du bois, dans de la pierre, dans de l'or, de l'argent, etc. : enchâsser un diamant, un i-ubis dans une bague. — Fig. Se dit en parlant de ce qu'on insère, de ce qu'on fait entrer dans un discours ou dans quelque autre ouvrage d'esprit : il a bien enchâssé ce trait d'histoire, cette anecdote.

* ENCHÂSSURE s. f. Action par laquelle on enchâsse quelque chose : il a bien réussi dans l'enchûssure de ce diamant. — Ouvrage qui résulte de cette action : l'enchûssure est fort riche.

' ENCHAUSSER v. a. Jard. Se dit en parlant des légumes que l'on couvre de paille ou de fumier, pour les faire blanchir ou pour les préserver de la gelée : enchausser de la chicorée, du céleri.

•ENCHERE s. f. (bas lat. incheria). Offre

d'un prix supérieur à la mise à prix, ou au prix qu'un autre a déjà ollert. Se dit en parlant des choses qui se vendent ou s'atîerment au plus ofl'rant : requérir la vente aux enchères, la mise aux enchères d'une maison. — Fig. Mettre quelque chose aux enchères, a l'enchère, ne l'accorder qu'à celui qui donne ie plus pour l'obtenir : mettre aux enchères les einplois, les honneurs, etc. — Il est a l'enchère ; SA coNscIE.^'CE, ses talents sont a l'enchère, se dit d'un homme disposé à sacrifier ses principes, ses opinions à 1 intérêt. — Procéd. Folle enchère, enchère faite témérairement et à laquelle l'enchérisseur ne peut satisfaire : vente, revente sur folle enchère, ou simpl., folle enchère. Différence en moins entre le prix de la seconde adjudication et celui de la première; différence qui est à la charge de l'adjudicataire sur la folle enchère duquel on a revendu : il a payé la folle enchère. — Payer la folle enchère de quelque chose, EN payer la folle ENCHÈRE, porter la peine de sa témérité, de son imprudence. — Les avoués sont chargés d'exercer leur ministère dans les enchères des biens, mis en adjudication devant le tribunal civil. Il faut donc, lorsqu'on veut se rendre adjudicataire d'un immeuble, donner pouvoir à un avoué, qui examine les clauses et conditions du cahier des charges et fait ensuite connaître le montant des frais. — Une marchandise neuve ne peut être vendue à l'enchère que si elle provient d'une faillite, d'une cessation de commerce ou d'une succession. — Les ventes à l'enchère se font de deux façons, au plus offrant et dernier enchérisseur et à l'extinct'ion des feux. Dans ce dernier cas, on allume successivement plusieurs bougies préparées de manière qu'elles ne durent pas plus d'une minute. L'adjudication a lieu lorsque trois bougies ont brûlé sans qu'il se produise de nouvelle enchère. Dans l'autre cas, l'officier ministériel propose un premier prix, qu'il abaisse ensuite progressivement, jusqu'à ce qu'il ait trouvé un acheteur. S'il ne se produit aucune surenchère (voy. ce mot), il répète trois fois le prix et adjuge. — Celui qui, pardons, promesses, violences ou menaces, écarte les enchérisseurs, est passible d'un emprisonnement de 15 jours à 3 mois et d'une amende de 400 à S,OOU fr.

* ENCHÉRIR V. a. Mettre enchère sur quelque chose; taire une offre supérieure à celles qui ont déjà été faites : enchérir une maison sur quelqu'un, au-dessus de quelqu'un, par-dessus quelqu'un. Absol. : il a fait venir des gens pour enchérir. — Fig. Ajouter à ce qu'un autre a lait; le surpasser en quelque chose, soit en bien, soit en mal : Néron e7ichérit sur la cruauté de Tibère. Se dit quelquefois des choses, comme dans cette phrase, ce mot enchérit SUR tel AUTRE, il ajoute à l'Idée que tel autre exprime. — Rendre, une marchandise plus chère : ce marchand a fort enchéri ses denrées. — v. n. Devenir plus cher, hausser de prix : toutes les marchandises enchérissent.

' ENCHÉRISSEMENT s. m. Haussement de

prix ; ienchérissement des blés est la suite ordinaire d'une mauvaise récolte.

' ENCHÉRISSEUR, s. m. Celui qui fait, qui

met une enchère : vendre quelque chose au plus offrant et dernier enchérisseur. — Fol enchérisseur, celui quia fait une folle enchère.

ENCHEVALEMENT s. m. Travail qui se fait pour élayer un édifice qu'on veut restaurer.

ENCHEVAUCHER v. a. Faire une enchevau-

chure.

ENCHEVAUCHURE s. 1. Jonction de deux pièces dont l'une couvre l'autre en partie, comme les tuiles.

* ENCHEVÊTRÉ, ÉE part, passé de Enchevêtrer. — Par ext. Choses e.nchevèthées l'une

dans l'autre, choses si confusément engagées les unes dans les autres, qu'il est difficile de les séparer. — Fig. et fam. Phrases, périodes enchevêtrées, phrases, périodes embarrassées, embrouillées.

ENCHEVÊTREMENT s. m. Action d'enchevêtrer.

* ENCHE'VÉTRER v. a. Mettre un chevêtre, un licou. — S'enchevêtrer v. pr. Se dit d'un cheval qui engage un pied ûans la longe de son licou. — Fig. S'engager dans une affaire, dans un raisonnement, etc., dont on a de la peine à se tirer : il s'est enchevêtré mal à propos dans cette affaire.

' ENCHEVÊTRURE s. f. Assemblage de solives dans un plancher, pour environner le foyer d'une cheminée et porter les barres de fer qui le soutiennent, ou pour donner passage à un tuyau de cheminée : les solives d'encheoétrure doivent être plus fortes que les autres. — Art vétér. Blessure, mal qu'un cheval se fait à un pied, en l'engageant dans la longe de son licou : son cheval est boiteux d'une enchevêtrure.

' ENCHIFRÉNEMENT s. m. Embarras dans le nez, causé ordinairement par un rhume de cerveau.

* ENCHIFRENER v. a. Causer un rhume de cerveau qui embarrasse le nez.

ENCHIRIDION s. m. (gr. en, dans; heir, main). Recueil manuel de renseignements : l'enchiridion d'Epictéte.

ENCHORIAL, ALE, AUX adj. [an-ko-J (gr. en, dans; chôrion, contrée). Paléogr. Se dit d'une écriture égyptienne qui dérive immédiatement de l'écriture hiératique.

* ENCHYMOSE s. f. [an-ld-] (gr. en, dans; chumos, suc). Méd. Afflux du sang dans les vaisseaux cutanés.

ENCKE(JohannFranz)astronomeallemand, né en 1791, mort en 18(3o. Directeur (l82o-'63) de l'observatoire royal de Berlin, il prédit le retour de la comète, que Pons de Marseille avait découverte, en 1818, et qui s'appelle aujourd'hui comète d'Eocke. Pour expliquer l'accélération, observée dans son mouvement sur une partie de son orbite, il émit la théorie, qu'il existe un milieu résistant, pénétrant l'espace, mais trop faible pour s'opposer au passage des planètes. Il fit plusieurs autres recherches d'une grande valeur ; il publia annuellement depuis 1830, l'Astronotnisches Jahrbuch, et depuis 1840, Beobachtungen auf der Sternwache zu Berlin.

* ENCLAVE s. f. Terrain qui est enclavé, enfermé dans un autre, entièrement ou en partie, sans en dépendre : cette prairie est une enclave qui donne un droit de passage sur ma propriété. — Se dit également d'un territoire, d'un pays : le comtat Venaissin était une des enclaves de la France. Dans un sens analogue. Cette paroisse est une enclave de tel évêché. — L'enclave ou les enclaves d'une juridiction, se disait autrefois de toutes les terres et justices qui ressortissaient à une juridiction. — Législ. « Le propriétaire dont le fonds est enclavé peut réclamer, moyennant indemnité, un passage sur les fonds voisins, lorsqu'il n'y a aucune issue sur la voie publique, ou lorsque l'issue est insuffisante pour l'exploitation de la propriété . Le passage doit être pris du côté ofi le trajet est le plus court; néanmoins il doit être fixé dans l'endroit le moins dommageable. Si l'enclave résulte de la division d'un fonds par suite d'un contrat, le passage doit avoir lieu sur l'un des terrains qui ont fait l'objet de ce contrat. Cette servitude de passage se prescrit par trente années d'usage continu (C. civ. 682 à (iSli; L. 20 août 1881). ». (Ch. Y.)

* ENCLAVEMENT s. m. Action d'enclaver ; résultat de cette action.

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•ENCLAVER V. a. (franc. en;lal.clavis, clef). Enfermer, enclore une chose dans une autre. Ne se dit guère qu'en parlant d'une pièce de terre, d'un héritage, ou d'un territoire, d'une juridiction, d'un diocèse, etc. -.il voulut s'opposer au traité qui enclavait la plus belle de ses provinces dans le royaume voisin. — S'enclaver V. pr. Etre enclavé : pièce de terre qui s'enclave dans une autre, qui avance dans une autre, qui s'y prolonge.

* ENCLIN, INE adj. (lat. inclinis). Porté de son naturel à quelque chose : il est enclin au bien. Se dit plus ordinairement du mal que du bien : la nature de l'homme est encline au mal.

ENCLIQUETAGE s. m. Mécan. Appareil qui serl à rendre deux pièces solidaires l'une de l'autre, quand le mouvement a lieu dans un sens, et qui les laisse indépendantes, lorsque le mouvement a lieu en sens contraire.

ENCLIQUETER v. a. Arrêter par un encli-

quetage.

* ENCLITIQUE s. f. (gr. eqklitikos). Gramm. Se dit do reiLùns mots de la langue grecque, qui s'appuient sur le mot précédent, et qui semble ne faire qu'un avec ce mot. 'Tels sont les mots âé et té dans éy^Se, ûitte. On le fait quelquefois masculin en sous-entendant mot. — vM S'emploie en latin et même en français : dans hominemque, veniesne; viendrai-je, est-ce, les mots que, ne et je, ce sont des enclitiques. En grec, l'enclitique ne s'unit pas nécessairement au mot qui précède; en latin, elle le suit immédiatement; en français, elle est unie au mot précédent par un trait d'union.

ENOLOÎTRERv. a. Enfermer dansuncloitre.

* ENCLORE V. a. N'a que les temps de Clore, dont il est composé. Clore de murailles, de haies, de fossés, etc. : enclore sa maison de fossés. — Comprendre dans un clos, dans une étendue que l'on enceint : il a enclos ce pré dans son parc. — Enclore les faubourgs dans L.\ ville, donner une plus grande enceinte à la ville, en sorte que les faubourgs en fassent partie. — w S'enclore v. pr. Fermer de murs sa propriété.

* ENCLOS s. m. Espace contenu dans une enceinte de maisons, do haies, de murailles, do fosses, etc. : l'enclos de la Muette. — Enceinte môme : enclos de inurailles, de haies, etc. — Législ. La loi appelle enclos tout terrain environné de fossés, de pieux, de claies, de planches, de haies vives ou sèches, ou de murs de quelque espèce de matériaux que ce soit, quelles que soient la hauteur, la profondeur, la vétusté de ces diverses clôtures et qu'elles possèdent ou non une barrière, ou une porte soit en planches et à clef, soit à clairevoie. Les dégâts, causés par des volailles ou des bestiaux dans un enclos, sont payés par les propriétaires desdits animaux. L'enclos est considéré comme un domicile qui doit être respecté, même parles ofliciers de police judiciaire ; un garde champêtre ou forestier ne peut donc y pénétrer, pour prendre des objets, que lorsqu'il est accompagné du juge de paix, du maire, de l'adjoint, ou du commissaire de police du canton.

ENCLOUAGE s. m. Action d'enclouer une pièce de canon.

* ENCLOUER V. a. Piquer, par maladresse, un cheval jusqu'au vif avec un clou, quand on le ferre : ce cheval est aisé à enclouer. — Enfoncer de force un clou dans la lumière d'un canon, pour empêcher que les ennemis ne s'en servent : ils ont abandonné leur canon, après l'avoir encloué. — S'enclouer v. pr. Se dit lorsqu'un cheval rencontre, en marchant, un clou qui lui entre dans le pied.

* ENCLOUURE s. f. [an-klou-u-re]. Mal, inconiinudilé d'un cheval encloué : ce cheval est

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