A SON ESCIENT
• ESCLAIRE s. m. Faucon n. Oiseau de proie ilunl le corps est allongé, et qui vole bien.
• ESCLANDRE s. m. (lat. seandalum). Bruit, éclat scandaleux provenant di: (juelque acte ou accident fâcheux : il est arrivé un yrand esclandre dans cette famille. — I'aikk esclan- Diiic, quereller quelqu'un en (udilic. — Causer DE l'esclandre, faire tapage, occasionner quelque scandale.
•ESCLAVAGE s. m. Servitude; état, condition d'un esclave : il airna mieux mourir que de tomber en esclavatje. — Fig. Etat d'une liersonne dominée par quelque pa.ssion : l'amour est un esclavage. — Fig. Tout ce qui tient dans une sorte d'assujettissement, de dépendance : cet empUnest lucratif, mais c'est un vé)-i-
tahle esclavage. — L'esclavage de la rime, la gène, la contrainte qu'elle impose. — Parure de diamants ou d'autres pierres précieuses qui descend sur la poitrine. — »v Par ext. Etat d'un peuple qui a perdu son autonomie et subit la loi d'un gouvernement étranger.
riutùt la mort que l'esclavage, C'est la devise des Français.
Le Salut de la France, chant patriotique, par de Boy.
— Encycl. L'esclavage est l'étal de servitude complète, dans lequel une personne, qui est la propriété absolue, le bien d'une aulre, se trouve forcée de travailler au bénéfice do son maître. L'esclavage a existé, sous dill'érentes formes, dans toutes les nations et aujourd'hui on le trouve encore dans quelques contrées. On le connut dès les temps les plus reculés de l'histoire, et les écrivains des premiers siècles y font souvent allusion. Il y a plus de trois mille ans que les Phéniciens pratiquaient sur une vaste échelle l'eulèvementdes hommes eldesenfants; le commerce des esclaves était alors en pleine vigueur. L'esclavage est pour la première fois mentionné dans les documents chinois dès le xiii'-' siècle av. J.-C. 11 exista chez les Assyriens, les Babyloniens et les Perses dès leurs premières conquêtes. Du temps d'Abraham, b'S Hébreux avaient déjà plusieurs formes d'esclavage. En Pliénicie, les esclaves étaient employés dans toutes les branches d'industrie. — L'esclavage fut une institution solidement établie depuis l'âge héroïque de la Grèce; quant au traitement des esclaves, il diiïéra beaucoup selon les diverses contrées; ce fut à Athènes et dans l'Attique qu'ils furent traités avec le plus de douceur. A Athènes, U y en avait de deux sortes : les esclaves privés et les esclaves publics; ceux-ci étaient la propriété de l'Etat et quelques-uns d'entre eux reçurent de l'instruction et occupèrent d'importants emplois. Les ilotes de Sparte souffrirent toutes les calamités réservées aux vaincus; ils étaient esclaves de l'Etat et ceux qui les avaient achetés ne pouvaient même ni leur donner la liberté, ni les vendre hors de la Laconie. Dans plusieurs parties de la Grèce, on s'approvisionnait d'esclaves par la guerre, le commerce, la piraterie et le rapt. Il y avait des marchés réguliers pour ce trafic. Les nègres, importés comme esclaves, étaient considérés comme marchandises de luxe. Presque tous les esclaves domesti(iues et personnels étaient des barbares, c'est-àdire qu'ils n'appartenaient pas à la nationalité grecque. On croit qu'en Grèce, leur nombre était de trois à quatre fois supérieur à celui des hommes libres. — Danslespremiers lein])s (le Rome, presque tous les domestiques ét.iient esclaves, ainsi que la majorité des ouvriers de la ville. Les premiers esclaves romains étaient exclusivement des prisonniers de guerre, faits sur les peuples immédiatement voisins et vendus à l'encan comme butin de l'Etat. L'esclavage romain commença à ]irendrc une grande extension dans le siècle qui vil naître les guerres puniques (2G4 av. J.-C). Il ne fut pas seulement confiné aux raccts barbares, ou à un peuple particulier, mais il enveloppa tout ce qui pouvait être conquis ou acquis. Après la seconde guerre punique, les conquêtes de Rome marchèrent avec une grande rapidité, et li; nombre di'la population esclave s'accrut dans la même proportion. La vente de 1;)0,(MIO Epirotes fut une des conséquences des succès de Paul-Einile en Macédoine. Une grande quantité de prisonniers, faits à la conquête de Carthage, furent emmenés en esclavage; tous les citoyens de Corinihe subirent le même sort. Les conquêtes do Sylla, de Lucullus, et de Pompée, en Grèce et en Orient, ap|)rovisionnèrcnt largement les marchés d'esclaves, et les gurrres des Gaules de Jules César en fournirent |iràsd'un demi-million. On s'en procurait aussi |iar le commerce. Les enfants étaient
quelquefois vendus par leurs parents : on acceptait des hommes pour payer ce qui était dû au trésor impérial et les pauvres gens purent se vendre eux-mêmes. Les Romains, coupables de crimes, punis de peines infamantes, devenaient esclaves : cela dura jusqu'au règne de Juslinien, où celte forme d'esclavage fut abolie. Les fondions des esclaves de Rome, tant publics que privés, étaient variées. Les uns s'occupaient à des travaux avilissants, d'autres cultivaient les arts mécaniques, d'autres étaient secrétaires, lecteurs, chirurgiens, précepteurs, artistes, etc. Pendant la seconde guerre punique, ils furent régulièrement incorporés comme soldats. La masse des esclaves était rudement traitée, et les lois et arrêtés les concernant étaient très sévères. Ils ne possédaient aucun droit, et la loi ne leur accordait môme pas d'individualité. On leur permettait seulement une espèce de mariage [eonlubcrnium], mais ils n'avaient aucun pouvoir sur leurs enfants. On ne leur reconnaissait ipio bien peu les liens de la parenté, et ils ne pouvaient posséder sans la sanction et l'autorisation de leurs maîtres. Sous l'empire, la condition des esclaves devint un peu meilleure que sous la république. L'afl'ranchissement n'était pas rare et beaucoup d'alfianchis eurent une grande influence. La période impériale fut favorable à l'émancipation et les affranchis devinrent tellement nombreux que plusieurs des premiers empereurs, y compris Auguste, furent forcés de restreindre raffrancltissement. Les autres empereurs le favorisèrent et Juslinien éloigna tout ce qui y faisait obstacle. Jules César n'employa aucun all'iaiichi; Tibère et Caligula s'en servirent rarement. Mais les esclaves soumirent à leurs lois l'empereur Clamle et par lui l'einpiro tout entier. Les évaluations de Gibbon portent à 60 millions le nombre des esclaves sous le règne de Claude. Des insurrections et des guerres intestines éclatèrent fréquemment. En Sicile, deux soulèvements de ce genre furent noyés dans le sang de myriades d'hommes. La guerre des gladiateurs, sous Spartacus, dura plus de deux ans. — Sur le commerce des esclaves, pratiqué dès les temps les plus reculés, nous n'avons aucun détail précis. En Phénicie, ce commerce avait une grande extension. Chez les Grecs, il s'étendait en Egypte, euTliraee, en Phrygie, eu Lydie, en Syrie et dans d'autres contrées. Les Carthaginois faisaient un immense trafic avec l'intérieur de l'Afrique, cl les Romains surpassèrent, sur ce point, toutes les autres nations de l'antiquité. L'esclavage fut considéré comme une dos causes préopinantes de la décadence de Rome: il existait dans toutes les parties de l'empire et fut vivement battu en brèche par l'influence du christianisme. L'apparition des Sarrasins ne fil qu'accroître encore le nombre des esclaves. La guerre entre les Allemands et les Slaves ayant rempli les marchés de vaincus de cette dernière nation, on employa le mol esclave pour lesdésigner. Les grandes républiques commerciales de rilalie firent en grand ce trafic. En Angleterre, du temps des Saxons, la traite des esclaves fut florissante, et Bristol en fut le l)rincipal entrepôt. Pendant la longue lutte entre les Turcs et les Etats chrétiens, qui suivit la conquête de Constantinoplc, les parties adverses se partagèrent les possessions maritimes des Romains,el les rivalités de religion et de race réduisirent à l'esclavage une multitude de gens civilisés. Un nombre énorme de prisonniers furent employés comme rameurs de galères, les chrétiens sur les bancs de celles des musulmans et ceux-ci sur les vaisseaux chrétiens. Les corsaires musulmans s'avancèrent jusqu'au N. de l'Europe et s'em- [tarèrenl des gens qu'ils purent saisir sur les côtes d'Irlande. Les pirateries des Etats barbaresques provoipièicnt fréquemment la guerre; le bombanlenienl d'Alger (1810) par
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une flotte anglaise commandée par lord Exmoulh, mil lin à l'esciavage des chrétiens en Barbarie. — L'esclavage des noirs, dans sa forme spéciale, est une des conséquences de ce grand mouvement qui eut lieu en faveur des découvertes maritimes et du commerce, et qui commença au xv" siècle sous la direction des Portugais. En 1^41, deux officiers du prince Henri s'emparèrent de quelques Maures, qui furent amenés en Portugal. L'année suivante, on autorisa ces Maures à se racheter; parmi les biens ((u'ils donnèrent pour leur rançon, figurèrent dix esclaves noirs, ce qui donna l'idée de la traite des nègres. Ce genre de commerce fut commencé ouvertement en 1444, par une compagnie formée à Lagos dans ce but. La traite des esclaves nègres fut bientôt régularisée et un comptoir portugais fut établi sur les iles Arguin. Cliai|ue année, 700 ou 800 esclaves noirs étaient envoyés de cette factorerie en Portugal, tandis que d'autres esclaves de mCnie origine étaient vendus k d'autres marchands qui les conduisaient à Tunis et en Sicile. — Peu de temps après la découverte de l'Amérique, les Espagnols commencèrent à asservir les naturels. Plusieurs furent envoyés eu Espagne dès 149'); un grand nombre d'entre eux périrent ]iendant l'assujettissement des colonies et leur race entière fut exterminée dans les lies. L'esclavage n'était point inconnu en Amérique, et le Mexique avait déjà un système bien établi à ce sujet. Charles- Quint autorisa un négociant llamand i importer des nègres dans les Indes occidentales. (Voy. .VsiENTo.) Dès ce moment, le commerce prit une grande extension. Au temps des Sluarts, quatre compagnies anglaises furent établies pour transporter les esclaves d'Afrique; Charles H et Jacques H furent membres de la quati'ième. Après la révolution, ce tralic fut abandonné, mais, plus tard, la Compagnie royale africaine fut soutenue par le parlement. En 1713, le privilège de la traite des nègres descoinnies espagnoles fut assuré aux Anglais pour :}0 ans, pendant lesquels on débar(pia 144,00(1 esclaves. Les Français, les Hidiandais et les autres nations européennes lirent aussi le trafic; les premiers esclaves importés sur l'ancien territoire des Etats-Unis furent vendus par un vaisseau hollandais, qui en débarqua 20 à Jamestown (Virginie), en 1620. L'esclavage exista bientôt dans chaque partie du nord de l'Amérique, et les Indiens y furent assujettis aussi bien que les nègres. La traite entre l'Amérique du Nord et l'Afrique fut poussée avec une grande vigueur. En 1776, le congrès continental supprima l'importation dos esclaves; mais en 1788, lors de la formation de la constitution américaine, il fut défendu au congrès d'interdire le tratic, avant •1808, époque il laquelle il fut aboli. L'état de Géorgie prohiba la traite en 1798. En Angleterre, ce commerce fut d'abord dénoncé par des particuliers. Au xviii" siècle, des hommes éminents travaillèrent avec zèle à supprimer la traite. Le plus célèbre d'entre eux fut Granville Sharp, qui, pondant un demi-siècle, fil tous ses elt'orls en faveur de l'émancipation. Les quakers présentèrent au parlement la première pétition pour l'abolition de la traite. M. Clarkson commença en 1780 ses travaux antiesciavagistes et M. Wilberforce se joignit il lui peu de temps après. En Juin 1787, une commission de 1'2 membres, presque tous quakers, fut instituée pour abolir le commerce des esclaves; elle eut à soutenir I une violente o(>position des hommes les plus éminents du pays. La question fut soumise au parlement en 1788, mais ce ne fut qu'en 1807 que des mesures furent adoptées à ce sujet. En 1823, une société se forma pour l'adoucissement et l'abolition graduelle de l'esclavage dans les possessions anglaises. Ses priiK-ipaux chefs furentClarkson, Wilberforce le Huxton. Vers la même époque l'ut publié
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par laquakeresse, Elizabi'lh Heyrick, un pamphlet intitulé Immalialr, iiot Graduai, Abnlition. Ses opinions conduisirent plus lard la société à abandonner les doctrines et les mesures de gradation qui firent place à celles d'émancipation immédiate et sans réserve. A partir de ce moment, la ((ueslion marcha avec une grande rapidité. En 183.3, un acte d'émancipation ordonna un apprentissage de six ans pour les esclaves et le paiemenl aux propriétaires d'une somme de 20 millions de liv. slerl. prise sur le trésor national. Le jour fixé pour l'émancipation fut le 1'' août rs34. et l'autorisation fut donnée respectivement à chaque législation locale d'adopter nu <le rejeter le système d'apprentissage. Anligoa et les Rermudes le rejetèrent, les autres îles l'acce|itèrent. Ce système ne donna pas de bons résultats; aussi, dans plusieurs cas, les lois locales l'abolirenl-elles, et, en 1838, un décret du parlement le supprima-l-il définitivement. En 1843, la Grande-Bretagne émancipa plus de 12 millions d'esclaves dans ses possessions des Indes orientales. — En France, l'Assemblée nationale (15 mai 1791) accorda virtuellement des privilèges politiques égaux à tous les hommes libres, sans distinction de couleur; cette mesure occasionna :'i Haïti des révoltes qui mirent fin à l'esclavage. Napoléon le rétablit dans plusieurs colonies françaises, mais il ne put y réussir à Haïti. En 1815, parut un ordre d'abolition immédiate de la traite, ordre que le gouvernement de Louis XVIII remit en vigueur, et la traite française cessa en 1819. Le congrès de Vienne prohiba ce trafic et l'esclavage fut aboli par le gouvernement provisoire (1848) sans indemnité pour les pro[)riétaires. La Suède abolit l'esclavage on 1840-7, le Danemark en 1848 et les Pays-Bas en 1802. L'Espagne consentit on 1814àabolir la traite en 1820. Les Pays-Bas l'abolirent en 1818, le Brésil en 182(i, mais les Brésiliens continueront à la pratiquer. Aux Etats-Unis, la traite fut prohibée par une loi de 1808, et une loi de 1820 la classa au même rang que la piraterie. De semblables statuts furent promulgués par le parlement brilaiinique en 182;;. Mais ce ne fut que lors de ladéclaration de la guerre civile américaine que ce commerce cessa d'être lucratif. Cette guerre et l'agitation causée par l'éniancipation dans le Brésil mirent presque fin à la traite à travers l'Atlantique. Dans l'intérieur de l'Afrique, ce commerce continue avec beaucoup de vigueur et une constante activité. Sauf à Cuba, l'esclavage disparut de l'Amérique espagnole. Il continua de prospérer au Brésil jusqu'en 1871, époque à laquelle on décréta son abolition graduelle. — Le nombre total des Africains emmenés en esclavage est estimé à 40 millions. L'Espagne et la France en reçurent quelques-uns, aussi bien que l'Anglelerie. Ceux importés dans les colonies anglaises, qui devinrent les Etats-Unis en 1776, étaient évalués à 300,000 au moment de la guerre de l'indépendance. Un premier recensement en 1790 donna le chilfre de 697,897 esclaves, dans les Etats-Unis; en 1810, il y en avait 1,191,304. (Voy. Etats-Unis, Traite, etc.)
* ESCLAVE s. et adj. Celui, celle qui est en servitude, et sous la puissance absolue d'un maître : dès qu'un esclave touche la terre de France, il est libre; chez tes Romains, le maître avait droitdevieetdemortsitrsesesclaves. — Fig. Se dit de ceux qui, par flatterie, par intérêt, se mettent dans la dépendance de quelqu'un et suivent aveuglément ses volontés : il est esclave de tous ceux qui •peuvent eontrihucr à sa fortune. — Avoir une ame esclave, avoir une âme vile et basse. ^ Fig. Etre esclave, être tellement attaché au service de quelqu'un, ou à quelque emploi, qu'on ne peut s'éloigner, ni faire autre chose : on e5<esc?ai;e, tout à fait esclave dans cet emploi. — Fig. Etre esclave de l\ kvveur, être esclave de ses
INTJÎRÊTS, DE SES PASSIONS, DE SES DEVOlIi^, Ctc,
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faire tout pour la faveur, pour ses intérêts, pour satisfaire ses passions, pour remplir ses devoirs, etc. — Etre esclave de sa parole, tenir religieusement ce qu'on promet. — *v Se dit d'un pays, d'un peuple qui subit la loi d'un pays étranger. Dans ce sens ne s'emploie qu'adjectivement.
ESCLAVES (Côte des). Voy. Côte.
ESCLAVONIE. Voy. Slavonie.
ESCOBAR Y MENDOZA (Antonio) [ès-ko'-bari-mènn-do'-sa], célèbre casuiste espagnol, né en l';89, mort en 1669.11 entra à la compagnie de Jésus, se fit remarquer par son éloquence et obtint une grande réputation par ses écrits, qui comprennent plus de 40 volumes. Sa vie privée fut pure et simple, mais les principes jirohabitistes, sur lesquels est basée la solution de plusieurs de ses cas de conscience, sont d'une morale relâchée, parce que ce casuiste a pour but surtout d'aplanir aux fidèles la route du salut en prodiguant les concessions à la faiblesse humaine. On lui prête la maxime que la purvti! d'intention peut justifier une mauvaise action. Pascal, Boileau, La Fontaine, .Molière et vingt autres écrivains français ont o.vercé leur verve satirique sur ces principes d.ingereux, et le nom d'Eseobar caractérise rbonime qui, par des subtilités de raisonnoment, explique et absout sa conduite, même quand elle est le plus blâmable.
* ESCOBARDER v. n. Fara. User de réticences, do mots à double entente, dans le dessein de tromper.
* ESCOBARDERIE s. f. Fam. Subterfuge,
faux-fuyanl, mensonge adroit.
* ESCOFFION s. m. Ancienne coill'ure à l'usage dosfonimisdu peuple. Ne s'employait guère que dans le style burles(]ue et yiar mépris : il ta battit, et lui arracha sou esvofflun.
ESCOFFIER v. a. Argot. Tuer.
* ESCOGRIFFE s. m. Celui qui prend hardiment sans demander : c'est un tour d'escogriffe. — • Par moquerie. Homme de grande taille et mal bâti : c'est un grand escogriffe. Dans l'un et dans l'autre sens, est du langage familier.
* ESCOMPTE s. m. (lat. ex, hors de ; fr. compte). Remise faite au payeur par celui qui reçoit un payement avant l'échéance, ou avant le terme fixé par les usages du commerce : caisse d'escompte. On disait autrefois. Escompte. — »* Intérêt prélevé sur la valeur d'un elfet de commerce, dont on veut recevoir le montant.
* ESCOMPTER V. a. Faire l'escompte, le calculer et le réduire : quandun banquier paye une lettre de change avant l'échéance, ileseompte l'intérêt du temps. — Payer i quelqu'un le montant d'un etlet avant l'échéance, moyennant un escompte : escompter un billet, une lettre de change, un effet. Autrefois on disait, ExcoMPTER. — Se faire payer un billet d'avance. — Fig. Dépenser d'avance, rapidement, prématurément ; escompter un héritage. — iv Fig. Anticiper : il ne faut jamais escompter l'avenir. — S'escompter v. pr. Etre escompté : les billets de ce commerçant s'escomptent difficilement.
' ESCOMPTEUR s. m. Celui qui fait l'escompte, l'avance de la valeur d'un billet. — Adjeotiv. Banquier escompteur.
ESCONDIDO (Rio), fleuve do l'Etat de Nicaragua, sur la côte du Mosquito. On l'appelle aussi rivière Bluefields. Il est navigable sur une étendue de 12o kil.
* ESCOPE s. f. Mar. Voy. Écope.
* ESCOPETTE s. f. Arme à feu, espèce de fusil de guerre ou de carabine que l'on portait ordinairement en bandoulière. L'escopctte était une espèce d'arquebuse à rouet, avec un canon rayé à cannelures droites, qui