‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 392 sur 568 · EPI · texte numérisé non relu

EPI

éhê, puberté). Anliq. gr. Jeune homme arrivé à l'âge de puberté; chez les Athéniens, les enfants entraient à l'd'je de dix-huit ans dans la classe des éphébes.

•ÉPHÉLIDEs. f. (gr. ephélis ; de epi, sur; hêlios, soleil). Méd. Se dit des taches de rousseur, et de quelques autres, qui viennent sur la peau. Les Grecs, et surtout Hippocrate, désignaient par ce mot les taches produites sur la peau par les coups de soleil. Aujourd'hui on nomme éphélides les taches d'un jaune foncé qui marquent le visage et les mains des personnes qui vont au soleil. On distingue : le lentigo, formé par des taches de la grandeur d'une lentille, et les taches hépatiques, qui sont irrégulières, prurigineuses et plus étendues. On donne aussi le nom d'éphélides au masque des femmes enceintes.

* ÉPHÉMÈRE adj. (gr. ephemeros, de epi, dans; êinfra, jour). Qui ne dure, qui ne vit (\\x\m \oav : fièvre éphémère. — Par ext. Se dit de tout ce qui n'a qu'une très courte durée : bonlieur éphémère. — s. m. ou w s. f. Entom. Genre de névroplères subulicornes, comprenant un petit nombre d'espèces qui ne vivent qu'un jour ou deu.\ à l'élat parfait. Le corps des t'phémères est mou, long, effilé et terminé postérieurement par deux ou trois soies longues et articulées.

Ces névroptères paraissent ordinairement le soir des beaux jours d'été ou d'automne, le long des rivières, des lacs, etc. ; ils s'attrou- Kphémère. pent dans les airs, s'y

balancent à la manière des tipules, et se posent sur des plantes pour s'accoupler. Les femelles répandent dans l'eau tous leurs œufs à la fois, assemblés en un paquet. C'est en ce moment que les poissons, bondissant hors de leur élément, happent ces insectes dont ils sont extrêmement friands. Les éphémères vivent deu.x ou trois ans à l'état de larves. Essentiellement aquatiques, ils se cachent alors dans la vase, sous les pierres ou dans des trous. On pense qu'ils se nourrissent de terre glaise.

- ÉPHÉMÉRIDES s. f. pi. (gr. ephémens, idos, journal). Tables astronomiques par lesquelles on détermine, pour chaque jour, le heu de chaque planète dans le zodiaque ; éphémérides d'Argolus. — Livre ou simple notice qui indique les événements arrivés, le même jour de Tannée, à différentes époques : mettre des éphémérides en tête d'un journal.

ÉPHÉSE, Ephesus, une des douze anciennes villes ioniennes de l'Asie Mineure, sur le Caystre, près de l'embouchure de ce fleuve dans lamerEgée,à58kil. S.-S.-E. de Smyrne. Strabon prétend qu'elle fut fondée par les Cariens et les Leleges. Après avoir été assiégée par Crésus, elle passa successivement au pouvoir de la Perse, de la Macédoine et de Rome. Les Romains en firent la capitale de la province proconsulaire de l'Asie occidentale et le centre d'un important co.mmerce. Son riche territoire, sa situation centrale et l'énergie de sa population grecque lui donnèrent un haut degré de prospérité ; mais son principal titre de gloire était son magnifique temple de Diane, qui fut agrandi et sept fois restauré. La nuit de la naissance d'Alexandre le Grand (356 av. J.-C), ce splendide édifice fut incendié par un certain Erostrate, qui avoua que son seul but était, en commettant ce crime, d'immortaliser son nom. Ce- temple était en reconstruction, lorsque Alexandre offrit de payer tous les déboursés, à condition qu'il lui serait permis d'y faire inscrire son nom. Les Epliôsiens refusèrent et le temple fut bâti aux frais du peuple; cette rééditication dura HiO

ans. Le nouveau temple, construit sur les plans de Cliiromoerale, mesurait 140 mrires de long sur 7'> de laige; c'était le plus gr^uid de toute la Grèce; quatre fois plus vaste que \i' Parthénon d'Athènes, il était classé parmi les sept merveilles du monde. Il était encore le monument le plus rcmanjuable de la ville, quand saint Paul vint prêcher à Ephèse et y fonder une église. Ce fut également dans cette ville que les évêques d'Asie furent convoqués, en 196, pour fixer le jour de la célébration do

Eptièse.

■ Restes de l'uncicii amphittléâtre.

Pâques; le 3" concile œcuménique y fut aussi tenu, en 431, et, en 449. on y réunit le concile appelé le brigandage d'Ephèse (Voy. Cyiullk et EuTYCiiÈs). Vers 260 ap. J.-C, E[)hè;e fui saccagée par les Goths, qui brûlèrent le temple. Quant à la destruction de ce dernier, on la place dans le siècle suivant. En tout cas, l'ancienne cité avait complètement disparu avant le commencement de l'ère moderne, et l'emplacement du temple n'est même pas connu. Quelques restes de la ville ont été découverts, en 1871, par un Anglais, M T. Wond. qui a passé plusieurs années à fouiller I' s ruines et qui a envoyé quelques fragincnls d'inscriptions au Brilish Muséum. Aujourd'hui l'emplacement d'Ephèse est occupé par plusieurs villages turcs dont le plus important est Ayasalook, à 72 kil. S. de Smyrne, relié à Aidin par une voie ferrée. Un métropolitain grec, sull'ragant de Conslantinople, y réside. — Voy. les Découvertes à Ephèse de 1'. Woud (Londres, 1877).

ÉPHÉSIAQUE adj. Qui a rapport à Ephèse ou a ses habilaiii = .

ÉPHÉSIEN, lENNE s. et adj. D'Ephèse, qui appartient à cette ville ou à ses habitants. — Lettres épuésiennes , caractères magiques, tracés sur le piédestal, sur la ceinture et sur la couronne de la statue de Diane, a Ephèse, et qui passaient pour faire obtenir à celui qui les déchiflrait tout ce qu'il désirait. — Epitre aux Ephésisens, livre canonique du Nouveau Testament, qu'on croit avoir été écrit par l'apôtre saint Pau! pendant sa captivité. Comme les mots « en Eplièoe » ont été omis dans les manuscrits sinaïtiques et du Vatican, plusieurs écrivains exégétiques soutiennent que c'était une lettre circulaire. Elle est généralement acceptée comme venant de saint Paul, quoique Baur et Schwegler aient combattu cette origine; Meyer, Schenkel et autres prétendent qu'elle fut écrite à Césarée, l'an 60 ap. J.-C Eyheslia. [S. S.)

ÉPHIALTE s. m. (gr. ephiallô, je lance sur). Méd. Mot scientifique employé comme synonyme de Cai'cukm.4R.

ÉPHIPPDS s. m. (gr. ephippion, selle). Icht. Sous-genre acanthoptérygiens squammipen-

nes, genre chœtodon. On dit aussi : Cavauer et Cbœtodon a housse.

• ÉPHOD s. m. fé-fodd] (hébr. aphad, habiller). Espèce de ceinture à l'usage des prêtres hébreux : l'éphod se passait derrière le cou comme une étale, et faisait plusieurs tours en se croisant autour du corps.

ÉPHORAT s. m. Dignité, fonction d'éphore.

' ÉPHOREs. m. [é-fo-re] (lt. ephoros, do epi, sur, et oraô, je vois).

Nom donné à des magisti'ats populaires de Sparte, dont la mis-

..w-ii»-, I- - sion était de contre-

'''.-"- balancer l'autorité

des rois et du sénat.

Les éphores étaient au nombre de cinq; le peuple les choisissait pour un an ; ils se réunissaient tous les jours. Dans les cas civils, ils avaient l'autorité judiciaire et, déplus, le pouvoir de scruter la conduite de tous les magistrats, et même des rois. A la longue, les éphores finirent par s'opposer à l'extension des privilèges populaires. Supprimé par Cléomène III

(vers 225 av. J.-C), l'éphorat fut rétabli par

les Romains.

ÉPHRAÏM, second fils de Joseph et tondateur do la tribu qui porte son nom. Cette tribu occupait une des plus belles parties de la Palestine, au centre même de ce pays; elle avait au sud les tribus de Dan et de Benjamin et au nord la demi-tnbude Manassès. Ephraïm était immédiatement, après Juda, la plus guerrière des 12 tribus; elle donna à Israël plusieurs généraux et plusieurs rois célèbres.

EPHREM SYRUS (Saint) [é-fremj, l'un des plus célèbres professeurs de l'ancienne Eglise de Syrie, et écrivain théologien prolifique, mort probablement en 378. Il refusa l'épiscipat. passa la plus grande partie de sa vie à écrire et a prêcher, et transplanta dans l'Eglise syrienne l'étude du grec. Il fit preuve de beaucoup d'activité pendant la famine d'Edesse. Ses commentaires s'étendent sur toute la Bible ; les hymnes et les prières qu'on lui attribue sont encore en usage dans les églises orientales. Ses œuvres ont été publiées par Gerhard Vossins et Asseniain et traduites en français (Paris, 1840). Fêle le 9 juillet.

' ÉPI s. m. (lat. spica). Partie du blé, du froment et de plusieurs autres plantes graminées, qui est placée au sommet de la tige, et formée par la réunion des graines. Surtout en Bot. Réunion des fleurs qui doivent donner les graines : les barbes des épis d'orge sont plus longues que celles des épis de seigle.

L'été, chargé de blonds épis.

Étale ses riches habits.

Bbrris. L'Été.

— Prov. Jamais avril ne se passa sans épi. — Bot. Fleurs en iîpi, fleurs quelconques attachées, rangées le long d'un axe commun, à l'extrémité de la tige : le bouillon-blanc a ses fleurs en épi, disposées en épi. — Epi d'eau, nom vulgaire du Potamot nageant, plante qui croit dans les élangs et les marais, et dont les fleurs sont en épi. — Joaillerie. Epi de diama.nts, assemblage de diamants qui a la forme d'un épi de blé. — Epi de cheveux, mèche de cheveux qui s'écartent de la direction des autres. — Chir. Sorte de bandage dont les tours représentent en quelque manière un épi d'orge. Ou le nomme aussi Spica.

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