‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 393 sur 568 · EPIC · texte numérisé non relu

EPIC

ÉPîC

— Archit. Se dit de différentes choses qui ont plus ou moins de ressemblance avec un épi : lel est l'assemblage des chevrons autour du poinçon d'un comble pyramidal: telle est encore une certaine disposition des briques d'un pavé, posées de champ et diaconalement, etc. — i* Hist. nal. Rebroussenienl naturel du poil sur quelque partie du corps des animaui. — Bot. Epi celtique, nom vulgaire de la Valériane celtique. — Epi de lait ou de LA Vierge, nom vulgaire de l'ORNiTHONGALE PYRAMIDAL. — Epi DE NARD. noui vulgaire du Nard indien. — Epi fleuri, nom vulgaire du Stachvs d'Allemagne. — Epi du vent, nom vuleaire de I'Agrostide jouet du vent. — Hydraul. Construction en maçonnerie, en charpente ou en fascines, remplie de pierres, qui forme l'extrémité d'une digue. — Aslron. Epi de la Vierge, étoile de première grandeur qui se trouve dans la constellation la Vierge. ÉPIAGEs. m. Agric. Formation et développement de l'épi dans les céréales. — Epoque à laquelle a lieu cette formation.

* ÉPIALE adj. (gr. épialos). Méd. Nom donné par les anciens à une fièvre continue dans laquelle on sent, avec une chaleur répandue par tout le corps, des frissons vagues et irrégulier?.

ÉPIATION s. f. Synon. de Epiage, mais employé plus rarement que ce dernier terme.

ÉPIBATE s. m. (gr. cpihatés ; de epi, sur. et bainô. je marche). Ant. gr. Nom que l'on donnait, à Athènes, aux soldats qui combattaient à bord des galères : chaque galère portait dix épibates.

ÉPICARPEs. m. (gr. epi, sur: karpos, fruit). Bot. Couche épidermique extérieure d'un fruit.

ÉPICADLE adj. (gr. epi, sur ; kaulos, tige). Bot. Qui croit sur la tige des plantes : champignons épicaules.

ÉPICAUME p. m. Méd. Ulcère qui se produit sur la cornée transparente de l'œil.

* ÉPIGE s. f. (lat. species, espèce). Toute drogue aromatique, chaude et piquante, dont Qn se sert pour assaisonner des viandes, comme sont le clou de girolle, la muscade, [■p poivre, le gingembre, etc. S'emploie surtout au plur. : c'est de l'Inde que nous viennent presque toutes les épices. — Pain d'épice, sorte de pain qui se fait avec de la farine de seigle, de l'écume de suci'e, du miel, des épices, etc.

Dans les petits sacs sont les fines, sont

les bonnes épices, se dit des personnes petites, mais spirituelles. — C'est chère épice, se dit d'une marchandise qui est plus chère qu'elle ne devrait être. — Au plur. Se disait anciennement des dragées et des confitures : à la fin du repas on apporta le vin et les épices. — Fig. autref. Ce qui était dû aux juges pour le jugement d'un procès par écrit : dans l'origine, les épices étaient volontaires, et se payaient en nature. — »* Les quatre épices, mélange de poivre, de girolle, de muscade et de cannelle, que l'on trouve dans le com.Tierce tout réduit en poudre.

ÉPICÉA s. m. (corrupt. du mot lat. picea, sapinj. Bot. Genre de conifin-es, voisin des sapins, dont ils se distinguent par des feuilles linéaires et par des cônes pendants, à écailles persistantes. L'épicéa coriimun, appelé aussi sapin de Norvège ou sapin pesse [abies excelsa, dp Caud.) est un grand et bel arbre qui peuple les forêts des pays montagneux de tEuropc centrale et septentrionale. U orne nos jardips pi^ysagers, ainsi que i'épicéa noir [abies niyra). (Voy. Sapinette.j

* ÉPICÈNE adj. (gr. epikpinos). Gramm. Se dit dea noms qui désignent iiidilléreiiiiiient l'un ou r.iulre .texe, le mâle ou la femelle : Ut tKOti: enfant, cailje, éléphant sont ipieènes.

* ÉFiOËA V. a. AssaiBonner avec des épices :

ce cuisinier épice beaucoup trop. — Ce juge ÉPICE RUDEMENT, Se dit d'un jugc qui taxait trop haut les épices d'un procès. — w Relever par des saillies piquantes : il faut épieer son style.

* ÉPICERIE s. f. Coll. Toutes sortes d'épicos, connue la cHiinelle, la muscade, le poivre, etc. le sucre, le miel, le café, et toutes les substances médicinales qui viennent des pays éloignés : les Hollandais font un grand commerce d'épicerie. — Commerce d'épicerie : (7 est dans l'épicerie.

ÉPICHARME DE Cos, poète comique grec, né dans l'iie de Cos, vers oiO av. J.-C, mort en 4o0 ou en i43. Il vint, vers 483, à Syracuse, où il passa le reste de sa vie. Il opéra dans la comédie une réforme aussi grande que celle-^ qu'Esch\le avait fuite dans la tiagédic; il écrivit de nomb.eiises p.èces, dont il ne nous reste que les litres. Il passe pour avoir introduit le parasite sur la scène et pour avoir ajouté le © et le X dans l'alphabet grec.

' ÉPICHÉRÉME s. m. [-ké-rè-me] (gr. epicheirénia, argument). Log. Syllogisme dans lequel chacune des prémisses est accompagnée de sa jireuve.

'ÉPICIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui vend des épiceries. (Jn dit aussi, Epicier droguiste,

MARCHAND ÉPICIER. — FaUl. Ce LIVRE IRA CHEZ

l'Épicier, est uon pour l'épicier, c'est un mauvais ouvrage, dont les feuilles se vendront à la livre, pour faire les sacs, les cornets qui servent aux épiciers. — Adjectiv. Garçon épicier. — tv s. m. Argot. Nom que les collégiens, qui suivent les cours de lettres ou de sciences, donnent, par mépris, à leurs camarades qui se destinent au commerce. — Adjectiv. Ladre; commun.

EPICLINE adj. (gr. epi, sur: klinê, lit). Bot. Qui est placé sur le disque ou réceptacle d'une Heur.

* ÉPICRÀNE s. m. (gr. epi, sur; knmion, crâuej. Anal. Ensemble des parties qui eiiviruniient le crâne. — *» Adjectiv. Se disa.l autrefois du muscle occipllu-fruntal et des maladies qui pouvaient raUécter.

ÉPICRANIEN, ENNE adj. Voy. Épicrane.

EPICTETE, philosophe sto'icien romain, né à Uieiai-iulis (Phiy^^ie), pendant le i'^' siècle ap. J.-C, mort dans la première moitié du ne siècle. Dans sa jeunesse, il fut esclave d'E|iaphrodile, l'un des gardes de Néron. Allranchi, il fut enveloppé dans la prosrriplion par laquelle Dumitien bannit de Home tous les philosophes, et il se retira à Nicopolis, en Epire, où il ouvrit une école de philosophie, il estimait que cette science n'est que l'amour et la pratique de la vertu. Ses enseignements sont résumés dans cette formule : Supporte et abstiens-loi. Ne reconnaissant que la vulonté et la raison, sa plus haute conception de la vie était de rester sans passion dans n'impoiLe quelles circonstances. Nous n'avons rien d'Epiclele, et ses doctrines ne nous sont parvenues que grâce aux ouvrages d'Arrien, son disciple : Epictelx philosophix monumcnta et De vitd et morte EpiclcU, dont il existe plusieurs traductions françaises : D^yalr (IbOO), Dacier (l.t j), PiHot (1614), etc.

ÉPICURE, philosophe grec, né à Samos, en 34i av. J.-C., moi t vers ^lU. A l'âge de 30 ans, il fonda à Athènes une école, où sa réputation attira bientôt de nombreux élèves, et il no tarda pas à constituer avec eux une cummunaulé, que l'on a toujours considérée eoniine un niudcie. Il joui saiidu respécteldol'amuur de ses adeptes a un degré |.el que ses nipindres paroles avaient a leurs yp'qx la \aeac d'un oracle. L'epicuri.iiiie est devenu a peu près .-synonyme de sell^ua.i^me ou de vcjluplé raflinèe, (;t pourtant les (joelrines d'Epicure sont loin de mériter une telle réputation. Il

EPID

est vrai qu'il enseignait que V£\i$ai.ti.ovî«. est le but de la vie humaine, mais par ce mot il voulait désigner qu'un état de béatitude mentale suprême ne peut être atteint que par la lenipéiance, la chasteté et un grand développement intellectuel. Cette béatitude, consistant dans un repos parfait de l'esprit, dans un équilibre des facultés mentales et des passions, n'est peut-être pas très différente de l'état d'esprit que les sto'i'ciens considéraient comme l'apogée de la perfection humaine, bien qu'ils fussent les adversaires les plus implacables de répicurism.e. Du reste, Kpicure a laissé une réputalion sans tache au point de vue de la moralité. Diogène Laërce évalue à plus de .'ÎOO le nombre de ses ouvrages; il ne nous reste que quelques fragments des livres II et XI d'un Traité sur la l^iilurc 'Leipzig 1818), et deux Lettres (Leipzig, ISI3). Gassendi a exposé la doctrine épicurienne dans deux ouvrages : De vitd. moribus et doctritid Epicuri; et Syntagma philosophix (1 6i7). Voy. Vied'Epicure, par Durondel (Paris, i()79}, et la Morale d'Epicure, par Batteux (Paris, 1758, in-80).

EPICURI DE GREGE PORCUM [é-pi-ku-ri-dégré-jé-por-kominj. Loc. lat. qui signifie : pourceau (faisant partie) dHh'0!/p6'((!(rf'Ep!C!/rc). C'est ainsi qu'Horace (livre 1=') s'appelle luimême. Aujourd'hui on désigne ainsi ceux qui se livrent aux jouissances matérielles des sens.

* ÉPICURIEN s. m. Sectateur d'Epicure. — Par ext. Homme voluptueux, qui ne songe qu'à son plaisir : c'est un franc épicurien. Au fém. Epicurienne. — Adjectiv. Se prend dans un sens analogue -. système épicurien.

' ÉPICURISME s. m. Doctrine, morale, manière de vivre d'Epicure et des épicuriens. — IV Par ext. Manière de vivre, d'agir de ceur qui. dans la vie, ne recherchent que le plaisir

ÉPICURISTE. Syn. de Epicurien.

' ÉPICYCLE s.m.(gr. cpi.sur; /aiA/os, cercle). Astroii. Petit cercle imaginé par les anciens astronomes, et dont le centre est dans un point de la circonférence d'un plus grancj cercle : épicycle de Mars.

' ÉPICYCLOÏDE s. f. (fr. épicycle; gr. eidos, apparence). Gi-om. Courbe engendrée par la révolution d'un point de la circonférence d'un cercle qui roule sur la partie concave ou copvexe d'un autre cercle.

ÉPIDAMNUS. Voy. Dyrrachium.

ÉPIDAURE. Epidaurus, auj. Epidavro, ancienne ville du Péloponèse (Grèce), sur Ip golfe Saronique, presque vis-à-vis de la rade d'.\thènes, dans le pays nommé Argolide, après le déclin de la puissance des Grecs, Pendant la période de grandeur nationale, Epidaure et le territoire y adjacent formèrepl un petit Etat indépendant. Elle était alors un centre commercial important et colonisa Egme, mais, lorsqu'au vr' siècle av. J.-C, son commerce passa aux u'ains des Eginètes, elle déclina rapidement. Elle était surtout célèbre pour son spleiidide temple d'Esculape, situé dans un bois sacré à 8 kil. de la ville, où les malades faisaient des pèlerinage^ et où, Ions les ipialre ans, on célébrait une giande lèle. Le théâtre d'Epidaure est un des edilices les mieux conservés de l'antiquité. Le premier congrès grec se réunit au petit village d'Epidayrp en 18'21.

* ÉPIDÉMIE s. f. (lat. epidemia; çr. epi, sur; dériui),, peu|'le, multitude). Med. Maladie ci\\.'. sous linllui nce d'une cause géiiéralp ptpa.^sigère, allaque, en inème temps' et dans ' le même lieu, un grand nombre de pcrsbiincs ' Celle maladie, qui n'aeiiiL d'abord ulleinl ïjiie peu de personnes, dégénéra er,. épidéiùie.-^li'^'. Se dit queiqii>'fois dans le langage ui'din.iin' ■ l'engouement est général, c'est c'est une véritable épidémie.

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