EPIS
grande composition en vers, où le poète raconte quelque action héroïque qu'il embellit d'épisodes, de ficlions et d'événements merveilleux : le poème épique raconte, le poème dramatique représente. — Se dit égalenicnl de ce qui est propre ou s'applique à l'cpopée, au poème épique : donner la forme (],ii[iic à un récit. Dans un sens analogue: jioéle épique. — Se dit aussi des ouvrages où le ftvle, le ton est trop relevé, trop fifiuré pour la nature du sujet : i7 prend le ton épique lorsqu'il devrait être simple.
ÊPIRE, Epirus (gr. épeiros, continent), la plus grande province de l'ancienne Gièce, après la Thessalie, dans la partie œéridioliàle de l'Albanie moderne (vilayet de Janina), entre la mer Ionienne et la Thessalie, dont elle était séparée par la chaîne du Pinde. Son cltmâtétail doux, mais son sol moins fertile que celui des autres parties de la Grèce. Elle était arrosée par l'Achéron, qui recevait les eaux du Cocyte et se jetait dans la mer Ionienne. L'Épire était divisée en districts de Chaonie, de Molosside et de Thesprolie; ses villes remarquables étaient: Dodone, où se (fenait l'oracle de Jupiter; Canope et Buthrotuin, avec leurs ports; Ambraeie, qui fut la capitale du roi Pyrrhus et de ses descendants ; Nicopblis, fondée par Auguste, en commémoration de la bataille d'Actlum. — Les Epifoiès n'étaient pas regardés comme issus de race hellénique; ils eurent cependant leur page dans l'histoire grecque. Le fils d'Achille, Néoptolème ou Pyrrhus, est cité comme ayant été roi d'Epire après la guerre de Troie. Le plus célèbre des rois de ce pays fut Pyrrhus {29.Ï-272 av. J.-C), qui ruina l'Etat en brillantes campagnes contre Rome. En 168 av. J.-C, Paul- Emile soumit les Épirules et en vendit 130,000 comme esclaves. Depuis la mort du fameux Scanderberp (1467), l'Épire est restée au pouvoir des Turcs. Au commencement de la première partie de ce siècle, les Suliotes, dans le sud, firent une vaine tentative pour recouvrer leur indépendance.
ÉPIROTEs. et adj. De lEpire; qui appartient à cette province ou à ses habitants.
* ÉPISCOPAL, ALE, AUX adj. Qui appartient à l'évêque, dont il a la jouissance : les palais épiscopaux appartiennent à l'État. — »v Eglise EPiscoPALE, corps ecclésiastique protestant des Etats-Unis, qui se rapproche de l'Église d'Angleterre.
ÉPISCOPALEMENT adv. D'une manière épiscopale, à la façon d'un évêque.
ÉPISCOPALIEN, lENNE adj. Qui se rapporte à l'église épiscopale. — s. Membre de l'église épiscopale. Avant la révolution des Etats-lJnis, lesprêlres américains de l'Église d'Angleterre étaient forcés de traverser l'Atlantique pour se faire ordonner, parce que les colonies n'avaient pas d'évêques. En I7S3, les protestants de celte Église nommèrent un évêque dans le Connecticut et l'Eglise épiscopale fui peu à peu organisée.
* ÉPISCOPAT s. m. [Is^l. episcopatus). Dignité d'évèque : il est entré dans l'épiscopat. — Coips des évêques : il fait honneur à l'épis"opal. — Temps pendant lequel un évêque a occupé son siège : pendant son épiscopat.
* ÉPISCOPAUX s. m. pi. Nom qu'on donne en Angleterre à ceux qui tii'nnenl pour l'épiscopat. Se dit par opposition à Puesbyté-