in
V. pr. Dire involontairemeiU un mol pour un autre : il s'est Cquivnquii plaisamment.
ÉQUORÉE s. f. [é-ko-ré] (lat. xquor, mer). Z(iO|ili. Genre de méduse connu sous le nom d'ortie de mer.
ÉQUORIDÉ, ÉE adj. (fr. (.V/î(or^e; gr. eidos, apparence). Zoopli. Qui re.'-semble ou se rapporte au genre équorée. —Equuleus. (V. S.)
* ÉRABLE s. m. Bot. Genre type do la faniillc (les ac.érinécs, comprenant des arbres el de.s arbrisseaux qui crois^i'nl naturoHement
lîrable blanc (Acer pseudo-platanus).
dans les régions tempérées, et dont plusieurs espèces fournissent une liqueur qui |)cut être convertie en sucre an moyen de l'évapi/ration :
* EQUIVALOIR V. n. (lat. xquimlerc). Se conjugue comme Valoir. Etre de même pri.x, de même valeur : iinc once d'or ôquivant à quinze onces d'arijent. — Kn parlant de choses autres que celles qui ont un ju'i.x intrinsèque, une valeur matérielle. Etre à peu près le même que : cette réponse équivaut à un refus.
ÉQUIVALVE adj. [é-kui-] (lat. xquus, égal ; fr. valoe). Conebyl. Qui a les deux coquilles égales.
• ÉQUIVOQUE adj. [é-ki-vo-ke] (lat. xquus, égal; vox, voix). Qui a un double sons, qui peut recevoir plusieurs interprétations, et qui convient à différentes choses ; mût équivoque. — Se dit aussi de toutes les choses sur lesquelles on peut porter des jugements opposés : réputation équivoque. — Par ext. Homme KOL'ivoouK., homme àqui l'on ne peut se fier. — Méd. Signe équivoquiî, signe qui peut convenir à plusieurs maladies. — »* Fara. Qui parait suspect, qui n'annonce rien de bon ; cet homme a une mine équivoque. — * s. f. Parole, expression équivoque : (7 faut éviter les équivoques. Autrefois il était indill'éreniment masculin ou féminin.
Du langage français bizarre hermaphrodite,
De quel genre te lairo, équivoque maudite,
Ou maudit? Car sans peine aux rimetirs hazardcux.
L'usage encur. je crois, laisse le choix des deux.
HOILEAU.
■ ÉQUIVOQUER V. n. User d'équivoque : il
lirablc champêtre (Acer campcstrc).
Vérnblc a le hois exlrémeut dur cl vcineu.v, et l'écorce fort raboteuse. — Ce genre comprend une cinquantiiine d'espèces, distribuées
équivoque eontinucllemi'nt. ■
»v Séquivoquer
Érable à sucre (Acer saccharinuni).
.dans l'Amérique du Nord, en Europe, dans l'Asie septentrionale, dans l'Himalaya et à
Java. La principale des six espèces européennes est l'érable blanc ou sycomore {ucer pseudoplatanus), grand et bel arbre, qui atteint jusqu'à 2o et même 30 m. de haut. Ses feuilles sont larges et agréablement découpées ; son bois, teinté de jaunâtre ou de cendré, veiné, élastique, d'un grain fin, d'un tissu dense, est recherché par les ébénistes et les tourneurs. L'érable champêtre [acer campestre], beaucoup moins élevé, n'atteint guère plus de 14 à "IK m. en France; il devient un peu plus grand dans le midi de l'Europe. Son bois, excellent pour le chauffage, est aussi employé en ébénisterie. L'érable plane (acer platamàdes) se distingue par des feuilles à lobes dintés, à dents longuement acuminées. La principale espèce exotique est Vérable à sticrc {(leer sacchariniim), de r.\mérique du Nord, aujourd'hui acclimaté en France. Sa sève, concentrée par l'évaporalioii, donne un sucre, employé aux mêmes usages que celui de la canne. Chaque arbre peut produire environ Il Uilog. de sucre par année.
* ÉRADICATION s. f. (lat. cradlcatio ; de radix, racine). Didacl. Action de déraciner, d'arracher quelque chose par la racine.
"ÉRAFLERv. a. Fam. Ecorcher légèrement, efllcurer la peau : il a reçu wï coup d'épéequi n'a fait que lui érafler la peau.
■ ÉRAFLURE s. f. Fam. Ecorchuro légère : // a une éraflnre éi la main.
' ÉRAILLÉ, ÉE part, passé do Brailler. —
Avoilt l'œil KliAILLÉ, LES YEUX ÉRAILLI^IS, aVoir
naturellement des filets rouges dans l'œil, ou avoir les paupières plus ou moins renversées iii dehors.
* ÉRAILLEMENT s. m. Renversement des paupières en dehors. Méd. On dit Ectuoimon. — wv Action d'érailler ; état de ce qui est rraillé.
■ ÉRAILLER v. a. (lat. eradere, racler). Se dit en parlant des toiles et des éloiïes de soie dont le tissu est relâché, effilé, ou comme écorchépar une légère déchirure : érailler du satin. — S'érailler v. pr. Etre éraillé : ces étoffes sont sujettes il s'érailler.
' ÉRAILLURE s. f. Marque qui reste à une étoile de soie ou à une toile, quand elle est éraillée.
ÉRARD (Sébastien), facteur d'instruments de niusii{ue, né à Slrasbourg en I7.ii2, mort en 1S3I. 11 construisit à Paris, en 1780, son premier piano-forte, instrument presque inconnu en France ; il s'associa son frère Jean- Baptiste et, avec lui, fonda une fabrique de pianos et de harpes, qui ne tarda pas k devenir la première de l'Europe. Pondant la Révolution, les deux frères transportèrent leur industrie à Londres, mais, en 179(1, Sébastien retourna à Paris. On lui doit l'invention des pianos à queue et à double échappement, et des harpes à fourchettes. H céda son commerce à son neveu Jean-Baptiste-Orphée-Pierre (1794-1 Soi)), qui, en 1849, publia un ouvrage sur les pianos d'Erard. — Erasisirale. (V. S.)
ÉRASME ( Saint ) , vulgairement appelé Saint Elme, prélat et martyr, mort vers 304. Fête le 2 juin.
ÉRASME (Didier ou Désiré), savant hollandais, né à Rotterdam le 28 octobre 1.107, mort à Bâle le 12 juillet 1336. Fils naturel de Gérard Prael, il reçut le nom de Gérard, qu'il changea en son synonyme latin Desiderius (Désiré); la traduction de ce mot en grec (Erasmios) lui fournit son surnom d'Erasme. 11 se prépara à la prêtrise et, en 1492, reçut les ordres sacrés. Après avoir passé quatre ans à Cambrai, il vint au collège de Montaigu à Paris, visita ensuite l'Angleterre pendant deux ans, étudia à Cambridge et à Oxford, et acquit une connaissance approfondie du greo, qu'il professa dans plusieurs villes de
lîRAT
Fi'ance et de Hollande. En loOo, il fil un second voyage en Angleterre et parlil ensuite pour l'Italie, où il passa près de trois ans et où le pape Jules )l lui accorda une dispense pour ses vœux monastiques. Peu de temps après l'avènement d'Henri VIII, Erasme revint en Angleterre et fut nommé professeur do théologie et de langue grecque à Cambridge. En 1514, il revint sur le continent, a la prière de l'archiduc Charles, plus tard, Charles-Quinl, qui le nomma conseiller" royal. Erasme employa ensuite presque tout son temps à des recherches littéraires ; il édita et traduisit presque toutes les œuvres connues des classiques grecs et romains, et vécut à Bâle et à Fribourg. Luther, trouvant qu'Erasme n'était pas disposé à adopter les opinions extrêmes des réformateurs, se plaignit d'abord de lui, le ridiculisa, et finit par dénoncer son ancien ami, comme un complaisant du pouvoir, un lâche et un ennemi de la vraie religion. Erasme adopta la réforme comme mouvement de la libre-pensée, mais il désavoua ses excès; il louvoya cl s'attira la censure des fervents des deux partis. Il coopéra au succès de la réforme, autant comme savant et comme critique que comme penseur et comme logicien. Il fit revivre l'étude des Ecritures dans leur langue originale, donna une grande impulsion aux recherches sur la Bible el sur les Pères et fut un des pionniers les mieux doués el les plus actifs de la scolastique. Il publia, en lol6, la première édition imprimée du Testament grec, d'après les manuscrits, édition qui est considérée comme son chef-d'œuvre. Un lui doit aussi plusieurs ouvrages thoologiques, polémiques et satiriques, parmi lesquels le Morix encomiiim (Eloge de la folie) et les fameux Colloquiu. François I" interposa son autorité pour empêcher la Sorboime de commencer des poursuites contre Erasme, au sujet de son livre des Colloquia, dans lequel les moines mendiants sont fort maltraités. Les moines ne désignaient plus ce savant que par le nom de Bestia erudila. L'un d'eux, Louis Campeslre, contrefit même ce livre, pour y substituer l'éloge des moines aux critiques d'Erasme (Voy. Caupestre). Sans cesse dénoncé par le docteur de Sorbonne, Noël Beda, Erasme fut, malgré l'intervention de François I", son admirateur, condamné par la Sorbonne, en 1-524, pour une erreur d'impression qui se glissa dans la para|dirasG du chap. 16 de saint Mathieu. Il avait écrit siiir/ulari more (d'une manière singulière), et l'impression portait sinrjulari timoré . Noël Beda s'empara de cette faute pour faire condamner la proposition du fameux syncréliste.
ÉRASTE (Thomas), médecin et polémiste théologique, né en 1524-, niorlen 1383. Après avoir pendant plusieurs années professé la médecine à Heidelberg, il fut nommé professeur d'éthique à Bâle (1580). Il fut un excellent praticien el un adversaire des fantaisies de Paracelse et de ses disciples. Il eut une polémique avec les théologiens luthériens sur la sainte Cène et avec Dathenus et Beza sur l'excommunication. Il a, dans ses œuvres, exposé sa doctrine, VErastianisme ; d'après lui, toute autorité ecclésiastique est subordonnée au pouvoir civil.
* ÉRATER V. a. Oter la rate : on a éraié des chiens, pour savoir s'ils pouvaient vivre sans rate. — *■»■ S'érater v. pr. Fig. S'essouffler à force de courir.
ÉRATO, c'est-à-dire la Gracieuse. Une des neuf Muses, la prolectrice des cérémonies nuptiales el la Muse des poèmes erotiques.
ÉRATOSTHÈNE.astronome grec.né à Syrènc vers 27<) av. J.-C, mort vers 190. Ptolémce III lui confia la garde de la bibliothèque d'Alexandrie. Son ouvrage le plus important, les Vtmfjxfv/.u, traité de la nature et de la forme de la terre, qu'il suppose être un globe