‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 42 sur 568 · L.i gii.ink' iiiurallli; di- (,li · texte numérisé non relu

L.i gii.ink' iiiurallli; di- (,li

pas au choc du boulet. La grande muraille, sur la frontière soplcnlrionale de la Chine proprement dite, est le travail défensif le plus giganlosquo que l'on ait jamais érigé ; on la^ conslruisit pour servir de boulevard coiilro les invasions tartares, au ni" siècle avant J.-C. Elle mesure, avec ses sinuosités, une longueur

elle envoya des troupes qui ravagèrent les côtes de la Caspienne; la religion de Lao-tsi fut formée vers l'an Ci av. J.-C, cl le bouddhisme pénétra en CAûna vers l'an 70. De 220 a 260, l'empire se divisa en trois royaumes, que réunit Uû-li, fondateur de la seconde dynastie Tsinn (260-420). Les Tartares établirent,

cniN

dans le nnnl de In Chim^ un rnyaurne indépeiiibinl on .'iSii. Qunfro (jynaslies vég'ni''n!iit siici:ossiven)ent sur la Chine nu'Tidionale, jusqu'en S90, époque où le prince Suui, ayant subjufjué le ruyaunui dos Tgrtares, con((uit gussi l'empire méridional et réunit toule la Chine. NanUin élyit devenu la capitale en 420; )a pliilosophie athéistiqiie de Chan-Chin se répandit vers 4;i0 : les chrétiens nestoriens, autorisés à prêcher leur religion en 63o, furent jjxpulsés 0|i 845. Taj-tsou, fondateur de la dynastie Sung, et ses successeurs (960-1279) ne furent pas capables de maintenir les Tartares, qui se soulevèrent et ravagèrent plusieurs fois la Chine. f,e siège du gouvernement fut transféré à Pékin en TJliO, jicu de lejjips avant le voyage de Marco J'olo. Ivoublai-lChan (en chinois, CIn-tsûu) étiililit la |ireniière dynastie niongole ou dynfistic Youen,avec Pékin pour pajutale ((27U-l3liSl; ce princg accueillit favorahlemenl Marco Polo, premier Européen qui eftl pénétré en Chine. Un. moine bouddhiste de basse naissance, Tchou-Youenchang, ayant renversé la dynastie niongole, s'empara du trône, sous le nom de Hoiing-ou, et fonda la dynastie Ming, ([ui régna 27(i ans (1368-1 644) ci, donna 16 empereurs. Les Portugais parurent à Canton en liil7 et se liront céder Macao en i;)36 ; le pape envoya des jésuites missionnaires en Iii7a Les Tartares niaiid 'hoiis ou Tartiires orientaux, ayant commence les lioslilités en I6ii), envahirent peu à peu la Chine et fondèrent en I(i44 la dynastie Tsin, actuellement régnante. Lèpre nuer monarque de cet le dynastie, Chuu-Tclii.élèye du jésuite allemand Adam Schall, permit l'introduction du christi.inisme dans ses Etats; et so|i successeur Kang-hi (1661) protégea ouvertement les missionnaires et ouvrit des églises chrétiennes (1671); une guerre avec les Russes se termina en 1689 |iar un traité qui délimita les frontières de la Chine et de la Russie. Youngtcliin (1725i-'36) ferma les écoles chrétiennes (1714) et persécuta les missionnaires (1732). Ivien-Long (l736-'96) étendit ses conquêtes sur la plus grande partie de l'Asie centrale ; il reçut solennellement une ambassade anglaise le 14 sept. 1793. Son successeur Kià-king (1796- 1820) ne put réprimer l'anarcliie causée par les mouvements insurrectionnels contre son g-ouvornement despotique. 11 rendit un édit contre le christianisme en 1812 et chassa les missionnaires en 1815. Un ambassadeur anglais, lord Amherst, rompit toute négociation p(jur ne pas se soumettre à la prosternation du Kotou, « qui aurait pu com|n'omettre la majesté de l'Angleterre » (18 16). Le 2 déc. 1820, Taou-Kouang (éclat de la raison) moula sur le trône ; il régna jusqu'au 24 février ISoO. fj'événemont le plus important de son règne fut la guerre avec la Graiiile-Iirctagne. Considérant que l'opium est un jioison capable (j'abrutir la nation chinoise, il en prohiba i'imporlatiun en nov. 1834, fit saisir l'Arijyle, navire anglais, qui entrait cette substance en p(mlrebande (31 janv. 183y) et ordonna de biûler la cargaison (23 févr. 1835). Les négociants anglais fixés à Canton, ayant continué la contrebande, furent expulsés le 24 mars 1839. Le gouvernement britannique intervint cl enti-eprit (a gucrrt: de loy/mm. Hong-Kong fut pris le '23 ^oût 1839 et le blocus des côtes chinoises coir(nicnça le 10 juillet 1840. Tout en paraissant disposé à parlemepter, l'empereur prit des mesures pour repousser ks barhav'S. Un bâtiment de commerce anglais, le Kitc, ayant fait naufrage sur un banc de sable, le l.'i sept. 1840, le capitaine, sa femme et une partie de r'équi[)age furent enfermés dans des cages et montrés comme des bêtes curieuses aux habitants du Céleste Empire. Toute négociation fut rompue ; les forts Bogue furent pris le 26 févr. 1841 ; Canton, menace, jiaya une rançon de 30 millions de fr. pour éviter un bombardenicnt (31 mai). Ainoy (27 août), Chusan(l"oct.), Tchiii-liaï(10oct.),

CHIN

Ning-pou {i% ocl.], Chang-ha'i (19 juin 1842) et plusieurs villes maritimes tombèrent entre les mains des Anglais, (pii se présentèrent devant Nankin, où la pai,x fut signée le 29 août 1842. La Chine s'engagea à payer lOo millions dofr. ; Canton, Amoy, Fou-tchou-fuu, .Ningpouet Chang-haî furent ouverts au commerce anglais ; Hong-Kong fut cédé il la Grande- Bretagne. Les Etats-Unis obtinrent un traité de commerce le 3 juillet IS44 et la l-'rance en signa un le 23 ocl. Hien-fong (plénitude de bénédiction), fils et successeur de Taoykouang, déposa ceux de ses ministres qui s'étaient myiitrés favorables aux étrangers. A peine était-il inonlé sur le trône (24 l'évr. IS-'iO) que commença la terrible insurrection des tai-[)ing. Le soulèvement, commencé en août ISiiO, avait d'abord pour but apparent de renverser la dynastie tartare ; mais il ne tarda pas à prendre un caractère religieux. En mars iS'M, les insurgés se donnèrent un chef i[ui prit le nom do Ticn-teh (Céleste vertu). C'était un homme do basse origine, qui avait acquis un ))eu d'instruction â Canton en I83.S, et qui avilit reçu les premiers principes du christianisme d'un missionnaire nommé Rohcrts, en 1844. Il s'annonçait comme le restaurateur du culte du vrai Dieu, Chang-ti, et emprunta à la Bible plusieurs des dogmes de sa nouvelle religion ; il se déclarait le monarque de tout ce qui existe sous le ciel, comme le vrai seigneur de la Chine (et par conséquent de l'univers entier), comme le frère de Jésus et le second fils de Dieu, et réclama la soumission universelle. Les rebelles remportèrent de grands avantages sur les troupes impériales, piareiit Nankin le 20 mars 1853, Amoy le 19 mai, Chang-hai le 7 sept, et s'avancèrent jusqu'aux envirops de Canton ; ils perdirent plusieurs de leurs positions en 1855. A ces causes de troubles se joignit une guerre avec les Anglais, qui bombarderont Canton le 4 nov. 1856, mais qui durent interrompre les hostilités à cause de la révolte des cipayes. Les Français s'allièrent avec eux en l<So7, pour venger la mort du missionnaire Chappedelaine, exécuté en juin 1856. Canton fut piis cl bombardé le 29 déc. 1857 ; les forts du Péi-ho furent pris le 20 mai 1838 et la paix lut signée à Tien-lsin le 29 juin. Les alliés obtinrent de grandes libertés commerciales, la tolérance du christianisme, une indemnité pour les frais de la guerre et l'abandon du terme ai (barbares) pour désigner les Euro- ]iéens. Mais lorsque tout semblait terminé, le gouvernement chinois refusa de ralilier le traité et obstrua remboucbure du Péi-ho pour empocher les ministres européens de se rendre à Pékin. L'amiral anglais Hope essaya d'enlever les eslacades qui fermaient ce fleuve et perdit inutileiiient 380 hommes. Eu 1859, les gouvernenients anglais et français préparèrent une expéditioa destinée à venger cet ali'ront. Il fallut six mois aux flottes alliées pour transporter 1 5,000 hoqimos et tout un inimepse appareil de guerresur les rivages de Péiho, Les troupes françaises, sous les ordres du général Cousin de Montauban ayantpour chefd'état m^jurle lieutenant colonel Schmitz, s'établirent à Tché-Fou, danslegolfedePélchili ; et les Anglais, commandés parsir Hope Grant, s'installèrent à Ta-lieou-houan, de l'autre côté de ce golfe (juin 1860). Les hostilités commencèrent aussitôt par des reconnaissances. Le 2 août, les alliés tirent leur entrée àPétang; le lendemain, un obus lancé sur une année de 15,000 cavaliers tartares, suffit pour la tenir en respect. Le 12, les (Chinois furent mis en déroute sur la rive gauche du Péi-ho; du 18 au 20, on repoussa les taï-ping rebelles qui se trouvaient dans les environs de Shang-Hai, et le 21, les alliés s'emparèrent des forts du Péi-ho, rive gauche (forts de Takou), brillante action qui leur coûta 500 hommes, tant tués que blessés, et qui leur livra, outre 500 canons, d'immenses approvisionuemeiits et la

cniN

libre navigation sur le Péi-ho. Le général tartare San-ko-lin battit en retraite, .\pres de vaines négociations, les alliés, maîtres de Tien-tsin (26 août), quittèrent celte vil|e au commoiiccment de seplcmbre pour marcher sur Pékin: le 18, ils livrèrent à une armée de 5(l,00(} hommes la bataille de Tchiant'-kinouang, qui se termina parleur victoire .-um- |dcte;elle 21, ils cnfoncèreni, à Pa-li-kao, !)5,000 ennemis, dont 30,000 cavaliers tartares considérés r-umme invincibles. Ce jour même, l'explorateur d'Esteyrax de Lautuie, le consul Parkes, les capitaines Anderson et Bràbazon, M. de Norman, M. Bqwlby, correspondant du Times, et vingt autres personnes, européennes ou interprètes, s'étant avancés jusqu'à Tong-tchaou, pour convenir des conditions d'une entrevue avec les minisires chinois, furent arfêtés par San-ko-lin-sin. Le capitaine Br^bazon et l'abbé de Luc furent décapités et jetés dans le canal; les autres fliront conduits à Pékin et subiront d'allreux outrages. Le lendemain de leur arrestation, les alliés entrèrent à Tong-tchaDU ; irrités, en apprenant de quelle façon leurstimbassadeucs avaient été traités, ils marchèrent aussitôt sur Pékin devant laquelle ils arrivèrent le 6 cet. Avant d'entrer dans cette ca|iitale, ils se portèrent sur le palais d'été (Y'ouèn-min-yonèn), qui fut mis au pillage (6 ocl. et.jonrs suivants). Le 8 oct., les Chinois elfrayés rendirent leurs prisonniers, mais Anderson, de iNorman et plusieurs autres moururent presque aussitôt des suites des horribles traitements qui leur avaient été infligés. Pendant le pillage du palais d'été, un soldat français découvrit dans une cassette un projet de traité proposé par les Anglais à l'insu du général de .Montauban. Dans ce projet, les Français étaient traités comnje de vils mercenaires au service de )a Graiide-B''etagiie. Cette [lièce compromettante fui envoyée à .Napoléon 111 et refroidit les rapports entre les deux armées. Le 13, les Anglais, dans le seul but d'humilier leursalliés et d'accréditerrppinion qu'ils étaientà leursoldc, enlrèrent seuls a Pékin, ce qui mille conihle à l'indignation des Français. On parvint à calmer ceux-ci en leur disant qu'il suffit aux Français d'être les premiers au feu. Une collision fut évitée grâce au sang-froid et à un spirituel à-propos du colonel .Schmiti:. \>ay une condescendance incroyable, les Français enlrèrent à Pékin, en jouant le Qod save Ihe Qiieen, ce qui vérifia bien, aux yeux des Chinois, leur qualité de vassaux. Les corps de Bowlby et de Norman furent solennellement et pompeusement enterrés dans le cimetière russe le 17 octobre, et le lendemain les Anglais vengèrent leur mort en mellantle feu au palais d'été, sans l'asseiitinient du général de Mautauban. Une convention fut signée à Pékiu entre lord Elgiii et le prince Kong, le 21 octobre. En vertu de cette convention, le traité de Tien-sin fut ratifié, l'atl'aire du Péi-ho fut blà/née, une somme de 4 millions de francs (500,000 laéls) fut assurée aux viclimes du gi4pt-apens de Tong-tchaou; l'Ang'Ietcrre se lit céder Kaou-loun en échange de Chusan. Les Français, considérés comnie des vassaux mercenaires, n'obtinrent rien sinon que les jésuites seraient Iqlérés; ils eurept en outre la moitié des 1 20 millions d'indemnité payée par les Chinois pour les frais de guerre. Les alliés évacuèrent Pékin le le' nov. 1860. L'empereur Hien-Fong étant mort le 22 août 1862, une régence eut la direction des alfaires pendant 1^ minorité de sou fils et successeur, 'î'saî- Clian ou Ki-Siang, qui fut déclaré majeur le 23 févr. 1873. Des officiers européens ayaijt discipliné les troupeschinoises. ildevint possible de réduire les tai-ping qui perdirent iSankin le lOjuillet 1864. Leur chefs'eippoisonua et ceux qui lui survécurent périrent dans les plus alfrcux lourmepls. Le 21 juin 1 870, le peuple de Tien-tsin, exaspéré par le récit plus ou moins véridiquc d'enlèyeraents d'enfants par les prô-

CHIN

CHIN

CHIN

très catholiques, se souleva et massacra le consul français, les missionnaires catholiques, les sœurs de la Merci (en tout 2'''. personnes), outre plusieurs prosélytes et une trentaine d enfants de rorphelinal. Les autorités chinoises qui n'avaient pas, dit-on, été étrangères à ce soulèvement, ayant repoussé un ultimatum du gouvernement français, la guerre paraissait imminente, lorsque les Chinois se décidèrent à accorder une réparation pour le massacre de Tien-tsin {oct. 1870). L'empereur mourut le 12 janvier 1 87o et fut remplacé par son neveu Tsai-Tien ou Kouang-Sou, âgé de i ans. Un chef usbeck, Yakoub Koushbeg, parvint à s'emparer peu à peu de tout le "Turkcstan oriental et d'une partie de la Dzongarie. Les Russes, déjà maîtres de l'Amour depuis 1838, ont pris possession de Kolja et de tout lé bassin de riH en 1871. — Agric, comm. et industr. La principale occupation des Chinois est l'agriculture, considérée, avec raison, comme le premier et le plus honorable des arts; nulle

Eart, le sol n'est cultivé avec autant de soin, ien que les instruments soient encore des plus grossiers. Le système d'irrigation est des mieux entendus; on sait apprécier l'importance des engrais; la volaille fournit les mets favoris de toutes les classes; l'aquiculture pratiquée depuis longtemps, nourrit la dixième partie de la population. Mais les progrès industriels sont d'une exlrême lenteur; on emploie encore des instruments qui n'ont pas été perfectionnés depuis leur invention, qui date quelquefois de plusieurs milliers d'années. Dans le domaine de lamétallurgie, on connaît les alliages et l'on sait ciseler l'or et l'argent; la verrerie est en progrès; la porcelaine, sans rivale au siècle dernier, est aujourd'hui inférieure à celleque produisent nos manufactures. La soierie a conservé sa supériorité. Danslesprovincescentrales,on produit une toile de colon très solideque l'on nomme nankin. Lesmanufactures de lainages ne produisent que des semelles, des chapeaux et une espèce de hure. Les ouvrages ciselés en ivoire, en bois et en corne sont exquis. — Les négociants chinois sont fins, méthodiques, sagaces et entreprenants; le commerce qu'ilsfont à l'iutérieur est immense, ils exportent principalement du thé, de la soie brute, des étoiles de soie, des nattes de paille, des paillassons, de la porcelaine, des éventails, des sucreries, de la ratine, du suif végétal, des peintures et ces mille objets bizarres connus sous le nom de chinoiseries; ils importent de l'opium, des objets manufacturés en Europe, de l'étain, du plomb, du fer en barres, du pétrole, etc. Il n'existe pas de banques de l'Etat; mais les banques particulières y sont nombreuses. Le papier monnaie, autrefois très commun, est aujourd'hui presque inconnu, excepté dans les provinces du iSord. — Emigration. Li's Chinois montrent peu de disposition à émigrer, si l'on met en parallèle le nombre des habitants, de l'Empire et celui des émigrants. La classe travailleuse de Java se compose en majorité de Chinois; et ces derniers forment environ un tiers delà population de Bangkok. L'élément chinois est tellement nombreux en Mandchourie que la langue de ce pays on a été modifiée. Les négociants chinois se répandent dans l'intérieur de l'Asie, où ils trouvent de grands débouchés pour leurs marchandises. L'émigration par lesvoies maritimes dans les pays éloignés a commencé vers <8.'i0. Le flot migrateur s'est d'abord porté sur les côtes américaines du Pacique (Etats-Unis) et ensuite sur l'Australie. L'émigration au Pérou et dans les Indes Occidentales, créée par des embaucheurs étran gers, fui accompagnéed'horreurs comparables à celles que commetlent les négriers (voy. Cooly). — Education et religion. Dans aucun pays de l'univers, l'éducation n'est tenue en honneur comme en Chine : tout le monde, sans exception, sait lire, écrire et compter;

les femmes ne sont pas moins instruites que les hommes; et l'on compte un grand nombre de femmes auteurs. Les livres imprimés sont moins chers en Chine que partout ailleurs. Malheureusement l'instruction supérieure telle que nous la comprenons est à peu près inconnue : elle consiste, en Chine, à se bourrer la mémoire des aphorismes des auteurs classiques. L'astronomie ne s'est pas encore détachée de l'astrologie. Les ciuinaissances géographiques ne dépassent gui're les limites du Céleste Empire. Dans les beauxarts, les Chinois semblent n'avoir aucune idée du beau tel que nous l'entendons: ils recherchent la bizarrerie et produisent de véritables chefs-d'œuvre de patience, surtout dans la sculpture de l'ivoire. Us peuvent copier les ceu> les européennes avec une admirable exactitude; mais ils ne les considèrent pas comme des modèles dignes d'être imités, ils excellent dans la peinture des jardins paysagers. Leur musique, où dominent les tamboiirs, les cloches, les sonnettes, et qui comprend aussi des instruments à corde et à vent, semble péniblement discordante à nos oreilles civilisées. Le drame est très populaire dans toutes les classes; mais les acteurs sont méprisés, et les femmes n'ont pas le droit de monter sur la scène. Le trait national prédominantest l'indiUérence en matière religieuse. Les basses classes professent une sorte de bouddhisme adultéré, qui a fini par dégénérer en un grossier paganisme. Les prêtres, au nombre de plus d'un million, sont ignorants, et vivent surtout de mendicité. Les classes supérieures croient aux doctrines de Confiicius ou du philosophe Lao-t^i; la croyance sur laquelle tout le monde est d'accord, est le culte des ancêtres décédés. Le christianisme parait avoir trouvé des adhérents en Chine dès une époque fort reculée; les nestoriens y eurent des missions depuis le vii'^ siècle. La première mission catholique romaine fut établie au commencement du xiv<= siècle. Après l'élévation délinitive de la dynastie Ming, on ne sait plus ce que devin rent les nestoriens et les catholiques. Les missions catholiques furent rétablies au xvi" siècle; la première mission protestante date de 1807. 11 y a dans l'empireplusieursmillions de musulmans. — Hiérarchie.iNous avons déjà parlé du gouvernement. Voici en quelques mots, quelle est la hiérarchie sociale : en haut l'empereur, qui a une seule femme légitime [hoiiang-hoi, impératrice) deux femmes d'un rang inférieure {{fou-chinn, reines) et plusieurs concubines. Immédiatement au-dessous, vient la famille impériale, composée des enfants des femmes de l'empereur, parmi lesquels le souverain choisit son successeur, choix qui reste secret jusqu'au moment de sa mort. Les filles de l'empereur épousent des princes mongoliens ou mandchouriens. Les cinq anciens degrés de dignité sont : koiimj, hann, pi, Isi et natin, que l'on compare quelquefois à nos titres nobiliaires : duc, marquis, comte, vicomte et baron. La marque de la noblesse officielle est une plume de paon. On compte l.'i.OUO mandarins civils et environ 20,000 mandarins militaires; les uns et les autres sont divisés en neuf classes, distinguées par différentes espèces de pierres précieuses ou de boulons portés au sommet du chapeau et par les broderies des vêtements. Les grandes provinces sont administrées par un vice-roi (tsoiing-tou); il y a un vice-roi pourdeux ou trois petilcs provinces. Les offices publics sont ouverts à quiconque a subi avec succès les examens littéraires, sans exception de naissance, de nationalité ou de religion; après ces examens, le candidat qui les a subis d'une manière satisfaisante prend le titre de lettré. Les salaires sont très peu élevés et la corruption [uévaut dans les administrations. — Lois. Les lois sont réunies en un code général et forment sept chapitres : loi générale,

loi civile, loi fiscale, loi rituelle, loi militaire, lois criminelles et lois des travaux publics. La plupart de ces lois sont excellentes; mais le peuple n'en tire aucun profit, à cause de la magistrature. On a conservé l'usage féroce d'enfermer les prisonniers dans des cages, comme des bêles fauves. Les punitions légales des crimes sont : le fouet (de 10 à 300 coups), la transporlalion, le bannissement perpétuel dans les provinces éloignées, l'esclavage (travaux publics) et la mort. La décapitation et la strangulation sont les moyens légaux d'exécution capitale. Les jugements ont lieu en public, ils sont expéditifs et sans frais. — Langue. Il n'y a qu'une langue officielle pour toute l'étendue de l'empire : c'est le chinois; mais cette langue possède plusieurs dialectes. La langue écrite, qui est la même partout, est tellement compliquée que l'on peut la considérer comme le principal obstacle au progrès de la civilisation ; on est forcé d'accorder plus de temps à son étude qu'il n'en faut, en Europe, pour donner à un jeune homme une éducation complète; les fameux examens littéraires de Chine consistent uniquement à faire connaître si les candidats savent lire et écrire couramment et d'une manière élégante. — Le chinois est considéré comme monosyllabique; mais la langue parlée, au contraire de la langue écrite, est polysyllabique, et dans ses dilférents dialectes, elle possède des mots polysyllabiques, pour la représentation desquels il n'existe aucun caractère. On évalue diversement le nombre des syllabes de la langue. Morrison donne 111 vocables simples; avec les variétés produites par les aspirés, ce nombre doit être porté à o33 ; et avec les tons, à 1 ,600. Premare donne une liste de 1,331, comme catalogue complet. Giitzlaff évalue le nombre total à 1,781. Wade fixe le nombre de vocables simples et aspirés dans le dialecte de Pékin, à 420, nombre qui, par .l'application des tons, s'élève jusqu'à l,4o4. 11 est probable que le nombre des syllabes, dans le dialecte de Nankin et dans le dialecte mandarin occidental, est un peu plus élevé. Il serait impossible de donner, même approximativement, le nombre dos mots composant les dialectes parlés à l'aide de ces syllabes. Le Vocabulaire du dialecte de Pékiîi de Stent contient un « choix des mots les plus usuels (plus de 20,000) suffisant pour commençants ». L'un des éléments les plus importants de la prononciation régulière se compose des tons; il y a certaines modulations de la voix qui déterminent les différentes significations du mot prononcé. La première ou ton proprement dit est le monotone musical; la deuxième ou ton long est cette inflexion que nous faisons entendre dans nos langues occidentales, pour chaque phrase ou chaque proposition qui indique un degré de surprise; la troisième ou ton descendant est un monotone, comme le ton proprement dit, avec cette dilférence que l'élévation de la voix y est en sens inverse ; la quatrième ou ton court peut être considérée comme un monotone abrupt, comme la lettre a dans notre mol rat. Dans le dialecte de Canton et de Chang-hai, chacun de ces quatre tons est divisé en ton supérieur et ton inférieur; ce qui fait que, dans ces dialectes, il y a huit tons. Dans celui de Fou-tchaou, il y a théoriquomcnl huit tons; mais dans la pratique, on n'en emploie que sept. Voici comment Giitzlall divise, entre les quatre tons, les syllabes de la langue : 1" ton, S33; 2% bOI ; 3°, 519; 4% 221. Outre les aspirés et les tons, on doit aussi compter l'accent comme modifiant la prononciation des mots, les membres particuliers d'ilne sentence étant sujets à cette mod'ilicatioii, selon le dialecte. Le chinois possède une grammaire, dans laquelle toutes les parties du discours sont presque aussi bien définies que dans la grammaire de n'importe quelle autre langue. Les caractères les plus

CHIN

l'fmarqnahlps de la langue écrite sont la concision el la sub>litiilion de monosyllabes aux polysyllabes. Le dictionnaire chou-wan, terminé au II' siècle de notre ère, contient 9,3S3 caractères dilTérenls el 1,163 variantes. Le dictionnaire impérial de kang-ld, le plus récent travail de ce genre, donne 43,496 caractères; mais on n'en emploie guère aujourd'hui que 32,!lOO, et il est probable que la connaissance de 10.000 à 12,000 suffit pour faire un gradué. II y a eu une grande diversité d'écritures, suivant les temps; quelques auteurs indigènes énumèrent 36 manières d'écrire; el le You-tché-chign kign foù, ode de l'empereur Kign-Loung en l'bonnour de la ville de Moukden, patrie de ses ancêtres, est imprimé en 32 dilférentes formes de caractères chinois el en 3i formes de caractères mandchouriens; mais la plupart de ces derniers sont de pure fantaisie, ■? ou 8 seulement ont été d'un usage général. On attribue à Tsang-hî l'invention de l'écriture primitive appelée kori-oiutnn ; elle fut remplacée, au viii" ou au ix° siècle, par la ia-tchouèn, ou grand caractère du sceau, qui donna naissance à la sinon -Ichouèn ou petit caractère du sceau (iii*^ siècle av. J.-C). Vers la fin de ce même siècle, fut inventée la /(-(7(0!( ou caractère officiel. La hiijn-chou ou cursive fut introduite sous la dynastie orientale Han (de a6 à liO après J.-C). Cette dernière est aujourd'hui d'un usage général, ainsi que la ts'aou-choii, cursive abrégée, introduite vers la même époque, et la k'iiiî chou, caractère typographique employé depuis le x\' siècle. Les Chinois écrivent en colonnes verticales de droite à gauche. Les polysyllabes de la langue parlée sont représentés par des signes monosyllabiques dans l'écriture. Ainsi, pour le mol argent, au lieu de yinn-tszé, on écrit simplement yinn; pour soleil, au lieu de djih-tnô, on écrit djih. Une autre particularité de la langue écrite est la faculté que possèdent certains mots de subir une modification de signification suivant la place qu'ils occupent dans la phrase; ainsi, le même caractère représente le verbe chih, nianeer, et le substantif szê, mangeaille; un autre représente yo, musique, et lo, prendre plaisir, se délecter. Tous les cas des noms peuvent ôlre indiqués par la position et les cas obliques par certaines particules. Le pronom ioii, je, est souvent écrit en caractères plus jietits que les autres, à l'inverse du système adopté par les Anglais d'écrire I, je,en lettres capitales. — Pour l'alphabet, vo}'. J.\pon. — Littérature. La littérature chinoise est, dit-on, plus riche que celle de n'importe quel peuple. On a conservé des fragments qui datent de plus de 1,000 ans av. J.-C. Les cinq kign ou classiques, sont tenus en grande vénération, parce que l'on pense que quatre au moins d'entre eux ont passé par les mains de Confucius. Le plus ancien, le Yih-Kign, est un véritable mystère, probiiblemenl une œuvre de divination ou un art occulte ; le second, nommé Chou-Kign, contient un précis de l'histoire de Chine, de 2400 à 72t av. J.-C. Le troisième, Clti-Kign, consiste principalement en une collection d'anciennes ballades provinciales, choisies el arrangées par Confucius. Le Li-Ki ou livre des rites, est plein de préceptes et de règles pour la conduite journalière, publique et privée; une petite partie seulement de ce classique est attribuée à Confucius. Le dernier des cinq classiques, le Tch'oun-Ts'inu, le seul qui soit écrit par Confucius, est l'histoire de son pavs natal, Lou, de 722 à 484 av. J.-C. Pendanrie règne de la dynastie T'agn, on fil une compilation appelée Chili San Kign ou les treize classiques. Parmi eux, les Szi-Chou ou « quatre livres par excellence, )) sont les livres répandus dans toutes les écoles de l'empire. Les étrangers les désignent fréquemment sous le nom de « les quatre livres canoniques ». Le Or-ya, le dernier des treize classiques, est une sorte de

cniN

dictionnaire des termes employés dans les classiques el dans les autres ouvrages de l'antiquité. Un autre livre d'une grande réputation est le Loh-Chou-Kou, écrit vers la fin de la dynastie Soung. Le Péimimnyon /'ou (17 1 i), ordinairement relié en cent dix épais volumes, est probablement le lexique le plus étendu que l'on ail jamais publié. Nulle part au monde on n'a cultivé l'histoire comme en Chine. Pendant la dynastie Soung, furent publiées en un seul ouvrage les « Dix-sept liistoires », comprenant le récit historique de dix-sept dynasties. Pendant la dynastie Ming, parurent les « Vingt el une histoires «; et sous la dynastie actuelle, parurent successivement les (I Vingt-deux histoires » et les « Vingt-quatre histoires. » Ces dernières comprennent en tout 3,264 livres ou sections. Une autre classe de récits historiques, que l'on peut appeler annales, comprend les ouvrages dans lesquels on donne les événements arrangés en bloc dans l'ordre chronologique. Le plus fameux ouvrage de ce genre, appelé Tszi tchi t'oiing kiin , est une œuvre à laquelle travailla pendant dix-neuf ans l'historien Szi-ma-Kouang, pendant la seconde partie du xi° siècle, (^et ouvrage, avec ses appendices, comprend 326 livres. U.".e troisième classe de récits historiques, nommés « archives complètes », est celle des ouvrages qui rapportent les événements, sans s'occuper des questions contemporaines qui n'ont aucun rapport immédiat avec eux. L'un des ouvrages principaux en ce genre, est le Yih-Cld, chronique composée en 160 livres par Ma Soh, de la dynastie actuelle. Les sujets traités s'étendent de la création à l'an 206 av. J.-C. Le T'oung ti'hi, en 200 livres, appartient à une autre classe, appelée « histoires séparées ». Il forme, avec le T'oung tiin, également en 200 livres, et avec le Owmn Idin t'oung k'aonn, en 34S livres, un recueil nommé Snnn liin ou les « Trois canons >'. Le Nann kiègn Yih chi, composé en 30 livres vers la lin du xviii'- siècle, appartient à une autre classe, dite des « Mélanges historiques ». Les biographies, les aventures personnelles et les voyages, forment une classe très volumineuse qui comprend des récits datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Parmi les <( Extraits historiques, » autre classe distincte, on remarque le Chi Ouéi, en 330 livres, et publié au commencement de la dynastie actuelle. Les « Récils contemporains » comprennent les histoires de plusieurs Etats indépendants. Parmi la classe nombreuse des ouvrages géographiques et topographiques, nous remarquons le Ta ts'ign yih t'oung tchi, en .'iOO livres, géographie soigneusement compilée de l'empire, comprenant des informations statistiques. En 1844, fut publiée, en .'iO livres, la géographie universelle [Hai kou t'ou tchi) du commissaire Lin; une nouvelle édition est en 100 livres. Il y a aussi la géographie contrmporaine [Yin houann tchi léou) de .Siou Kiou, moins volumineuse, mais supérieure sous le rapport de l'exactitude. Les « Ouvrages sur la constitution », comprenant de formidables productions, dont la plus volumineuse, le Ta ts'ign hotiy tiin, en 80 livres, développe les principes généraux du gouvernement sous la dynastie actuelle ; on y a ajouté 132 livres de planches el 9i0 livres de supplément. Un Code des lois de l'empire a été publié en 47 livres, sous le litre de Ta ts'ign tioh li. Le catalogue de la bibliothèque Sa koutsiouènn chou est l'un des plus magnifiques spécimens de bibliographie que l'on ail publié dans le monde entier. L'œuvre la plus complète sur les inscriptions, le Kinn sih tsouy piin, en 160 livres, est une collection condensée qui commence à environ 2,000 ans av. J.-C. el va jusqu'au commencement du xiii° siècle de notre ère. — Bien que les romans soient exclus de la littérature classique, ils forment une classe très importai) le et très

CHIN

influente. 11 y a aussi les « Ecrivains orthodoxes », qui soutiennent les doctrines de Confucius, el dont les œuvres font l'objet des éludes de tous ceux qui aspirent à s'élever dans les sphères gouvernementales ou dans les lettres. Les ouvrages qui traitent d'agriculture sont moins nombreux, mais non moins importants. L'art médical est divisé en neuf branches, dont chacune a sa littérature et que l'on réunit quelquefois dans des traités généraux. Les ouvrages sur l'astronomie et les inalhématiques ont un cercle de lecteurs limité à l'élite des Chinois intelliscnts. Le plus ancien travail de ce genre, le Tchwm pi souann kign, est un traite sur les éléments de l'observation trigonométrique et sui- les rudiments de l'astronomie. Il existe des livres sur la divination, particulièrement depuis la dynastie Tang; on y comprend : la géomancie, l'astrologie, l'art de deviner au moyen de tortues, de brins de paille, de diagrammes, etc. La librairie chinoise possède d'immenses encyclopédies aussi bien composées que celles des peuples occidenlaux; parmi les plus importantes, nous citerons le T'ai pign you lunn, en 1000 livres, cl le Ts'ih fou youénn konci, également en 1000 livres; l'un el l'autre compilés sous la dynastie Soung ; mais ces volumineuses collections ne sont que des pygmées, si on les compare à celL:' qui fut eiitrfprise par le second empereur de la dynastie Ming; cet ouvrage, nommé Yoitng 16 té tiin, fut terminé vers 1407 et comprit d'abord 22,877 livres, plus 60 livres de tables. ? l'is le titre de « Petits auteurs », on réunil une foule d'ouvrages, particulièrement des narrations mélangées, des récils merveilleux, des traditions et des anecdotes. La traduction en chinois des ouvrages sanscrits, fut commencée au i" siècle el continuée jusqu'au ix". 11 existe aussi une littérature bouddhique indigène des plus considérables ; le Fd youénn tchou linn, ea 120 livres, est une encyciupédie résumée de la religion bouddhique. Parmi les écrits des « Tauuistes », on estime parliculièienienl le Taou tih kign de Laou Keun, fondateur présumé de cette secte. Les poètes chinois sont innombrables et se livrent surtout à la description des scènes de la nature et de la vie domestique; il y a quelques odes et peu de poésies lyriques. Depuis le vi^ siècle, on publie des anthologies, parmi lesquelles nous devons citer le Youénn djinn pih tchoimg k'euh (centaines de pièces de théâtre de la dynastie Youénn), collection des œuvres de plus de 2(i0 dramaturges. L'art d'imprimer au moyen de planches de bois, fut probablement connue des Chinois dès le vi" siècle, bien qu'il en soit à peine fait mention jusqu'au x' siècle. Vers la fin du xiii= siècle, on imprima la plus grande partie des manuscrits des siècles précédents ; mais on n'employa pas les caractères mobiles avant le xvii" siècle (deux siècles après les Européens), et l'imprimerie ne fit plus aucun progrès. Les caractères mobiles sont encore en bois el l'on ne connaît pas l'usage des presses. Néanmoins, depuis quelques années, un missionnaire anglais, Samuel Dyer, a fait connaître aux Chinois l'usage des caractères de métal ; on a fondé des fonderies de caractères el l'on pratique l'éleclrotypie. La Chine possède plusieurs journaux : le King-Pao, gazette de Pékin, organe du gouvernement ; le Shen-Pao, de Changha'i, publication quotidienne qui soutient les idées européennes; le Shing-Pao, antieuropéen, et plusieurs autres, imprimés en caractères chinois ou rédigés en anglais. — L'étude de la langue et de la littérature des Chinois n'a guère commencé en Europe avant le xix= siècle. La première grammaire destinée aux Européens fut imprimée à Canton, en 1703, dans le dialecte mandarin. Les progrès furent peu rapides jusqu'au jour où Rémusat fut nommé professeur de chinois à Paris, en 1815. Les lectures et les écrits de ce

cniN

sinologue tlislingué donnèrent un puissant intérêt à l'étude de la liltéraUire ohinuise. Son successeur, Julien, a su conserver la n'-putalion de sa chaire; et depuis lors, on a publié un l'rand nonibrc de dictionnaires, do g-rainmaires, de livres, dephrases etde manuels. — Monnaies. Un ilé,lfilaëlHaïkouan== lOmacesou tsien =?= 100 coudorjns oufens = 1,000 caches ou li = 7 fr. .ïtiliO. Le cache est la seule monnaie réelle; il se compose de 3 parties de cuivre et 2 parties de plomb ; son diamètie varie de 20 à 28 millimètres; il est percé au i)iilieu d'un trou carré qui .«ert à fenliler. ]L,'enli|ade de 100 caches se nomme mace ; celle de 1,000 est appelée taël, chouan ou tiao. L'or et Tarirent circulent dans le coraiperce en lingots portant rindicalion de leur poids et, par conséquent, de leur valeur. • — Poids. Léaiif; ou taël =-= 100 condornis == 37 gr. 800. Pécul = iOÛ cattys = 1,600 taies = 16,000 places = 60 kilog. ^7'i gr. : — Mbsubes. liinéaires, le yeng= 10 tchang = 100 chih = l,on0 tsup = 10,000 fen = 3o mèlres 50 ; {(inilraires, lys ou li, à 194 au degré = ISO hrasses = ,S78 mèlres; de capacité, koth = y tau = 50 shing = .H.ï litres ooO. — Bidliogr. L. de Carné, Voyage en Indo-Chijie et dans l'empire chinois, Paris, 'I872, i(i-18; marquis de Courcy, L'Empire du Milieu, Pfiris, 1867, in-8»; l'tjhhé A. Uayid, Mon troisième voyage d'exploration dun? l'empire chinois, Paris, 4 87.">, i vol. iu-18 ; Joseph Ferrari, La Chine et l'Europe, Paris, I8ii7, in-S"; Ad. Front de Fontpertuis, La Chine et le Japon à l'Exposition de 1 878, Paris, 1878, in-8" ; le même, L' Emigration chinoise, dans la « Revue scientilique » du i'^'' mars 1879 ; l'abbé E.-R. Hue, L'Emiàre chinois, 2 vp],, 4" édition, Paris, 1862, in-S" ; fomle d'Escayrac de Lauture, Mémoires sur la Chine, Paris, ISOi, in-4°; D' Martin, Uénom- : brcmcnt de la population en Chine, dans le i .1 Bulletii) de la Société de g-éographie de Paris I), 1872!; )<} même, L'ûpiuni en Chine, l'aiis, 1872, in-8">; lieutenapt Léppold Pallu, Hii'ition de l'ej-pédition de Chine en 1860, d'après les documents officiels, Paris, 1S64, in-i"; consul E. Simon, L'Agriculture de la Chine, Paris. 1872. (V. S.)

CHINE (Mer de), chinois, Nan-hai, mer du Sud. Purlion du Pacifique, séparée du grand Océan pa," une chaîne d'iles dont les principales sont Bornéo, les Philippines et Formose. Celte mer l'orme deux grandes indentures : le golfe de Tonkin, entre la Chine et Ariam; et le golfe de Siam, eutre| Siam et la péninsule nialai.-e.

' CHINÉ, EE, part, passé de Chiner : des bas chinés.

" CHINER v. a. Donner des couljeurs dill'érentes aux fils de la chaîne avant de tisser une étoile, de manière qu'il en résulte un dessin quand celte étoile est fabriquée. — »v Jargon. Critiquer '.je zrois que tu me chines. — y. n. Porter de porte en porte un paquet de marchandises pour les vendre; crier dans les rues pour aciicter des objets que l'ou porte ensuite sur son dos : les marchands d'habits chinent, C'e-^t une abréviation de s'échiner.

CHINEUR, EUSE s. Celui, celle qui chine, qui rfitique. — Marchandamhulant qui porte des marchandises sur son dys. — Voleur au chinage.

CHINGLEPUT [tchign-gli-peutf], ville de rinde un:.'laise, capitale d'un vaste district, à bo kil. S.-S.-O, de Madras; 6,000 hab. Lai. 42° 'VI' n9" N. Long 77° 37' 58" E.

CHINIAN (Saint-) ch.-l., de capt., arr. et à 23 kil. S.-E! de Saint-I'ons (Iléraull); 3.112 hab. Draps, cuire, bétajl, fruits, grains. Aux environs, belles grottes.

CHIN-KIANG. ville du Jiiang-sou (Chine).

sur le Yaiiglse : 150.000 h.

CHINOIS, OISE s. Qui est né eu Chine ; habilanl de la Cbiue.

Page 1