ESTE
donjon. Manufactures de soie, de majoliqiie, et de salpêtre.
ESTE, maison princière d'Italie qui tire son nom de la ville d'Esté. Alberto Azzo II (996-1097), prince de cette famille, épousa Cunégonde, princesse de la maison bavaroise de Guelfe. Le fils qu'il eu, de cette union, Guelf|ihIV, hérita des possessions de son oncle Guelfph ou Welf III. La maison de Brunswick et les souverains de la Grande-Bretagne (maison de Hanovre) descendent de ce prince. De sa seconde femme Garsenda, comtesse du Maine, en France, Alberto Azzo eut deux fils, Folco et Ugone. Folco hérita des Etats italiens de son père, et les transmit à son fils Obizzo dont le lils Azzo épousa de force Marchesella, la seule descendante de la famille Adolardi, et, par ce mariage, s'assura la possession de Ferrare et d'autres villes italiennes. Azzo VI (1 170-1212), gouverneur de Ferrare, coitibattit Ezzolino, le champion des Gibelins, et Azzo Vil (120o-'64)levainquit. Borso etson frère Ercole 1 (xv« siècle), ducs de Modène, de Reggio et de Ferrare, patronnèrent les lettres et les arts. Alphonse I, fils d'Ercole, épousa Lucrèce Borgia. La cour d'Alphonse II, le dernier prince légitime de la maison d'Esté, fut renommée pour sa splendeur. Après sa mort (1597), Ferrare passa aux mains du pape Clément VIII, comme fief papal. Les duchés de Modène et de Reggio furent enlevés à la famille d'Esté par Bonaparte en 1797.
ESTELLA [èss-tèl'-ia], ville de la Navarre (Espagne), sur l'Ega, à 39 kil. S.-O. de Pampelune; 6,000 hab. Elle est située dans une ravissante vallée, entourée de coteaux et plantée de vignes, d'oliviers et d'autres arbres. Ancien château. Nombreuses manufactures.
Le premier prétendant don Carlos y fut proclamé roi, en 1833. Fendant la dernière guerrecivile(1873-'(j), Estella futun des centres d'opérations des carlistes.
ESTEPA [ès-tè'-pa], ville d'Espagne, à 95 kil E.-S.-E de Séville, sur le versant N. du mont Francisco; environ 7,000 hab. Manufacture de draps grossiers, moulins à huile. Au sommet de la montagne se trouve une ancienne for teresse féodale.
ESTEPONA [ès-tè-po'-na], ville de la pro vince do Malaga (Espagne), sur la Méditerranée, à 38 kil. N.-E. de Gibraltar, près de 9,000 hab. Elle possède les ruines d'un ancien cliâleau et de nombreuses écoles.
* ESTER V. n. Terme de palais, qui n'est usité que dans les phrases suivantes : — Ester EN jugement, poursuivre une action en justice, soit en demandant, soit en défendant; ce que ne peuvent faire les mineurs non émancipés, les personnes frappées d'interdiction, etc. : la femme ne peut ester en jugement sans l'autorisation de son mari. — Ester a droit, comparaître, se présenter devant le juge sur l'assignation qu'on a reçue : autrefois un contumace ne pouvait se représenter après les cinq ans, sans avoir obtenu, en chancellerie, des lettres pour ester à droit.
' ESTÉRE s. f. Natte de jonc qui vient de Provence, d'Italie, du Levant.
ESTERHÀZY [èss'-lèr-'hâ-zi] (Esterhazy de Galantua ; hong. Esiterhàsy), nom d'une famille de magnats hongrois, célèbres pour leurs richesses et dont le premier est mentionné en 1238. Il existe plusieurs lignées, dont la plus importante est la principale branche princière, fondée par Paul IV, qui fut fait palatin de Hongrie, et prince en 1687, en récompense de ses services comme général de cavalerie. Le prince Paul Antoine (17M-I762), fut feld-maréchal et ambassadeur d'Autriche à Naples. Le prince Nicolas (l76o-1833) patronna les arts et les sciences et fonda à Vienne un musée de peinture et de gravure. Ou n'--ifnd qu'il refusa la couronue de Hon-