‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 410 sur 568 · ERIE · texte numérisé non relu

ERIE

canonisé. — X, l'Ethique (<2I0-'I6), îe premier qui fut solennellement couronné. — XI, le Bègue (1222-'o0). — XII, minnul en Kl'i'/, empoisonné par sa mère Blanche de Namur. — XIII, le Tmm'ranien (1382-1439), fut aussi roi de Danemark, sous le nom d'Eiic IX. Sa lâcheté le fit déposer et il fut réduit à se faire pirate dans l'île de Gothland. — .XIV, fils et successeur de Gu^^lave Yasa, né en 1533, mort le 26 février 1577. 11 monta sur le trône en 1560, épousa Katrina Mansdotter, fille d'un caporal de ses gardes, fit de nombreuses réformes judiciaires et patronna les sciences, les arts, le commerce et la navigation. 11 passa presque tout son règne à se battre contre le Danemark et la Pologne. Ses revers dans ces guerres et la confiance qu'il accorda à son favori GœranPehrssen lui fiient perdre sa popularité. 11 essaya de persécuter ses frères Jean et Charles ; mais ceux-ci se révoltèrent, s'emparèrent de Stockholm, qui capitula, en li)68. Déposé par la diète et emprisonné, Eric fut empoisonné, par ordre de Jean, qui lui succéda.

ÉRIC, nom de neuf rois de Danemark, dont les deux premiers appartiennent aux temps fabuleux. — 111, le Bon (lOOl)-! 103). — IV, Emimd (1134-'37). - V, fArjncau (ll37-'47), se fit moine à Odensée. — VI, le Laboureur (1241-';i0) fut assassiné par ordre de son frère, et canonisé. — Vil, Glippinfi (clignant des yeux) (12:i9-'86). — Vlll, fils du précédent (1286-1320). — IX. Voy. Eric XIII, de Suède.

ÉRIC LE ROUCiE, chef norvégien, qui découvrit le Groenland, vers la fin du x'^ siècle.

ÉRICA s. f. (gr. crikê) liot. INom scientifique du genre bruyère.

ÉRICACÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemlde ou qui se rapporte au genre érica. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales liypogynes, ayant pour type le genre bruyère et comprenant, en outre, les genres arboursier, andrumède, etc. On dit aussi Ericinées.

ERICINE. (V. S.)

* ÉRIDAN s. m. Astron. Nom d'une constellation de l'hémisphère austral, voisine de la Baleine.

ÉRIDAN, Eridanos. Nom donné par les Grecs à un grand fleuve, que certains écrivains identifient avec le Padus des Romains, ou le Pô moderne. — Ce fut aussi le nom d'une rivière de l'Attique, qui se jetait dans l'Uissus, près d'Athènes.

ÉRIÉ [i-ri]. ville de Pennsylvanie (Etats- Unis), sur le lac Erié, à moilié route entre Kuffalo et Clevelaud, à 230 kil. N. de Pittsburg; 40,634 hab.

ÈRIÉ (Lacj, le plus méridional des cinq grands lacs situés entre les Etals-Unis et le Canada, limité au N. parla province d'Ontario (Canada), au S.-E. et au S. par les étals de New-York, de Pennsylvanie, et d'Ohio, à l'O. par le Micliigan. Sa longueur est de 37o kil.; sa largeur moyenne de 63 kil; sa circonférence de l,OoO; sa superficie de 28,400 kil. carr. ; son élévation au-dessus du niveau de la merde 190 mètres. Sa surface est à 111 m. au-dessus de celle du lac Ontario, avec lequel il coramuniquepar le Niagara. Son extrémité occidentale reçoit du N. les eaux des lacs sujiérieurs, déversées par la rivière Détroit. A cette extrémité, se trouve un groupe de quelques lies très boisées et fertiles. De fréquentes tempêtes rendent la navigation très difficile. Les principales villes situées sur ses bords sont Buflalo, Clevcland et Toledo. Il reçoit le Grand, le Maumee elle Sandusky. Les glaces le couvrent du commencement de décembre à la fin de mars. — Bataille du lac Erié. bataille navale livrée, le 10 septembre 1813, par les Anglais aux Américains : ces derniers furent vainqueurs.

ERIV

ÉRIËS, tiibu d'Indiens de la même famille que les Durons, les Iroquois et les Susquolîannas. Ils semblent s'être fixé a une époque très reculée dans les environs de la rivière Niagara et du lac Erie, mais ils furent ensuite repoussés par leurs ennemis jusque dans l'ouest. En )6ô6, les Iroquois envahirent le territoire de l'Erie; beaucoup d'Eries furent mis à mort et ce qui restait de la tribu fut incorporé aux Scnecas. — Erigt'. lîot. (V. S.)

ÉRIGÈNE (JeanScot dil). philosophe scolasliijuo, né vers 800 probablement en Irlande. Avant 847, il vint à la cour du roi de France, Charles le Chauve, qui le mit à la tête de l'école du palais. Seul prit paît aux spéculations philosophiques et aux discussions religieuses, qui eurent lieu de son temps sur la grâce de l'eucharislie. 11 prétendit que l'cuchai'islie était commémorative et il éleva les facullés morales au point d'exclure l'efficacité de la grâce. Ses théories furent condamnées par deux conciles, en Slia et 839, et le pape Nicolas I" pria Charles le Chauve de le disgracier. A partir de ce moment, on ne connaît plus rien sur sa vie. Erigène entreprit de réduire le christianisme à un système scientifique et fut le fondateur de la philosophie du moyen âge. 11 a été appelé le dernier des néoplatoniciens et le premier des scolastiques. Nous avons de lui : un traité De Divind prxdcstinallone et ijratid et une traduclionde saintDenis l'Âréopagite. Voy. Scot Erigène ella philosophie seolasliqiie (Paris, 1843, in-S»), par Saint-René Taillandier.

* ÉRIGER V. a. (lai. crhjerc). Consacrer, dresser, élever : ériger un monument à la gloire d'un héros. — Fig. S'emploie comme dans les phrases suivantes : Ericeh un tribunal, )e créer, l'instituer. Dans un sens analogue. Imiiger un évèciié.— Aulref. Eriger une terre

EN COMTÉ, EN MARQUISAT, EN DUCHÉ, Cil faire UU

comté, un maniiiisat, un duché : le roi, par lettres jxitenlcs, uvail érigé eette terre en duehé. Eriger une commission, une fonction en titre d'office, faire d'une commission, d'une fonction amovible une charge inamovible. — Eriger UNE ÉGLISE EN CATUÉDllALE, OU faire UOC

cathédrale. On dil do même. Eriger un diocèse EN ARcnEVÈcuÉ. — S'emploie dans le même sens, en parlant des hommes et des choses : la crédulité populaire érige quelquefois les scélérats en héros; les hommes érigent souvent leur folie en sagesse. — S'ériger v. pr. S'attribuer une autorité, un droit, une qualité qu'on n'a pas, ou qui ne convient pas : s'ériger en réformateur.

' ÉRIGNE ou Érine s. f. (gr. airéo, je saisis). Cliir. Petit instrument terminé en crochet, dont on se sert pour élever ou soutenir les parties qu'on veut disséquer. On dit aussi AiniNE.

■ ÉRIGONE s. f. Astron. Nom que l'on donne quelquefois à la constellation de la Vierge.

ERIN, ancien nom de l'Irlande.

ÉRINNYE s. f. (gr. erinnuein, se mettre en fureur). Fam. Se dit en parlant d'une femme rnéchante et emportée, que l'on compare aux/i^rwnyes, noms des Furies. — Eriodendron. (V. S.)

ÉRIOPHORE s. m. (gr. erion, laine ; phoros, porteur). Bot. Nom scientifique du genre Li-

NAIGRF.TTE. — ErlS. (V. S.)

ÉRIVAN. 1. Gouvernement transcaucasien de lu Russie, borné par la Géorgie, la Perse et l'Arménie turque; 27,630 kil. carr.; uOO.UUO hab. 11 est arrosé par l'Aras ou Araxès et renferme le mont Ararat. Sel, or, argent cl autres minéraux. — II. Eroanum, capitale du gouvernement d'Erivan, sur le Zcnghi, h 165 kil. S.-O. de Tifiis; I7,(i00 hab. Siège du calhulicos arménien; ville très fortifiée ; halte pour les caravanes de Tillis et d'Erzeronm. Les Russes prirent cotte ville à la Perse, en 1827.

ERMI

ERLANGEN [ér-lânn-ghèn], ville de Bavière dans la I-'ranconie centrale, sur la Reanitz, à 22 kil. N.-N.-O. de Nuremberg; 22,680 hab. Elle possède la seule université prolestante de Bavière, fondée en 1743, et comptant plus de 44S étudiants en 1873-"74. La nouvelle ville fut créée par les huguenots français, auxquels elle avait été assignée comme résidence, en 1680, parle margrave Christian Ernest, du nom duquel elle fut appelée Christian Erlaugen. Bonneterie, ganterie, brasseries.

ERLAU (hong. Eger) [èr'-lol, capitale du comté de Ileves (Honcrrie), sur la rivière Erlau, aniuont du Theiss, à" 103 kil. N.-E. de Peslh; 21,000 hab. Archevêché; foires hebdomadaires; manufactures de toiles de lin et de draps et important commerce de vin. Cette ville fournit le meilleur vin rouge de Hongrie. lOlIc possède deux sources chaudes 1res renommées pour le traitement des maladies de peau. Outre la cathédrale cl le palais archié|)iscopal, il y a de nombreux édifices publics et plusieurs institutions savantes. Dans les restes de l'ancienne forteresse se trouve la tombe de Dobo, qui, eu 1432, avait bravement défendu Erlau contre une nombreuse armée tur([ue.

ERLON (Drouet d'). Voy. Drouet.

ERMAN (Paul) [èr'-mâun], physicien alleiiiaiid, né en 1764, mort en 1831. 11 fut professeur à l'université de Berlin, depuis la fondation de cet établissement jusqu'en 1831 . Ses travaux scientifiques embrassent une grande quantité de sujets; mais il s'est surtout occupé du magnétisme et de l'électricité.

ERMELAND(pul. Warmia) [èr-me-lant], parlie de la Prusse orientale, comprise entre la Passarge et le Frishing; 4,290 kil. carr.; 213,000 \\oh.- Ermelo. (V. S.>

ERMENONVILLE, village de l'arr. et à 13 kil. S.-E. de Senlis (Oise), à 30 kil. N.-E. de Paris, célèbre à cause d'un vieux château, où habita la belle Gabriellc, qui y reçut plusieurs fois Henri IV. Au xviii" siècle, le comte liéiié de Girardin fit embellir ce domaine et chargea Morel d'y dessiner un très beau parc anglais; il y ofirit ensuite un asile à J.-J. Rousseau. Le philosophe passa là ses derniers jours et fut inhumé dans Vile des Pcuplio's, située au milieu d'un lac du parc. Son corps y resta jusqu'en 1794, époque où il fut transporté au Panthéon. ^05 hab.

' ERMIN s. m. Dans les échelles du Levant. Droit de douane qui se paie pour l'entrée et la sortie des marchandises.

* ERMINETTE ou Herminette s. f. Espèce de hache recourbée qui sert à planer, à doler le bois : erminette de charpentier, de tonnelier.

' ERMITAGE s. m. Habitation d'un ermite ;

cet ermite ne sort jamais de son ermitage. — Couvent d'ermites : il y avait auti-efois un ermitage au mont Valérien, pires de Paris. — Lieu écarté et solitaire, comme ceux que les ermites choisissent pour leur retraite : c'est un véritable ermitage, un joli ermitage. — Maison écartée et champêtre : vicndrci-vous me voir dans mon ermitage, à mon ermitage ?

ERMITAGE s. m. Vin récolté sur le coteau de i'Einiitage.

ERMITAGE (L'), célèbre vignoble, sur la rive gauche du Rhône, couronnant un coteau qui domine la petite ville de Tain, arr. et à 18 kil. N. de Tain (Drômc); 140 hectares; vins blancs et vins rouges, qui rivalisent avec les plus fins de la haute Bourgogne et du Bordelais. Vins de liqueur appelés Vins de paille.

' ERMITE s. m. (gr. erémos, désert). Solitaire qui vil retiré dans un lieu désert, pour s'y livrer à des exercices de piété : il y a des-

EROD

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