ENVI
ENVO
Dans le mCme sens. Votre sort, Yornn bon-
IIKUR EST DIGNE d'ENVIE. — REGABUEn D IN ŒIL
d"envie, JETEii UN ŒIL d'envie, se (liL (luclquofois, dans un sens défiivorable, pour regarder avec chagrin, avec coiivoilise : il ne faut pus regarder d' lin œil d'cin-iclc biend'autrui. Se dit aussi pour exprimer un simple désir, un souhait: ce pays est si beau qu'on le regarde tort jours d'un œil d'envie, parce qu'on voudrait l'habiter. — Désir, volonté : il ne voidait point de cette maison, mais on lui en a fait venir l'enme, on lui en a fait naitre l'enme. — Besoin que l'on a le désir de satisfaire, disposition à quelque chose : avoir grande envie dr dorrmr. — Envies de vomir, nausées, soulèvements de cœur — Passer son envie de quelque chose, satisfaire le "désir qu'on a de quelque chose L'envie lui en est passée, lui en a passe, il ne désire plus telle chose. - Faire passer l'envie de quelque chose a quelqu un, 1 en rassasier, ou l'en dégoûter. — Envie de femme grosse, désir subit et pressant, souvent même désordonné, que quelques femmes grosses ont de certaines choses. - Marque que les enfants apportent quelquefois en naissant, et qu'on suppose être une suite des impressions reçues par leurs mères pendant qu elles étaient grosses : qucst-cc que cette marque qu'il a au visage? c'est une envie. - Petit met qui se détache de la peau autour des onytes, quelquefois avec douleur : avoir des envies aux doigts.
' ENVIÉ, ÉE part, passé de Envier. — Charge, place, condition rien enviée, charge, etc., fort recherchée, fort souhaitée de beaucoup de gens.
• ENVIEILLI, lE part, passé de Envieillir. Ne ='empluie guère qu'au figuré et adjectivement — ErIIEURS, habitudes ENVIEILLILS,
erreurs, habitudes que l'on garde depuis long-
temps. On dit mieu.x en ce sens Invetere. Se dit d'une personne qui a un vice, un défaut qu'elle a contracté depuis longtemps : pécheur envieitli. On dit plus ordinairement Enraciné.
• ENVIEILLIR v. a. (rad. vieux, vieil). Faire paraître vieux : cet ajustement l'envieillit. Peu uMté : on dit raainlenant Vieillir. — m. t> envieillir v. \>r. Envieillir soi. — Devenir vieux.
• ENVIER V. a. (lat. invidere'}. Être attristé ùe^ avantaa-es d'aulrui : envier le bonheur, les succès d'autrui. A l'aclil, se dit plus souvent des choses que des personnes. — Souhaiter pour soi-même un bonheur, un avantage pareil à celui qu'un autre possède, mais sans être fâché qu'il en jouisse : je voudrais bien être aussi indéjiendanl que vous, j rnvte votre bonheur. — Désirer : voilà le poste qiie j envierais le plus. - " S'envier V. recip. Se porter envie l'un à l'autre.
• ENVIEUX, EUSE adj. (lat. invidiosus). Qui a de r.-iivit', qui est sujet à l'envie. Ne s'emploie qu'en mauvaise part : il est envu^ux de ma bonne fortune. — Fig. Regard envieux, regard qui annonce l'envie. — Substanliv. Personne envieuse : un envieux n'a jamais de repos.
• ENVINÉ, ÉE adj. (rad. vin). Se dit d'un vase qui a pris l'odeur du vin.
' ENVIRON adv. (lat. in yyrurn, en circuit). A peu prés; un peu plus, un peu moins : il y a environ trois cents francs, quatre nenls /rancs ou environ. - prép. Vers : on le mit au collège environ sa septième aimée.
' ENVIRONNANT, ANTE adj. Qui environne, qui est au.\ (-iivirons.
•ENVIRONNER v. a. Mettre une chose autour d'une autre, entourer, enfermer : environner une ville de fossés, de murailles. — Etre ou se m.ltre autour de quelqu'un, de quilque chose : lesgendarmes avaient eniironné la maigOH. - l'ig. Se dit surtout dans la seconde acception : les dangers l'enoirotinuienl de toutes
paris. — ** S'environner v. pr. Réunir autour (le soi.
* ENVIRONS s. m. pi. Lieux d'alentour : il ne s'est pas éloigné de la ville, il est encore campé dans les environs.
' ENVISAGER v. a. (rad. visage). Regarder une personne au visage : dès que je l'eus envisagé, ie le reconnus. — Fig. Considérer une chose en esprit, examiner : le sage ne saurait envisager les richesses comme un bien. — S'envisager "v. récip. Se regarder mutuellement : ils s'cnvisageaientl'un l'autreavec attention. — *■>■ y-P']- Fii,'. Etre envisatré : la chose ne doit pas s'envisager à ce point de vue seulement.
* ENVOI s. m. (fr. en et voie). Action par laquelle on envoie. Se dit particulièrement en parlant des marchandises : cette marchandise est de bon débit, on en a déjci fait deiix envois. — Chose même qui est envoyée ; j ai reçu votre envoi de tel jour. — Liltér. Quelques vers mis à la suite d'une pièce de jioésie, pour l'adresser, pour en faire hommage a quelqu'un : il y a à la fin de ce conte unenwi fort joli.
• ENVOILER (S'). V. pr. Techn. Se dit du fer, de l'acier qui se courbe lorsqu'on le trempe : les limes s'envoiknt quelquefois à la trempe.
' ENVOISINÉ, ÉE adj. Fam. Qui a des voisin^ ; '/ esl fort bien envoisiné.
ENVOISINERv. a. (rad. i;o/s(n). Entourer de voisins. — S'envoisiner v. pr. Envoisincr soi.
' ENVOLER iS') V. pi-, (rad. vol). Prendre son vol, s'enfuir en volant : les oiseaux étaient déjà drus, ils se sont envolés. Avec ellipse du pronom, le moindre bruit fait envoler cet oiseau. — Par anal. Se dit quelquefois, des clioses légères que le vent emporte : la fenêtre s'ouvrit brusquement, et tous les papiers s' envolèrent par la chambre. — Il n'y a plus que le nid,
LES OISEAUX s'en SONT ENVOLÉS, SO dit lorsqU OU
cherche une personne ou une chose dans un endroit où elle n'est plus. — Fig. S'emploie comme dans ces phrases : Le temps s'envole, l'occasion s'envole, le temps, l'occasion passe rapidement.
La jeunesse s'envole.
Ét'lVs'mom'tiùs qu'on pti'd sont perdus pour toujuuis. J.-B. Rousseau.
Avec l'âge, les plaisirs s'envolent, en vieillissant, on perd le goût des plaisirs.
ENVOÛTEMENT s. m. Opération magique par laquelle on envoûtait quelqu'un.
• ENVOÛTER V. a. (lat. vultus, visage). Faire un prétendu maléfice, ijui consiste a piquer, déchirer, brûler une image de cire, en prononçant certaines paroles ou en faisant certaines cérémonies, dans la persuasion que la personne représentée par cette image soutfiiia les niêmeh maux.
• ENVOYÉ. ÉE part, passé de Envoyer. — s. m. Ministre envoyé par un prince souverain ou par une république, aupresd'un autre prince ou d'une autre république : tu digmté d'enooyé est inférieure à celle d'ambassadeur. — s. f. Femme d'un envoyé.
• ENVOYER V. a. [an-voua-ié] (lat. invkirc, marcher.) J'envoie; nous envoyons, vous envoyez, ils envoient. .J'envoyais; nous envoyions, ■cous envoyiez. J'enverrai. J'enverrais. Que j envoie, que vous envoyiez. Donner ordre ou laire m sorte qu'une personne aille, ou qu une chose soit portée en un certain heu : enimyrr un homme à la campagne, envoyer un paquet par ladiligenee, par le courrier. — Aliso . Envoyer chez quelqu'un, envoyer savoir do ses nouvelles. — Envoyer quelqu'un au biaule, a TOUS LES DIABLES, ctc.le rcbutcr, le reiiousser, le runvoyer avec colère, avec indignation. Dans un sens analogue. Envoyer promener, envoyer PAÎTRE.— Envoyer dans l'autre monde, faire mourir. — Fig. Envoyer a la mort,
iiOLl
e.vposer quelqu'un à un très grand jjéril, à une mort presque certaine. — Nommer pour une ;isscmblée : Paris envoie tant de députéa à la Chambre. — Se à\l aussi en parlant de toutes les choses qui nous viennent on (|ui sont supposées nous venir du ciel, de la Divinité, du destin, etc. : les biens et les maux que Dieu, que le ciel, que le destin 7ions envoie. — Par anal. Pousser, jeter, lancer hors de soi. Dans ce sens, ne s'applique guère qu'aux choses : le vin envoie des fumées à la tête. — »* Argot. Dire, donner la réplique. — Envoyer en paradis, dans le royaume des taupes, tuer. — S'envoyer V. pr. Etre envoyé : les lettres s'envoient pur la poste.
ENVOYEUR s. m. Celui qui fait un envoi, qui expédie des marchandises.
ENZIO ou Entius, fils naturel de Frédéric II, empereur d'Allemagne, né en 1224 ou r22.), mort en 1272. Son père le fit roi nominal de Sardaigne, gouverneur général de la Loinbardio et commandant des troupes allemandes contre les Milanais. 11 s'empara de plusieurs villes d'Ombrie et, à la tête des forces navales de l'empereur et de celles des Pisans, il vainquit (1241) les Génois dans le voisinage do Lee-horn, fit 4,000 |>rispnnicrs et un immense butin. En 1249, il fut pris parles Dulonais, et renfermé dans un palais, qui lui servit de prison jusqu'à sa mort, 23 ans après.
ÉOCÈNE adj. (gr. êôs, aurore; kainos, nouveau). Géol. Se dit du groupe le plus ancien parmi les terrains tertiaires réciMits 11 y a ^ des roches éocéiies dans le liassin de Paris; j elles renferment d'abondanles lossiles qui appartiennent à dos espèces éteintes.
EŒTVŒS (Joseph, uaron) [é-eut'-veuch], littérateur et homme d'Etat hongrois, né en lSi;t, mort en 1871. Après avoir été l'un des chefs des libéraux et, à la chambre haute de la diète, un éloquent champion de la réforme des prisons, de l'émancipation des Juifs, et de la centralisation modérée, il devint, en 1848, ministre descullesetderinstruclion publique, sous l'administration de Baltbyanyi-Kossuth. Il quitta le cabinet après l'assassinat du comte Lambei-g et se retira à Munich, d'où il revint en 18.)l. En 18-56, il fut élu vice-président, et en LSCiO, président de l'académie hongroise ; en ISGf, il fut envoyé comme représentant a la diète de Buda, où il collabora très activement avec Desk à la restauration de la eonstitulion. De 1867 jusqu'à sa mort, il resta ministre des cultes et de rinstrnction dans le cabinet Andrassy. Les principaux romans qui nous restent de lui sont: Le Chartreux, le JVotuirc de village, la Uongrie en 1314. Coiimie ouvrage philosophique, nous avons : De l'intluence sur l'état des idées dominantes du XIX' sièeU: (18.')l-'4).
ÉOLE, .aïolus. I. (Mylhol. gr. et lat.), fils do Jui>itei-, ilieu infériiur, directeur des vents. 11 se tenait à Stiomboli, l'une des Lipari (au- Irelois iles Eoliennes).-lI. Fils d'Hellen; partagea les Etats de son père avec ses frères, Dorus et .Xuthus, et reçut la Thessalie, dont les habitants lurent ensuite nommés Eoliens. ÉOLIDE on Éolie, /Eolis, ancien district de l'Asii; .\hneurc, comprenant la côte de Mysie, la Troade et l'Ilellespont. Douze de ses villes formèrent la ligue éulienne. L'Eolido fut colonisée jiar une branche luincipale de la race hellénique, vers 1124 av. .l.-C. Mityfène fut considérée comnu' la capitale.
• ÉOLIEN, ENNE adj. (gr. aioleus). D'Éole, ([iii iiiqi.irtientà cette ville ou à ses liabilanls. •S'emploie particulièrement dans les locutions suivantes: — Le di.vlecte éolien, ou substantiv. l'éolien, celui des cinq dialectes grecs qui «■tait parlé dans l'ancienne Eolie. — Le mode ÉOLIEN, un desiuodes principaux de l'ancienne musique grecque. — Harpe éolienne, instrumenl do musique dont on attribue l'invention
EPAC
EPAI
EPAN
à Anastasius Kircher(16o0). La harpe éolienne se compose d'une boUf reclaiip-ulaire en sapin épais, conleiiaiiL une table d'harmonie, sur laquelle sonL lendues des cordes en boyau. Lorsqu'on expose cet instrument à un courant d'air assez fort, les cordes raisonnent d'une façon agi'éable. Un son analogue à ceux que rendent les harpes éoliennes s'observe sur les fils télégraphiques, qui vibrent lorsque le vent vient à les frapper.
ÉOLIENNES (Iles). Voy. Lipari.
ÉOLIENS, division primitive de la race hellénique. Les Eoliens habitèrent d'abord la partie S.-O. de la plaine de Thessalie; après l'invasion dorienne, ils occupèrentl'Eolide, en Asie Mineure, Lesbos et Ténédos.
* ÉOLIPYLE ou ^v Eolopile s. m. (?r. Aiolos, Eole, dieu des vents; piilé, porte). Phys. Boule métallique creuse, avec un orifice ou deux orifices opposés, dans lesquels on adaptait des tubes recourbés dans des directions opposées. Lorsqu'on faisait bouillir de l'eau ou de l'alcool dans cette boule, l'éolipyle donnait la preuve de la force de la vapeur. Vitruve décrivit un appareil de ce genre au I"" siècle av. J.-C. : plusieurs philosophes ont cherché à expliquer la nature et l'orvjine des vents par ta comparaison avec les éolipyks.
' ÉOLIQUE adj. (gr. aiolikos). Se dit quelquefois du dialecte et du mode éoliens ; le mode éolique est un des modes principaux de la musique grecque.
EON s. m. (gr. aidn, âge). Philos. Intelligence éternelle qui, selon les gnostiques, aurait présidé à la création du monde.
ÉON DE BEAUMONT (CharlesGeneviève- Louis-Auguste-André-Thimothée d'), connu sous le nom de chevalier d'Eon, diplomate, né à Tonnerre en 1""28, mort en 1810. Son apparence féminine et ses talents le firent réussir dans la diplomatie. 11 débuta en qualité d'envoyé en Russie, où il prit des vêtements féminins et devint lecteur de l'impératrice Elisabeth. Il fut ensuite envoyé à l'ambassade de Vienne, et à celle de Londres, après avoir servi comme officier pendant la guerre de Sept ans. D'abord ministre résident en Angleterre, il fut supplanté par le comte de Guerchy et nommé son secrétaire. 11 se vengea de cette humiliation en publiant un ouvrage ironique sur les transactions diplomatiques, ouvrage dans lequel il ditfama le comte, qui le fit condamner judiciairement pour ce fait (1764); Eon fut de plus banni de France. 11 resta en Angleterre, où il reçut de Louis XV une pension de 12,000 livres pour des services secrets; il eut l'olfice de ministre résident, après le départ de Guerchy. Les aventures, qu'il avait eues à Saint-Pétersbourg sous un costume de femme, ayant été divulguées, sa position devint intolérable; un pari qui s'engagea sur son sexe, donna lieu à un procès. En 1777, il se trouvait à Versailles, lorsque Louis XVI le força à reprendre le costume féminin, qu'il porta jusqu'i sa mort. A paitir de 17S3, il réaida à Londies,où il vécut d'expédients. Une constatation posthume prouva qu'il était du sexe masculin. Eon a publié plusieurs ouvrages historiques et politiques. Ses mémoires sont apocryphes.
ÉOS, nom grec de I'Abrore.
ÉOZOÏQUE adj. (gr. êôs, aurore ; zôon, animal). Oui appartient à ïéozoon.
ÉOZOON s. m. (gr. êàs, aurore; zôon, animal). En 1858, Dawson a donné le nom d'Eosoon Canaieiise, à des empreintes fossiles découvertes dans les schistes cristallins du Canada, et dont la nature n'est pas éfucidée.
ÉPACRIBE s. f. (gr. epi, sur; akros, extrémité), bot. Genre de dicotylédones, renfermant une trentaine d'espèces d'arbustes originaires d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
' L'épacride poxtrpre et Vépacride piquante sont recherchées dans les jardins d'agrémeiil à cause de l'élégance de leur port et de la beauté de leurs fleurs groupées en longs épis terminaux.
ÉPACRIDÉ. ÉE adj. (fr. épacris; eidos, apparence), bol. Qui ressemble ou se rapporte au genre épacrido. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre épacride.
EPACTAL, ALE. AUXadj. Chronol. Qui se
rapporte à l'épacte.
•ÉPACTE s. f. (gr. epaktos, intercalé).
Chronol. Nombre qui, pour chaque année, exprime l'âge de la lune au moment où l'année précédente a fini : l'épacte sert à déterminer le dimanche de Pâques et les époques moyennes des nouvelles lunes de chaque année.
■ ÉPAGNEUL, EULE >. Chien à long poil, dont la race vient d'Iispagiic : cette épajnenle a le nez excellent. — Adjectiv. : chien épagneul. (Voy. Chien.)
ÉPAGOMÉNE adj. (gr. epugomenos, ajouté).
Chronol. Se disai' des jours qui s'ajoutaient à l'année égyptienne eu sus des douze mois.
•ÉPAIS, AISSE adj. (lat. spissws).Seditd'un corps solideconsidéré par rapport à son épaisseur : le verre trop épais n'est pas bon pour cet usage. — Se ditsouventparopposition àiVliNCE : cet homme a une grande diffindlé à parler, il a la langue épaisse. — Fani. Avoir la taille épaisse ou ÊTRE ÉPAIS, avoir la taille grosse, être peu dégagé dans sa taille. - Avoir la mâchoire ÉPAISSE, avoir l'esprit pesant. Dans le même sons : C'est unk machoiiie épaisse. -- Cueval épais, cheval qui n'e^l pas fin. - Se dit aussi de certaines choses tluides, gazeuses, etc., considérées par rapport à leur consistance ou à leur densité : ce sirop n'est pas assez épais. — Air épais, air grossier : on ne respire dans cette prison qu'un air épais et malsain. — Par anal. Ténèbres épaisses, nuit ÉPAISSE, etc., grande obscurité, nuit noire. — Ignorance épaisse, ignorance profonde. — Avoir l'esprit épais, l'intelligence épaisse, ou simpl. etfam. être épais, avoirl'espritgrossier, lourd, pesant, être lent à comprendre. — Se dit encore d'une réunion, d'un amas de certaines choses qui sont fort près les unes des autres : il y aura bien du foin dans ce pré, l'herbe y est très épaisse. — s. m. Epaisseur : cette femme met beaucoup de rouge, elle en a toujours un doigt d'épais. — adv. D'une manière épaisse ; cette graine ne doit pus être semée si épais.
' ÉPAISSEUR s. f. Mathém. Une des trois dimeiisioijs de la matière étendue, qui, avec la longueur et la largeui', en complète la définition. Dans l'usage ordinaire, ne s'applique guère qu'aux corps solides compris entre deux surfaces à peu près parallèles dont l'étendue est très grande, comparée à la troisième dimension, qui s'appelle alors spécialement l'É- PAissEUR : pratiquer une armoire, un escalier, une cheminée dans l'épaisseur du mur. — L'épaisseur d'un bois, d'une forêt, l'endroit où les arbres sont le plus près les uns des autres : il se perdit dans l'épaisseur du bois. — Qualité de ce qui est épais, dense; mais ne s'emploie guère que dans ces locutions : l'épaisseur du brouillard, de l'air, des ténèbres.
' ÉPAISSIR v. a. Rendre épais, plus épais: les vapeurs épaississent l'air. — v, pr. Devenir épais, plusépais : le boudlon épaissit encuisant.
— Cet homme lpaissit beaucoup depuis quelque TEMi's, sa taille devient grosse, moins dégagée.
— S'épaissir v. pr. Devenir épais, plus épais : t'ombre s'épaississait. — Sa taille s'épaissit, se dit de quelqu'un qui grossit. — Sa langue s'épaissit, sa langue s'embarrasse : ce malade est bien faible; on l'entend à peine parler, tant sa langue s'épaissit. — Fig. et l'am. Son esprit s'épajssit TOCS LES JOURS, son esprit devient tous les Jours plus pesant, plus obtus.
EPAISSISSANT, ANTE adj. Qui a la propriété d'i^pHi>.-ir.
• ÉPAISSISSEMENT s. m. Aftion d'épaissir, de s'épaissir; tlat do ce qui est épaissi. Ne se dit guère qu'au propre : l'épaississement de la lymphe.
ÉPAMINONDAS, homme d'Etat et général thébain, né vers 4IS av. J.-C, mort en 362. Il eut Pythagore pour professeur de philosophie. Lorsque les Spartiates s'emparèrent de la citadelle de Thèbes (la Cadmée) en .382, Eparainondas refusa pendant quelque temps de se joindre à ceux qui formaient le projet de la délivrer. Cependant, lorsque le premier pas décisif eut été, fait, il fut un de ceux qui forcèrent les Spartiates à capituler (379). Aidé de son ami Pélopidas (371), il commanda les forces thébaines à la bataille de Leuctres et, après une courte lutte, remporta une victoire, due en grande partie à la nouvelle lactique qu'il avait introduile dans ses troupes. En 3 i9, Êpaminondas ol Pélopidas envahirent le Péloponèse, ravagèrent la Laconie, délivrèrent la Messénie, parurent devant Sparte, qui ne fut pas prise, grâce aux sages dispositions d'Agésilas. En 3(J8, Epaminondas envahit de nouveau le Péloponèseel força Sycion et Pellene de rompre leur alliance avec Sparte. En 366, il fit une nouvelle invasion dans le Péloponèse, mais il n'obtint aucun succès remar- ([iiable. A la même époque, la conduite arrogante de Thèbes dans les relations inlernationales fut cause de la défection des Arcadiens et autres Etals alliés. Il s'en suivit une formidable coalition d'états grecs. Epaminondas remporta la victoire deiManlinée; il fut moi tellement blessé par un Javelot, à la lin de cette bataille.
• ÉPAMPRAGE s. m. Voyez le mot suivant.
* ÉPAMPREMENT s. m. Agric. .\ction d'é-
panipre;- la vigne : l'épuniprement a pour but de hâter lu maturation du raisin.
'ÉPAMPRER V. a. (rad. pampre). Agric.
Oter de la vigne les pampres, les feuilles inutiles qui empochent le raisin de mûrir: on épampre la vigne généralement d trois époques.
— V* S'épamprer v. pr. Etre épampré : la vigne s'épampre au moment de la floraison, quand le raisin est formé et lorsqu'il commence à mûrir.
' ÉPANCHEMENT s. m. Effusion. Ne se dit guère au propre qu'en Méd., où il désigne l'écoulement, l'extravasalion plus ou moins considérable de quelque humeur dans une partie du corps qui n'est pas destinée à la contenir : il y a épanchement partout oii il y a rupture de vaisseaux. — Fig. Commuiiicalion de pensées, de sentiments intimes : il se laissa aller aux épunchements de son cœur.
' ÉPANCHER, V. a. (lat. expandere, ouvrir, répandre). Verser doucement, répandre eu inclinant le vase: épancher du vin, de l'huile.
— Epancher sa bile, exhaler sa colère, sa mauvaise humeur. — Fiir. S'emploie surtout dans celte phrase, Epancuer son cœur, l'ouvrir avec sincérité, avec tendresse, avec confiance, etc. : épancher son cœur datu le sein de l'amitié.
L'homme a besoin d'amis poor épancher son cœur.
RiDOUTB. L'Asseinblèe de famille, acte IV. se. n.
— S'épancher v. pr. Se dit du sang, d'une humeur qui s'extravase : le sang s'est épanché dans la poitrine. — Fig. Se dit, en parlant des épaiicheinents du cœur, de l'àme : mon cœur a besoin de s'épancher. — ** Fig. Faire connaître ses sentiments.
* ÉPANDRE V. a. (lat. e, loin de; pandere, étaler). Se conjuge comme Renbre. Jeter ça et là en plusieurs endroils, éparpiller. Se dit en parlant des choses li([uides et de celles qiii pcQveul aisément s'aïua^ser ensemble et aisément se séparer, comme de l'eau, de la
EPAR
paille, du foin, du fumier, du sable, des pièce? d'argent, etc. : ce fleuve épiard ses eaux dans la campmjne; épandre du fumii-r dans vn ehtimp pour l'engraisser. — S épandre v. pi'. Etre épandu, déborder : les euux s'éiiundircnt dans la caniptii/ne. — Fip. Faire in\ asion : les Celtes s'épattdirent dans l'Italie.
ÉPANOMERIA, ville remarquable, située sur le tlanc et sur la droite d'une haute l'alaise, à l'extrémité du promontoire IN.-O. de l'ile de Saiilorin, archipel grec. Les plus basses maisons (plusieurs sont creusées dans le roc) sont situées à 13i) m. au-dessus du niveau de la mer. On y parvient par une route en colimaçon et par des escaliers tailles dans le rocher.
• ÉPANORTHOSE, s. f. (gr. epanorthôsis.
redressenieiitj. IShét. Figure par laquelle on f. int de rétracter ce qu'un avait dit, comme trop faible, et l'on ajoute quelque chose de plus fort. Exemple: j'espère, que dis-jeî je suis sûr qu'on vous rendra justice.
• ÉPANOUIR V. a. S'emploie dans ces phrases ligurées et familières: — Epanouir LA. RATE, réjouir, faire rire. — La joie, la GAIETÉ ÉPANOUIT LE VISAGE, le déride, le rend serein. — S'épanouir v. pr. Se dit des fleurs qui déploient leurs feuilles et qui sortent du bouton : bouton de i-ose qui. s'épanouit. Avec ellipse du pronom, le soleil fait épanouir les }leurs. — Fig. Son visage, so.n front s'épanouit, SES TRAITS s'Épanouissent, Sun visage se déride, devient serein. — .-Vnat. Se dit des nerfs, des libres, des vaisseaii.\ qui s'élendenl et se raniilient en se terminant: les nerfs s'épanouissent sous la peau.
- ÉPANOUISSEMENT, s. m. Action de s'épanouir: la chaleur contribue beaucoup à l'épanouissement des fleurs. — Fig. Épanouissement DU CŒUii, ellet qu'une vive joie cause à une personne dont le cœur était serré, al'tligé. Epanouissement du visage, des traits, air serein et gai que prend le visage. Fam. Epakouissesient de rate, action de rire, de se réjouir de quelque chose. — Anat. Se dit des nerfs, des fibres, des vaisseau.t : la rétine est l'épanouissement d'un faisceau de nerfs.
• ÉPARCET s. m. Voy. Esparcette.
• ÉPARER iS') V. pr. Manège. Se dit d'un cheval qui détache des ruades: ce cheval s'éparc au nwiudre coup de fouet.
• ÉPARGNANT, ANTE adj. Qui use d'épargne, qui est fort ménager : il ne faut pus être si épurijnant dans une occasion semblable.
' ÉP.4R(jNE s. f. Economie dans la dépense : t( a unta.-^sé de grands biens par son épargne. — Chose même qu'on a épargnée, économisée: il a acheté cette maison avec ses épargnes, de ses étiurynes. — Poire d'épargne, sorte de poire de moyenne grosseur, faiblement colorée, et de forme allongée. — Caisse d'épar-
G.NE ET DE PRÉVOYANCE, OU simpl., CaISSE d'É-
PARGNË, établissement public où les particuliers peuvent dcfioser des sommes très modiques, pour leur faire porter intérêt. — Abiol. Se disait autrefois de ce qu'on appelle aujourd'hui le 'fRESOR : billet de l'épargne. — Temps et tout autre chose qu'on ménage : il n'y a pas de plus utile épargne que celle du temps; il affecte une grande concision dans son style, il va à l'épargne des mots.
•ÉPARGNER V. a. {\ai. parcere). User d'épargne dans la dépense; ménager quelque chose que ce soit, ne l'employer qu'avec réserve : épargner son bien, son urgent; nous n'avons guère de provisions, il faut les épargner.— tPARGNER yUELOUE CHOSE A QUKLUU'uN,
l'eu dispenser ou l'en [uései'ver; né pas le lui faiie subir : je vous épanjnèt-ai ce soin, celte peine, cet embarras. — Epahg.ner quelqu'un, ne pas le traiter aussi mal qu'on serait en droit de le faire : je pouvais lui faire beaucoup
EPAT
de mal, mais je l'ai épargné. Faire grâce à quelqu'un : épargner les vaincus.
Si tu \eux qu'on ^épargne, épargne :iussi les autres. La Fontaikb.
Dans ce dernier sens, a souvent un nom de chose pour sujet : la mort n'épargne personne. — i\e m'épargnez PAS, employez-moi aussi souvent qu'il vous plaira. — N'épargner PERSONNE, médire de tout le monde. — Epargner LA VIEILLESSE, LA FAIBLESSE, l'eNFANCE,
etc.. avoir des égards, des ménagements pour la vieillesse, etc. — Epargner la sensibilité, l'auour-propre, etc., de quelqu'un, ne pas dire ou ne pas faire ce qui pouirait exciter trop vivement la sensibilité de quelqu'un, ce qui pourrait oliénser son amour-propre, etc. — Techn. Ménager quelque chose dans la matière que l'on travaille, et l'aire en sorte qu'on en lire quelque emb llissement, quelque ornement qui n'en soit pas détaché, ou qm fasse même une pièce utile : cette table a ct> épargnée dans l'épaisseur du bloc. — Ce tailleur, cette COUTURIERE ÉPARGNIiNT DE L'É-
toffe, ils taillent l'étoffe de manière qu'il en reste assez pour faire quelque autre chose que ce qu'ils ont entrepris: ce tailleur a épargné un gilet sur le drap, dans le drap de cette redingote. — Dessein et miniature. Employer le blanc du papier ou de l'ivoire pour produire, sans crayon ni peinture, les lumières des chairs. — S'épargner v. pr. Ménager ses soins, ses pas, son crédit.- quand il peut obliger ses amis, il ne s'y épargne pas.
— V. récip. User de ménagement l'un envers l'autre : dayis cette lutte, les deux adversaires ne se sont pas épargnés. — Fig. S'épargnkr
DE LA DEPENSE, DES SOINS, DE l'eMBARUAS, DES
INQUIÉTUDES, etc, éviter à soi-même la dépense, les soins, etc. : vous cherchez en vain à me persuader, épargnez-vous ce soin.
* ÉPARPILLEMENT s. m. Action d'éparpiller; état do Ce qui est épai'pillé : l'éparpillement de ses troupes lui fit perdre la bataille.
' ÉPARPILLER V. a. (rad. épars). Disperser çà et là. Se dit eu parlant des choses légères, minces, etc., et qui sont en petite quantité : un tourbillon a éparpillé ce foin, ces javelles.
— Par anal . Eparpiller ses troupes, ses forces, les disti'ibuer en petits corps. — Fig. Se dit quelquefois, comme dans cette phrase. Eparpiller SON ARGENT, l'employer en dépenses frivoles et multipliées. — Fig. Eparpiller son ESPRIT, le disperser sur trop d'objets dilfcrents. — S'éparpiller v. pr. Etre éparpillé ; ces papiers s'éparpillent et s'envolent; les soldats s'éparpillèrent de tous cotés.
"ÉPARS, ARSE adj. (lat. sparsus, pari, passé ue spargere, disperser). Epaiidu çà et là en divers endroits : les loups avaient épouvanté le troupeau, il était épars dans les blés, dans les vignes. — Avoir les cheveux épars, avoir les cheveux ûottanls el en desordre.
Là, le& cheveux épars, la sœur pKurc sou frère. DsLtLLB. L'Imagination.
ÉPARTS s. m. pi. Charron. Morceaux de hoi> longs et plats qui unissent les deux linioii: d'une voiture et les maiulienneut à la même dislance.
' EPAR'VIN ou Épervin s. m. Art vélér. Tumeur dure, bosse qui vient aux jarrets d'un cheval el qui lui fait lever la jambe |)lus haut qu'il ne ferait sans cela : ce cheval a un éparein, les épai'vins.
ÉPATANT, ANTE adj. Argot. Qui étonne :
c'est un type épatant; il a rin chic épatant.
ÉPATE s. f. Argot. Emliarras, prétention.
— Faire de l'épate, des epatls, ses épates, faire lu malin, faire des embarras.
• ÉPATÉ, ÉE part, passé de Epater. — Adjecliv. i\kz épaté, nez gros, large et court : les nègres ont le nez épaté.
ÉPATEMENT s. m. Action d'épater, de s'é-
EPAU
pater; état de ce qui est épaté. — Argot. Stupéfaction.
* ÉPATER V. a. (rad. patte). Se dit en parlant d'un verre dont on rompt le pied. — w Argot. Ecraser d'étonnemcnt, stupéfier. — S'épater v. pr. Etre épaté : ce verre s'est épaté. — Tomber à terre toul de son long. — Argot. Se frapper d'étonnement : il ne s'épate de rien.
ÉPATEUR, EUSE s. Argot. Celui, celle qui fait des embarras, qui veut produire son etl'et.
* ÉPAULARD s. m. T. d'Hist. hat. Nom d'un grand mammifère marin qui a la forme d'un dauphin, mais qui est beaucoup plus gros.
Epaulard blanc (Béluga borealis).
On le nomme aussi Orque. Les épaulards forment un genre de cétacés delphiniens, voisin lies dauphins, dont ils diffèrent seulement par l'absence de nageoires dorsales et de bec. Vépnitlard blane {béluga borealis, Less.), a la tête ronde et le corps d'un beau blanc crémeux; il se nourrit de poisson et particulièrement de morue. Sa longueur varie entre 4 et 7 m. On le rencontre dans les mers arctiques.
' ÉPAULE s. f. (lat. seapula). Partie du corps, qui est au-dessous du chignon du cou, et qui se joint au bras dans l'homme, et à la jambe de devant chez les quadrupèdes : il est engoncé, il a la tète dans les épaules. — Hausser LES ÉPAULES, LEVER LES ÉPAULES, témoigner en haussant les épaules qu'une chose déplaît, qu'elle choque, el plus souvent qu'elle n'inspire que du mépris : il n'y a rien à répondre à cela, il n'y a qu'à hausser les épaules. — Manger pab-dessus l'épaule, jouer par-dessus l'épadle, manger derrière les autres, jouer sans avoir de place à la table de jeu. — Mettre quelqu'un dehors par les deux épaules, le chasser honteusement. — Regarder quelqu'un par-dessus l'épaule, le regarder avec mépris.
— l'rov. el lig. Faire quelque chose par dessus l'épaule, ne poinl le faire du tout : pensez-vous qu'il veuille acquitter sa dette? il vous payera par-dessus l'épaule. -— Je porte cet H0S1.ME SUR MES ÉPAULES, cet homme me pèse, il m'est à charge par les choses qu'il fait, par les choses qu'il dit. — Plier les épaules, baisser LES ÉPAULES, recevoiravecsouraission une chose fâcheuse, désagréable : on lui dit des paroles dures, il s'en alla pliant, baissant les épaules. — Il n'a pas les épaules assez fortes,
IL A LES ÉPAULES TROP FAIBLES POUR UN TEL EM- PLOI, POUR SOUTENIR UNE TELLE CHARGE, UNE TELLE DIGNITÉ, POUR FAIRE CETTE ENTREPRISE, il
n'a point assez de talent, assez de bien, de ressources. — Prêter l'épaulë a quelqu'un, lui aider, lui fournir des ressout-ces : il a des amis qui lui prélent l'épaule; sans quoi il ne pourrait pas soutenir cette affaire, cette dépense.
— Donner un coup d'épaule, aider à quelque chose, venir au secours de quelqu'un : l' Il If aire ne marchera point sivous n'y donnez un coup d'épaule. — Pousser le temps avec l'épaule, lemporlscr, lâcher de gagner du temps ; ou se désennuyer comme on peut, en attendant le moment qu'on désire. — Il ne jette
PAS DES épaules DE UOUIOM PAA LA FENÊTRE, SO
EPAV
dit d'un homme avare. — Kortif. Epaule d'on BASTION, partie saillante que forme la réunion des pans nommés Flanc et Face. On dit aussi
Angle d'épaule. — E/iauli;, cf. Ilorl. (V. ï>.)
* ÉPAULÉE s. f. Effort qu'on fait de l'épanle pour pousser quelque chose : on a roulé cette pierre, cettepoutre par épnulrcs. — Fip-. et faiii. Faire une chose pau épaulées, la faire à iliverses reprises et négligemment. — Bouclierie. Quartier de devant du mouton, dont on a reirnnché l'épaule.
* ÉPAULEMENT s. m. Fortif.Esp.'-ce de rempart fait de fascines et de terre, etc., qui sert principalement pour garantir du feu de l'ennemi une troupe ou une batterie : cet dpaulement finit être épais au moins du vingt pieds de terre remuée. — »•* Mur construit pour soutenir les (erres. — Espace dehoi- plein entre deux mortaises ou entre une mortaise et l'extrémité de la pièce. — Action d'épjiuler un fusil. — Typogr. Collet carré qui enveloppe la noix de la vis sous le sommier de la presse à bras. On dit aussi frette. — .Se dit aussi du talus de la lettre.
* ÉPAULER V. a. Rompre l'épaule, ou démettre, disloquer l'épaule. N'est usité qu'en parlant des quadrupèdes: je lui avais prêté mon cheval, il l'a épattlé. — Fig. et fam. Assister, aider : je vous épaulerai de tout mon crédit, de tout mon pouvoir. — Art milit. Epauler DES TROUPES, les mettre à couvert du canon par un épaulement. — Epauler un fusil, l'appuyer contre l'épaule pour faire feu. — S'épauler v. pr. Se rompre, se démettre l'épaule : cette jument s'est épaulée. — vu Etre épaulé : le fusil s'épaule généralement à droite. — V. récip. Se donner mutuellement appui.
* ÉPAULETTE s. f. Bande de toile, d'étoffe, cousue, attachée sur la partie du vêtement qui couvre le dessus de l'épaule : les épaulettes d'une chemise, d'une robe, etc. — Bande de galon que les militaires portent sur chaque épaule, et qui est ordinairement garnie à son extrémité d'une toulTe de filets pendants. — Depuis '17a9, l'épaulette servit à distinguer les grades. Le maréchal de France porta deux épaulettes d'or à grosses torsades et franges à graines d'épinard, avec trois étoiles d'argent et deux liàtons en croix brodés sur le corps. Les épaulettes du général de division furent semblables, moins les deux bâtons ; celles du général de brigade n'avaient que deux étoiles; celles du colonel n'avaient pas d'étoiles; celles du lieutenant-colonel avaient 11' corps d'argent quand les boulons étaient dorés, et d'or quand ils étaient argentés. Le chef de bataillon ou le ch(!f d'escadron portait l'rpaulette de colonel à gauche et la contreépaulelle à droite ; lemajor portait l'épaulette à droite et la contre-épaulette à gauche. Le capitaine avait deux épaulettes à franges et torsades simples ; le lieutenant portait la même épauleite à gauche et la contre-épaulette à droite ; le sous-lieulenant portail l'épaulette à droite et la contre-épaulette à gauche; l'adjudant sous-officier portaiU'épauletle à droite et la contre-épaulette à gauche.
— L'épaulette a été remplacée par la torsade.
— Epaulettes d'officier : porter l'épaulette, les épaulettes.
ÉPAULIÈRE s. f. Pièce de veloppait l'épaule.
' ÉPAVE adj. (lat. expavidus, effrayé). Jurispr. Se dit des choses égarées et dont on ne counait point le maître, le propriétaire, mais principalement des chevaux, vaches et autres bestiaux : biens épaves. S'emploie plus souvent substanliv. — s. f. Chose égarée, abandonnée : les épaves appartiennent à l'Etat. — Epaves maritimes, objets naufragés que la mer rejette sur ses bords. — Droit d'épave, droit de s'approprier les choses épaves : les seigneurs avaient droit d'épave sur leurs terres. — Fig. Ce qui reste de quelque chose : il eut bien de