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ESCR

fut en usage en France depuis Charles VIII Jusqu'à Louis XII.

* ESCOPETTERIE s. f. Salve, décharge de plusieurs escopelles , carabines, fusils ou mousquets : ttnc terrible escopellerie (vieux).

* ESCORTE s. f. (ital. scorta). Troupe année qui escorle une personne, un convoi, des bagages, qui accompagne pour protéger, défendre ou surveiller pendant la marche : ne vous hasardez pas à traverser ce pays-là sans bonne escortée. — Vaisseaux de guerre qu\ accompagnent, dans le même dessein, des bâtiments de transport, des navires marcliands, etc. : la tempête sépara le convoi de son escorte. — Servir d'escorte, tenir lieu d'escorte. Celte phrase et les deux suivantes peuvent s'appliquer à des gens non armés, et même a une seule personne. — Faire escorte, servir d'escorte : si vous voulez, je vous ferai escorte jusque chez vous. — Sous l'escorte de, escorté par : il2}artit sous l'escorte de trois cavaliers.

' ESCORTER v. a. Accompagner pour protéger, défendre ou surveiller pendant la marche : on détacha un corps de cavalerie pour escorter le convoi, pour escorter le bagage.

ESCOT s. m. Sorte d'étoffe de laine à tissu croisé.

* ESCOUADE s. f. (ital. squadra). Fraction "d'une compagnie de gens de guerre, sous les ordres d'un c'aporal ou d'un brigadier.

ESCODLOUERE, station minérale du cant.

d'Axat (Aude) ; G6S hab. Quatre sources sulfurées sodiques de 29° à 45». Propriétés des eaux sulfureuses en général. Maladies cutanées Etablissement avec 40 baignoires à eau courante, douches variées, salle d'inhalation et de |>ulvérisation. Buvettes.

•ESCOURGÉE s. f. (lat. scoriata, lanière de cuir). Fouet qui est fait de plusieurs courroies de cuir. — Coups donnés avec cette espèce de fouet : il reçut une bonne cscourgée. Ce mot est vieux.

♦ESCOURGEONS, m. Espèce d'orge Jiàtive qu'on fait ordinairement manger en vert aux chevaux.

* ESCOUSSE s. f. (lat. excussus, part, passé de excutere, secouer). .Mouvement, élan, course qu'on prend de quelque distance pour mieux sauter, pour s'élancer avec plus de force, avec plus de légèreté : prendre son esioussc. Fam. et peu usité.

ESCRACHE s. m. Argot. Papiers, passeport. — EsCRACHE TARTE, OU A l'ESTORGUE,

faux passe-port.

ESCRACHER v. a. Argot. Demander à quelqu'un son passe-port, l'interroger.

* ESCRIMES, f. (ital. scherma). Art de faire des armes; exercice par lequel on apprend à se battre à l'épée ou au sabre : il sait lous les tours d'escrime ; maitre d'escrime, plus ordinairement, maître d'armes. — Encycl. L'escrime est l'art d'attaquer et de se défendre soit d'estoc, soit de taille, avec une arme quelconque. Le mot est principalement employé quand il s'agit d'une petite épée ; quand on se sert d'autres armes, telles que le sabre, la baïonnette ou le bâton, on spécifie l'espèce d'arme. Les anciens cultivèrent l'escrime; les Italiens furent les plus adroits tireurs du xvi"^ siècle. L'escrime fut importée d'Italie en France cl en Espagne. Beaucoup de personnes font de l'escrime une récréation ou un exercice Lorsqu'elle ne demande pas une tension excessive des muscles, elle développe à un doj?ré extraordinaire tout le physique; elle donne une parfaite délicatesse de touche, avec beaucoup d'assurance et de sftrete de main. — Le principe, sur lequel est ba,sée la défense d'une personne, au moyeu de l'épée, est une application purliculière de la puissance du levier qui fait que le tireur, qui pare une attaque, force la pointe de l'épée de son

adversaire à dévier de sa ligne directe et à frapper à cûté du corps. L'instrument employé pour l'escrime est le tleurel, avec une poignée semblable à celle d'une petite épée, une garde de métal ou de cuir entre la poignée et la lame, et un boulon à la place de pointe. Le tireur doit plutôt compter, pour se protéger, sur la main qui porte son arme que sur l'a'ffilité de ses jambes; il doit cependant être assez vif et agile sur ces dernières pou:- se fendre facilement en avant, rompre ou porter une botte. Les coups sont seulement diriges sur le torse; ceux qui portent sur les membres sont accidentels et, dans une salle d'armes, ils ne sont point comptés comme coups valables. Le fleuret italien est long : il a de 90 à 94 cent. ; il est très lourd et moins flexible que le fleuret français qui n'a que 85 cent, de long. L'escrime italienne pure n'est en vogue que dans la haute Italie et en Sicile; les maîtres d'armes napolitains sont justement célèbres pour leur adresse dans des coups particuliers. L'escrime vénitienne" ressemble à la napolitaine; la piémontaise est un mélange de la napolitaine et de celle qui existait autrefois en France. L'espagnole est une niouificalionde la napolitaine. Les Français seuls ont une méthode à eux. — L'étude do l'escrime à l'épée sert de base à l'attaque et à la défense de n'importe quelle autre arme ; mais presque chaque attaque et chaque riposte avec le sabre sont le contraire des mêmes mouvements avec l'épée. L'usage du sabre, pour un cavalier, n'est qu'une variation de son application pour un fantassin; le cavalier est obliaé de protéger son cheval, comme il se protège lui-même. La baïonnette au boul d'un fusil, employée par toute une ligue de soldats, est l'arme la plu^ formidable. La lance est de nulle valeur, sauf pour la cavalerie, par laquelle elle peut être employée très efflcacemenl dans la poursuite d'un ennemi eu déroute. Le poignard ou dague demande beaucoup de promptitude de main et d'œil. Le bâton, lorsqu'il sert à porter des coups, est une arme aussi terrible que le sabre.

* ESCRIMER V. n. S'exercer à faire des armes, à se battre à l'épée ou au sabre : ces dnix konmcs escriment tous les jours l'un contre l'autre.— Fig. et fam. Disputer 1 un contre l'autre sur quelque matière d'érudition, de science : ils sont lous deux forts savants, il y a ))(aisir à les voir escrimer l'un contre l'autre. — S'escrimer v. pr. Escrimer soi. — S'escrimer A FAIRE QUELQUE CHOSE, s'excrccr, s'appliquer h le faire : il s'escrime du matin au soir à faire des vers. — S'escrimer de quelque cuose, savoir s'en servir : joue-i-ii du violon? il s'en escrime un peu. — S'escrimer des pieds et des

MAINS POUR GRIMPER EN QUELQUE ENDROIT, faire

tous ses efforts pour monter en quelque endroit à l'aide de ses pieds et de ses mains.— »v S'escrimer des pieds et des mains pour faire QUELQUE chose, faire tous ses ell'orls pour y parvenir. — Pop. S'escrimer de la machoihe, manger beaucoup et avec avidité.

* ESCRIMEUR s. m. Celui qui entend l'art d'escrimer : il y a plaisir à voir faire des armes à deux bons escrimeurs

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