‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 411 sur 568 · ERRA · texte numérisé non relu

ERRA

ERSG

ermites qui vivent en cnmmunauté. — Fig.

ViVRK COUMK UN KKMITE, IHeilor II 110 vio fort

relircc cl fuir la sociiHo du nioiidi'. — Prov.

OUANI) LK DIADLE FUT VIEUX, IL SE I-'IT KnSIlTE

(Voy. DiAnLE).

ERNE (Lough) [logh-ourn], hu-. d'Irlande (coiiile de l''i.'rm.uiupli), compri'ii;iiil deux lacs, l'un supérieur et l'autre infriieur, unis par un canal élroil cl sinueux. Il est alimenté par la rivière Eriie. Le lac supérieur a 19 kil. do long et de 3 à 4 de larf,'c dans sa partie la plus étendue; il contient 90 ilôts. I.c lac inférieur a 3.1 kil. de long et de 3 à S de large; il renferme 109 Ilots.

ERNÉE, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. 0. de Max en ne (Mayenne) sur l'Iîi'née; 5,234 hab. Moulins à farines, à tau. Centre de la production du lin dans le départeinent.

ERNEST AUGUSTE, roi de Hanovre, cinquième lils de iieoige III, roi d'Aiighdcrre, né le .') juin 1771, mort en 18.'>l. Il fut longtemps, en Angleterre, membre do la chaiid)re des lords, sous le nom de duc de Cumbcrlaud, puis inarrclial dans l'armée anglaise. Lorsqu'cn )s:!7, la couronne de la Grande-Bretagne passa aux mains de la reine Victoria, Brnest-Aiiguste, comme dernier frère survivantdc William IV, monta sur le trône de Hanovre, en vertu de la loi salique. Son gouvernement despotique lui a acquis une certaine célébrité. Son fils George V lui a succédé.

ERNESTI. I. ( Johann- August), pbilologue allemand, né en 1707, mort en I7.SI. Il fut, depuis 1742, professeur à Leipzig et publia île nombreuses éditions critii[ucs des classiques. Comme écrivain tliéologique, il appartient aurationalisme. — H. (August Wilhelm), son neveu, né en 1733, mort en INOI. Depuis 176;), il fut professeur a Lci|izig et se fit l'éditeur de Tite-Live et d'autres auteurs classiques.

ERNST (Heinrich-Wilhelml, musicien allemand, né à Brtinn en ISI4, mort en ISG'i. A l'âge de dix ans, il jouait déjà du violon en pulilicet, enlS29, il fit un preiniervoyage pour exercer sa profession de violoniste. Imi 1832, il se rendit i Paris, où il devint l'élève favori de de Bériot et, en 1840, il continua ses tournéesen Allemagne, enPolognc, en Russie, en Suède, en Danemark et en Angleterre, où il resia plusieurs années. Parmi ses meilleurs productions, on peutcitersesÉ/csies, un concerto en fa dièse majeur, ses quatuors pour instruments à cordes, ses études de violon, son Carnaval de Venise; mais sa réputation repose principalement sur son mérite comme virtuose.

ÉRODER v. a. (lat. ewicre). Bouger : l'acide droite les chairs.

ERODION s. m. (gr. erùdion, héron, par al-

Eroitinn à fciiillos de ciguë (Erodiuni cicutarium).

lusion à la forme de carpelles en forme de bec de héron). Bot. Genre de géraniacées,

comprenant une soixantaine de jolies espèces, dontqiielqiies-unes sont admises dans les jardins d'agrément. L'érodion à feuilles de eii/uc, commun aux environs de Paris, est recherché par le bétail.

EROS, nom grec du dieu Gupidon, (V. S.)

ÉROSIF, IVE adj. [é-ro-zilf] (lat. erosus, rongé). (Jiii a la propriété d'éroder.

•ÉROSION s. L [é-ro-zi-on] (lat. crosio). Didact. Action d'une substance qui en corrode une autre, qui la ronge : il y a des humeurs acres qui détruisent les chairs par érosion.

ÉROSTRATE ou Hérostrate, Épbésien qui mil le feu au lemple i\i\ Diane à Épbèse en 3;i0 av. J.-G. Il fut livré à la torture et, lorsqu'on lui demanda le motif qui l'avait poussé à commeUre ce crime, il répondit : « Je voulais immortaliser mon nom ».

' EROTIQUE adj. (gr. crûs, amour). Qui apparlienl, qui a rapport à l'amour, qui en procède : vers éroliijues. — s. m. Les linoriouEs GiiECs, les auteurs grecs qui ont écrit des histoires d'amour.

ÉROTISME s. m. Amour sensuel.

* ÉROTOMANIE s. f. (gr. erôs, crôtos, amour; fr. manie). Mi'd. Délire erotique; allection cérébrale chronique, caractérisée par un amour violent, soit pour un objet connu, soit pour un objet imaginaire.

* ERPÉTOLOGIE s. f. (gr. erpeton, reptile; hgos, discours). Partie de l'histoire naturelle qui traite des reptiles.

ERPÉTOLOGIQUE adj. Qui a rapport à l'erpétologie : nicUinde vriiiloliujique.

ERPÉTOLOGISTE s. m. Naturaliste qui s'occupe speciali'iiieiit de l'élude des reptiles.

' ERRANT, ANTE adj. [èr-ran]. Qui erre de côté cl d'autre : il est errant et vagabond. — Etoiles euhantes, nom que l'on donnait autrefois aux planètes; par oppositionaux étoiles proprement dites, appelées étoiles fixes. . — CuEVALiEU EURANT, chevalier qui courait le monde k la recherche des aventures. — Le Juif errant, personnage imaginaire que I : ii suppose condamné à errer jusqu'à la fin du monde. — C'est un Jun.- lukant, se dit d'un homme qui change souvent de demeure, qui voyage sans cesse. Dans un sens analogue : Avoir, mener une vie errante. — Fig. Imagination errante ETVAGARONDE,imagination sans frein, qui se porte rapidement sur un grand nombre d'objets. — s. m. Relig. Celui qui erre dans la foi : redresser, ramener les errants. Cette acception est maintenant peu usitée.

ERRARE HUMANUM EST [èr-ra-ré-u-ma-

noinm-èstt]. Loc. lai. qui signifie : se tromper est le fait de l'homme. S'emploie pour excuser une erreur, une faute. On y ajoute quelquefois, Perseverare DiABOLicuM, persévérer est le fait du diable.

' ERRATA s. m.[èr-ra-ta] (lat. errata, plur. d'erratum, faute). Liste des fautes qui ont échappé dans l'impression d'un ouvrage, avec l'indication de la manière dont elles doivent être corrigées à la lecture. Plur. Des eriiata Lorsqu'il ne s'agit que d'une faute, l'on peut dire erratum, distinction qui nous semble logique, mais qui n'a pas été adoptée par le plus grand nombre des auteurs. — Les errata se placent au commencement ou à la lin des ouvrages. Dans les premiers temps, on corri geait à la plume les fautes de chaque exem plaire; opération qui exigeait un travail con sidéraide, surtout pour les grands tirages et quand les eirala étaient nombreux. C'est dans le Juvénal, publié à Venise en 1478, que l'on trouve le plus ancien eiTata imprimé.

" ERRATIQUE adj. [èr-ra-tik]. Méd. Irrégulier, déréglé : /'('t'i'rt; erratique. — »v Ornilh. Se dit des oiseaux qui, sans faire d'émigrations régulières, cliaiigcnt souvent de pays. — Gool.

Bloc erratiqie, bloc rocheux transporté à de randes distinccs de son gisement primitif.

' ERRATUM s. m. [èr-ra-lomj. (Voy. Errata.)

■ ERRE s. f. [ère] (lat. ire, aller). Train, allure. IN'est usité que dans ces phrases, qui même ont vieilli, Alleu granu'erre, aller RELLE KKRE, aller bon train, aller vile. — Aller grand'eure, aller BELLE EURE, faire trop grande dépense. — Mar. Mandie, sillage, le plus ou moins de vitesse d'un bâlimenl : amortir, diminuer l'erre d'un vaisseau. — An plur. Traces ou voies du cerf. — Suivre les erises, marciier

SUR LES ERRES, ALLER SUR LES ERRES DE QUEL- QU'UN, tenir la même conduite ([ue lui, suivre les mêmes voies, être dans les mêmes sentiments. — En parlant d'alfaires. Keprendre,

SUIVRE les l'BEMliiRKS ERRES, LES DERNIÈRES

ERRES, recommencer à travailler sur une alfaire, et la reprendre où clic avait été

lai>si'e. (Voy. Errements.)

; ERREMENTS s. m. pi. [è-re-man]. Erres, voies. ÎN'est d'u.sage ((u'au ligure et en parlant d'ail'aires : suivre les a)ieiens errements d'une a/faire. Se dit plus ordinairement qu'EauES.

* ERRER V. n. [èr-ré] (lat. crrare). Vaguer de côli"; et d'autre, aller çà et là à l'aventure : errer sur mer au çjré des vents. — Fig. Laisser EiuiER ses pensées, rôvcr en méditant sans suite et sans liaison dans sesidôes. — Fig. Se troinpei', avoir une fausse opinion : il n'y a personne qui ne puisse errer, qui ne soit sujet àcrrer.

* ERREUR s. f. [èr-reur] (lat. error). Action d'eirer. N'est plus usité au propre que dans celle locution : Les erreurs d'Ulysse, ce voyage très long et rempli de traverses, que ce prince fit en revenant de Troie. — Fausse opinion, fausse doctrine : la doctrine de cet homme est pleine d'erreurs.

Le vrai nous vit- nt du ciel, Vcrrenr vient tic la terre,

YOLTAIItB.

— Illusion : l'erreur des sens. — Au plur. Dérèglement dans les mœurs : les folles erreurs de la jeunesse. — Erreurs poculaires, fausses opinions accréditées parmi les personnesignorantes ou peu instruites. — Faute, méprise : ('/ y a une erreur dans cette citation. — Jurispr.

EUREUII DE PERSONNE OU DANS LA PERSONNE, erreur qui consiste à prendre une personne pour une autre. — Erreur de calcul, inexactitude, manquement dans le calcul : sauf erreur de calcul, ou simpl., sauf erreur. — Prov. Erreur n'est pas compte.

'ERRHIN, INE adj. [èr-rin] (gr. en, dans; rhin, nez). Méd. Nom donne aux médicaments qu'on introduit dans les narines, qu'on applique sur la memlirane nasale. — »v s. m. Substance errhine : le tabac est un errhin.

* ERRONÉ, ÉE adj . [èr-ro-né] (lat. erroneus). Qui est contraire à la vérité, aux principes, au.x règles ; qui contient de l'erreur : opinion erronée.

*ERSs. m. [èr] (lat. ervum, poi.s). Bot. Genre déplantes légumineuses, dont quelques espèces produisent les graines alimentaires appelées Lentilles. •

ERSE s. f. Mar. Cordage dont les deux bouts

sont épissés et qui forment un anneau.

* ERSE adj. Se dit du langage parlé dans les hautes terres de l'Ecosse et qui est un dialecte des langues celtiques -. le dialecte erse.

— s. m. Dialecte erse. — Poésies erses, poésies composées dans la langue erse et que l'on attribuait par erreur aux anciens Scandinaves. (Voy. Celtes.)

ERSCH (Johann- Samuel) [èrch], encyclopédiste allemand, né en 17tJ6, mort en 1828. Il fut d'abord journaliste scientifique et politique à Halle et à léiia, et se fit connaître par ses travaux bibliographiques et littéraires. Il projeta et édita avec Gruber les 17 pre.miers volumes de \' Alljjcmeine Encyklopxdie der Wis-

ERYT

ERZG

ESCA

senfhaften tind Knnt:te, la plus savante et la mieux conçue de toutes les eucyclo|iédies al- Iciiiaiides; elle n'est pas encore complète.

ERSTEIN, ville de l'Alsace-Lorrainc, cédée à l'Allemagne par le traité du 10 mai 1871 ; 4,810 hab.

ERUBRDS, anc. nom du nuhcr, petit trilmliiire de la Moselle.

ÉRUCA s. f. [é-r»-ka] (lai. urka; de iiro, je brûle). fVoy. EiiucAcn.)

* ÉRUCAGO ou Éruoague s. f. [é-ru-ka-so, -t;lie]. Bot. Plante qui est une espèce de roquette, et qui croit dans les blés de nos provinces méridionnles : iérucagtie fuit éternucr.

• ÉRUCTATION .". f. (lat. eructatio). Méd. .\cliou de rendre par la bouche, et avec un bruit désagréable, les çaz contenus dans l'cslomac: sorlio même de ces vents. ■

' ÉRUDIT, ITE adj. (lat. erwliliis). Qui a beaucoup déiudition : homme rnulil. Dans un sens analop'ue : niivrinjc érudll. — Stdjstantiv. PersoMu.' énidile : c'est un de nos cnidits.

' ÉRUDITION s. f. Grande étendue desavoir en liltérature, en pbilolos-ie : il a beaucoup d'érudition. — Se dit aussi des remarques, des recherches savantes, curieu.ses : voilà une érudition très rechcrehée, mais mal]daeée.

•ÉRUGINEUX, EUSE adj. (lat. œrugn, rouille). iMéd. Oui tient de larouiUo dccuivre, ou qui y rossenilile : bile érwjincnsc.

' ÉRUPTIF, IVE adj. Méd. Se dit des maladies et surtout des lièvres accompagnées d'éruption, comme la variole, la scarlatine, etc. — Géol. Qui a rapport aux éruptions volcaniques, qui en résulte : roches éruptivcs.

' ÉRUPTION s. f. (lat. ci'uplio; de crumpcrn, sortir avec fVirre). .Sortie prompte et avec ell'ort : Vértiption du Vésuve a été précédée d'un tremblement de terre. — Méd. Evacuation subite et abondante de sanp, de pus, devents, etc. — Sortie d'une multitude de taches, de pustules, de boulons, etc., qui paraissent à la peau : l'éruption de la petite vérole a fait cesser la fièvre. — Par ext. Exanthème que forment les taches, les pustules, etc. : l'éruption i/ni lui couvre le forps. — Eir'ption m;s DiiNTS, crise dans laquelle, chez les enfants, les dents se mollirent hors de l'alvéole.

ERVAN (Lande d'), lande fameuse par le traité conclu en lie Jean de Mon tforl et Charles de Blois, en i'M'éi. Elle se trouve près de Béclierel (llle-et-Vilaiiu^).

ERVOM s. m. Bot. Nom scieiilirupie du genre lentille.

ERVY, ch.-l. de cant., arr. cl à :t: Uil. S.-O. di; Troyes (Aulie), sur une colline dominant rArmancc; 1,'i'jl hab.

ÉRYMANTHE, lirumanlhns , Géogr. anc.

l\,Mère cl montagne de l'Arcadie en Grèce, ('.'est dans la montagne qu'Hercule tua un Sanglier célèbre.

ÉRYNGIUM .'-. m. Bot. Nom scientifique du

grnre panicaiil.

• ÉRYSIPÉLATEUX, EUSE adj. Voy. ÉnfoijfxMF.rx.

• ÉRYSIPÈLE s. m. (gr. erusipdas). Voy. Eiii:sii'i;LK.

ÉRYSIPHE s. m. fé-ri-zi-fe'J. Genre de pclils champignons parasites, de l'ordre des (lastéromycètcs, ordinairenient blancs, ferrugineux ou quelquefois noirs; et formant des lâches sur les feuilles et les tiges des planli's vivantes, ombragées et humides, l.a m.iladie constituée (ou [icut-ôlre seiili;iiii'iit dénotée par ce champignon, porte le nom dcttocou meunier.

ÉRYTHÈME s. m. fpr. cruthéma, rougeur).

Méd. Allection cxaiithéniateuse, non contagieuse, ■>'*actérisùe par des taches rouges,

superficielles, moins larges que dans l'érésipèle, disparaissant sous la pression du doigt et se tcrminani, après une ou deux semaines, avec ou sans desquamation. On combat cette maladie de la peau, par le repos, dos bains d'i'au de son, des onctions de cérat et des

1,1 Natifs.

ERYTHRÉE (Mer) (gr. eruthros, cnUhraios, iiuige, vermeil). Géogr. anc. Ce nom fut d'abord donné à la mer qui se trouvait enlie l'Afrique, l'.Xrabie et l'Inde et quiconquennit la nierRoug(! et le golfe Persiquc!. Dans S(ni sens le plus large, celle dénomination servit souvent à Ib'rodote. Plus tard, ce iiiim fut diversement employé (en lal. mare Ilabruni), jusqu'à ce (pi'il désignât délinitivcHicut la mer Rou;:e el le gnlfe Araliique.

ERYTHRÉE (Colonie d'), colonie italienne de la mer Bouge. (V. S.)

ÉRYX, anc. ville de Sicile, sur le liane d'une montagne qui porte le même nom (auj. Monli-San-Giuliano'j, sur la côte N.-O. près du promnnloirc de Diepanum. Un temple de Vénus occupait le sommet delà niontaL'iie. La place de l'ancienne ville est occupée par lin couvent et celle du temple par un château sarrasin, converti en prison et entouré par la ville de San-Giiiliano. Eryx, d'abord dépendance de C.-irlhage, fut célèbre pendant les guerres puniques.

ERZEROUM [èr-zé-roumm]. I. Vilayet de la Turquie d'Asie, comprenant la plus grande partie de l'Arménie turque et borné par le vilayet de Trébizonde, les possessions russes, la Perse, le Kurdistan et le Sivas : on évalue la population de 400,000 à 000,000 liab. Le pays consiste principalement en hauts plateaux, traversés [lar jdusieurs chaînes de montagnes, entre lesquelles se trouvent de grandes et fertiles vallées. Fruits, seigle, orge, lin. L'Euphrale, l'Aras, le Kuret le Tcboruk pfcnnent

à rO.-S-.O. sur un parcuuisd'environ IfiOkil.; sa largeur moyenne est de 40 kil. A l'O., elle se joint au Ficlitelgebirge, et l'Elbe la limite à l'E. Les pics du Keilberg, du Fichtelberg et delà Scliwarzwald ont près do 4,oOit pieds de haut. L'Erz.i,'ebirf,'e est depuis longtemps célèbre par SCS mines d'argent, d'étain, de fer, de cobalt, de plomb el de cuivre.

* ES [è ou èss] (contract. do en les). Dans les. Ne s'emploie que dans certaines dénominations, et dans qu(!lques phrases de Pratique : saint Pierre es liens; mailre es aris; docteur, licencié, bachelier es lettres; es mains d'un tel.

ESAR-HADDON. Voy. Assar-Hadoon.

ESAU, lils aillé d'Isaac et de Rébecca. Il s'adonnait k la chasse et à la culture, pendant que son frère Jacob restait auprès de sa mère, dont il était le favori. Ce fut à lui qu'Esaii vendit un plat de lentilles en échange di' son droit d'ainesso. Esail reçut le surnon A'Iidom, roux, à cause de la couleur do sa chevelure. (Voy. Edom.) Un jour, Jacob prolita do son absence pour se faire donner la bénédiction d'Isaac; Esaii, irrité, voulut d'abord tuer son frère, ([ui prit la fuite. Plus tard, il prit la résolution de se retirer dans le pays de Sour, où il fonda la nation des liluméens.

ESBIGNER v. a. Argot. Voler, faire dispai.ii 11'. — S'esbigner v. pr. S'enfuir.

ESBLINDER v. a. Argot. Etonner, stupélier.

ESBROUFFANT, ANTE adj. Argot. Qui eslii'oiill'r ; l'ioniianl.

ESBROUFFE s. f. Argot. Fanfaronnade,

granits airs. — Vol a L'EsimouFFK ou a la BOUSCULADE, vol qui S3 praliipie en bousculant la personne que l'esbroulléur veut dévaliser.

ESBROUFFER v. a.

lîiTCToiini.

naissance en ce pays. — 11. Capitale et principale ville de l'Arménie turque, sur le I<jira-sii ou bras occidental de l'Euplirate, à 170 kil. S.-E. de Trébizonde, le port maritime qui en est le plus rapproché ; environ 0O,UUU hali. La partie ancienne de la ville est presque entourée d'un triple mur de pierre. La priiici|iale défense est une massive citadelle, ceinte d'un double mur. Erzeriuiin est un entrepAt du commerce de transit entre l'Europe et Trébizonde avec l'Asie centrali! et la Perse. Elle fut fondée vers 415 ap. J.-C. et nommée Theodosiopolis.

ERZGEBIRGE [èrls-ghc-hir-ghe] (ail. ??îO)itnipir d^ iiiiiorai). Chii'mu de nionla;.'iies qui sert de limite entre la Bidiéine et la Saxe, el qui, dans sa partie mriidiunali', gil |iriii(;ipalemcnt en Bohême. Elle s'étend de l'E.-N.-E.

Argot. Stupéfier, en imposer par de grands airs, intimider. — Voler à l'esliroull'o. — S'esbroufFerv. pr. S'élonner,s'esbrouffcrde peu de chose.

ESBROUFFEUR, EUSE s. Ar-ol. Faiseur, faiseuse d'embnrras. — Voleur, voli'use i l'esbrouH'i/.

•ESCABEAU s. m.

(lat. scabclU(iii). Siège de bois sans bras ni dossier.

* ESCABELLE s. f.

Même sens que EscaliKAU. — Déranger les

KSC.AIIELLKS A QUEL- QU'UN, rompre toutes ses mesures, mettre du désordre dans ses alfaires. Cette phrase et la suiv.'inlc ont vieilli. — Remuer ses esca- UELLEs, déménager, changer de domicile. Fig. et fani. Changer d'état de fortune, de situation : jV lui ferai bien remuer ses escabelles.

* ESCACHE s. f. Mors de cheval, différant du canon, en ce que le canon est rond, l'escaclie ovale : ordiyiairement les fdets sont en escache.

' ESCADRE s. f. (lat. -/!/a*-n, carré). Nombre de vaisseauK de guerre sous un mémo chef : celle escailre était composée de dix vaisseaux de liane et de tant de fréf/ates. — CiiEr d'escadre, titre que portait autref. l'ofliciersupcrieiir de marine, auipiel on donne aii|ourd'hui le titre de Contre-amiual.

* ESCADRILLE s. f. Escadre composée de bâtiments légers.

ESCA

* ESCADRON s. m. (rad. escadre). Troupe de cavalerie, composée d'une ou de plusieurs compagnies, et, en général de quatre au plus : les réiiimod.s de eavalerie étaient autrefors composés de deux à six escadrons. — Autre!'. Troupe quelconque d'hommes à pied ou à cheval : il jmrtagca sa troupe en deux escadrons.

Je conduisais aux coups leurs escadrons poudreux.

YûLTilRB.

— Chef d'escadron, commandant d'un escadron. — Escadron volant, troupe de jeunes filles dont s'entourait Catherine de Médicis, pour les faire servir au.\ succès de sa politique.

* ESCADRONNER v. n. Art milit. Faire les dilïérentos évolutions qui sont particulières à la cavalerie : ces trotipc?, escadronncnt bien. — Ces deux troupes escadronnent ensemble, se disait autref. de deux troupes de cavalerie qui se joignaient pour former un escadron.

* ESCALADE s. f. (lat. scala, échelle). Atlaqui- d'une place avec des échelles, assaut que l'on donne avec des échelles : lamuraillc est trop liautc, clic est hors d'escalade. — Action d'un voleur qui se sert d'une échelle ou de tout aulrc moyen pour s'introduire quelque part en moulant : les circonstances d^escalade et d'effraction agr/ravent le délit.

' ESCALADER v. a. Attaquer, emporter par escalade : les (jcants voulaient escalader le ciel. — Escalader une maison, une muraille, etc., monter dans une maison, franchir un mur de clôture, etc., soit à l'aide d'une échelle, soit en grimpant, ou de quelque autre manière semblable : les voleurs ont cscîdadé la maison.

ESCALDAS (Les), Agtms Guidas (eaux chaudes),slationbaluéaire, ducant. deSaillagousse (PYrénces-Orientales). Trois sources sulfurées sodiques de 19" à i'i". Traitement des maladies des voies respiratoires, des alïections de la peau et de l'utérus, de la gravelle, des rhumatismes, des scrofules et des accidents syphilitiques. Etablissement considérable, avec 4j baignoires, eau courante, douches à pression graduée, salles d'aspiration et de pulvérisation; buvettes.

* ESCALE s. f. (lat. scalla, échelle). Mar. Lieu de relàcbe, de halte pour les vaisseaux. Se dit particulièrement dans la Méditerranée.

— Faire escale dans un poiit, y mouiller, y relâcher. Ne s'emploie que dans cette expression.

* ESCALIER s. m. (lat. scafa, échelle). .Suite de degrés, partie d'un bâtiment qui sert à monter et à descendre : escalier pris, pratiqué dans l'épaisseur du mur.

* ESCALIN s. m. (bas lat. schelingius). Pièce de monnaie des Pays-Bas, qui vaut soixantequatre centimes àa Erance.

* ESCALOPE s. f. Cuis. Tranches rondes et minces de viande ou de chair de poisson, placées eu couronne sur un plat, les unes audessus des autres, de manière à former une espèce d'escalier.

' ESCAMOTAGE s. m. Action d'escamoter.

ESCAMOTE s. f. Petite balle de liège que les escamoteurs font disparaître.

* ESCAMOTER v. a. (esp. escumodnr). Oter, clianger, faire disparaître quelque chose par un tour de main, sans que les spectateurs s'en aperçoivent : escamoter des boules, des dés, des cartes. Absol. : cet homme escamote bien. — Par exl. Dérober subtilement sans qu'on s'en aperçoive : un fûou lui cseamuta sa bourse. — bans les exercices milit. Escamoter l'arue, supprimer, dans le maniement du fusil, certains mouvements voulus par l'ordonnance, afin d'exécuter les temps avec plus de piuin|itiludc. — »» Obtenir par ruse, par adresse : // lui a escamoté la signature de cet acte. — Supjjrimcr, omettre avec intention : ce musicien

ESCA

a escamoté les passages difficiles de son morceau.

' ESCAMOTEUR s. m. Celui qui escamote : c'est un. habile escamoteur. — vv Fig. Filou qui dérobe adioitomeut.

■ ESCAMPER V. n. (lat. excampo, hors du camp). l'(ip. Se retirer, s'enfuir en grande bâte : il craignait d'être battu, il escampa.

■ ESCAMPETTE s. f. N'est usité que dans cette [ihraso populaire, Prendre la poudre d'escampette, s'enfuir.

* ESCAPADE s. f. Echappée, action do manquer à son devoir pour aller se divertir : il est sujet à faire des csi-apadcs. — w Se dit d'un cheval qui s'emporte et n'obéit [ilus à son cavalier.

* ESCAPE s. f. (lat. scapus). Archit. Tout le fût d'une colonne. — Pr. Partie inférieure et

la plus proche de la base.

ESCARBAGNAS (La comtess3 d'). ballel-coméilie, avec intermèdes, conqiose par Molière, en décembre 1(J71, et dirigé contre les prétentions des dames de [irovince. Le titre de cette pièce est composé do deux noms qui existaient réellement : E.scars, fief de la Marche, et Bagnas, dans le Languedoc.

ESCARBILLES s. f. pi. [tl mil.] (lat. carijo. charlion). Petits morceaux de braise éteints.

— Résidu de la houille incomplètement brûlée.

* ESCARBOT s. m. (lat. scarabweus). Eutom. Genre do coléoptères clavicornes, comprenant des espèces à corps rectangulaire, presque carré. Les escarbots se trouvent dans les bouses, dans les licntes, dans les cadavres ou sous l'écorce des arbres morts ou cariés ; Vescarbot des cadavres {hister cadavcrinus), et Vescai-bot à (juatre taches [hister quadrimaculatus) vivent aux environs de Paris. — Escarbot DORÉ, cétoine durée. — Escarbot de la farlne, ténébriou meunier.

* ESCARBOUCLE s. f. (lat. carbuncutus, petit charbon). Miner. Pierre précieuse qui a beaucoup d'éclat, et qui est d'un rouge foncé. On attribuait jadis à cette pierre, devenue très rare, la vertu d'illuminer les ténèbres les plus profondes; elle n'a jamais brillé de cet éclat prodigieux que dans les romans de chevalerie, les contes fantasmagoriques de l'Allemagne, et les légendes orientales.

* ESCARCELLE s. f. (ital. scarcelta). Grande bourse a l'antique : il vient de jouer, il a viilé son escarcelle; mettre la main à l'escarcelle ; fouiller dans iescaircllc. Ne se dit plus que fani. et par plaisanterie. — Fig. et prov. Il pleut dans son escarcelle, il devient riche.

* ESCARGOT s. m. Moll. Nom vulgaire de l'hélice commune. — Escalier en escargot, escalier en spirale. — »» Argot. Vagabond.

— Escargot de trottoir, sergent de ville.

•ESCARMOUCHES, t. (ail. sc/iœi'mùfie/). Combat entre de petits détachements ou entre des tirailleurs , lorsque deux armées sont proches l'une de l'autre : engager l'escarmouche.

* ESCARMOUCHER v. n. Combattre par escarmouches : on ne combattit point, on ne fit quescarmouchcr. — Fig. et fam. Se dit aussi des discussions et des disputes : on n'a pas approfondi la question, on n'a fait quescarmouchcr.

■ ESCARMOUCHEUR s. m. Celui qui va à l'escarmouche : les escarmouchcurs engagèrent le combat (vieux).

* ESCAROLE s. f. Plante potagère, espèce de chicorée à feuilles larges : salade d'escarolc. — vv On dit aussi Scarole.

■ ESCAROTIQUE adj. Méd. Se dit des substances caustiques qui biùlent les parties vivantes et déterminent la formation d'une

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