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ERES

muscles qui servent à redresser certaines parties : les muscles érecteurs, ou simpl., les érrcteurs de la verge, du clitoris.

' ÉRECTILE adj. Anat. Qui est susceptible

d'érection : tissus érectiles.

•ÉRECTION s. f. (lat. crectio; de reclus, droit). Se dit surtout de l'action d'élever une statue, un monument en l'honneur de quelque personnage illustre ou en mémoire de quelque événement important : l'érection d'une s(atui\ d'un monument. — Méd. Action par laquelle certaines parties molles du corps se gonflent, se durcissent et se redressent. — Fig. Institution, établissement : érection d'un tribunal; érection d'une terre en duché, d'une commission, d'une charr/e en titre d'office; nouvelle, ancienne érection. N'est guère usité, en ce sens, que dans ces sortes de locutions.

EREGLI ou Erekli, anc Héraclée, ville de l'Asie Mineure, dans le vilayet de Kaslamuni, sur la mer .Noire, l'i 190 kil. N.-E. de Constantino|ile; environ ;i,()00 hab. Biui port, auprès duquel se trouvent de riches mines de houille. — Il existe aussi deux autres villes du même nom : l'une à 140 kil. Iv-S.-E. de Konieh, en Asie Mineure, et l'autre, à 84 kil. de Constautinople, dans la Turquie d'Europe, avec un port sur la mer de Marmara. 8,000 liab.

ÉREINTANT, ANTE adj. Fam. Qui éreinte, qui fatigue à l'excès. — Jargon. Qui critique avec malveillance -. voiléi un article éreintunt.

ÉREINTEMENT s. m. Fam. Action d'ércintor, de maltraiter quelqu'un. — Jargon. Crilique acerbe el sans ménagements.

■ ÉREINTER v. a. Fam. Fouler ou rompre les reins : si vous lui mettez un fardeau si pesant sur le dos, vous l'ére'inlerei. — w Houer de coups, rosser. — Excéder de fatigue. — Jargon. Critiquer snns ménagements el avec malveillance. — ' S'éreinter v. pr. Ereinter soi : il fit un si grand effort, qu'il s'ércinla. — »\' Se fatiguer à l'excès : ;/ s'ércinte éi force de travailler. — v. récip. Jargon. Se critiquer mutuellement : ces journalistes s'éreintent sans cesse.

ÉREINTEUR s. m. Jargon. Critique acerbe et violent.

ÈRÉMACAUSIE s. f. (gr. ércmos, doux; kausis, combustion). Ternie appliqué par Liébig à l'oxydation graduelle, ou lente combustion de composés organiques, qui a lieu en présence de l'oxygène atmosphérique et de l'eau. L'érémacausie est ordinairement accompagnée d'une évolution modérée de chaleur; mais de grandes masses, en se décomposant, pioduisenl quelquefois la combustion. La température la plus favorable à l'érémacausie est -\- 15°; ce phénomène n'a jamais lieu au-dessous de 0°. Une sécheresse absolue en arrête toujours complètement l'évolution. Quand le bois subit l'érémacausie, l'hydrogène s'oxyde plus rapidement que le carbone et il se forme de l'humus.

* ÉRÈMITIQUE adj. (gr. erémités; de crémos, désert). N'est guère usité que dans cette locution, Vie ébémitique, vie que mènent les solitaires dans le désert; par opposition à Vie ciî.NOBiTiQUE, celle des religieux qui vivent en commun.

• ÉRÈSIPÉLATEUX, EUSE adj. Méd. Qui tient de l'érésipèle : tumeur érésipélateusc.

' ÉRÈSIPÈLE s. m. (gr. erusipelas). Autref. érysipèle, ce qui était conforme à l'étymologic. Méd. AU'eclion aiguë inflammatoire, caractérisée par une rougeur vive, luisante, bien circonscrite, s'efTaçant sous la pression du doigt, ainsi que par la dureté et par le goiillement de la peau, qui est en même temps le siège d'une douleur plus ou moins forte et d'une chaleur souvent acre. Cette inllammalion se termine par desijuumation. On dislingue Vérésipèlc phlycténoîde ou bulleuu:,

ERFU

caractéi'iso |)ai' des am|miilns; Véfi'sipclu fixe, qui reste borné aux points priinitivonioiit alfeelés ; l'irrsiiiclc scridrjineux ou ambulant, qui s'étend do proelie en proclie ; Viirésipèlc mt'taslatiijiie, <{ui quitte brusquement sa place pour se porter ailleurs ; Wrcsiiièlc yldajmoHcux, qui ali'ecte le tissu cellulaire souscutané. — L'érésipôle s'annonce ordinairement par deux ou trois jours de malaise, accompagné de lièvre, de céplialalgie, d'anorexie et (i'eng'orj.'emont douluuri'ux des lymphatiques de la partie qui doit être atteinte ; ensuite surviennent les phénomènes inllamniatoires : roufjeur, f,'ontleinent et chaleur. L'affection dure de neuf à douze jours; elle ne devient danf,'crcu>e qui si elle est pldegmoneuse ou inétasl.iliijne. Dans les cas simples, on a recours aux lotions émollientos, aux boissons tenqjérantes et aux purgatifs doux. Il faut craindre la métastase sur un organe interne, surtout au cerveau; dans le cas où la métastase aurait lieu, on rappellerait l'inflammation à la place qu'elle occupait par des sinapismes, par l'urlication, par un vésicatoire, par des bains cliauils et par l'esprit de Mindérérus à l'intérieur. On empêche l'érésipèie phleginonoux de se compliciuer d'infection purulente, en le frictionnant d'cinguonl napolitain et en le recouvrant ensuite do cataplasmes émollients. On est quelquefois obligii d'avilir lecours aux sangsues.

* ÉRÉTHISME s. m. (gr. crclkaù, j'irrite). Méd. l'',xi'italion, tension violente des libres.

ÉRÉTHIZON s. m. (gr. ercthizo, j'irrite). Mamin. Genre derongeurs, formé aux dépens des porcs-épics, et comprenant des espèces a queue médiocre, à épines on grande partie

Eriithiziiii velu (Erethiron darsatus).

cachées dans le poil. L'crélliUnii velu, porccpic velu de Cii\\cv, urson de Bulfun, Caiviila pori'.upine des Américains [ercthison dursatus), habite l'Amérique du Nord.

ERETRIE, Erctria, ancienne ville de l'Ue d'Eubée, à <pieliiues kilomètres au S.-E. de Chalcis, avec laquelle elle rivalisait pour le commerce. Fondée avant la guerre de Troie, elle devint un des principaux états maritimes de la Grèce. Elle fut détruite par les Perses, en 490 av. J.-C., pour avoir soutenu les Ioniens révoltés. Ses ruines sont encore visibles. Aoj. Palxo-Castro.

ERFURT, Erfordia [èr-fourt], ville de Prusse (Saxe), sur la Géra, à 2.30 kil. S.-O. de Berlin; 80,000 hab. Forteresse d'une grande importance strategniue. Sa belle cathédrale golhii|uc contient une des cloches les plus massives d'Allemagne, pesant 275 quintaux. Le couvent des Augustins, où Luther passa plusieurs années, est aujourd'hui un asile d'orphelins appelé le iMai'tiusstift. L'université, autrefois la quatrième d'Allemagne, a été supprimée en ISIG. Erl'urt fut cédée à la Prusse eu 1801, .pri.se par les Français eu 1806, annexée à la

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