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COMME A FAIRE UN COFFRE, COMME A RAMER DES

CHoox, se dit d'un homme qui veut faire une chose à laquelle il n'enlend rien. — S'entendre EN MUSIQUE, EN TABLEAUX, etc, s'j bien Connaître. — V. récip. S'entendre l'un l'autre. —

Le BRUIT EST SI GRAND, QU'ON NE s'eNTEND PAS,

le bruit empêche ceux qui veulent converser d'entendre mutuellement leurs paroles. — Se^ comprendre l'un l'autre : ils s'entendirent très bien sans se jmrler. — Nous commençons A nous entendre, nos avis, nos opinions commencent à ne plus diÛérer autant. Entendonsnous, comprenons bien les intentions les uns des autres. Ecoutons bien ce que chacun de nous dit. Fam. Soyons bien d'intelligence et de concert entre nous pour réussir dans ce que nous voulons faire. — Prov. Ils s'entendent comme larrons en foire, se dit de gens qui sont d'intelligence pour faire quelque chose de blâmable.

' ENTENDU, UE part, passé d'ENiENDRE.

— Palais. La cause, l'affaire est entendue, les débats sont clos, il ne reste qifà délibérer et à prononcer le jugement. — C'est entendu, c'est un chose convenue, arrêtée. — Adjectiv. Intelligent : homme bien entendu aux affaires, dans les aff'uires. — Se dit quelquefois sans l'adverbe Bien, et absol. : il est entendu, fort entendu. — Substanliv. Faire l'entendu, faire le capable, le suffisant, l'important. — Bien entendu, se dit aussi de certaines choses; et alors signifie, bien assorti, fait avec art, avec goût, avec intelligence : appartement bien entendu. Dans le sens contraire. Mal entendu. — Mal entendu, se dit aussi d'une chose faite mal a propros et qui est contraire à la fin que l'on propose : zèle mal entendu. — Mal entendu, employé comme substantif, s'écrit en un seul mot. (Voy. Malentendu.) — Peint. L'ordonnance de ce tableau est bien entendue, tout y est disposé avec beaucoup dart, avec intelligence, et selon les règles. — Bien entendu queloc. conj. A condition pourtant que : vuila la règle, bien entendu qu'il y a des exceptions.

— Absol. Sans doute, assurément : viendrezvous comme vous l'avez promis? bien entendu.

' ENTENTES, f. Interprétation qu'on donne à un mot, à une phrase équivoque et susceptible de ])lusieurs sens : mots, phrases à double entente, à deux ententes. Ne s'emploie guère que dans ces locutions, et dans la phrase suivante. — Prov. L'entente est au diseur, celui qui parle entend bien ce qu'il veut dire, ou ses paroles ont un sens caché que lui seul entend. — Arts du dessin. Intelligence dans la distribution : l'entente du coloris, des oppositions, du clair-obscur. Ce sens est employé quelquefois en littérature : il y a dans cette comédie beaucoup d'entente de la scène. — Bonne intelligence : il y a entre les membres de cette famille une entente parfaite.

' ENTER v. a. Arbor. Greffer, faire une ente : cntrr sur sauvageon.

ENTÉRALGIE s. f. (gr. enteron, intestin; algos, douleur). Méd. Maladie nerveuse des intestins, caractérisée surtout par de vives douleurs. Cette aUèctiona beaucoup de points de ressemblance avec la gastralgie et n'en diffère que par son siège et l'absence de vomissements; elle se distingue de la péritonite et de l'entérite par l'absence de fièvre ; elle survient brusquement et par accès. On recommande aux personnes atteintes d'enléralgie de porter de la flanelle sur le ventre et d'avoir recours aux frictions sèches et au massage. Les médicaments les plus efficaces pendant les crises sont l'opium et la morphine.

ENTÉRALGIQDE adj. Qui a rapport à l'enléralgie. — s. Personne atteinte d'enléralgie.

ENTÉ

'ENTÉRINEMENTS, m. Junspr. Action d'entériner, jugement par le([uel on enlérinc; état d'un acte entériné : l'entérinement d'un rapport d'experts.

'ENTÉRINER y. a. (v. {c.enterin; lat. integcr, entier). Jurispr. Ratifier juridiquement un acte qui ne pourrait valoir sans cette formalité : entériner des lettres de grâce.

ENTÉRION s. m. (gr. enteron. 'inlesVm). Annél. Sous-genre d'abranches sétigères, genre lombric, établi par Savigny et adopté par Cuvier, pour désigner les annélides, qui ont sous chaque anneau quatre paires de petites suies.

' ENTÉRIQUE adj. Méd. Qui appartient aux intestins, qui en dépend. — »* Subslantiv. Personne atteinte d'entérite.

' ENTÉRITES, f. (gr. enteron, intestin). Méd. Intlamniation simple de la muqueuse des inteslins, et particulièrement de l'intestin grêle. L'entérite est un(! maladie grave, que l'on pourrait confondre avec la dysenterie, la colique nerveuse et la fièvre typhoïde, mais elle ne donne pas lieu aux selles raucoso-sanguinolentes, qui accompagnent la première de ces maladies, ni aux abondantes évacuations alvines, qui caractérisent la deuxième, ni aux graves symptômes, qui annoncent la troisième. L'entérite est caractérisée par une douleur sourde, surtout au niveau de l'ombilic, par des horborygmes et par une diarrhée composée de matières muqueuses (verdàtres chez les jeunes enfants). Il y a quelquetoisdelalièvre, delà soif, de la céphalalgie, des nausées et des vomissements. Cette maladie peut être une localisation du lymphalisme ou de l'herpétisme; mais elle est plus ordinairement causée pai' la faiblesse, les coups sur le ventre, des aliineub irritants, l'odeur des liqueurs alcooliques. Le traitement pour les adultes consiste à garder le reposetàprendre peu d'aliments. On ordonne les opiacés, les boissons adoucissantes, des quarts de lavements émollients (au son, à l'amidon, au blanc d'œuf, à la décoction de têlesde pavot), des cataplasmes de farine de lin à peine tièdes, sur le ventre, et des bains. Si les coliques sont vives et si la diarrhée est abondante, on a recours aux lavements laudanisés, à la décoction blanche de Sydenham, aux sangsues à l'anus ou sur le ventre, loco doienti. A mesure que la maladie cède au traitement, on observe moins sévèrement la diète. — Les petits enfants, particulièrement ceux que l'on élève au biberon, sont sujets à l'entérite. On leur donne matin et soir un quart de lavement amidonné additionné d'une goutte de laudanum; on leur applique sur le ventre des cataplasmes laudanisés, on leur fait prendre un ou deux bains tièdes chaque jour et quatre pincées de sous-nitrate de bismuth. On donne de l'eau de chaux sucrée et on diminue la quantité du lait ou des autres aliments. L'entérite se complique souvent de lientérie. — 11 y a une lorine chronique, qui est souvent syinptomatique de la phtisie, de l'eczéma intestinal, ou qui est la conséquence de l'heipétisme. Elle est caractérisée par une diarrhée persistante, quelques coliques, des gargouillements, la sécheresse de la peau et un amaigrissement plus ou moins considérable. On la combat par un régime convenable et au moyen des (jpiacés combines aux astringents.

ENTÉROCÉLE s. f. (gr. enteron; kctc, tumeur). Méd. Hernie abdominale formée par les intestins.

ENTÉRO-COLITE s. f. (gr. enteron; fr. colite). Méd. Entérili- qui a pour siège l'intestin grêle et le cûlon et qui all'ecte particulièrement les nouve;ui-nés et les enlanis à la mamelle.

ENTÉRO-HÉMORRHAGIE s. f. (gr. enteron ; fr. liriiwrrhnijir;. \h'-A. llenioiThagie qui a pour siège la muqueuse des intestins. On dit aussi, Entérouriiagie.

ENTE

ENTÉEOLITHE s. m. fgr. enteron; lithos, pieirc'V .Mé(L Calcul de l'intestin.

ENTÉROLOGIE s. f. (gr. enteron, intestin; logos, discours). Traité, étude sur les intestins.

ENTÉRO MÉSENTÉRIQUE adj. (gr. enteron; fr. mésentère). .Méd. Qui a rapport à l'intestin et au mésentère. — Fièvre entéro-mésen- TÉRiQUE, nom par lequel les docteurs Petit et Serres ont désigné la fièvre typhoïde.

ENTÉROMORPHE s. f. (gr. enteron, intestin ; moriiliÉ, forme). Genre d'algues marines

Enteromorpba elecla.

voisin des ulves et comprenant une dizaine d'espèces cylindrii[ues fiasques et tubuleuses, que l'on reiicoiitie dans toutes les mers.

ENTÉRORRHAGIE s. f. (gr. enteron, intestin ; rhéyiiumi, je lonips). Pathol. llémorrhagie intestinale, que l'on coniliat par les moyens généraux usités contre l'hémorrhagie et l'hématémèje. Applications froides sur le ventre; révulsifs aux extrémités; quarts de lavements troids plus ou moins astringents.

ENTÉROTOME s. m. Chir. Instrument qui

sert a Opel''!- l'entérotomie.

ENTÉROTOMIE s. f. (gr. enteron, intestin ; tome, section). Chir. Di.ssection de l'intestin.

— Opération qui consiste à ouvrir l'intestin pour amener la guérison des anus contre nature.

* ENTERRÉ, ÉE part, passé de Enterrer.

— C'est un hou.me enterré, c'est un homme tout a fait retiré du monde, ou quelquefois, tout à fait oublié. — Vertus enterrées, talents éntehri's, vertus, talents qui se sont dérobés à la connaissance du monde. — Adjectiv. Se dit d'une maison, d'un jardin dont la situation est trop base et la vue bornée. Ce sens est familier.

' ENTERREMENT s. m. Inhumation; cérémonies qu'on observe pour porter et mettre un corps en terre : enterrement civil. — Convoi funèbre : voir passer un entcrrctncnt. — vv Polit, et Journalisme. Enterrement de première classe, critique empreinte d'un faux attendrissement, sorte d'oraisou lunèbre, prononcée à la tribune ou publiée dans un journal, soit au sujet d'un projet de loi ou d'un amendement repoussé par les législateurs, soit relativement à un livre, à une pièce, à une œuvre quelconque qui n'a pas obtenu de succès.

■ ENTERRER v. a. (rad. terre). Enfouir, mettre dans la terre : guand on a arraché du plant, il faut l'enterrer promplement, de peur ijuil ne se sèche. — Tenir caché : enterrer son secret. — Enterrer beaucoup d'argent en ouixQUE endroit, y dépenser beaucoup en remuements de terres : son jardin lui a coûté trop d'argent, il y a enterre plus de dix mille francs. — Polit. Enterrer une PROPOsirioN, la

ENTH

ENTl

ENTO

reléf-'iior dans les cartons, la faire disparaître, s'arrani'er de manière iiu'ello ne soit pa-; discutée.— Inhumer, mettre un corps en lerrc : on a enterré Molière la nuit, sans cérémonie.

Sais-tu bien que messirc André

De médecin est devenu curé?

Tu ris de la métamorphitse :

Médecin et curé, c'e^t pour lui même chose; Ces deux emplois sont i'ort peu diilérents : Il croit qu'après avoir fait mourir plus de gens

Que la faim, la peste et la guerre,

11 est juste qu'il les enterre.

— Enterrer quelqu'un, vivre plus lonf;[emps que lui. Fairi' oublier quekfu'un comme s'il étaitmort. EfTacerla réputation de quelqu'un, au point de la faire oublier tout à fait ; ce poète avait des rivaux, il les a tous enterrés.

— Par plaisant, et en parlant d'un médecin. Voila encore un malade qu'il vient d'enterrer, voilà encore un malade qu'il vient de laisser mourir. — Enterrer le carnaval, faire les dernières réjouissances, les dernières folies du carnaval. — E.nterrer la synagooie avec honneur, faire queli[ue chose de reniar([uable en terminant une entreprise, une partie, en sortant d'une fonction, etc. Ne se dit qu'en bonne part : cet avocat a terminé sa carrière en ijagnant une cause importante, il a enterré la synagogue avec honneur. — Par ext. Etre

ENTERRÉ sous LES RUINES d'uN ÉDIFICE, être aC-

cablé par la chute d'un édifice. — Fig. Se

l'AIRE enterrer SOUS LES RUINES d'uNE PL\CE,

mourir en la défendant, plutôt que de la rendre. — S'enterrer v. pr. S'emploie comme dans ces phrases fig. et fam. : — S'emehreh

DANS LA PROVINCE, DANS SON CHATEAU, quitter

le monde pour vivre en province, à la campagne. — S'enterrer tout vif, se retirer entièrement du commerce du monde : entrer dans un ordre aussi austère, c'est s'enterrer tout vif.

ENTÊTANT, ANTE adj. Qui entête, qui fait mal à la tête ; les fortes odeurs sont entêtantes.

• EN-TÈTE s. m. Adm. et Comm. Formule, inscription placée en tête de papiers employés dans le commerce, dans les administrations : faire imprimer des en-tètes de lettres.

* ENTÊTÉ, ÉE part, passé de Entêter. — Ail,jectiv. Opiniâlre, trnn prévenu, fortement préoccupé : vieillard entêté. — Substanliv. l'ersonne Irop attachée à ses opinions, a qui l'on ne peut faire entendre raison : c'est un entêté, une entêta ç.

* ENTÊTEMENTS, m. Attachement opiniâtre d'une personne à ses opinions, à ses goûts, à si's vues, etc. : l'entêtement est un grand obstacle: à la découverte de la vérité. — Engouenuiit pour une personne : il a un grand cnt< içment pour cette femme. Ce sens esl peu usité. — ** Action d'entêter, d'être entêté : entêtement cmisè par l'odeur d'un bouquet.

' ENTÊTER V. a. (rad. tête). Envoyer à la tête des vapeurs qui étourdissent, qui incommodent : le tabac entête ceux gui ti ont pas coutume d'en prendre. — Fig et fam. Les louanges entêtent, elles donnent de la vanité, de l'oreueil. — Fig. Préoccuper, prévenir en faveur d'une personne ou d'une opinion. Se prend toujours en mauvaise part : qui est-ce qui vous a entêté de cet homme-tà, de ce système? — S'entêter v. pr. Fig. Entêter soi : il s'est entêté lie cette femme, d'un certain système de pkilosopfiie. — Absol. Se préoccuper, se laisser prévenir : les ignorants s'entêtent facilement. — vv S'enorgueillir : .^'entêter de sa richesse.

• ENTHOUSIASME s. m. (gr. enthousiasmas; de enlhous, inspiré de Uieu). Emotion e.\traordinairc de l'àme, qu'on suppose être l'effet d'une inspiration : Saùl, se trouvant parmi les prophètes, fut saisi du même enthousiasme qu'eux. — Se dit plus ordinairement en parlant des sibylles, de la pythie, et. en général, de ceux cjui rendaient les oracles du paga-

nismc : la sibylle, dans son entlwusinsme, avait prédit que... — Mouvement çNtr.iordinairc de l'àmc qu'un poète, un oralenr, un artiste éprouve dans le moment de la composition, et ([ni l'élève en quelque sorte au-dessus de lui-même : ce poète ne compose que dans ses moments d'enthousiasme. — Tout mouvement extraordinaire de l'âme qui excite à des actes de courage, de dévouement, etc. : des cris d'enthousiasme éclatèrent de toutesparts. — Démonstration d'une grande joie, d'une vive allégresse : il fut accueilli avec enthousiasme. — Admiration outrée, goîll excessif pour une personne ou pour une chose : son enthousiasme pour cet auteur, pour cet ouvrage, l'aveugle.

' ENTHOUSIASMER v. a. Charmer, ravir d'admiration : la lecture de cet ouvrage l'avait enthousiasmé. Se dit souvent en mauvaise part : il s'est laissé enthoimasmer de celte musique, de la voix de cette femme. — S'enthousiasmer V. pr. S'engouer de quelqu'un ou de quelque chose : cet homme s'enthousiasme aisément.

* ENTHOUSIASTE s. Visionnaire, fanatique qui se cioit inspiré : en ceaulant cet enthousiaste, la multitude crut entendre un prophète. — Celui ou celle qui a une admiration excessive, une sorte d'engouement pour quelqu'un ou pour quelque chose : les enthousiastes de Lamartine, du spiiitisme. — .\bsol. Quiconque est sujet à s'engouer, à s'enthousiasmer : c'est un enthousiaste. — Âdjectiv. S'emploie dans la même acception : il est fort enthousiaste de cet ouvrage ; c'est un peuple enthousiaste et léger.

ENTHYMÉMATIQUE adj. Qui est de la nature de l'cnth} même : raisonnement enthymématique.

' ENTHYMÈME s. m. (gr. enthuméma; de en thumô, dans l'esprit). Log. Forme de raisonnement dans laquelle un réduit le syllogisme à deux propositions, dont la première est appelée antécédent, et la seconde conséquent : an cnthymème célèbre est celui de Ueseurtes :jc pense, donc je suis; les orateurs se servent plus ordinairement de l'enthymème que du syllogisme. — « On renferme quelquefois les deux propositions de l'enthymème dans une seule appelée sentence enthyinémalique, comme dans ce vers de Racine :

Mortelle, subissez le sort d'une mortelle.

* ENTICHÉ, ES part, passé de Enticher. —

Fruits ent.cués, fruits qui commencent à se gâter, à se corrompre. Ne s'emploie guère au propre qu'en ce sens. — w Fig. Se dit d'une personne opiniâtrement attachée à quelqu'un ou à quelque chose : c'est un homme entiché de ses iij)inions.

ENTICHEMENT s. m. Action d'enticher, de s'enticher.

* ENTICHER V. a. (corrupt. de entacher). Commencer à gâter, à corrompre. Ne s'emploie guère dans ce sens qu'au part, passé, et seulement en parlant des fruits. — Se ditplus ordinairement au figuré, en parlant de mauvaises opinions , de doctrines dangereuses, etc. : qui vous a entiché de cette fausse croyance? — Fig. Se dit encore en parlant d'une prévention excessive et peu raisonnable en faveur d'une personne ou d'une chose : cette mauvaise pièce et son auteur l'ont fort enliché. — vv S'enticher v. pr. Fig. Avoir de l'engouement : o« s'entichait autrefois de la croyance aux sciences occultes.

" ENTIER, 1ÈRE adj. (lat. integer, intact). Complet, qui a toutes ses parties, ou que l'on considère dans toute son étendue : une année entière. On y joint quelquefois le mot Tout pour s'exprimer avec plus de force : attendre une heure tout entière. — S'applique aussi aux choses morales : vicre dans un entier détachement des cltoses du monde. — • La question

RESTE ENTIÈRE, la questiou n'est point changée, est toujours la même. — lî.irreau. Les

CUOSKS NE SONT PAS ENTIÈRES, l'état dcS choSCS

a changé, les circonstances no sont plus les mômes. — Cette affaire, cette fonction, cette

SCIENCE demande UN HOMME TOUT ENTIER, il est

nécessaire d'y employer tous ses soins, toute son attention et tout son temps. On dit dans un sens analogue. Se donner, se livrer tout

ENTIER A UN TRAVAIL, A UNE ÉTUDE, etC. — MOO-

RiR TOUT ENTIER, ne laisser aucun souvenir, aucune renommée après sa mort. — Cheval ENTIER, cheval qui n'est pas hon.gre. — Bot. Feuille entière, feuille qui n'a aucune découfiiire sur ses bords : les feuilles du lilas sont entières. On dit de même Pét.\le entier. — Siibstantiv. En son entier, en leur entier, façons de parler qu'on emploie pour marquer ([u'il n'y a rien de changé, de gâté, d'altéré dans les choses dont on parle, qu'elles sont encore au même état qu'auparavant : ce passage est rapporté da)is son entier, dans tel livre; remettre les choses en leur entier. — En ENTIER, en totalité, entièrement : j'ai lu l'ouvrage en entier; il faut le refaire en entier. — Arith. Unité entière, unité quelconque, par opposition aux nombres qui indiquent des fractions. Substanliv. dans le même sens. Un ENTIER. — Nombre entier, tout nombre qui ne renferme que des unités entières. — Fi^'. Obstiné, entêté, opiniâtre : c'est un homme entier, bien entier, fort entier dans ses opinions.

' ENTIÈREMENT adv. Totalement, tout à fait, compleleinent : se livrer entièrement à l'étude, au jeu, aux plaisirs.

ENTIME s. m. (gr. entimos, estimé). Entom. Genre de coléoptères tétramères, famille des rynchophores, établi par Germar et adopté par Schœnhrer. Il rentre dans le grand genre charançon. Les entimes sont ornés de belles couleurs, variant du vert duré au lauve pâle, dues à de petites écailles en forme de paillettes qui couvrent tout leur corps. Us habitent l'Amérique méridionale.

ENTIMIDE adj. (fr. entime; gr. eidos, apparence). Entom. Qui ressemble ou se rapporte au genre entime. — s. m. pi. Tribu des coléoptères tétramères, famille des rynchophores, dont Shœnherr a pris le genre entime pour type.

•ENTITÉ s. f. (lat. entitas; de ens, entis; qui existe). Philos, scol. Ce qui constitue l'être ou l'essence de quelque chose.

•ENTOILAGES, m. Action d'entoiler; résultat de cette action : cet entoilage est mal fait. — Toile, etc., dont on s'est servi pour entoiler : entoilage de mousseline.

' ENTOILER v. a. (rad. toile). Fixer, coudre un ajustement de dentelle, ou de quelque autre tissu délicat, sur de la toile, sur de la dentelle moins fine, etc. ; entoiler une cravate, des manchettes, un tour de gorge. ~ Entoiler UNE estampe, une CARTE DE GÉOGRAPHIE,

etc., les coller sur de la toile.

ENTOIR s. m. Arboric. Synonyme de Greffoir.

* ENTOMOLOGIE s. f. (gr. entomon, insecte: logos, discours). Partie de la zoologie qui traite des insectes. — Aristote, père de l'histoire naturelle, sépara les insectes d'avec les crustacés, et les divisa en insectes ailés et en insectes sans ailes; il subdivisa ces derniers en plusieurs ordres naturels. Après lui, l'entomologie resta stationnaire pendant 18 siècles. Le Suisse Gesner fut le premier qui fit taire quelque progrès à l'histoire naturelle ; il laissa sur ses observations personnelles au sujet des insectes de précieux manuscrits, qui furent publiés après sa mort par Moullet ( 1 G.3i). Pendant les 100 ans qui suivirent, Aldruvandus divisa les insectes en deux groupes principaux, les insectes de terre et les insectes

ENTO

d'eau, et il les subdivisa d'après la structure do leurs ailes et de leurs pâlies: Hoefnaeg-el les représenta par de belles fii;ures; Redi éludia leur orieine et leur mode de propagation: Malpii;hi til une dissection allenlivc et minutieuse du ver à soie; Goedart et Vallisnieri décrivircnl les métainorphoses des insectes; Leeuwenhoek les examina à la loupe; et M""= Mérian étudia les développements des lépidoptères, avec un zèle scicntilîque si grand, qu'elle se rendit à Snrinam. dans le seul but d'}- conlinuerse> observations sur les espèces les plus magniliipies. Les écrits de Swammcrdam, naturaliste hollandais du xvii° siècle, lirent faire un grand pas à l'entomologie, parce que ce savant s'occupa surtout des métamorphoses, dont il essaya de faire la basé d'une classification naturelle. Au commencement du svni= siècle, Réaumur publia ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, œuvre pleine d'excellents détails sur les mœurs de ces animaux, mais dans laquelle on regrette de ne pas trouver une classification sTslématique. Vers la même époque, en 173o, parut l'ouvrage de Linné intitulé : Systema Naturx, et contenant une classilication, basée sur les caractères des ailes et sur la présence ou l'absence d'aiguillon. Voici quel est l'arrangement naturel de Linné. 1. Insectes a qu-ithe ailes, comprenant les .T ordres suivants : <° coléoptères, ayant les ailes antérieures cornées et en étui; 2° hémiptères, ayant des demi-élytres; 3° lépidoptères, avec les ailes couvertes d'écaillés; 4° névroptères, avec les ailes membraneuses et pas d'aiguillon à la partie postérieure du corps; ;>" hyménoptères, à ailes membraneuses et a partie postérieure du corps armée d'un aiguillon. II. Insectes a deux ailes, comprenant : ti" diptères, ayant des cuillerons ou balanciers à la place des ailes postérieures. 111. Insectes SANS AILES NI ÉLYTRES, formant le 7° ordre, ou aptères, dans lequel Linné plaça les exapodes (pou, puce, etc.), les araignées, les crabes et les scolopendres. Le défaut de ce système est son principe exclusif de division, basé sur le nombre ou l'absence des ailes, principe qui lit admettre parmi les aptères, des animaux qui n'ont aucun rapport avec les insectes proprement dits. Le naturaliste suédois de Gocr publia (17b2-'78) un ouvrage ayant le même titre que celui de Réaumur, dont il forma en quelque sorte la continuation; on V trouve un système intermédiaire entre celuide Linné etcelui que Fabricius établit plus lard. Le système de de Geer est basé à la fois sur la disposition des organes du vol et sur celle des organes de la manducation. Fabricius, élève de Linné, perfectionna la classilicatiou eatomologique, pendant le dernier quart du xvni° siècïc et au commencement du xix". Sua système est basé sur le nombre, les proportions, la forme et la situation des parties qui constituent la bouche, sans égard aux autres parties de l'insecte. Le premier ouvrage de Latreille, [lublié en 1791), divise les insectes en Hclasses; mais, en ISIO, ce savant adopta une nouvelle classiOcatioii qu'il modifia encore dans la suite ; c'est à lui que revient riionneur d'avoir établi une nomenclature naturelle, que les recherches de Cuvicr, de Uuméril, de Lamark, de Savigny, de Milne Edwards, de Kirby, d'Agassiz et de vingt autres n'ont [ju faire oublier. Les insectes forment la quatrième clas>e des aniinaux aiticiilés dans la nomenclature de Cuvier. Voici comment ce naturaliste divise en 12 ordres cette classe, qui est la plus nombreuse du régne animal : 1° Myriapodes; i" Thysanoures; .i" Parasites; 4" Suceurs; 5° Coléoptères; 6" Orthoptères ; 7° Hémiplères; 8" Néuroptéres; 9° Hyménoptères; 10" Lépidoptères; 11" Ilhipipléres; il" Oiptéres. — La Société entomo logique de France, fondée en 1832, publie des Annales pleines d'intérêt; elle a provoqué de rapides progrès, qui se sont niani-

ENTO

festés dans diverses expositions d'entomolo- S'ie. La Société entomologique de Londres date de 1S33.

* ENTOMOLOGIQUE adj. Qui appartient, qui

a rap[>nit à reuloniologie.

♦ ENTOMOLOGISTE s. m. Celui qui s'occupe

d'enluinologie, de l'étude des insectes.

ENTOMOSTRACÉ, ÉE adj. (gr. entomos, divisé ; oatrnkon, coquille). Zool. Qui a la coquille en plusieurs pièces. — s. m. pi. Seconde des deux grandes divisions établies par Latreille dans la classe des crustacés.

ENTOMOZOAIRE adj. (gr. eniomos, divisé ; zôon. uininal). Zool. Qui a le corps divisé exlérieuienienl. — s. m. pi. De Blainville comprend sous ce nom les articulés, les helminthes et quelques autres genres des zoophytes Je Cuvier.

ENTONNAGE ou Entonnement s. m. Action d'entonner, de mettre en tunneau ; ré^^ultat de celtr action.

■ ENTONNER v. a. (rad. tojine). Verser une liqueur dans un tonneau : il faut prendre garde que les futailles ne coulent avant que d'y entonner le vin. — Il entonne bien, se dit d'un homme qui boit beaucoup. — S'entonner V. pr. Se dit du vent lorsqu'il entre avec impétuosité dans un lieu étroit : le vent s'entonne dans la cheminée.

* ENTONNER v. a. (i-ad. ton). Mettre un air sur le ton ; entonner les notes. — Chanter le commencement, les premières paroles d'une hymne, d'un psaume, d'une antienne, d'un air, elc. : entonner le Te Deum, /e Magnificat.

— S'emploie souvent absol. dans l'un et dans l'autre sens : ce chantre entonne bien, entonne juste; il a entofini si haut, que le chœur ne peut le suivre. — Chanter : il se mit à entonner une chanson grieoise. — Fig. Entonnku les LOUANGES DE QUELQU'UN, Célébrer ses louanges.

• ENTONNOIR s. m. Instrument à l'aide duquel on verse une liqueur dans un tonneau, dans un vase quelconque. — Bot. Fleurs en ENTONNOIR, flcurs qui ont la forme d'un entonnoir, c'esl-a-dire, qui sont évasées par en haut et qui vont en se rétrécissant par en bas. — Bot. Certains champignons qui ont la forme d'un entonnoir : entonnoir de Frovenee. — Chir. Instrument fait en entonnoir, qui sert à diriger des vapeurs, à conduire des cautères .actuels vers certaines parties malades, etc. — Anat. Cavité ou fossette qu'on trouve entre la base du pilier antérieur de la voûte du cerveau et la partie antérieure du point de réunion des nerfs optiques. — Pyrotech. Espèce de cratère qui résulte de l'explosion d'une mine. — •'v Argot. — Bouche.

— EiNTONNoiR DE ZINC, PAVÉ EN ZINC, palais habitué aux liqueurs fortes. — Grand buveur.

ENTOPHYTE adj. ( gr. entos, dedans; jj/mton, plante). Bot. Qui croit dans l'intérieur des végétaux.

• ENTORSE s. f. (lat. inlorsus; part, passé de iuhirqucrc, tordre, tourner). Foulure, extension violente des ligaments, et, en général, des parties molles qui entourent une articulation, sans toutefois produire la luxation. — On lui A DONNÉ UNE ENTORSE, so dit Cl) parlant d'un homme en place, en faveur, dont on a diminué par quelque moyen l'autoritc ou le crédit. Dans le même sens. Sa fortune, son

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