ESTH
gT\e, que Napoléon lui offrit en 1809. Son fib, Paul Aiiloini; (1786-1866), fut un d [.lomale distingué. Il alla à la cour d'Angleterre, figura dans les all'aires nationales hongroises et fut célèbre pour ses extravagances, qui finirent par faire mettre ses biens sous séquestre. La résidence de cette famille est à Eisenstadt.
* ESTERLINs. m. Ancien poids dont se servaient les orfèvres et qui valait Tingt-huit grains et demi (1 gr.bM) : ily a cent soixante esterlins au marc.
ESTERNAY, ch.-l. de cant., an. et à -lO kil. S.-E. d'Epernay (Marne), sur le Grand-Murin; 1,400 hab.
* ESTEOBLE s. f. Voy. Éteulb.
ESTEUF s. m. [è-steu]. Petite balle avsc laquelle on joue à la paume. (Voy. Eldeui ;.
ESTHER [èss-tèrr], I. Nom d'une reine de Perse de race juive, épouse d'Assuérus yiioin du livre biblique qui contient son histoire, et qui donne le récit de la manière dont les Juifs répandus en Perse furent sauvés d'un massacre général. Cotte délivrance est célébrée par les Israélites dans la fête de Purim. Le nom hébreu d'Esther était Hadassah. Le livre estécriten hébreu tantsoitpeu moderne; il se distingue par beaucoup de mots nouveaux et par l'absence totale de toute allusion à Dieu; ce qui a conduit plusieurs critiques à conclure que ce n'est qu'une traduction ou un extrait d'une chronique de Perse, quoique sa paternité soit attribuée à Ezra, à Mordecai ou à quelques autres. C'est un des cinq livres appelés Megilloth ; et il appartient aux Hagiographes. Ceux, qui ont tenté d'identifier Assuérus avec un autre monarque persan historique, ont émis plusieurs hypothèses contradictoires, mais l'opinion critique moderne incline à le considérer comme étant Xerxès I. — II. Autre juive, maîtresse de Casimir le Grand de Pologne (l333-'70j, qui, elle aussi, sauva son peuple de la persécution. Elle est l'héroïne de plusieurs romans historiques.
ESTHER, tragédie de Racine, en 3 actes et en vers, avec des chœurs, composée en 1689, à la sollicitation de M"* de Maintenon, pour les demoiselles de Saint-Cyr.
* ESTHÉTIQUE s. f. (gr. aisthêsis, sensibilité). Science qui a pour objet do rechercher et de déterminer les caractères du beau dans les productions de la nature ou de l'art. — tv Adjectiv. Qui se rapporte à l'esthétique, au sentiment dubeau. — Encycl. L'esthétique fut reconnue comme une branche indépendante de la philosophie, vers le milieu du xviii" siècle par Baumgarten, disciple de Wolf. Elle fut quelquefois considérée au point de vue psychologique, mais son nom a été ensuite appliqué particulièrement à cette partie de la science du beau, qui a rapport à l'expression de la beauté par l'art. Dans ce sens, on se trouve en présence de deux théories bien dili'érentes. L'une, dite méthode a priori, s'efforce de déterminer, par des raisonnements abstraits, quelles sont les lois du beau auxquelles tous les artistes doivent se conformer; l'autre, appelée méthode a posteiiori, cherche à établir des règles pratiques dans l'étude des œuvres d'art existantes qui plaisent par leur beauté.
ESTHIOMÈNE adj. (gr. esthiomenos ; do esthiô. je mange). Méd. Qui ronge, qui dévore. Se dit de certaines dartres et principalement
du Lupus.
ESTHONIE (ail. Esthland; esth. Wiroma), gouvernement de la Russie d'Europe, borné par le golfe de Finlande et la Baltique, dans lequel se trouvent Dago et d'autres petites iles ; 20,247 kil. carr. ; 323,961 hab. La surface du pays est généralement basse et parsemée de plus de 200 lacs. Le sol produit en abondance du grain, du lin et des légumes. Le climat est humide et froid, mais saluiire"