EREC
sans mouvement. 11 créa la géodésie, et fut le premier à calculer la magnitude delà terre par les méthodes astronomiques encore en usage. Des fragments de ses œ.uvres sur la chronologie universelle forment la base du système adopté par Bunsen dans son ouvrage sur l'Egypte.
ERBINE s. f. Oxyde d'erbium naturel.
ERBIUM s. m. [èr-bi-omm] (rad. Yitcrhy, locrilile où l'erbine a été découverte). L'un des éléments métalliques. Ses sels présentent une couleur d'un rose rouge et ressemblent, pour le goûL et pour les réactions, aux composés d'yllrium. Poids atomique : 160. — Ce métal n'a jamais été isolé.
ERBUE s. f. Techn. Terre argileuse que l'on ajoute comme fondant au minorai de fer dans les hauts fourneaux.
ERCILLA Y ZÛNIGA (Alonso de) [èr-sil-iai-sounn-î-ga], poète espagnol, né en 15.33, morl en 1 594. Il ac('ompagna dans ses voyages celui qui devait plus tard être Philippe 11, et vint en Angleterre (1554) avec ce roi qui épousa la reine Marie. Il fil ensuite une expédition contre les Araucaniens dans le Chili, et fut condamné à l'euipi'isonnement pour s'être ballu en duel. En 1562, il retourna en Espagne et fut chargé de différentes missions par Philippe II. L'Araucana a fait sa réputation littéraire; c'est un poème épique très célèbre en Espagne ; il est divisé en 37 chants, auxquels Osoria en a ajouté 33 autres.
ERDMAKN (Otto-Linaé), chimiste allemand, né en ISUi-, mort en ISoi). De lS30à sa mort, il professa la physique à Leipzig, et passa beaucoup de temps à faire l'analyse del'indigo et autres matières tinctoriales. Plusieurs de SCS ouvrages ont eu de nombreuses éditions.
ERDRE, rivière do Fiance, qui prend sa source à 12 kil. E. de Candé (Maine-et-Loire), passe à Niort et se jette dans la Loire, au nulieu de la ville de .\antes, qu'elle divise en deux quartiers. Son cours est de 'J5 kil.
• ÈRE s. f. (lat. aini). Chronol. Point fixe d'où l'on commence à compter les années : taiiaissanee de Jésus Christ est Vère des chrétiens, et la fuite de Mahomet est celle des iwihométam, appelée ordinairement l'hrgire. (Voy. Abr.\h.\m, Abyssinie, Acti.aque, Alkx.^ndbe, Anïiocue, Au-
MÉNIE, C.iLl YUGA, CÉSAR, DlOCLlSTlEN, ctc.) —
Suite même des années que l'on compte depuis un point fixe : Vère des Espagnols commence environ trente-huit ans avaid l'ère des chrétiens et finit vers 1351. — Dans le style élevé. Epoque très remarquable où un nouvel ordre de choses s'établit, commence : l'ère de la liberté, de l'affranchissement d'un peuple.
' ÉRÈBE s. m. (gr. ercbos, obscurité). Myth. Partie la [dus ténébreuse de l'enfer des païens, où les âmes des justes devaient séjourner provisoii'ement pour s'y purifier, avant d'entrer aux Champs-Elysées. — Cet enfer luimême.
ÉRÈBE Myth. Un des plus anciens dieux des Grecs et des Romains, fils du Chaos et de la Nuit. Ayant pris part à la guerre des Titans el les ayant secourus, Érèbe fut précipité par Jupiter dans le Tartare et changé en fleuve.
ÉRECHTÉE ou Erichtonius Myth. Héros de l'Atlique ou, selon quelques écrivains, nom porté par deux individus dont l'un était le pelil-fils de l'autre. Après avoir chassé Amphictyon, il devint roi de l'Atlique el fonda sur l'Acropole le temple appelé l'Erechtcum. — Au nom de l'autre Érechtée, s'attache le souvenir de la guerre éleusinienne, du sacrifice d'une de ses (illes, et du suicide de trois autres d'entre elles, suicide causé par une réponse de l'oracle.
ERECHTEUM, temple situé dans l'Acropole d'Allirnes. (Voy. Axiiii.NES.)
* ÉRECTEUR adj. el s. m. Anat. Se dit des