ENVI
ENTROPION s. m. (p:r. e?i, dans; ircp», je toiiriifj. Med. Renversement des paiiii'n'ri's en deilans, vers le globe de l'œil.
* ENTR'OUÏR V. a. Ouïr imparfaitenioiil : j'ai ciitr'ina ijwlque cJuise de ce que vous me dites lu. Peu ii--ité.
* ENTR'OUVERT, ERTE pari, pas.sé de Entr'ouvrir. — Arl vétér. Cheval Eivm'ouvEirr, cheval qui a fait quelque effort, et qui s'est écarté les jambes de derrière par un mouvement si violent, qu'il lui en reste une grande incDiiimodilé.
* ENTR OUVERTURE s. f. Art vélcr. Incommodité d'un clirvul entr'ouvert.
* ENTR'OU'VRIR v. a. Ouvrir ii demi, ouvrir un peu .• enlr'ouvrir les yeux. — S'entrouvrir v. pr. Etre entr'ouvert : les roses rinninrueenl à s'enlr ouvrir.
* ENTURE s. f. Agric. Endroit où l'un place une ente, une greffe : il faut faire l'enture avant que de placer l'ente. — Petite pièce de bois qui en traverse une grosse pour former des échelons des deu.\ côtés, comme dans les roucK des carrières.
ÉNUGLÉATION s. f. Chir. Opération qui consiste a inciser une tumeur et à la faire sortir à travers la plaie, à peu près comme un noyau qu'on chasse en pressant un fruit. On peut aussi e.xlirper par énucléation les kystes, les balles logées dans les chairs, les calculs de la vessie, etc.
ÉNUCLEER v. a. (lat. emidcare, ôler le noyau . <;iiir. Opérer une énucléalion.
•ÉNUMÉRATEUR s. m. Celui qui fait une énuiiiccitiun.
* ÉNUMÉRATIF, IVE adj. Qui énumôre,qm contient une énumération. Peu usité. — v\ Gramm. Se dit des adverbes qui servent à énumérer : premièrement, secondement, etc., sont des adverbes énuméralifs .
•ÉNUMÉRATION s. f. Dénombrement de choses : V énumération des parties est un des lieux communs de la rhétorique. — w lihét. Enumération des parties, lieu commun intrinsèque qui consiste à parcourir et a expliquer les différentes parties d'un toul pour donner de ce lontiiiie idée plus complète.
" ÉNUMÉRER v. a. (lat. enumerare; de niimerus, noiiilire). Dénombrer : il a fort exactement énuméré toutes les circonstances. — »» hhét. Kaire une énumération.
■ ENVAHIR v. a. (lat. invadere; àe in, dans, et cailere, aller). Usurper, prendre, occuper par force, par violence, ou par fraude, injustement : son armée eut bientôt envahi leur territoire. — Fig. Envahir la puissance souveraine, l'autorité. — En parlant des choses. Occuper, gagner, se répandre sur : les eaux envahissent peu à peu ce terrain. — Fig. Il se sentait envahi par la tristesse; la politique envahit tout.
' ENVAHISSANT, ANTE adj. Qui envahit:
armée rnvalits.'<ante. — Vt^. : ambition envahissante.
■ ENVAHISSEMENT s. m. Action d'envahir : lenxaiùssenient d'une province.
' ENVAHISSEUR s. m. Celui qui envahit.
ENVASEMENT s. m. Action d'envaser, de s'envaser; état de ce qui est envasé : l'envasement de ce port a nécessité de grandes dépenses pour en opérer le drayai/e.
ENVASER v. a. (rad. vase). Remplir de vase, de boue : la tcrrr de cette prairie a envasé tes drains. — Enfoncer dans la vase : ce pêcheur a envasé sa barque. — S'envaser v. pr. Envaser soi ; nous nous sommes enoasés dans un marais. — Etre envasé : cet égout s'envase graduellement.
ENVELOPPANT, ANTE adj. Qui enveloppe.
— s. f. Ligne qui en enveloppe une autre.
• ENVELOPPE s. f. Ce qui sert à envelopper : 1 mettre une letlrc sous enveloppe. — EcRUiE sors l'e.nvelopi'e de quelqu'un, mettre sous l'adresse de quelqu'un des lettres qui sont pour un autre. — Fortif. Ouvrage qui en couvre, qui en défend un autre. — Fig. Apparence, lormo extérieure : sons une enveloppe épaisse, il cache un e.Hprit fui et délié. — ** Anat. Membrane qui recouvre et protège certains organes : les enveloppes du fœtus. — Bot. Enveloppe subéreise. partie de l'éeorce qui se trouve iminédialenient sous l'épiderme. On dit aussi EpiphUv.nn. Enveloppe berbacée ou cellulahïe, couche moyenne de l'éeorce (jue l'on dislingue entre ie liber et l'enveloppe subéreuse. On dit aussi Mésophlœon. Enveloppes florales, parties (jui, dans les tleurs, entourent et protègent les organes sexuels et sonl constituées cxLérieiircment par le calice et inlérieuremenl par la corolle. Enveloppes sé.minales, membranes qui entourent la graine. — Géom. Eigne formée par les interse<'.tions successives d'une courbe plane avec elli'-mèmi.^, celte courbe étant mobile dans un même plan. L'enveloppe elle-même est courbe, reste toujours langeante aux différentes positions de la ligne génératrice et les enveloppe pour ainsi dire. — Législ. « La loi du 20 avril 1882 a autorisé le gouvernement: 1° à mettre en vente des enveloppes de lettres et des bandes revêtues d'un timbre d'alfranchissement ; 2» à faire frapper d'un timbre les enveloppes et bandes présentées par ie public; 'S" à hxer le prix soit des enveloppes et bandes, soit du tiinbiage. Le prix des enveloppes mises en vente par l'Etat a été lixé à un cenliine par enveloppe en sus de la valeur du timbre-posle; celui des petites enveloppes portant un timbre de cinq centimes est d'un demi-centime; celui des bandes est d'un centime pour trois bandes. Le prix du timbrage est li.\é a deux trancs pour mille enveloppes et à un franc vingt centimes pour mille bandes. » (Ch. Y.)
•ENVELOPPÉ, ÉE part, passé de Envelopper. — Fig. iVvuiR l'esprit enveloppé dans LA matière, être fort grossier, sans esprit. — Etre, se trouver enveloppé dans une proscription, être au iiombi-c de plusieurs personnes proscrites à la fois. Se trouver enveloppé dans DE mauvaises affaires, s'y trouver engagé, embarrasse : il s'est trouvé enveloppé dans cette banqueroute. Etre, se trouver enveloppé DANS un désastre, en éprouver les ell'els, y être compris. — Discours enveloppé, discours où, par circonspection, on donne l'Iiisà entendre qu'on ne dit. Raisonneme.nt enveloppé, raisonnement obscur, embarrassé. — C'est un
ESPRIT ENVELOPPÉ, IL A l'eSPRIT ENVELOPPÉ, Se
dit de quelqu un dont les idées sont confuses et les expressions obscures.
* ENVELOPPER v. a. (lat. invohere). Mettre autour de ipielipie chose une étoffe, un linge, etc., qui couvre, qui environne de tous côtes: envelopper uu portrait dans du jiapicr; s'envelopper lu doigt, la tête avec du linge. — Se dit souvent de la chose dont une autre est euvelopj)ée, qui en recouvre entièrement une autre ; les écailles qui enveloppent les bourgeons de certains ai'bres. -- Par ext. Environner, entourer : envelopper l'ennemi de toutes parts. — Envelopper quelqu'un dans une accusation, dans une déposition, dans un crime, etc. Le comprendre avec d'autres dans une accusation, dans une déposition, dans un crime : on l'a enveloppé mal à propos dans cette affaire, dans ce procès. — Fig. Cacher, déguiser : il sid envelopper d'expressions décentes le récit de cette aventure. — S'envelopper v. pr. Envelopper soi, son corps : s'envelopper dans un manteau ou d'un manteau. — w, Etre enveloppé : ce paquet ne sera pas facile à s'envelopper. — Envelopper à soi : s'envelopper le doigt.
' ENVENIMER v. a. (rad. wm'«). Infecter de
venin, communiquer une qualité venimeuse : il y a des rei>tiles qui enveniment les herbes dans lesquelles ils séjournent. — Par anal. Envenimer la BoiT.HE, y causer des élevures. — Fig. Envenimer une blessure, une plaie, l'enflammer, la rendre plus douloureuse, plus difficile à guérir : il a envenimé sa plaie en la gndtant. — Envenimer une querelle, la rendre plus vive, plus difficile à apaiser. — Fig. Envenimer un discours, un fait, le récit d'un FAIT, les rapporter d'une manière odieuse. — Envenimer l'esprit de quelqu'un , l'aigrir , l'irriter. — *»• S'envenimer v. pr. Etre ouvcnimé : la plaie s'envenime. — Fig. : toutes les grandes querelles s'enveniment en vieitlissnni.
• ENVERGER v. a. (rad. verge). Garnir do petili.'s branches d'osier.
• ENVERGUER v. a. (rad. vergue). Mar. Attacher 1rs voiles aux vergues.
• ENVERGURE s. f. Mar. Longueur des verguCN d'un bâtiment. Ce vaisseau a beaucoup d'envergure, a peu d'enverPtUre, c'est-à-dire ses vergues ont beaucoup de longueur, ont peu de longueur. Dans un sens analogue. L'envergure d'une voile, sa largeur dans le haut. — Par anal. Ornith. Etendue ([u'il y a entre les deux extrémités des aile.= déployées d'un oiseau : le condor a, dit-on, jusqu'à dixhuit pieds d'envergure.
ENVERMEU, ch. -l.de canl.,arr. et à 10 kil. E. de Dieppe i Seine-Inférieure), au confluent de l'Eaulne et du Bailly-Liec; l.BUti hab. On y trouve l'emplacement d'un ancien cimetière français, exploré par l'abbé Cochet (I849-'.'J6), et ([ui contient beaucoup de précieuses reliques, parmi lesquelles des bijoux de bronze et d'or, des épées, des boucliers, des poignards, des perles, etc.
■ ENVERS prép. [an-vèr] (de en et vers). A ré.LMid de : Ingrid envers son bienfaiteur. —
SeUVIU, aider, défendre quelqu'un, uu SOUTE- Nlit QUELQUE CHOSE, elc, ENVERS ET CONTRE
TOL S, l'outre tout le monde.
• ENVERS s. m. (lat. invcrsus, retourné). Dans une étoffe. Côté qui ne doit pas être exposé à la vue : cette étoffe n'a ni endroit ni envers. Dans un ouvrage de loile comme les chemises, côté de la couture. — Etoffe a deu.ï ENVERS, celle dont les deux côtés sonl semblables, c'est-à-dire proprement, sans envers. — ■ A l'envres, loc. adv. qui a différentes significations sefoii les différentes choses auxquelles on l'aiiplique. Mettre un manteau a l'envers, mettre un manteau du mauvais côlé de l'étotfc. .Mettre UNE CHEMISE al'envers, lametlre de manière que le côté des coulures soit en dehors. Tomber a l'envers, tomber sur ie dos: on dit mieux. Tomber a la renverse. — Cette locution s'emploie aussi figuréinent, dans le langage familier. Ses affaires sont a l'envers, ses affaires vont mal. Avoir l'esprit a l'envers, la tête a l'envers, avoir l'esprit faux, manquer de jugement. Cet accident lui a mis la tête a l'envers, cet accident lui a troublé l'esprit.
• ENVI (A L') loc. tantôt adv., tantôt prép. Avi.T i-iiiuialion : ils rindient à l'envi; ils travaillent ti l'envi l'un de l'autre.
' ENVIABLE adj. Digne d'envie : position enviable.
' ENVIE s. f. (lat. invidia). Chagrin qu'on ressent du bonheur, des succès, des avantages d'aulrui : sa nomination lui attire l'envie de bien des gens. — Faire envie, donner de l'envie, exciter de l'envie. Prov. dans ce sens. Il vaut mieux faire envie que pitié. — Fig-. Le SERPENT, LES SERPENTS DE l'envie, se dit quelquefois de l'envie et de tout ce qu'elle met en œuvre pour nuire au mérite, à la vertu, etc. — Porter envie a quelqu'un, souhaiter un bonheur, un avantage pareil au sien, sans être tâché qu'il en jouisse : je porte envie à mon ami de ce qu'il a le plaisir d'être avec vous.