‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 384 sur 568 · CRÉDIT A SOUEFERT UNE RUDE ENTORSE. — DONNER · texte numérisé non relu

CRÉDIT A SOUEFERT UNE RUDE ENTORSE. — DONNER

UNE ENTORSE A UN i>ASSA(;E, le détourner (le son vrai sens, de son sens naturel, t'A lui faire signifier autre chose que ce qu'il signifie. — Donner une entorse a la vérité, au bon droit, dissimuler ou altérer la vérité, méconnaître le bon droit. — Ekcvcl. Un faux jias, une chute, un eli'orl sont autant de causes d'entorses; les parties qui subissent le plus souvent celte douloureuse distension des liga-

ENTO

ments sont le pied, le poignet et le pouce. Au moment de l'accident, la douleur est vive; les s\mptôines varient ensuite, selon la gravité de la lésion. Il y a ordinairement du gonflement, une ecchymose et l'immobililé plus ou moins complète de l'articulation. Les entorses légères se guérissent d'elles-mêmes; mais celles qui sont graves ne doivent pas être négligées; elles peuvent être le point de départ d'une tumeur blanche, chez certains sujets. Aussitôt après un accident de ce genre, il faut plonger l'articulation dans de l'eau froide souvent renouvelée, et la tenir ensuite immobile, dans une position élevée, et en l'entourant de compresses froides arrosées d'eau blanche. Ces moyens, combinés avec le massage, amènent ordinairement la guérison; maison est quelquefois obligé de placer des sangsues autour de l'articulation et d'avoir recours à la compression méthodique et aux bandages dextrinés.

* ENTORTILLAGEs. m. Action d'entortiller ; résultat de cette action. Ne s'emploie guère que fig. et fam. pour signifier ce qui, dans des paroles ou dans un écrit, est entortillé, équivoque, prétentieux : cet écrivain a de la finesse, mais il gâte son style par l'affectation et l'entorlillage.

* ENTORTILLEMENT s. m. Action de ce qui s'entoiiille autour de quelque chose; état d'une chose entortillée autour d'une autre : VinbirtiUement du lierre, de la vigne. — Fig. Embarras et obscurité du slyle : */ y a de l'entortillement dans cette phrase.

* ENTORTILLER v. a. Envelopper dans quelque chose, envelopper tout autour en tortillant : le serpent l'avait entortillé de ses replis. — Fig. Exprimer quelque chose d'une manière embarrassée, obscure, trop recherchée, soit à dessein, soit par défaut de netteté dans les idées : il entortille ses phrases de manière qu'on n'y peut rien comprendre. — S'entortiller V. pr. Entortiller soi : s'enlortiller dans sa couverture. — Se dit souvent des choses qui s'attachent à d'autres en faisant plusieurs tours : le lierre s'entortille autour des ormeaux. — v». Fig. S'exprimer d'une manière embarrassée.

* ENTOUR s. m. (rad. tour). Environs, circuit. iN'est d'usage qu'au pluriel ; il s'est assuré des entours de la place. — Fig. Les entours de quelqu'un, ceux (|ui vivent dans sa familiarité, qui forment sa société intime, et qui ont quelque crédit sur lui. — Savoir bien prendre les entours, savoir mettre dans ses intérêts ceux qui ont du crédit sur l'esprit des personnes dont on a besoin. — A l'entour. (Voy. Alentour.)

* ENTOURAGE s. m. Ornements qui entourent un bijou : entourage de perles, de diamants. — Fig. et fam. Entours de quelqu'un : son entourage nuit à sa réputation.

* ENTOURER v. a. (rad. entour). Environner, ceindre; être, se tenir autour de : ils l' entourèrent et le saisirent. — Se dit quelquefois fig. : être entouré de dangers. — Entourer quelqu'un DE SOINS, lui prodiguer des soins. — Former la société, la compagnie habituelle de quelqu'un : les gens qui entourent ce prince le trompent. — S'entourer V. pr. Se dit principalement d'uni' personne qui en choisit plusieurs autres pour confidents, pour conseillers, etc. : il voulut s'enlourer des hommes les pilus habiles, les pins sages. — Se dit aussi en parlant des choses : s'entourer d'objets d'art, de livres précieux. — S'entourer de précautions, de mystères, prendre beaucoup de précautions, agir avec mystère.

* ENTOURNURE s. f. Tailleur et Couturière. Ecli;ini:iure d'uni: maindie, dans la iiartic qui touche a l'aisselle. — Fig. et fam. I'akk gêné DANS LES entournures, SB présenter gauche-

ENTR

ENTR

ENTR

meut, se sentir mal à l'aise vis-à-vis do quelqu'un.

EN-TOUT-CAS s. m. Petit p.irapluie qui sert i garantir du soleil et de la pluie : (7 faut prendre nos en-tout~v,as. On dit, dans le raO'iiii' sen~ En-cas.

ENTOZOAIRE adj. [an-to-zo-è-re]{fîr. entos, dans; zàon, animal). Qui vit dans l'intérieur d'un animal. — .s. m. pi. Groupe d'animau.x invertébrés qui, pendant une période de leur existence, vivent en parasites dans le corps des autres animaux, et qui apiiarliennent, sauf quelques exceptions, à la classe des lielmintlies ou vers intestinaux. (Voy. Vers in-

TESTIN.4UX.)

• ENTR' ACCORDER (S") v. récip. S'accorder l'un .ivi'.', l'autre, ?c mettre de bonne intellieeui'e ciHonible.

• ENTR'ACCUSER (S') l'un l'autre.

récip. S'accuser

* ENTR'ACTE s. m. Intervalle qui, dans la représentation d'une pièce de tbéàtre, sépare un acte d'un autre ; il y a plusieurs événements que l'on suppose s'être passés pendant les entractes. — Petit spectacle qui ne fait point partie de la pièce principale, et qui se donne entre les actes : il y avait des danses pour entractes. Dans ce sens, on dit plus ordinairement, Intehmède.

ENTRAGUES (Catherine -Henriette de

Balz.\c [)'), marquise de Vernciiil, maitresse d'Henri IV, roi de France, lille nacpiiten Ib79 et mourut en 1 633. Après la mort de Gabrielle d'Estrées, en 1399, le roi lui promit par écrit de l'épouser si elle lui donnait un fils. Elle fit une fausse couche (juillet 1600); Henri la nomma marquise de Verncuil et épousa Marie de .Médicis. En 1601, Henriette donna au roi un lils, le lutur duc Gaston Henri de Verneuil, et une fille, qui fut plus tard duchesse d'Epernon. Ces deux enfants furent légitimés. Après avoir longtemps résisté, elle rendit (1604) au roi la promesse de mariape qu'il lui avait écrite, et reçut de lui 100,000 fr. Elle promit de quitter la France, mais y resta, complota contre Heiu'i et fut emprisonnée avec son père et son beau-frère, qui furent condamnés à mort en iOOo. Henri les gracia et rendit la liberté à la marquise, sous l'intluence de laquelle il resta encore quelque temps.

* ENTR' AIDER (S) v. récipr. S'aider mutuellement : les hommes doivent s'entr'aider.

]I se faut entr'aider. c'est la loi de natdre.

La FONTÀIKE.

* ENTRAILLES s. f. pi. (gr. entera, intestin--; bas lat. intcrelia, parties internes). Intestins, boyaux : on a porté son cœur dans telle église, et ses entrailles dans telle autre. — Dans un sens plus général. Tous les viscères, toutes les parties enfermées dans le corps de l'homme ou des animaux : les anciens consultaient les entrailles des animaux, des victimes.

— Fig. S'amieii contre ses propres entrailles, s'armer contre sa famille, contre ses enfants.

— Fig. Tendre all'ection : cette femme a des entrailles de mère pour cet enfant. — Avoir DES ENTRAILLES, avoir uu coiur très tendre et très sensible pour ses amis, pour ceux qui qui soutirent. — Cet acteur a des entrailles, il rend avec chaleur et venté les rôles pathétiques, les traits de sensibilité. — Dévotion. Les entrailles de la miséricorde de Dieu, la tendresse et la bonté que Dieu a pour les hommes. — Fig. Lieux les plus profonds de la terre : on fouille dans les entrailles de la terre pour en tirer les inélaux. — »* Sein de la mère : cette femme pleure le fruit de ses entrailles.

' ENTR'AIMER (S') v. récip. S'aimer l'un l'autre : ils s'entr'aiment depuis longtemps.

* ENTRAIN s. m. (préf. m; et train). Cha-

leur, gaieté naturelle et communicative : cette personne a de l'entrain. — Cette comédie a de l'entrain, elle a du mouvement, de la gaieté.

•ENTRAÎNANT, ANTE adj. Qui entraine.

Ne s'emploie qu'au figuré : le jeu de cet acteur est cnirainnnt.

* ENTRAÎNEMENT s. m. Action d'entraîner; état de ce qui est ciitraîné. iSe se dit girtre qu'au figuré : Venlrainement des passions, de l'habitude, de l'exemple. — Courses. Régime et exercices par lesquels on prépare un cheval pour les courses.

* ENTRAÎNER v. a. (rad. traîner). Traîner avec soi, après soi : les torrents entraînent ce qui s'oppose à leur passage. — Emmener, conduire avec une sorte de violence : je le pris par le bras et l'entrainai hors de la chambre.

Fig. Se dit de tout ce qui nous porte à quelque chose avec force, et comme malgré nous : l'occasion nous entraine souvent malgré nous. — Le temps nous entraîne, les années s'écoulent rapidement, sans que nous |iuissions en ralentir le cours. — Fig. Entraîner avec soi, après soi, ou simpl., entraîner, avoir pour elfet, pour résultat, jiour conséquence nécessaire, inévitable. Se dit surtout en parlant des choses fâcheuses : la guerre entraine avec elle, après elle bien des maux. — En matière criminelle. Cette peine entraîne ordinairement telle autre peine. — Courses. Préparer un cheval pour la course au moyen de l'entraînement.

ENTRAÎNEUR s. m. Courses Celui qui est charge de l'eutraiuement des chevaux.

* ENTRAIT s. m. Cliarpent. Pièce principale ou poutre qui porte, dans une ferme de comble, les arbalrtri(frs et le poinçon.

* ENTRANT, ANTE adj. Insinuant, engageant : c'est un hoii.me dont le caractère a je ne sais quoi d'entrant. Familier et peu usité.

Se du d'une personne qui entre en fonctions : conseiller entrant par opposition ;i Conseiller sortant. — Substantiv. S'emploie dans cette locution. Les entrants et les sortants, les personnes qui entrent dans un lieu et celles qui en sortent.

* ENTR'APPELER (S') v. récipr. S'appeler l'un l'autre : dans ce désordre et dans l'obscurité, ils s'entr'appelaienl.

" ENTRAVE s. f. (lat. in, en ; trabes, bâton, poutre). Lien qu'un met aux jambes de certains animaux et, en particulier, aux jambes des chevaux pour gêner, pour empêcher leur marche : on a mis une entrave à cet animal pour l'empêcher de traverser la haie. — Fig. Obstacles, empêchements, tout ce qui tient dans une espèce de gène, de contrainte. Dans ce sens, s'emploie généralement au plariiii : les règles sont pour le génie des entraves salutaires; kl jeunesse est naturellement emportée, elle a besoin de quelque entrave qui la retienne.

* ENTRAVER v. a. Mettre des entraves : entraver un cheval. — Fig. Arrêter le mouvement, embarrasser la marche de quelque chose : des formes tropminutieuses entravent les affaires.

* ENTR'AVERTIR (S') v. récipr. S'avertir mutuellemeut : ils firent des feux sur les montagnes pour s'entr^avertir.

ENTRAVON s. ni. Pièce de cuir donton entoure le paturon du cheval pour qu'il ne soit pas blessé par l'entrave.

ENTRAYliUES, ch.-l. de cant., arr. et à 26 kil. iN.-O. d Espalion (.-Vveyron), au contluent de rOlt et de la Truyère; l.S.iO hab. C'est à partir de ce bourg que l'Oit prend le nom de Lot.

* ENTRE pi-ép. de lieu (lat. inter). Au milieu ou à peu près au milieu de l'espace qui sépare des personnes ou des choses : il se

jeta entre 'ces deux hommes qui se battaient. — Se dit aussi en j irlant de ce qui est dans tout l'espace enfermé par deux extrémités qu'on désigne : la d^tatiee qu'il y a entre les deux pùlcs. — Fam. Mettre quelqu'un e.ntre quatre murailles, le mettre en prison. — Fam. Kegarder quelqu'un entre deux yeux, le regarder fixement. — Prov. et fie. Entre la poire et le FROMAGE, sur la fin du l'epas, lorsque la gaieté que donne la bonne chère fait qu'on parle librement. — Etre entre deux vins, approcher de l'ivresse, être à moitié ivre. — Nager entre deux eaux, nager au-dessous de la surface de l'eau. Se dit aussi fig. et l'am. d'une personne qui se ménage avec adresse entre deux opinions, deux sentiments qu'elle craint de ble.^ser. — Dans, en : tenir un enfant entre ses bras. S'emploie aussi avec la préposition DE : on l'a retiré d'entre ses mains, c'est-à-dire de ses mains. — Entiie les ualns de, au pouvoir de : notre sort est entre les ma'ins de Dieu. — S'applique souvent au temps, à la durée, dans des sens analogues aux deux premiers : je serai che:i vous entre onze heures et midi; entre le premier et le second acte. — Fam. Entre ci et la, désigne un intervalle entre deux époques, entre deux extrémités déterminées : nous nous étions quittés a Marseille il y a deux ans, et je l'ai rencontré hier à Paris ; nous ne nous étions pas revus entre ci et là. — Entre deux soleils, entre le lever et le coucher du soleil. — Fig. S'emploie dans les deux premiers sens : on a dit que chaque vertu était entre deux vices; flotter entre ta crainte et l'espérance. — Etre entre la vie et la mort, être dans un extrême péril, soit par maladie, soit par quelque autre accident. — Etre entre deux AGES, n'être ni jeune ni vieux. — .Se dit quelquefois eu parlant de ce qui participe de deux choses, qui tient de l'une et de l'autre : le gris est entre le blanc et le noir. — Prov. et fig. Entre cuien et loup, désigne le moment du crépuscule où l'on entrevoit les objets, sans pouvoir les distinguer : il était entre chien et loup, quand îimis aperçûmes je ne sais quoi. — S'emploie également en parlant de deux ou de plusieurs personnes, de deux ou de plusieurs choses qui sont ou que l'on suppose dans une certaine relation.

Ces animaux s'aimaient entr'eux comme cousius. La Foktaiae.

— Il Y A PROCÈS, querelle, inimitié, liaison,

intelligence ENTRE CES DEUX HOMMES, ils SOUt

en procès, en querelle, ils se haïssent, ils sont liés ensemble, ils sont li'intelligence. — Qu'y a-t-il de commun entre nous, entre vous ET MOI'? quels rapports nous lient'.' ou qu'avons-nous à laire, à démêler ensemble"? — ■ Distribuer, répartir, partager quelque chose, faire la répartition, la distribution, le partage de quelque chose entre plusieurs personnes, en donner une part a chacune d'elles.

— Ils s'aident entre eux, ils s'aident mutuellement. Ils ne se marient qu'entre eux, ils ne se marient qu'avec des personnes de leur nation, de leur caste, de leur religion, de leur famille. Ils parlaient entre eux, ils se parlaient les uns aux autres. Il ne faut point de cÉuÉMONiE entre AMIS, loi'squ'ou est avec des amis, etc. — Fam. Cela soit dît entre nous, ou soit dit entre nous, ou même plus elliptiquem. entre nous, que cela ne soil point redit a d'autres. Dans le même sens. Entre vous et MOI. — Entre nous, sans qu'il y ait d'autres personnes : nous dinerons entre nous.

— Il Y A CETTE DIFFÉRENCE ENTRE TELLE CHOSE

ET TELLE AUTRE, voici la ditlèrenco qu'on remarque, lorsqu'on vient à comparer telle chose avec telle autre. Dans des sens analogues, Il Y A ENTRE CES DEUX CHOSES, ENTRE

ces deuxpersonnes la même différence qu'tntre le jour et la nuit; il n y a aucune ressemblance entre ces deux choses, entre ces, deux personnes; il n'ose décider entre ces deux gé-

NÉIUUX, CES DEUX ORATEURS; etc. — La LIAI-

ENTR

KNTR

ENTR

Sun od ont entre elles, lé rapport qui lie,

QDI l'NIT ENTRE ELLES LES DIVERSES PARTIES d'uNE

CHOSE, la liaison, le rapport qui unit les unes aux autres les diverses parties d'une chose. — Parmi : il fut trouvé entre les morts. Dans la Salutation angélique, vous êtes bénie entre toutes les femmes. — Entre autres, s'emploie lorsqu'on veut désigner d'une façon particulière une personne ou une chose parmi d'autres personnes ou d'autres choses : j'ai vu les plus beaux tdbleaux de Rome, entre autres la Transfiguration de Raphaël. — Cette préposition est une de celles qui servent à la composition de plusieurs noms et de plusieurs verbes : entre-deux, entrefaites, entracte. entrceouper, entrelacer, etc. — bans les verbes où cette préposition est accoiiipacrnée du pronom personnel, elle marque une action réciproque : s'entre-nuirc, s'entre-battre, s'entr'aimer, etc. On trouvera dans leur ordre ceux de ces verbes qui sont les plus usités. — Marque aussi, dans la composition de quelqui's verbes, une action diminutive : cntr'uuvrir.intrevoir. ouvrir, voir à demi.

* ENTREBÂILLÉ, ÉE part, passé de Entre-

BAlLLEll. — Il FALT LAISSER CETTE PORTE, CETTE

FENÊTRE ENTRE-BAiLLÉE, c'est-à-dii'e, à demi fermée.

ENTRE-BÂILLEMENT s. m. Action d'entrebâiller; état de ce qui est entre-bàillé.

* ENTREBÂILLER v. a. Entr'ouvir légèrement : entre-bâiller U7ie porte.

' ENTRE-BAISER (S') v. récip. Se baiser l'un l'autre : Us s' entrebaisent avec une grande affection.

ENTRECASTEAUX (Joseph-Antoine Bruni d'), navigateur, néà Aixen 1739. mort en 1793. Il entra dans le service naval, en 1754, fut nommé commandant de la ilolte française aux Indes orientales, en 178.T, puis, en 1787, gouverneur de Maurice et de l'ile Bourbon (Réunion). Envoyé, en 1791, à la recherche de La Pérouse, il traça les contours de la côte E. de la Nouvelle-Calédonie, dos côtes 0. et S.-O. de la iSouvelle-HoUande et des côtes de la Tasmanie. Le récit de ses voyages a été publié : Vuyugc à la recherche de La l'érouse, Paris, 1S08. 2 vol. in-4°, par M. de Rossel. — Enlre-cueiilir. (V. .S.)

* ENTRECHAT s. m. (ital. entreeciato, entrelacé). Espèce de saut léger pendant lequel on croise rapidement les deux pieds à plusieurs reprises : battre un entrechat.

ENTRECHOQUER v. a. Choquer l'un contre l'autre ;

Le vin briUc, le verre entrechoque le verre. Gilbert.

— * S'entrechoquer v. récip. Se choquer l'un l'autre : en courant ils se sont entrc-choqués.

— Se contredire avec aigreur, s'opposer l'un à l'autre pour se nuire : ces deux hommes s'cntre-choffuent sans cesse. — " Etre entrechoqué : on but à la santé de l'orateur et l'on entendit les verres s' entre- choquer.

' ENTRE-COLONNE ou Entre -Colonnement

s. m. Arcliict. Espace qui est, qui doit être entre deux colonnes : la mesure de l'entrecolonne, de l'entre-eolonnemcnt varie.

' ENTRE-CÔTE s. m. ou »%. s. f. Boucherie et Cuis. Morceau de viande coupé entre deux côtes d(; b(7-iif : cet entre-cote est très tendre.

* ENTRECOUPER v. a. Couper, interrompre eu divers endroits, par divers endroits : les canaux qui entrecoupent les jardins les rendent plus agréables. — Fig. : son discours était entrecoupé de digressions, de citations. — S'entrecouper v. pr. Se dit des chevaux et autres animaux qui se blessent en se frottant un pied contre l'autre quand ils marchent : ce mulet s'cnlreroupe des pieds de devant. On dit plus ordinairorneiit : se couper. — Se dit aussi de lignes qui se croisent.

ENTRE-CROISEMENT s. m. Action d'entrecroiser, lie s'entrecroiser ; état de deux choses qui s'entrecroisent: l'entrecroisement des nerfs optiques.

ENTRECROISER v. a. Croiser l'un avec l'autre .- r'irni'jnée entrecroise les fils de su toile. — ' S'entrecroiser v. récip. Se croiser l'un l'autre : ti'jncs qui s'entrecroisent.

' ENTRE-DÉCHIRER (S') v. récip. Se déchirer l'un l'autre.

* ENTRE -DÉTRUIRE (S') v. récip. Se détruire l'un l'autre.

* ENTRE-DEUX s. m. Partie qui est .ni milieu de deux choses avec lesquelles elle a relation ou coutii-'uilé : dans icntre-deux de ces pilotis. — Entre-deux de morue, la partie d'une morue qui est entre la tête et la ([ueue. — »v Espèce de meuble qu'on met entre deux fenêtres. — Bande de dentelle, de broderie, etc., qui orne un travail de lingerie. — "Adverbial. S'emploie dans ces phrases et d'autres semblables : ce mouton est-il dur ou tendre? entre-deux; fait-il froid? entre-deux; c'est-à-dire, ce mouton n'est ni tendre ni dur; il ne fait ni chaud ni froid.

ENTRE -DEUX-MERS (L'), jiortion du département de la Gironde qui est comprise entre la Dordogne et la Garonne. Les vins blancs de l'Entre- deux- M ers, sont très renommés.

* ENTRE-DÉVORER (S') v. récip. Se dévorer mutuellement : eerlains animaux s'cntre-dévorent.

* ENTRE-DONNER (S') v. récip. Se donner mutuelleiuent (|uelque chose.

ENTRE-DOURO-ET-MINHO. Voy. Minho.

* ENTRÉE s. f. Lieu, endroit par où l'on entre ; celte maison est belle, mais l'entrée en est incommode. — Par anal. Ouverture de certaines choses : ces bottes sont trop larges d'entrée. — Action d'entrer ; il vint au salon et, à son entrée, dés son entrée, on s'aperçut qu'il avait du chagrin. — Entrée en scène d'un acteur, d'uue actrice : cet acteur a manqué son entrée, a fait une fausse entrée. — Action d'entrer solennellement dans une ville : entrée triomphante d'une armée dans une ville conquise. — Réception solennelle qu'on fait à un roi, à une reine, etc., lorsqu'ils entrent en cérémonie dans une ville : on fit une magnifique entrée à ce pi'ince, à cette princesse. — Entrée de ballet, ou simpl., entrée se disait autrefois des intermèdes d'un ballet. Se disait également des actes d'un opéra-ballet, lorsque chaque acte était un sujet détaché. Pse se dit plus guère auj. que d'un divertissement exécuté par un certain nombre de danseurs, dans un ballet, dans un opéra : entrée de nijmphes, de bayadéres. — Au plur. Droit attaché à certaines charges ou accordé à certaines personnes, d'entrer dans la chambre du prince a des heures oii les autres courtisans n'entrent point : cet officier a cédé sa charge, mais le priyicc lid a conservé les entrées. — Tant au sing. qu'au plur. Privilège d'eutrersans payer dans un spectacle : cet auteur ason entrée, ses entrées à la Comédie française. — ■ Au sing. seulement. Séance, droit de siéger dans une assemblée, d'y prendre partauxdclibérations : le gouverneur de Paris avait entrée au parlement. — Admission d'une personne en quelque endroit : depuis son entrée au collège, cet enfant a fait beaucoup de progrés. — Fig. Occasion, ouverture : cette innovation donnerait entrée à beaucoup de désordres. — Fig. Début de quelqu'un dans le monde, dans une profession, etc. : faire son entrée dajis le monde; depuis son entrée au barreau. Enthée en exercice, en fonction, en possession, i:n jouissance, etc., action de commencer à posséder une chose, à en jouir. Entrée en séance, action de commencer à tenir une séance, etc. — Fig. Commencement : à l'entrée, vers

l'entrée de l'hiver. — Droit qu'on paye pour les marchandises qui entrent dans une ville, dans une province, dans un royaume, etc. : droit d'entrée et de sortie. — Cuis. Certains mets qui se servent au commencement du repas, avec le bœuf : les potages étaient bons, mais les entrées ne valaient rien. — Dès l'entrée DE TABLE, dôs le Commencement du repas. — Adverbial. D'entrée, d'abord : il nous dit d'entrée trois ou quatre fausses nouvelles. Cette locution vieilit. — D'entrée de jeu, dès le commencement du jeu : il se mit à jouer, et d'entrée dr jeu il perdit la moitié de son argent. — Fig. et l'am. D'abord : d'entrée de jeu il fit voir son extravagance.

' ENTREFAITE s. f. Pendant ce temps-là, pendant que les choses étaient dans cet état: dans l'entrefaite , dans cette entrefaite. Ne s'emploie guère qu'au plur. et dans ces loc. adv. : sur ces entrefaites, dans ces entrefaites.

* ENTREFILET s. m. Journal. Court article qui est séparé des autres par deux filets.

* ENTRE-FRAPPER (S') v. récip. Seirapper l'un r.uilre.

' ENTREGENT s. m. (franc, entre, et lat. gens}, l-'am. Manière adroite de se conduire dans le monde, dans la société : cet homme ne fera pias fortune, il n'a pioint d'entregent.

* ENTRÉGORGER (S') v. récip. S'égorger l'un l'autre.

ENTRE-HEURTER [5') v. récip. Se heurter l'un l'ontre l'autre.

* ENTRE-HAÏR (S') v. récip. Se haïr l'un l'autre ; tes ^jassions portent souvent les hommes à s'entre-hair.

* ENTRELACEMENT s. m. Etat de plusieurs choses entielacées les unes dans les autres : l'entrelacement de ces guirlandes est fait avec goût.

' ENTRELACER v. a. Enlacer l'un dans l'autre : entrelacer 1rs cheveux de rubans, de fleurs, de verles, de diamants. — S'entrelacer v. pr. Etre enlacé : ces branches d'arbres s'entrelaicid.

•ENTRELACS s. m. [an-tre-lâ]. Archit. Ornement composé de plusieurs moulures ou chitires enlacés l'un dans l'autre : entrelacs à jour. - Peint. Ornements de vigne ou de feuillage qui s'entrelacent dans un tableau.

* ENTRELARDÉ, ÉE part, passé de Entrelarder. — Ailjecliv. Viande entrelardée, viande mêlée de gras et de maigre.

" ENTRELARDER v. a. Cuis. Piquer de lard une viande : entrelarder un fricandeau, un lièvre, une volaille. — Par anal. Se dit en parlant de certaines choses à manger, lorsqu'on y entremêle de certains ingrédients : entrelarder un pâté, une daube, un pain d'épire, etc., de clous de girofle, de cannelle, d'écoree de citron, etc. — Entrelarder un discours, un ouvrage, devers, de passages grecs ou latins, etc., y insérer des vers, des passages grecs ou latins. Se dit toujours en mauvaise part.

* ENTRE -LIGNE s. m. Espace qui est entre deux ligiicï d'i;crilure : il ne faut pas écrire dans l'entre-ligne, dans les entre-lignes. — Ce qui est écrit dans cet espace : // est défendu aux notaires d'écrire en cidre-ligne, il faut qu'il fassent des renvois en marge et des apostilles paraphées îles parties.

ENTRE-LOUER (S') v. récip. Se louer l'un l'autie.

* ENTRE-LUIRE V. n. Luir à demi : on voyait la lune entre-luire à U-avei-s te feuillage des arbres.

^ ' ENTRE MANGER (S'J v. récip. Se manfjcr l'un l'autri' : rrs pnissuns .^'entre-man<ient. Peu Usit.'.

* ENTREMÊLER V. a. Mêler, insérer plu-ieurs choses parmi d'autres, dont elles diliôrent

ENTR

ENTR

ENTR

plus ou mniiis : entremêler des fleurs rouges piirmi des hlanehes. — Se dit aussi fi!.'urénieiit : entremêler des plaisnntrries dans une discussion sérieuse. — S'entremêler v. pr. Etre entremêlé : nuances qui s'entremêlent. — Fam. S'entromotire : je ne veux point m'entreméler dans siii) iiffnirc.

' ENTREMETS s. m. Cuis. Ce qui se sert sur table après le rùti, et avant le dessert : des œufs au jus sont un entremets. — v* Par ext. Moment du repas où se servent les entremets : il arrivii à l'entremets. — Autref. Divertissement, spectacle à machine, que l'on représentait entre les ditlV^rents services ou mets d'un festin. On introduisit ensuite les entremets dans les l'êtes, dans les tournois, dans les processions. On a dit plus tard Intermède.

* ENTREMETTEUR, EUSE s. Celui, celle qui s'entremet, qui s'emploie dans une affaire entre deux ou plusieurs personnes : il a rté l'entremetteur de eette affaire. — Au fém. Ne se dit guère qu'en mauvaise pari, et en parlant d'une femme qui se mêle d'une intrigue cralante, d'un commerce illicite, pour le faciliter. — w .Intermédiaire :

Que la mort entre nous serve d'entremetieuse. À. DE Musset.

* ENTREMETTRE (S') v. pr. S'employer pour la rcussllt' d'une chose qui intéresse une autre personne ou plusieurs autres -.il s'entremet pour lui faire avoir sa grâce. — S'entre- METTUE d'une aff.\ire, sc mêler d'une affaire, agir dans une affaire, et entrer pour cela en négociation avec ceux qu'elle regarde principalement: s'(;»(fcme(()'e des affairespubl'iques.

' ENTREMISE s. f. Action d'une personne qui s'entremet, qui interpose ses offfces, son crédit, son autorité, etc. : la paix se fit par l'entremise des jndssunces neutres. — Se dit quelquefois lorsqu'on parle de celui par l'intermédiaire duquel une chose se fait : Dieu a souvent déelaré sa volonté aux patriareli.es par l'entremise des anges.

* ENTRE-NŒUD s. m. Bot. Espace compris entre deux no;uds ou deux articulations d'une tige.

* ENTRE-NUIRE (S') v. récip. Se nuire l'un à l'autre : des arbres plantés trop prés tes uns des autres s'entre-nuiscnt et s'étouffent.

' ENTREPAS s. m. Manège. Allure d'un cheval, laquelle approche de l'amble : ce clievalva l'enlrepas. — On dit aussi Traquenard. — «:* « L'entrepas, nommé aussi pas relevé, est une espèce d'amble, dans lequel les deux jambes de chaque côté, au lieu de partir et de poser ensemble, comme dans l'amble franc, eNécutent ce mouvement l'une après l'autre, comme dans le pas ; et il en résulte que trois pieds sont presque toujours à terre. »

(De Chesnel.)

* ENTRE-PERCER (S') v. récip. Se percer l'un l'autre : ces deux liommes s'entre-percérent.

* ENTREPONT s. m. Mar. Intervalle, étage ipii sépare deux ponts dans un vaisseau : la /lantcur de l'entrepont. — ** Etage inférieur d'un grand navire. — Espace compris entre la batterie basse cl celle qui se trouve immédialeinent au-dessus.

* ENTREPOSER v. a. (lat. interponere). Déposer des marchandises dans un entrepôt : entreposer des nuuvhandises dans une ville.

' ENTREPOSEUR s. m. Celui qui est commis à la garde d'un entrepôt, à la garde de marchandises entreposées. — Celui qui est préposé il la garde et à lu vente de certaines marchandises dont le gouvernement a le monopole : entreposeur de tabac.

- ENTREPOSITAIRE s. Comm. Celui, celle

qui a (les iMarchaudises dans un entrepôt.

■ ENTREPÔT s. m. Lieu où l'on met des

en dépôt, et principalement se propose d'expédier plus loin :

marchandisi celles qu'on

magasin d'entrepôt. — Par ext. Ville, pays où les marchandises sont déposées jusqu'à ce qu'on les expédie au lieu de destination : Alexandrie fut longtemps l'entrepôt du eommeree de l'Europe et de l'Asie. — Lieu où les marchandises peuvent rester déposées jus([u'à ce qu'on les exporte, ou qu'on en acquitte les droits : porter des marchandises à l'entrepôt. — Magasin où l'on vimhI quelques marchandises pour le compte du gouvernement : entrepôt'de tabac. — Législ. « L'entrepôt est un lieu dans lequel certaines marchandises, assujetties à des droits do douane, peuvent être déposées temporairement sur le sol français, sans que ces droits soient préalablement acquittés. On nomme aussi entrepôts les locaux situés à l'intérieur des villes, et où les boissnos peuvent être emmagasinées sans que les taxes d'entrée et d'octroi soient payées. Ou distinguo Ventrcpôl réel et Vcntrepôt fictif. La faculté d'ouvrir des magasins servant d'entrepôt réel est accordée aux villes par le gouvernement. L'entrepôt fictif est une faveur attribuée spécialement par ladinimslration a des négociants qui peuvent ainsi conservei des marchandises dans leurs propres magasins, sous certaines conditions de surveillance, et ne payer les droits qu'au moment où ces marchandises sont livrées au détail on à la cou' sommation (L. 8 Uoréal an Xll ; L. 27 février Ks:32). Lorsque, dans une ville, un entrepôt public a été établi pour les boissons, les entrepôts à domicile sont alors sup(n'iniéï (L. 2S juin 1833, art. il). » (Ch. Y.J

' ENTRE-POUSSER (S') v. récip. Se pousser l'un l'autre.

* ENTREPRENANT, ANTE adj. Hardi, qui

se porte aisément à quelque entreprise : c'est un homme actif et entreprenant. — En mauvaise part. Téméraire dans ses entreprises, ou disposé à entreprendre sur le druild'autrui ; i( est d'humeur entreprenante. — Absol. Uommi; entreprenant, homme hardi auprès des femmes.

• ENTREPRENDRE v. a. (de entre et prendre). Se conjugue comme Prendre. Prendre la résolution de faire quelque chose, quelque action, quelque ouvrage, et commencer à la meure à exécution '.ce n'est pas assez d'entreprendre, il faut exécuter. — S'engager à faire ou à fournir quelque chose à certanies conditions. Ne se dit guère qu'en parlant d'ouvrages ou de fournitures considérables : cet architecte a entrepris tel bâtiment pour telle somme. — Fig. et fam. Entreprendre quelqu'un, se mettre à le poursuivre, à le tourmenter, à le persécuter, a le railler : vous courez grand risque d'être malmené, s'il vous entreprend. — Embarrasser, rendre perclus : il a un rhumatisme qui lui entreprend toute la jambe. (Voy. Entrepris.) — Avec laprép. Sur. Empiéter : entreprendre sur les droits de quelqu'un. — Attenter à : César entreprit sur la liberté du peuple romain. — »* S'entreprendre v. pr. Etre entrepris. — v. récip. Eam. Se quereller, se persécuter l'un l'autre.

• ENTREPRENEUR, EUSE s. Celui, eellequi enli-epreud à loit'ait quel(iue ouvrage considérable, comme des fortilications, un pont, le pavé d'une ville, etc.; ou quelque grande iourniture, comme la fourniture des vivres d'une armée, etc. — Maître ouvrier qui entreprend un édiffce : habile entrepreneur. — Celui qui forme par spéculation, seul ou avec d'autres, quelque grand établissement d'utilité publique : entrepreneur de diiigcnccs. — Au fém. Femme qui entreprend quelque besogne, et qui emploie plusieurs ouvrières.

* ENTREPRIS, ISE part, passé de Entreprenuhe. — Aii|erliv. Embarrassé, perclus : il est entrepris de luus ses membres.

' ENTREPRISE s. f. Dessein formé, ce que l'on a eiilre|M is : placer son argent dans tine entreprise de commerce, de finances, etc. — .\ction de faire ou de fournir quelque chose à certaines conditions : mettre quelque chose à Venlreimse, le faire exécuter par entreprise. — Etablissement d'utilité publique formé par des' spéculateurs : entreprise générale des messageries. — Violence, action injuste par laquelle on entreprend sur le bien, sur les droits d'autrui, etc. : c'est une entreprise contre le droit des getis, contre la foi publique.

' ENTRE QUERELLER (S') v. récip. Se ,piereller l'un l'autre : ils ne font que s'entrc-qw:relier.

' ENTRER v. n. (lat,. intrare). Se conjugue avec l'auxiliaire Etre. Passer du dehors au dedans : cliez les Juifs, il n'était permis qu'au grand-prêtre d'entrer dans le sanctuaire.

Laisse, eu entrant ici, tes hiuriers à la porte.

Corneille. Horace, acte IV, se. vir.

— Entrer en scène, arriver, venir sur la scèce, pour y jouer son rôle. — Entrer a table, se mettre à table pour commencer à diner ou k souper. — Le PRÉDiCATEtJR ne fait

QUE d'entrer en CHAIRE, LE PRÊTRE VIENT d'eN-

TRER A l'autel, le sermon, la messe vient de commencer. — Il ne faut pas vouloir entrer DANS le SANCTUAIRE, il est daugcreux de vouloir pénétrer les secrets des gens puissants.

— Entrer dans une affaire, prendre |iart dans une affaire, pour la conduire, ou seulement pour en tirer du profit. Entrer dans une af- FAiiiE pour un intérêt DE TANT, y avoir un intérêt de tant. — - Entrer dans u.n co.\iplot, y prendre part. — Entrer dans le détail des CHOSES, examiner les choses en détail. — Entrer DANS le détail, DANS LES DÉTAILS, expliquer une chose en détail. On dit de même, Entrer dans de longues explications, dans du LONGS développements, etc. — Fig. Etre admis quelque part, ou être reçu dans une compagnie, dans un corps, etc., pour en faire partie : entrer dans une association, dans un parti; entrer dans les pages, aux pages, ou sirnpl.. entrer page. — Entrer en prison, être mis eu prison. — Entrer en condition, entrer AU SERVICE DE QUELQU'UN, devenir domestique de quelqu'un. — Entrer au couvent, entrer EN UELicioN, se faire religieuse. — Entrer DANS le momde, a LA COUR, Commencer à paraître dans le monde, à la cour. — Procéd. Entrer EN ORDRE parmi d'autres créanciers, être mis dans l'ordre de ceux qui doivent être payés par rang d'hypothèque ou de privilège. Dans un sens analogue. Entrer en partage. — Entrer

EN COMPTE. EN LIGNE DE COMPTE, EN TAXE, CtC,

être compris dans un comple, parmi les articles d'un compte, d'une taxation de trais. — Entrer en comparaison, en parallèle, être mis en comparaison, en parallèle. — ■ Fig. Commencer à faire quelque chose; être au commencement de quelque chose : entrer en charge, en fonction, en exercice; l'année dans huiuelle nous venons d'entrer. — Entrer en ménage, se marier. — Entrer en danse, se mettre du nombre de ceux qui dansent. Prov. et fig. S'engager dans une affaire, dans une intrigue, dans une guerre dont on n'a été d'abord que spectateur. Etre à son tour d'agir, de parler, d'être mis en jeu : c'est à vous à entrer en danse. — Entrer en jeu, se dit, à. certains jeux do cartes, de celui qui, ayant levé une main, est en état déjouer comme il lui plaît. Fig. et fam. Entrer dans une alfaire, dans une discussion, avoir son tour, soit pour agir, soit pour parler, etc. — Entrer en matière, commencer a traiter le sujet, la matière dont il s'agit : après un court préambule, il entra en matière. — Entrer en connaissance de cause, commencer à prendre connaissance (le quelque chose. Entrer en payement, commencer à payer une partie de ce qu'on doit. Ces deux phrases sont maintenant peu usi-

ENTR

ENTR

lées. — Entrer en cualeub, en amour, se dit ] des femelles de certains animaux, lorsqu'elles commencent à désirer le mâle. Entrer en RUT, se dit, dans le même sens, des bêles fauves, et parlieulièremenl de la iemelle du cerf. — Se dit encore des choses qu'on met, qu'on place, qui se mettent, se placent, s'engagent, etc., dans quelque autre : les dents de cette roue entrent duns un pignon. — Pénétrer dans quelque chose : ee bois cft si dur, que la cognée n'y saurait entrer. — Par hypallage. Ce chape.\u ne peut entrer, n'entre pas bien DANS LA TÊTE, la tête ne peut entrer, n'entre pas bien dans ce chapeau. — Fam. Ce bruit

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