BN SONT, ILS SONT AUX ÉPÉES ET AUX COUTEADX
ils sont en grande inimitié, ou en grand procès, en grande querelle. — Par mépris. Traî- NEL'R d'kpke, breilenr, batteur de pavé, qui porte une longue épée sans aller à la guerre.
— Se faire bi.anc de son éI'Ée, se [)rév;iloir de son courage, do son crédit, etc., pour garantir le succès d une affaire. — L'épée use le FOURREAU, se dit des personnes en qui une grande activité d'âme ou d'esprit nuit à la santé. — C'est son épée de chevet, c'est 1^ personne dont il se sert dans loutes sortes d'affaires, soit pour le conseil, soilpour l'exécution. Se dit également des choses : l'Iliade d'Homère était l'épée dechevet d'Alexandre. — Mettre, faire passerqukloue chose du côté de l'épée, mettre quelque profil, ([uelque fonds à couvert, en réserve. Se dit [liu^ ordinairement en mauvaise part: il aliandnnna ses biens à ses rr'iinciers, mais il mit quelque chose du coté de l'épée. — Mourir d une delle épée, succomber sous un ennemi auquel il est glorieux d'avoir résisté. Fig. Itecevoir du dommage par une cause honorable, tlatleuse, agréable.
— Se laisser dire quelque chose d'injurieux l'épi':e au côté, soutfrir des pro[ios injurieux sans rien répondre, sans répli([uer. — Style biblique. Epée flamboyante, é[iée dont la lame est très brillante et semble jeter des flammes : l'ange, préposé à la garde du paradis terrestre, était armé d'une épée fhimboyanle. — Absol. Etat des gens de guerre, étal militaire, surtout par opposition à l'état des gens de robe ou (l'I'^irlise : il a quitté la robepour l'épée, pour preniire l'épée. — Absol. et fig. Courage, valeur ; force des armes : Une doit son élévation qu'à son épée; le droit de l'épée. — %-»■ Techn. Grande alêne droite à l'usage des bourreliers.
— Icht. Nom vulgaire de I'Espadon el de la
SciE.
ÉPÉE (Charles-Michel, abbé de l'), philanthio|)e, fonilateur de l'institution des sourdsmuets, né à Versailles en 1712, mort en 1789. Il était fils d'un architecte, et voulut se vouer au sacerdoce ; mais ses idées jansénistes le firent éloigner de la prêtrise. 11 se fil alors inscrire au barreau. Nommé, peu après, chanoine à Troyes, il eut quelques succès dans la prédication, mais ne larda pas à être excommunié par l'archevêque de Paris. L'abbé de l'Epée abandonna alors définitivement l'état ecclébiaslique el se voua à l'éducalion de deux jeunes filles sourdes-muettes d'après un système de gestes et de si;; nos naturels. En 1755, il fonda une école dont l'enseignement était basé sur ce nouveau principe d'instruction, école qu'il soutint de ses deniers jusqu'à sa mort; il retusa toute espèce de donations et tout salaire, et n'admit même dans son école que des enfants pauvres. Aous avims de lui : Inslituti07i des sourds-muets par la voie des signes méthodiques (Paris 1(74). et un Dictionnaire général des signes cmplogésdans la langue des sourds-muets, qui fut terminé par son élève, l'abbé Sicard.
ÉPEIGHE s. f. [é-pè-che](anc.all. speh, pic). OrniUi. Nom vulgaire de |)liisieurs oiseaiix du genre pic. La grande épeiche on grand pic varié {picus mijor) est de la taille d'une grive; elle est variée de noir el de blanc en dessus, blanche en dessous, rouge autour de l'anus.
La moyenne épevhe [picus médius), plus petite, a du rouge sur la calotte. La petite épeiehc (iiicus minor) est de la grosseur d'une alouette.
ÉPEIRE s. f. [é-pè-re] (gr.
cpi,sur;t,'ird,jenoue).Araehn.
Genre d'araignées tendeuses, comprenant un grand nombre d'espèces, caractéri-ées par huit yeux rapprochés par paires et presque contigus. h'épcire commune [epeira vulgaris, Ueut2j est longue d'environ 3 cent, et demi, son corps est gris, avec un
Epeire commune (Epeira vulgaris).
EPER
abdomen noirâtre. Elle est presque domestique et vient faire sa toile en travers de nos croisées.
• ÉPELERv. a. fé-pe-lé] (lat. appellarc). J'épelle, fépchis, j épcllurai. Nommer les lettres qui composent un mot, et en foinier des syllabes en les assemblant l'une avec l'autre : il commence à épeler les mots, ou absol., à épeler. - »v Par exag. Lire lentement et avec difficulté.
A quoi sert à'rpeler
iiès langues d'autrefois qu'on n'entend plus parler î
J. ACTRAH.
— Fig. Acquérir les premières notions de : la sfievce âpelle à peine le livre de la nature.
'ÉPELLATION s. f. [é-pè-la-si-on]. Action d'épeler. ait d'épeler : essayez l'épellalion de ce mot: il entend bien l'épellalion.
' ÉPENTHÈSE s. f. (pr. epenthesis). Gramm. Addition, insertion d'une lettre, ou même d'une svllabe, au milieu d'un mot. Exemples: TTTdAiç, "pour TTo/.iç (ville); indugredi, pour ingredi (entrer).
• ÉPENTHÉTIQUE adj. Qui est ajouté par épentlif-e : Idtic épcnlhélique.
* ÉPERDU, UE adj. Qui est fort a?:ité, qui a l'esprit comme troublé par la crainte ou par quelque autre passion : elle sut qu'on attaquait son mn7-i, elle courut aussitôt tout éperdue pour le secourir.
' ÉPERDUMENT adv. Violemment, d'une manière éperdue. Ne se dit guère qu'en parlant de désirs violents, et particulièrenaent de l'amour : ces deuxpersonnes s'aiment éperdument.
ÉPÉRIÈS, (hong. fc'perjesi [ép'-èr-yèchj, ville du .N. de la Honj.'rie. capitale du comté de Sàros sur la Tanza, à i'Tô kil. N.-E. de Pesth; 12,500 bah. C'est une des villes les plus anciennes et les plu^ belles de la haute Hongrie. Siège d'un évècbé grec catholique. Manufactures de faïence et de draps de laine. En KiST, le général Caralfa y établit le fameux tribunal de sang, qui tortura et mit à mort un grand nombre de patriotes et surtout de protestants.
* ÉPERLAN s. m. (àW. spierling). Icht. Genre de poissons de la famille des saumons, comprenant plusieurs espèces à brillantes couloirs nacrées. L'espèce commune {osmcrus eperlanus) qui se trouve dans la mer, à l'embouchure de nos rivières, brille des plus
Eperlan commun (Osmerus eperlanua).
belles teintes d'argent et de vert clair. 11 mesure environ 30 centim. de long et constitue un excellent manger. L'éperlan est le bec-figue des eaux, a dit Brillai-Savarin. — Eperlan de Sei.ne, nom vulgaire d'une espèce d'able.
t?EBNkY,Sparnarum, ch.-l. d'arr., à 32 kil. O.-.N.-O. de Châlons-sur-.Marne Marne), sur la rive gauche delà Marne, par 49" 2' .52" lat. N. et 1° 36' 47" long. E. ; 19,377 liab. Tribunal de 1" instance et de commerce. Promenade du Jars. Les faubourgs coiiliennent de jolis hôtels. Epernay est le principal entrepôt du commerce des vins de Champagne; elle renferme d'immenses caveaux creusés dans la roche calcaire. Poteries, vanneries. En I.'i44, François l"' brûla E[iernay, pour l'empèchor de tomber au pouvoir de diailes-Qninl; plus tard, il la fit reconstruire. Epernay fut ensuite assignée en douaire à Marie Sluarl et, en 1;;69, vendue pour jiayer la rançon de cette princesse. Henri IV prit cette ville en lo9-2.
EPER
ÉPERNON, Spamo, petite ville du canton de Maiutencm (Eure-et-Loir), à 28 kil. de Chartres: 2.4S9 hab. Elle était jadis défendue par un château bâti, pense-t-on, sous Hugues Capet. et détruit par les Anglais. Elle l'oimait une baronnie, lorsque Henri 111 l'acquit du roi de Navarre et l'érigea en duché-pairie pour l'un de ses mignons, Nogarel de La Valette, connu depuis sous le nom de duc d'Epernon (IbSl).
ÉPERNON (Jean-Louis de Nogabet de La Valkïte, duc d'). né en )5.t4 aux environs de Toulocse, mort le 13 janvier 164'i au château de Loches (Indre-et-Loire). Il commença par être mignon du roi Henri 111, dont il sut capter la faveur par ses vices et son caractère débauché. Comblé d'honneurs et de biens, il lut sur le point d'épouser Christine, sœur de la reine; ce mariaf;e n'eut pas lieu à cause du jeune âge de la princesse, ce qui n'empêcha pas le duc de toucher 300,000 écus de dot. Accusé de trahir son maître, en entretenant des relations avec le roi de Navarre, il se retira dans le château d'Aiigoulême (l.ïSS), où les bourgeois l'assiégèrent sur l'ordre du roi. Il se défendit énergiqiienient, put sortir grâce â son audace et lit mettre à mort tous ses prisonniers. A la mort d'Henri III, il refusa de reconnaître Henri IV, sous prétexte que ce prince était huguenot. Le Béarnais le nomma cependant gouverneur de Provence : à peine en son gouvernement, il signa avec Philippe II, roi d'Espagne, un traité qui le reconnaissait indépendant et par lequel il s'engageailà coniballre Henri et les hérétiques de France. Les Provençaux s'étant révoltés contre lui, il se soumit au roi de France, moyennant 50,000 écus et le gouvernement du Limousin. Rappelé à la cour, il accepta diverses charges, mais ne fit jamais une soumission sincère. 11 se trouvait dans le carrosse royal, le jour où Henri fut frappé par Ravaillac. Il se rendit aussitôt au Louvre et, après avoir menacé de mettre tout a feu et à sang, si le parlement résistait à ses ordres, il constitua un conseil avec iMai'ie de Médicis comme régente. Son inaptitude, ses cruautés et ses violences le lirent éloigner de la cour et reléguer dans le gouvernement de Guyenne. Sous le ministère de Richelieu, il eut une quertlle avec le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, et s'emporta jusqu'à bâtonner ce vieillard vénérable. Sourdis porta plainte à Rome et d'Epernon fut privé de ses dignités, excommunié et forcé de faire, à genoux des excuses au prélat devant la porte de l'église de Contras. 11 tomba enstiite dans une disgrâce comiilète et mourut de chagrin.
" ÉPERON s. m. (ail. sporn; ital. sperone). Petite blanche de ter ou d'autre métal, qui s'adapte aux talons, et à l'extrémité de laquelle joue une espèce d'étoile appelée Molette, dont les pointes servent a piquer le cheval afin qu'il aille plus vite : autre/ois quand on faisait des chevaliers, on leur chaussait des éperons ; les éperons dorés étaient une marque de chevalerie. — Gagnek ses éperons, faire ses premières armes avec distinction. Se dit, au propre, des anciens chevaliers ; et, au figuré, d'un homme qui a bien mérité, qui justifie d'une manière brillante les avantages, les récompenses qu'il obtient. — Fig. et fain. Chausser de près les épkrons a quelqu'un, poursuivre de près quelqu'un qui s'enfuit. Cette expression a vieilli. — Don.ner uk COUP d'éperon jusqu'à un certain kndroit. y courir, y aller en diligence. Plus ordinairement dans ce sens. Donner un coup dk piiu, etc. — Ce cheval n'a m bouche ni épkiion, il a la bouche forte, et il n'est pas sensible à l'éperon. — N'avoir ni douche ni icpkiion, êti-e slupide et insensible, ne s'émouvoir de rien. — Cet homme a hesoin d'éperon, il lui faut DONNER it< COUP DÉPEUON, il faut le presser,
EPHE
l'exciter. — Il a plus besoin de bride que d'éperon, se dit d'un homme ardent, impétueux, qui a plus besoin d'être retenu que d'être excité. - Par anai. Ergot que ceitains animaux, tels que les coqs, ont derrière la jambe vers le bas, et que les chiens ont derrière les jambes de devant. — Mar Partie de la proue d'un bâtiment qui se termine en pointe et qui a plus ou moins de saillie en avant : l'éperon des galères antiques était armé de fer. (Voy. Rostre). — Fortif. Sorte d'ouvrage en angle saillant, qu'on élève, ou au milieu des courtines, ou au devant des portes, pour les défendre.— Tout ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l'eau, devant les piles des ponts, ou sur les bords des rivières. — Ouvrage de maçonnerie terminé en pointe, tait en dehors d'un bâtiment ou d'une muraille, pourles soutenir. — Bot. Pointe, prolongement en cornet, que l'on remarque àla base du calice, de la corolle ou des pétales de certaines Ueurs:/a fleur de la linaire, du pied d'alouette est terminée en éperon. — Jard. Branche courte, droite, regardant l'horizon et placée en forme d'éperon : les umbrettes sont sujettes à porter des éperons. — Fig. et l'am. Bides qui se forment au coin de l'œil des personnes qui vieillissent. — M Ordre DE l'Eperond'or, institué à Rome en IboO, par le pape Pie IV; il était accordé en récompense du mérite civil, — Journée des Eperons. I. Nom que l'on donne à la bataille de Coiivtrai (voy. ce mot), à cause du grand nombre d'éperons qui restèrent entre les mains des Flamands. — II. Nom de la bataille de Guinegate, parce que les chevaliers français firent usage de leurs éperons bien plus que de leurs épées.
* ÉPERONNÉ, ÉE adj. Qui a des éperons au talon : il est botté et éperonné, tout prêt à monter à cheval. — Se dit aussi des coqs et des chiens : on prétend que les chiens éperonnés ne sont pas sujets à la rage. — Bot. Se dit d'une corolle, d'un calice, d'un pétale qui se terni ine en éperon : le calice de la capucine, les pétales de la violette sont éperonnés. — Avoir les yeu^^ éperonnés ou être éperonné, avoir des rides au coin de l'œil.
' ÉPERONNER v. a. Donner un coup d'éperon: tl epcronna son cheval et lui fit prendre le galop. - Fig. Aiguillonner, stimuler: c'est une intelligence un peu lente qu'on a besoin d'éperonner de temps en temps. — Epebonner UN COQ, armer ses ergots de pointes d'acier pour le combat.
* ÉPERONNIER s. m. Artisan qui fait ou qui vend des éperons, des murs, des étriers, etc. : éperonnier du roi. — Ornilh. Genre de gallinacés de la famille des paons, comprenant plusieurs espèces de jolis oiseaux que l'on cherche à acclimater en France et qui se distinguent des faisans proprement dits par les éperons dont leurs tarses sont armés.
* ÉPERVIER s. m. (ail. sperber). Ornith. Genre d'autuurs à tarses élevés et écussonnés. L'épervier commun (falco nisusj est employé en fauconnerie. C'est un oiseau de basse coler'ie; il chasse le lapin, le lièvre et surtout les oiseaux dont le vol est peu élevé. — Prov. et fig. C'est un mariage d'épervier, la feuhlle vaut MiKUX QUE LE UALE, SB dit d'uu mariage où la femme est plus habile, plus agissante que le mari. — On ne saurait faire d'une buse un ÉPERVIER, on ne saurait faire d'un sot un habile homme. — Pêche. Sorte de filet de forme conique, garni de plomb et qu'on lance a la main pour englober le poisson.
* ÉPERVIÉRE s. f. Bot. Genre de plantes à fieiiis cuinpo>ees, dont il existe un très grand nombre d'espèces.
* ÉPERVIN s. m. Voy. Eparvin.
* ÉPHEBE's. f. (gr. ephêbos; de epi, sur, et
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