‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 376 sur 568 · ENFONCER UN ESCADRON , ENFONCER LES RANGS · texte numérisé non relu

ENFONCER UN ESCADRON , ENFONCER LES RANGS

etc., les percer, les rompre, les renverser en y pénétrant. — v. n. Aller au fond. S'emploie surtout dans ce sens : le bateau heurta unpont et enfonça. — S'enfoncer v. pr. Aller au fond : s'enfoncer dans la boue. — S'alTaisser .• le pilafond était tellement vermoulu qu'il s'enfonça. — Pénétrer bien avant vers le fond, vers l'extrémité : s'enfoncer dans une caverne. — Fig. Se donner tout entier à quelque chose : s'enfoncer dans de profondes rêveries. ' ENFONCEUR s. m. Celui qui enfonce. N'est

ENFU

guère usité que dans cette locution prov. et fig., Enfonceur DE portes OUVERTES, fanfaron, homme qui se vante d'avoir surmonté des obstacles qui n'existaient pas.

* ENFONÇURE s. f. Creux, cavité iHy a plusieurs enfonçures dans le pavé de cette rue. — Assemblage des pièces qui forment le fond d'une futaille, d'un tonneau, etc. : l'enfonçure de ce tonneau ne vaut rien. — Assemblage des ais que l'on met à un bois de lit pour soutenir la paillasse, les matelas.

* ENFORCIR v. a. Rendre plus fort. Ne se dit guère en parlant des personnes : la bonne nourriture a enforci ce cheval. — v. n. Devenir plus fort : cette boisson enforcit en vieillissant.

— S'enforcir v. pr. Devenir plus fort : ce vin s'enforcit à la gelée.

' ENFOUIR v. a. (lat. infodere). Cacher en terre : enfouir de l'argent. — E.n fouir du fumier. ENFOUIR DES PLANTES, DES ARBRES, ICS

mettre en terre, les couvrir de terre. — Par exl. Cacher, placer une chose dans un lieu, parmi d'autres choses où, il n'est pas facile de la découvrir : ils avaient enfoui ce manuscrit dans une armoire, parmi de vieilles paperasses.

— Fig. S'emploie surtout dans cette phrase, Il ne fadt PAS enfouir le talent que Dieu NOUS A donné, ou simpl., il ne faut PAS enfouir son TALENT, SES TALENTS, il ne faut pas laisser inutile, le talent dont on est doué. — S'enfouir v. pr. S'emploie quelquefois comme dans ces phrases : L'animal alla s'en'fouir DANS SON TERRIER, c'est-à-dire, s'y réfugia et s'y blottit. Fig. Il est allé s'enfouir dans une PROVINCE RECULÉE, il est allé vivre dans une province reculée. Cet emploi est ordinairement familier.

* ENFOUISSEMENT s. m. Action d'enfouir, de caiher en tiTi e.

* ENFOUISSEUR s. m. Celui qui enfouit.

* ENFOURCHER v. a. Fam. Monter à cheval, jambe deçà, jambe delà : cette femme enfourche un cheval comme ferait un cavalier.

ENFOURCHURE s. f. Endroit où un pantalon, un aibre, etc., fait une fourche.

ENFOURNAGE s. m. Action d'enfourner.

ENFOURNEMENT s. m. Action ou manière d'enfourner : enfournement du pain, des poteries.

' ENFOURNER v. a. Mettre dans le four : enfourner de lu pâtisserie. — Prov. et fig. A

MAL ENFOURNER ON FAIT LES PAINS CORNUS, le

mauvais succès d'une affaire, d'une entreprise, vient ordinairement de ce qu'on s'y est mal pris d'abord. — Fig. et fam. Bien ENFOURNER, MAL ENFOURNER, bien Commencer une affaire, ou la commencer mal. — S'enfourner V. pr. S'emploie dans certaines phrases fig. el fam., telles que les suivantes : Il s'est MAL ENFOURNÉ, il s'cst engagé dans un lieu, dans un chemin d'où il aura de la peine à sortir. Il s'est enfourné dans une mauvaise AFFAIRE, il s'est engagé dans une mauvaise affaire.

ENFOURNEUR s. m. Celui qui met le pain au four, qui enfourne la matière dans les verreries, etc.

" ENFREINDRE v. a. [an-frain-dre] (lat. infringere). Transgresser, violer, rompre, contrevenir à. N'est d'usage qu'en parlant de traité, de loi, de privilège, d'ordonnance, de règle, et autres choses semblables ; c'est lui qui a enfreint le traité, les conditions du traité.

' ENFROQUER v. a. Faire quelqu'un moine.

Ne se dit qu'en plaisantant et par mépris : ils ont séduit ce jeune homme, et l'ont enfroqué.

— S'enfroquer V. pr. Enfroquer soi : le désespoir le saisit, il s'cnfroqua.

' ENFUIR (S') V. pr. Fuir de quelque lieu : on l'a mis en prison , mais il s'est enfui. Avec

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