‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 441 sur 568 · ÉT.\T · texte numérisé non relu

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des provinces espagnoles dans les Pays-Bas ont servi de thème à John Loth'op Molley (181i-'77). Parmi les autres auteurs d'histoire étrangère, il faut citer Henry Whealon, Archibald Alexander, Branlz Mayer, J.-R. Poinsett, R.-A. Wilson, J.-F. Kirk et G. -G. Felton. Le plus important ouvrage d'histoire littéraire est Vllislor;/ of Spanish Litcrature, par George Ticknor. Comme encyclopédies littéraires, il va la Cyclopxdia of American Litcrature, par E.-A. elG.-L. Duyckinck et le Critical Dictionary of English Litcrature, psiT Saint Âustin Allibone. Comme oeuvres diverses il y a VHistory ofCivili:.ation, en sept volumes, par Amos IJean ; VHistory of the intctlectuat Development of Europe, par J.-\V. Draper, el VHistory of Liberty, par .Samuel Eliot. Le biographe le plus estimé débite période est Washington Irving (1783-1859); après lui, vient Jared Sparks. Les principaux dictionnaires biographiques sont ceux de William Allen et de Francis S. Drake, tous deux exclusivement consacrés à des sujets américains, el le Univcrsnl Pronouncing Dictiunary of Biography and Mythology, par Joseph Thomas. Washington Irving fut le prerhier romancier américain dont la renommée franchit les limites de son pays : après lui vint Fenimore Cooper (1789-1851), qui passe pour avoir le premier créé le roman du nouveau monde. Ses successeurs furent : James Kirke Paulding (1779-18G0), John Pendlclon Kennedy (1793-1870), M" G. -M. Sedgwick (1789-1867), W.-G. Simms (1806-'70), M" L.-M. Child(née en 1802), John Neal (1793-1876), M" C.-M. Kirklaiid (1801 -'64), D' Robert M. Bird (l803-'54), Timothv Flinl (1780-1840), James Hall (1793-1868), C.-F. Hollman (né en 1806), T. -B. Thorpe, C.-W. Webber, etc. Pour le fini du style et la délicatesse des sentiments psychologiques, Nathaniel Hawthorne (1804- '64) tient la première place parmi les romanciers américains. Le Taies of the Grotesque and Arabesque et les autres fictions d'Edj-'ar Poe(1809-49) montrent chez ce romancier une extraordinaire finesse et une imagination dos plus fécondes. Pour peindre la vie domestique des anciens, nul n'a surpassé William Ware (1797-1852), l'auteur de Zeno(<ia,de Probus el de Jfi/ioH. Quant aux récils d'aventures maritimes, Herman Melville est le plus estimé, tant pour son esprit inventif que pour scm style desci-iptif. Le roman le plus populaire du siècle actuel est VVncle Tom's Cahin, par M" Harriel Beecher Stowe, auteur également d'autres ouvrages qui ont obtenu beaucoup de succès. Quant aux autres romanciers en prose, il faut encore rappeler Washington Allslon (1779-1843), R. -H. Dana (né en 1787), H. -W. Lonufcllow (né en 1807), J.-G. Whittier (né en 1807), el O.-W. Holmes (né en 1809). Les plus célèbres des jeunes romanciers sont Bayard Taylor, Théodore Wiulhrop, W.-D. HoVells (né" en 1837) el Julian Hawthorne (né en 1846). Comme écrivains humoristiques, l'Amérique possède Seba Smilh (1792-1868), Cornclius Malhews (né en 1817), J.-G. Neal (1807-'48), R.-C. Sands (1799-1832), W.-G. Clark (1810-'41),G.-H. Derby (1S24-'61), F.-S. Cozzcns (1818-'69), G.-D. Preutice (1802-'7O) et C.-F. Briggs, outre Irving el Paulding susmentionnés. Les autres humoristes dignes de mémoire sont : Bret llarle, S.-L. Clemens [Mark Twain), C.-F. Browne {Arlemus Ward), D.-R. Locke {Petroleum V. Nasby), K.-H. Newell (Ùrphcus C. Kerr), Charles G. l.eland {Hans lircitmann) et C.-H. Webb. {John Paul). 11 nous faut aussi énumérer les noms d'autres romanciers ayant un certain renom : Sylvesler Judd (1813-'53), J.-T. Trowbridge, L.-.M. Sargent, J.-H. Ingraham, P.-P. Cooke, J.-E. Cooke, J.-G. Holland, G.-W. Curtis, A.-S. Roe, E.-P. Roe, Henri James (junior), E.-E. Haie, James de Mille, J.-W. de Forcst, T.-W. Higginson, el T.-B. Aldrich. Pendant celte période, tlorissaicnt comme femmes de lettres M»» Eliza Leslie (1787-1858), M" H.-F. Lee,

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Miss Susan Warner, M" S.-P.-'W. Parton {Fnnny Fern). M" C.-A. Warfied, M" E,-R. Lee, M-' M,-J. Mac-Intosh, M" S.-J. Haie. M" E.-C. Embiirv, M" C.-L. Henlz. M" .*..-S. Stephsns, M" E. Oakes Smilh, M" Ellcl, M'» A.-C. Rilchie, M" E.-D.-E.-N. Southworlh, Miss A. -B, Warner, M" E.-S. Pholpc (Trusta), M" A.-B. (Neal) Ilaven, Miss Alice Cary, M" E. Robinson {Talvi}, M" Maria S. Cummins, M"-' Harriet (Prescotl) Spoflord, M" Virginia Terhune {Marion Harland), M" A.-J. (Evans) Wilson, M" Louisa M. Alcott, M" Anna E. Dickinson, M" A. -M. Seemuller, M" Mary Heealy Bigot, M" Jane G. Austin, Mr^R.-H. Davis. Parmi les poètes indigènes, le plus émincnt et le plus parfaitement américain est William Cullen I5ryanl (né en 1794). Les autres poètes célèbres de ciilte période sont : Richard H. Dana, Charles SpracuB (1791-187.5), J.-G. Percival (1793-1856), Washington Allston, Joseph Rodman Drake (1795-1820), Fitz-Greene Hallcck (1790-1867), N.-P. Willis et Ralph Waldo Emerson (né en 1803). G. -P. Morris (1802-'64), Edward Coate Pinknej (1802-'28) el C.-F. Hofi'man, sont les meilleurs chansonniers de celle période. D'autres ont aussi remporté quelques succès: F.-S. Key (1779-1843), Samuel Woodworth (1785-1812), R.-H. Wilde (1789-1847) el John Howard Paine (1792-1852). Parmi les autres chansonniers, le plus particulièrement américain est Slephen C. Foster (1S26-'64). Les poèmes de E.-A. Poe sont caractérisés par une sombre imagination elpar une mélodie rhythmée qui charme. Le plus artistique des poètes américains est H.-W. Longfeljow. La plupart des poésies de G.-J. Whittier sont empreintes d'une puissante exaltation lyrique. Le poète qui possède le talent le plus souple de cette période est James Russell Lowell (né en 1819); il s'est acquis, par ses essais, une haute réputation de prosateur, el fut aussi le plus habile poète satirique de notre temps. L'humoriste O.-W. Holmes n'est pas moins remarquable que lui, ainsi que son confrère J.-G. Saxe (né en 1816). A.-B. Slreet (né en 181 1) a consacré sa plume à la description romanesque des paysages américains el à la vie des forêts. Les meilleurs poètes de cette période sont : John Pierpont (1783-1866), John Neal, James Aldrich, G.-W. Belhune, G.-D. Prenlice, William Croswell, Park Benjamin, Albert Pike, Eijes Sargent, T.-W. Parsons, A.-C. Coxe, W.- W. Slory,W.-R. Wallace, T.-D. Euiilish. P.-P. Cooke, C.-P. Cranch, et J.-T. Fields. Des jeunes écrivains, les plus connus sont : G. -H. lîoker, T.-B. Rcad, Bayard Taylor, H. -H. Stoddard, W. Allen Butler, P.-Hi Havne, C.-G. Leland, T.-B. Aldrich, E.-C. Stèdman, B.-F. Taylor, H. -H. Brownoll, William Winlcr, Joaquîn Miller, John Hay, Bret Harle, Henry Timrod el Walt Whitman. Les poétesses les plus célèbres sont : M" L.-H. Sigourney (1791- 1865), M" Maria Brooks (1795-1845), Lucrelia Maria Davidson (1808-'25), sa sœur .Murgarel Miller Davidson (18:'3-'3S). M" Frances Sargent Osgoiid (1S11-'30), M" Julia Ward llowe (née en 1819), M" Frances Anne Keinble (née en 1811), M" E. Oakes Smilh, M'" Mar?arel J. Preslon, M" Caroline Gilman, M" A.-B. Welby, M" E.-C Enibury, M" Estelle-Anna Lewis, M" Haven, M" Alice Cary et sa so'ur Phœbe Cary, M" E.-F. Ellet, M" S.-J. Haie, M" Maria Lowel, M'* EdnaDean Proclor, M" H osa Vertner (Jcllrey), M» S.-M.-B. Piatl, M" Celia Thaxler, M" Lucy Larcora, M" Rose Terry Cooke, M" Laurà C. Redden {Hoiuard Glyndon), .\1" Helen Huiit (Jackson). La littérature dramatique a été cultivée par un nombre relativement restreint d'écrivains, parmi lesquels il faut citer :J.-A. Hilhou.se (1 789- 1841), G. -H. Boker, M" J.-W. Hovc, J.-H. Paync,J.-A. Stone, R.-J. Conrad, N.-P. Willis, Epes Sargent, R.-M. Bird, Cornélius Mathews, M" A.-C (Mowatt) Bitchie, U.-iyard Taylor, et ll.-W Longfellow. Plusi»i'i"s auteurs ont fait des Ira-

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ductions métriques d'une certaine valeur des auteurs allemands, italiens, etc.; parmi eux Lonslellow, Bryant et Bayard Taylor tiennent le premier rang. R.-H. Dana et William Ellery Channing (I7.S0-I842) sont les plus célèbres de ceux qui ont cultivé la critique, les essais, les belles-lettres, et qui. ont fait des conférences. Le principal essayiste est R. W. Emerson, penseur original et indépendant. Margaret Fuller Ossoli (18IO-'oO) fut son disciple. Les autres écrivains connus en cette matière sont : E.-P. Wbipple, H.-T Tuckerman, O.-A. Hi'ownson, J.-R. Lowell, John Fiske , G. -S. liillard,C.-C. Felton, F.-H. Hedge, G.-E. Ellis, W.-H. Furness, G. -H. Calvert, Henry Giles, M" .\larv Lowell Putnam, R.-W. Griswold, J.-F. Clarke,"A.-P. Peabody, C.-H. Brigbam, O.-B. Frotingbam , Thomas Ilill , E.-C. Stedman et W.-C. Wilkinson. Les meilleures œuvres de la littérature anglaise sont : les Lectures on Shakespeare, par R.-H. Dana et H.-N. Hiidson, et les éditions des poètes par G. -G. Verplanck, H.-N. Hudson, et R.-G. White, ainsi que l'édition uanon(w d'Horace Howard Furness et les œuvres variées de R.-H. Dana, A. -H. Everett, J.-R. Lowell, J.-S. Hart, E.-P. Whipple et R.-W. Emerson. Les discours et les ouvrages de Daniel Webster (1782-18X2), d'Henri Cky(1777-18.ï2) et de J. -G. Callioun (1782-1 8ëu) sont les plus estimés des Etats- Unis. L'orateur le plus accompli pour le Uni de sa rhétorique et de son élocution est Edward Everett(1794-1865). RufusChoate (1799- 1859) n'e.\cella pas moins que lui, et Charles Sumner (18il-'74) se fil remarquer par la force et la clarté de ses exposés, ainsi que par sa grande érudition. Les écrivains politiques n'ont pas manqué aux Etats-Unis. On peut, sur ce sujet, citer les Commenlaries on the Constitution of the United Stdtes, par Justice Story, les Lectures de W.-A. Duer (1780- 1 8b8) et la Constitutional History of Ihe United States de G. -T. Curtis. Les plus célèbres économistes sont: H. -G. Garey (né en 179.3), le président Francis Wayland (I796-I86a), Henry 'Vel.hake, Francis Lieber, A. -H. Everett, William Leggett,BeverleyTucker,AlbertGallatin, John Bristed, Calvin Golton, Condy Raguet, Stephen Colwell, Francis Rowen, Alonzo Potier, E.-G. Seaman, E. Peshine Smith, George Opdyke. W.-M. Gouge, William Maclure, Edward Alkinson, et W.-G. Sumner. Sur les sciences morales et l'éthique, on doit citer quelques écrivains: Francis Lieber, G. -H. Calvert, T. Sedgwick, l'évêque J-.H. Hopkins et E. Mulford. Les légistes les plus estimés sont : James Kent, Justice Story, Henry Wheaton, Edward Livingston, Simon Greenleaf, Willard Phillips, F. Wharton. Comme écrivains philosophiques connus, on remarque G. -S. Henry, O-W. Wighi.J. Marsh, Samuel Tyler, Hermân Hooker,HulibardWinslow,JosephHaven,H.-P.

Tappan, Asa Mahan, T. -G. Upham, Rowland Hazard, Hem y James, W.G.-T. Shedd, B.-F. Cocker, J. Bascom, W.-D. 'Wilson, L.-P. Hickok, Noah Porter, J. Mac-Cosh, et Mark Hopkins. Pour la philologie, il faut mentionner les deux grands dictionnaires anglais de Noah ■Webster (17,58-1843) et de Joseph. E. Worcester (1784-1863) ; les Leetures on the English Lungniige et d'autres ouvrages de G. -P. .Marsh ; le Victionary of Amtr/cnnisms, par J.-R. Bartlell, ainsi que les travaux deGoold Brown et de W.-G. Fowler sur la grammaire anglaise. Il faut aussi citer, outre ces ouvrages, ceux de Adoniram Judson, S. Wells Williams, A. Wiley, J.-C. Hepburn, F.Mason, W.-H. Green, W.-D. Whiluey, W.-W. Turner,E.-E. Salisbury, J.-G. Palfrey, E. Riggs, W.-W. Greenough, Charles Kraitsir, et Francis A. March. Les meilleurs ethnologues sont : S. -G. Morton (i;9i)-185ll, J.-C. Nott (1804-'73), G.-R. Gliddon, Louis Agassiz(l807-'74), John Bachman, J.-R. Bartlett, Charles Pickering, C.-L. Brace, Arnold Guyot, F.-W. Redlield, "t. Smyth et A. Meigs. Les récits de voyages et les descrip-

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lions de paysages occupent une place importante dans la littérature américaine. Les Etats-Unis ont servi de thème à de nombreux écrivains, dont les principaux sont : Washington Irving, ïimothy Flint, Bavard Tavlor, F.-L. Olmsted, W.-C. Bryant, G^-W. Kendall, J.-T. Headiey, T.-R. Thorpe, Horace Greeley, C.-W. Webber et Sidney Andrews. Les autres auteurs qui ont écrit sur l'hémisphère américain sont : J.-L. Stcphcns, E.-G. Squier, B.-M. Norman, F.-F. Holton. C.-S. Stewart, Thomas Ewbank, D.-P. Kidder, J.-G. Fletcher, John Rigelow, R.-I!. Kimball, W.-H. Hurlbert, R.-H. Dana (junior), F. -S. Cozzens, Louis Agassiz. G. -F. tlartt et James Orton. Gomme récits do voyage, le plus estimé est Narrative of the United States Exploring Expédition around the World, parle capitaine Charles Wilkes. Les principaux explorateurs des régions arctiques sont : Elisha Kent Kane (1820-';i7), l.-I. Hayes et C.-F. Hall.— Histoire. Lorsque les Européens visitèrent pour la première fois les pays qui forment aujourd'hui les Etats-Unis, le territoire était habité par la race d'hommes que nous appelons sauvages (bien qu'ils eussent une civilisation à eux), et que les colons nommèrent Indiens. (Voy. Indiens.) D'après les sagas Scandinaves, un Norvégien, nommé Leif, partit d'Islande vers l'an 1001 et se dirigea vers le Groenland; mais des tempêtes l'ayant poussé au sud, il atteignit un pays appelé Vinland (probablement Rhode-Island). En 1497, cinq années environ après la découverte de l'Amérique parChristopheColomb, le capitaineJean Cabot, parti de Bristol (Angleterre), découvrit le Labrador le 24 juin et visita près de1,.ïOO kil. des côtes de ce pays. En 1498, son fils Sébastien Cabot, parti de la même ville, chercha inutilement un passage pour la Chine; il visita la baie de Chesapeake. En 1.t13, l'Espagnol Ponce de Léon découvrit la Floride. Vingt-cinq ans plus tard, eut lieu l'expédition de l'Espagnol de Solo, qui, en deux ans, pénétra dans le territoire qui s'étend de la baie de Tampa(côteO. delaFloride) à 308 kil. au delà du Mississipi. Les Espagnols fondèrent en laGo Saint-Augustin , premier établissement permanent des Européens dans les Etats-Unis. En 1607 les Anglais se fixèrent à Jamestown (Virginie): des puritains anglais fondèrent Plymouth(Massachusells)en 1620. D'autres Anglais s'établirent à Salem en 1 628, à Boston en 1 630 ; Hartfort, Windsor et Welhersfield (Connecticut)en 1635 eH636; Providence (Rhode-Island) en 1636. Ces différentes colonies protestantes prospérèrent, vécurent en liberté sous le protectorat plutôt que sous la domination de leur mère-patrie, et s'étendirent peu à peu jusqu'aux monts AUeghany. Au nord des colonies anglaises, les Hollandais fondèrent en 1623 le fort Orange, (aujourd'hui Albany) et la Nouvelle-Amsterdam (actuellement iNew- York).Les Suédois s'établirent sur la Delaware en 1638 et furent chassés par une armée hollandaise en 1655. Les Anglais saisirent la Nouvelle -Amsterdam et les autres établissements hollandais en 1664. Eu 1681-82, les quakers conduits par William Penn colonisèrent les territoires à l'ouest de la Delaware etfondèrentPhiladelphie. Lord Baltimoreconduisit dans le Maryland une colonie de catholiques en 1634. A mesure qu'ils se répandaient dans l'intérieur, les colons repoussaient ou exterminaient les Indiens, dont les principales tribus étaient celles des Pequots, des Cories, des Tuscaroras et des Yemassies. A la fin du xvii» siècle, les Indiens des frontières septentrionales et occidentales commencèrent à recevoir assistance des Français du Canada. La rivalité entre les deux colonies (française et anglaise) commença en 1690 par un contlit qui durasepl années etque l'on appelle guerre du roi Guillaume. Les Français, accompagnés de leurs alliés les sauvages, firent plusieurs irruptions sanglantes et destructives dans la

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Nouvelle -Angleterre. La guerre de la reine Anne (1702-'f3) fut marquée par la conquête que firent les Anglais de notre colonie d'Acadie (Nova-Scotia). Le principal événement de la guerre du roi George fut le siège de Louisbourg, la pi us formidable forteresse des Français en Amérique. Los Anglais s'en emparèrent en 174.5 et la rendirent en 1748. Les Français, maîtres de la Louisiane, ayant remonté les divers affluents du Missisipi etaj-ant traité avec les ditférentes tribus indiennes, se crevaient légitimes possesseurs du bassin de ce grand fleuve. Les colons anglais no l'entendaient pointainsi. Sansaucunedéclaration de guerre, Washington, à la tête d'une troupe de colons, surprit, sur les rives de l'Ohio, un détachement français commandé par Jumonville. Ce dernier fut tué (28 mai 17.ï4), et la guerre des colonies commença. Les événements les plus marquants de cette luUe furent la défaite de Braddock (17.=).ï), près du fort Duqiiesne; la prise par les Français d'Oswego (I7.S6) et du fort William Henry, sur le lac George (i7.ï7), la prise do Louisbourg, après un siège de sept semaines, par les généraux Aniherst et Wolfe ; l'altaque infructueuse du fort Carillon ou Ticonderoga par une puissante armée sous le général Abercrombie etsousiord Howe(17-')8); l'invasion du Canada par les troupes angloaméricaines, le siège et la prise de Québec, par le général Wolfe, après la bataille de la Hauteur d'Abraham et la mort de Montcalm (17ri9). Pendant toute cette guerre, Franklin se rendit populaire par ses discours et Washington s'illustra par plusieurs faits d'armes; l'un et l'autre portaient la même haine à la civilisation religieuse et militaire des Français. La lutteseterminapar l'abandon quefitia France de ses colonies du Canada et du bassin supérieur du Mississipi; mais les Indiens ne posèrent pas les armes tout de suite. Les Américains durent soumettre un de leurs chefs, Pontiac, quifinitpar être tué. L'Angleterre, qui s'était endettée pour détruire l'empire colonial delà France, voulut faire participer les Américains aux frais de cette guerre; mais les colons refusèrent, en 176'i, de faire usage du papier timbré dont l'emploi avait été rendu obligatoire, par un acte du parlement pour la validité de toutes les transactions. Des troupes furentenvoyeesd' Angleterre, alin de soumettre le peuple à cette loi. D'un bout à l'autre du territoire, les Yankees (c'est ainsi que l'on appelait les colons) se munirent d'armes pour résister. La loi finit par être rappelée en 1766, mais l'année suivante un droit d'importation fut créé sur les papiers, la verrerie et le thé. Le général Gage noya dans lesang une émeute des habitants de Boston (5 mars 1770), mais aucun Américain ne voulut plus boire de thé. Le 16 déc. 1773, une bande d'hommes déguisés en Indiens envahit trois navires chargés de thé et jela la cargaison à la mer dans le port de Boston. Aussitôt, le parlement anglais mit Boston en interdit. Un congrès des colonies réuni à Philadelphie, le ^ sept. 1774, protesta inutilement contre les actes du gouvernement. Le peuple accumula des munitions à Concord, où furent tirés les premiers coups de fusil, le 19 avril 1773. Le lendemain, le peuple était en armes. Ticonderoga (10 mai) et Crown Point (12 mai) tombèrent entre les mains des révoltés, qui déposèrent partout les gouverneurs anglais. Un second congrès, tenu le 10 mai 1773 à Philadelphie, prit des mesures pour organiser la résistance, tout en protestant de son attachement à la couronne. Washington fut élu à l'unanimité commandant en chef de l'armée nationale (lo juin), il forçâtes Anglais d'évacuer Boston (17 mars 1776). Ce fnl en vain que les révoltés essayèrent d'attirer à eux les Canadiens. Le 4 juillet 1776 fut adoptée la fameuse déclaration d'in dépendance des Etats-Unis d'Amérique. Washington, battu à Long-lsland (27 août), et à White Plains (28 oct.), abandonna la côle

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et se retira sur les bords de la Delaware, qu'il traversa dans des barques, le 2o décembre, à la tête de moins de 5,500 hommes. Se diiipeaiit vers le sud, dans la direction de Philadelphie, il remporta des succès à Trenton et à Princetown, mais fut écrasé à Brandywine {Il sept 1777). Le 26, les Anglais entrèrent à Philadelphie sans tirer un coup de fusil. Le 4 oct., Washington fut encore battu à Germantown et une forte armée anglaise, commandée par Burgovne, soumit les environs du lac Champlain. tout semblait perdu. Mais déjà la France envoyait des renforts aux révoltés (voy. BËALMARcnAis); 20,000 Français, commandés par des officiers tels que Lafayette, firent pencher la balance du côté des Américains. LesvictoiresdeBennington (16 aoilt 1777) et de Saratoga (7 oct.}, suivies de la capitulation de Burgoynè (17 oct.) avec plus de 10,000 Allemands^ eurent pour conséquence un traité ffamitié et de comineree signé avec le roi de France (févr. 177S). Les Anglais évacuèrent Philadelphie et furent battus par Washington, dans les plaines de iMonraouth ('28 juillet); mais ils repoussèrent en août la Hotte du comte d'Estaing devant Rhode-lsland et s'emparèrent de Savannah le 29 déc. Les Français essayèrent inutilement de leur enlever cette ville. La guerre continuait avec des alternatives de succès et de revers, lorsque, le 10 juillet 1780, une Hotte française débarqua à Newport 6,000 Fiançais commandés par Bochambeau. La prise de Yorktown (19 oct. 1781) par Washington et Rochambeau termina la guerre. L'indépendance des Ktats-Uuis fut reconnue par le traité de Versailles (3 sept. 1783). Après des tiraillements qui durèrent plusieurs années, une convention assemblée à Philadelphie proclama Washington président de la confédération des 13 colonies (17 sept. 1787| ; la constitution républicaine fut promulguée. Les Indiens, traités avec dureté, furent dépossédés de leurs territoires et refoulés peu à peu vers l'ouest. Deux partisse formèrent : celui des fédéralistes défendait la constitution ; celui des républicains ou démocrates désirait limiter le pouvoir fédéral. Le vaste territoire, alors nommé Louisiane, fut acheté à Napoléon en 1803; une guerre avec Tripoli se termina, en 1803, par l'humiliation des pirates barbaresques. Les actes de violence commis sur mer par le gouvernement anglais, tirent naître une nouvelle guerre en juin 1812. Les Anglais prirent Détroit (16 août); mais ils furent battus sur les lacs en 1814. Pour tirervengeance de leur insuccès sur les frontières du Canada, ils attaquèrent inopinément Washington, capitale fédérale, et s'en emparèrent par surprise [ii août 1814). Avant de se rembarquer, le 'îo août, ils s'olirirent la joie d'incendier le Capilole, la maison du président et tous les monuments publics. Moins heureux devant Baltimore, ils furent repoussés et Ross, leur général, fut tué (12-13 sept). Ils subirent un échec encore plus mortifiant devant la Nouvelle-Orléans. La paix de Gand (24 déc. 18 li) mit fin aux hostilités. Les pirates Darbaresques furent châtiés en 181a. Déjà commençait à s'agiter, dans le pays, la question de l'esclavage des nègres. Dans son message annuel de 1823, le président Monroe fit cette déclaration, restée fameuse sous le nom de « Doctrine de Monroe -i, que toute tentative d'un gouvernement européen pour étendre sa domination sur une partie quelconque de l'Amérique serait considérée comme dangereuse pour la sécurité des Elats-lnis. La Floride avait été achetée à l'Espagne en 1819. L'annexion du Texas (1" mars 184:;) fit naître une guerre àvoc le Me.tique en 1816. Le général Zachary Taylor défit les Mexicains à Pâlo-All le 8 mai, à Resaca de la Palma le 9 niai, à Monlerev en septchibre et à Buena-Vista le 23 févr. 1847. Le général Scott .s'empara de la Vera-Cruz en mars 1847 et entra à Mexico le 14 sept. Le traité de Gnadalupe-Hidalgo, 2 févr. 1848,

donna aux Etats-Unis, outre le Texas, les territoires appelés Nouveau-Mexique et Nouvelle- Californie. La découverte de riches mines d'or en Californie ne tarda pas à attirer dans l'extrême occident (far-west) une nuéed'avenuriersetde chercheurs d'or. Un parti puissant, celui des démocrates, se montrait partisan du maintien de l'esclavaiie, qui régnait surtout dans les Etats du Sud. Les républicains ou anliesclavagistes, prépondérants dans les Etats du Nord, essayaient de faire soulever les nègres. L'exécution de John Brown (Voy. ce nom), au lieu d'apaiser les esprits, ne fit que les exciter. L'élection d'Abraham Lincoln au siège présidentiel donna le signal de la lutte, à laquelle le Sud se préparait depuis longtemps. Une convention, assemblée dans la Caroline du Sud, le 20 déc. 1860, adopta ;i l'unanimité une ordonnance de sécession ; moins de six mois plus tard, onze états avaient passé des ordonnances de séparation, c'étaient : la Caroline du Sud, le Mississipi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le 4 févr. le congrès de Montgomery (.\labama) avait rédigé une nouvelle constitution pour les Elals confédérés d'Amérique. Jefferson Davis fut élu président de cette confédération qui, s'étant préparée à la guerre, commença de suite les hostilités. Le fort Sumter se rendit, après un bombardement, le 13 avril 1861; une victoire importante fut remportée à Bull Run, le 21 juillet, par le général confédéré Beauregard; l'armée de l'Union s'enfuit en désordre jusqu'à Washington. La stupeur régnait dans les Etats du Nord, mais les énergiques mesures prises par le président Lincoln, relevèrent les courages. Les milices furent organisées avec une rapidité extraordinaire; un million de soldats sont armés et équipés; le blocus des ports révoltés est proclamé ; le Monitor repousse les attaques du cuirassé confédéré Merriinac; (9 mars 1862), le général Mac-Clellan reprend l'ollensive sur le Polomac, s'avance en Virginie et met le siège devant York - Town ( '6 avril ), que les confédérés évacuent le 3 mai ; les fédéraux occupent la Nouvelic-Orléans, le 28 avril et Norfolk le 11 mai. Les confédérés brûlent eux-mêmes le Mcrrimm: ,\e 1 1 mai ; Beauregard est forcé de battre en retraite dans le Tennessee. Lincoln déclare que les biens des révoltés doivent être confisqués, il proclame l'émancipation des esclaves dont les maîtres n'auront pas déposé les armes sous soixante jours (17 juillet 1862). Cette déclaration donna une nouvelle énergie à la résistance. Mac-Clellan dut battre en retraite ; le général fédéral Pope, qui avait ravagé la Virginie, fut surpris le 25 août, perdit ses bagages et s'enfuit vers le Nord, laissant libre la route de Washington; Mac-Clellan, nommé commandant en chef des troupes fédérales, sauva la capitale et marcha contre Lee, qui avait traversé le Potomac et entrait dans le .Maryland ; il fut vaincu à Antietam Creek (l4-'l6 sept.); mais ses ennemis é[iuisés durent se retirer. Les forces des deux adversaires semblaient se balancer et la France se déclarait en faveur du Sud, mais la Russie et l'Angleterre repoussèrent lespiopositions d'intervention faites par M. Drouyn de Lhiiys (nov. 1862). Néanmoins, l'Angleterre permit de construire dans ses ports des navires de guerre destinés aux révoltes. (Voy. Alabama.) Le général confédéré Burn.side, qui assiégeait Fredcricksburg, fut repoussé le 15 déc. Son collègue, le fameux Jackson, surnommé Stonewall (mur de pierre), tomba mortellement blessé à Chancellorsville, le 4 mai 1863; le généi-al fédéral Grant envahit le Tennessee. La bataille indécise de Gettyshurg força les confédérés à évacuer la Pennsylvanie et le Maryland (1-3 juillet 1863). A la fin de 1863, le jiouverncment de l'Union adopta le plan gigantesque d'assurer la défaite de Lee, au moyen d'un

mouvement tournant qui réduirait les Etats du Sud ot de l'Ouest. Grantet Sherman furent chargés d'opérer ce mouvement, dont le succès allait être décisif. Grant agit sur le Potomac, repoussa Lee par d'habiles mouvements et passa le fleuve le 18 juin 1864, tandis que Sherman entrait en Géorgie et s'emparait d'Atlanta (2 sept.), après une bataille de trois jours. La destruction de la Uolte révoltée devant Mobile (5 août), la réélection de Lincoln, la prise de Savannah (21 déc), les succès de Sheridan dans le Maryland, la prise de Charleston (2o févr. 186bj ne permirent plus de douter de la victoire prochaine des fédéraux. Lee, qui ne commandait pas à plus de 30,000 soldats, dut évacuer Richmond, capitale des Etats confédérés (3 avril 186o) ; le pi'ésident Lincoln fit le lendemain son entrée dans cette ville. Lee venait de se rendre au général Grant, le 9 avril, lorsque le pré-idi'nt fut assassiné par un fanatiijue nommé Bootll (14 avril). Sa mort n'arrêta pas les succès des Etats du Nord; le général Johnston dut se rendre le 26 avril ; Dick Taylor posa les armes le 4 mai et Davis fut arrêté le 10 mai. La guerre se termina par la soumission du général Kirby-Smith dans le Texas (26 mai). Les prisonniers de guerre ayant été remis en liberté (29 juillet), et l'esclavage' ayant été aboli sans autre opposition dans tout le territoire des Etats-Unis, le gouvernement se sentit assez foi't pour prolester contre l'intervention française au Mexique et pour réclamer des dommages-intérêts à l'Angleterre (Voy. Alabama). Le général Grant, porté à la présidence par le parti républicain victorieux, fit réadmettre, les uns après les autres, dans l'Union américaine, les Etats qui avaient passé des ordonnances de sécession; le président Davis obtint son pardon , on arcoi-da une amnistie générale, le 9 sept. 1S67; les nègres furent déclarés électeurs; le fenianisme irlandais fut comprimé; r.imérique russe fut acquise (voy. Alaska) ; une partie de la dette énorme contractée pendant la guerre a été payée; la célébration du centenaire de la proclamation de l'Indépendance devint l'occasion d'une grande exposition universelle à Philadelphie ; la civilisation américaine atteignit un haut degré de splendeur. Les successeurs de Grant, appartenant comme lui au parti républicain, ont travaillé à la pacification du Sud, où les deux races ne cessent de vivre en état d'hostilité. — Biblioor. History of the United States, par George Bancroft (London, 1882, 6 vol. in-8'>). "— Les Etats-Unis de l'Amérique septentrionale : tettrs origines, leur émancipation rt leurs progrès, par Adalbert Frout de Fontpertnis (Paris, 187-5. in-S"). — Les Etats-Unis contemporains, par Claudio .lannet (Paris, 1878, 2 vol. in-18).

— The politieal History of the United States of America durimj the rjreal Rébellion from 1860 to 1861, par Ë. Macpherson (Washington, 18G1). — Lettres sur les Etats-U72is et té Canada, par G. de .Molinari.(V. S.)

* ÉTAU s. m. (flam. stael, ((il). .Machine dont les serruriers et quelques autres ouvriers se servent pour tenir fermes et serrés les objets qu'ils travaillent, et qui est formée de deux pièces de fer, appelées Mâchoires. Il y a aussi des étaux de bois, à l'usage de quelques artisans. — Etau a main, petit étau dont on se sert en le tenant à la main.

ÉTAUPINER V. a. Âgric. Purger de taupes.

— Détruire les taupinières.

ÉTAUPINOIR s. m. -Instrument qui sert à

étaiipnii;r.

ÉTAWAH [ét'-â-oua], ville de l'Inde Anglaise, capit.ile du district du même nom, prés de la Jiimna, à 9.j kil. S.-E. d'Agra ; environ 2''i,000 hab. C'était nne des villes importantes de l'empire mongol, mais elle ne présente [ilus aujourd'hui qu'une masse de ruines.

ETEI

ÉTAYAGE s. m. Voy. Etayembnt.

* ÉTAYEMENT s. m. Action d'étayer; état de ce qui est étayé.

* ETA YERv. a. Se conjugue comme Appuyer, soutenir avec des étais : on a h'wn Haye ce bâtiment, il ne tombera pas. — S'cm ploie aussi lisurément : sa fortune ehancelle, elle, a besoin (l'être étayée. — »* S'étayer v. pr. litre étayé. — V. récip. Se soutenir nuituellenient.

* ET CiETERA loc. lat. [ètt-sé-té-ra], (lat. et autres chosi's). Et d'autres personnes, d'autres choses semblaliles; le reste, qu'il est facile de suppléer, qu'il est inutile d'énoncer : il a, dans son laboratoire, toutes sortes d'ustensiles: des fourneaux, des cornues, des' creusets, et cxtera; vous savez le proverbe : quand chacun fait son métier, et csetera. On écrit ordinairement, par abrév., etc. — s. m. Désigne cette expression même : le reste n'est exprimé que par un et cwtera, par deux et cxtera.

' ETE s. m. (lat. xstas). Saison qui commence au .solstice de juin, et qui finit à l'équinoxe de septembre : l'été est la saison la plus chaude. — Semestre d'été, les six mois qui s'écoulent d'avril à septembre inclusivement. — Fig. Etre dans son été, avoir passé l'âge de la jeunesse, être dans la force de l'âge. — I-'été

DELA S.M.NT-DeNIS, l'ÉTÉ DE LA S.^INT-MaHTIN,

on nomme ainsi les huit ou dis jours qui précèdent ou qui suivent ces fêtes, parce qu'ils sont quelquefois assez beaux.

ETECHEMINS, tribu d'Indiens occupant primilivement la partie orientale du Maine (Etats-Unis). Leur nombre actuel est d'envli'on 1,000; les Penobscots, qui en forment la moitié, babitent les iles situées dans la rivière de leur nom ; les Passamaquoddies, qui forinenl l'autre moitié, sont fî,\és sur la côte 0. de la baie de leur nom et sur les lacsSchoodic; ils sont catholiques romains.

* ÉTEIGNOIR s. m. [é-tè-niouar; gn, mil). Petit uslensile creux en forme de cône, qui sert à" éteindre la chandelle, la bougie. — vv Fig. Ce qui empêche d'éclairer l'inlelligence: sou,s la lieslauraiion, on appelait ironiquement chevaliers de l'éteiynoir tous ceux qui espéraient faire rétrogader la société française.

•ÉTEINDRE V. a. [é-tain-dre](lat.ea:im92(e)-(;). Se conjugue comme Teindiie. Se dit en parlant du feu qu'on étoulfe, dont on fait cesser l'action : fe feu était à cette maison, mais on l'a éteint; te feu est éteint. — Par exl. Amortir, tenijiérer, détruire la chaleur sensible ou cachée qui est en quelque chose : éteindre l'ardeur de la fièvre. — Fig. Se dit en parlant de (juclqucs passions vives et de certaines facultés très actives : l'dye éteint le feu des passions. — Faire cesser, en parlant de guerres, de séditions, etc. : il parvint à éteindre une guerre qui menaçait d'embraser toute l'Europe. — Éteindre le feu de l'ennemi, taire cesser le feu de l'artillerie ennemie par une artillerie supérieure, par un tir supérieur. — Abolir, faire ■que le souvenir d'une chose se perde entière- • ment : rien ne semblait capable d'éteindre son ressentiment. On a dit de même, en termes de chancellerie : éteindre et abolir un crime. — Eteindre UNE race, l'exterminer entièrement.

— Eteindre une rente, la faire cesser par le remboursement du principal. On dit de même, Eteindre une dette. — Peint. Adoucir, alfaibllr: éteindre les lumières trop fortes, les couleurs trop éclatantes, dans un tableau. — Prend (luelquefois une acception analogue dans le langage ordinaire : la souffrance, la tristesse

■avait éteint iéelat de ses yeux, lavivaeité de ses reijards. — S'éteindre v. pr. Etre éteint : mon llambeau s'est éteint tout d'un coup. — Fig. Son ressentiment ne s'éteindra jamais.

Ma colèrâ s'éteint quand j'appi-ui^lic dé lui.

KOCâSKAU.

— Se dit, dans un sens particulier, d'uqe personne qui s'allaiblit très sensiblement, et qui

ETEN

touche à sa fin, ou d'une personne qui meurt

lentement et presque sans s'en apercevoir : elle s'éteignit doucement entre les bras de ses enfants. — Se dit encore particulièrement des maisons, des dignités qui finissent faute d'héritiers :ec«t:pfi/n'e s' éteignit par lamort d'un tel.

' ÉTEINT, EINTE, part, passé de Éteindre.

— Yeux éteints, yeux qui sont sans feu et sans vivacité. Voix éteinte, voix tellement affaiblie, qu'on peut à peine l'entendre. — Volcans éteints, volcans qui ont cessé d'être en activité. Famille éteinte, famille dont il ne reste plus de descendants. — Hortic. (V.S.)

* ÉTENDAGE s. m. Assemblage de cordes tendues horizontalement, sur lesquelles un étend les choses qu'on veut faire sécher, comme du linge mouillé, les feuilles qui sortent de la cuve du fabricant de papier, celles qui sortent de la presse de l'imprimeur, etc.

— Manuf. en laine. Opération qui se fait sur les laines avant de les employer. — Typogr. Action d'étendre le papier sur des cordes ou sur de longues et étroites traver.ses de bois.

— Lieu où l'on étend les papiers. » Les imprimeurs qui ont trop trempé leur papier doivent l'étendre pour le faire un peu sécher avant de le tirer. » (Moraoro). On étend aussi les feuilles après le tirage.

* ÉTENDARD s. m. Enseigne de la cavalerie.

— Parext. Toute enseigne de guerre. — Fig. Suivre les étendards de quelqu'un, se ranger

sous LES ÉTENDARDS, COMBATTRE SOUS LES ÉTi;N-

DARDS de quelqu'un, CHibrasser son parti. Lever l'étendard, se déclarer chef d'un parti, d'uiie faction. Lever, arhuiier l'étendard de la révolte, se révolter. Lever l'étendard contre quelqu'un, se déclarer ouvertement conlre lui. — Autref. sur les galères. Ce qu'on appelle Pavillon sur les aiiires bâtiments. — Bot. Pétale supérieur des tleurs papilionacées, qui est grand et redressé, et qui enveloppe les autres avant la tloraison.

* ÉTENDOIR s. m. Typogr. Pelle de bois, à long manche et en forme de T qui sert à placer sur l'étendage les feuilles inipriméos ou trop mouillées. — Papet. et Chamois. Endroit où l'on étend les feuilles de papier et les peaux. — Perche, corde sur laquelle les blanchisseuses étendent le linge.

"ÉTENDRE v. a. (lat. cxtenâere). Allonger, faire qu'une chose acquière ou plus de surface, ou plus de volume, soit en la rendant plus mince, soit en la tirant ou en la dilatant : on étend l'or sous le marteau. — Etendre ses TROUPES, SON ARMÉE, leur faire occuper plus de terrain, leur donner plus de front. -- Etendre le parchemin, faire de longues écritures dans une ailaire, pour en tirer [ilus de profit; tirer un procès en longueur par des formalités et des chicanes. — Etendre la COURROIE, étendre les prolits, les droits d'un emploi au delà de ce qui est permis ; sa place ne lui vaudrait pas tant, s'U n'étendait un peu la courroie. — Etendue la clause d'un contrat,

LES TERMES d'uN ARRÊT, d'uNE LOI, CtC, pOltcr

le sens d'un contrai, d'un arrêt, d'une lui au delà de ce que les termes signifient précisément. Etendre le sens, la signification d'un MOT, appliquer un mot à une chose, à une idée qu'il n'était pas originairement desliiié à signifier, à exprimer. On dit de même quelquefois. Ce MOT ne désignait d'abord que ielle

CHOSE, ON l'a étendu DEPUIS A TELLE AUTRE. —

Déployer en long et en large : étendre de la toile sur l'herbe pour la faire blanchir. — Etendre LE BRAS, ÉTENDRE LES BRAS, ÉTENDRE LA

JAMBE, les déployer de leur long. Etendre LES AILES, se dit d'un oiseau qui déploie ses ailes pour voler. — Etendre la vue, la porter sur un point éloigné : c'est un plaisir d'étendre la vue sur cette belle campagne. — Etendre un homme sur le carreau, le tuer, le renverser mort par terre. On dit de même, Il L'ÉTE.NDrr mort sur la place. — Propre et

ETER

flg. Augmenler, a^îrandir : il a 'étendu son

parc, étendu sa terre jusqu'à cet endroit. — Peint. Etendre la lumiÎ'RE, grouper ensemble plusieurs parties qui naturellement reçoivent la lumière, et où le.s objets ne sont séparés que par des demi-teintes adoucies.

— Etendre un acidk, de l'alcool, y ajouter de l'eau. On dit de même, dans le langage ordinaire, Etendre du vin avec De l'eau. — S'étendre v. pr. Etendre soi : il s'étendit tout de son long sur l'herbe pour dormir. — Occuper une plus grande surface, un plus grand volume : l'armée s'étendit dans la plaine; une tache d'huile s'étend )'eu à peu. — 'l'cnir un certain espace, se prolonger jusqu'à un certain endroit : ma propriété ne s'étend pas plus loin. — Se dit des personnes, en parlant de leur propriété : il ne peut s'étendre de ce rôtélà, parce qu'il est borné par d'autres propriétés.

— Se dit aussi de plusieurs choses : son pouvoir ne s'étend pas si avant. — Se dit particulièrement de la vue : de cette teri-asse on voit aussi loin que la vue peut s'étendre. — Se dit également de la voix : il a une voix forte (jiH s'étend très loin. — S'étendre sur quelque SUJET, en parler au long. Dans ce sen--. S'étendre SUR LES LOUANGES, SUR LES BONNES OU M iUVAlSES QUALITÉS DE QUELQU'UN. — TaNT QUE LA SOMME PEUT s'ÉTENDRE, POURRA s'ÉTKNDRE, Se

dit pour exprimer qu'on ne dépasse pas, qu'on ne dépassera pas une certaine somme déterminée : il me donne cent francs par un, tant que cela peut s'étendre. — Durer : la vie de l'homme ne s'étend guère au delà de cent ans.

* ÉTENDU, UE part, passé de Étendre. — Vin étendu d'eau, vin auquel on a mêlé de l'eau. Acide étendu, acide affaibli par un mélange d'eau. — Adjectiv. Prov. et fig.. Se dit de certaines choses qui, dans leur genre, sont grandes, larges, vastes, etc. : cet homme a des con>iaissances fort étendues.

' ÉTENDUE s. f. Dimension d'une chose en longueur, largeur et prohindeur. En ce sens, n'est guère usité que dans le langage didactique : selon quelques philosophes, l'étendue est l'essence de la matière; l'ctejidue appartient au corps, et la pensée à l'esprit. — Une ou deux des trois dimensions : étendue d'vne ligne, d'une surface. — Dans le discours ordinaire, ne se dit que par rapporta la superficie d'une chose : pays d'une. grande étendue. — Absol., dans la poésie et dans le style soutenu. Etendue des cieux : lescorps célestes roulent dans l'étendue. — Se dit aussi en parlant du temps:: dans l'étendue de tous les dges, de tous les siècles. — Fig. Se dit de diverses choses ; cette proposition, prise dans toute soti étendue, serait fausse. — L'ÉTENDUE d'un discours, d'une dissertation, etc., sa longueur : vous devriez donner un peu plus d'étendue à ce chapitre.

ÉTÉOGLE et Polyqice ( Myth.) . Rois de Thébes (Grèce), fils d HEdipc et de Jocaste. Us convinrent de gouverner alternativement ; mais, à l'expiration de sa période de pouvoir, Eléûcle refusa de rendre le sceptre; Polyiiicp se retira alors à la cour d'Adrasle, roi d'Argos, qui lui donna sa fille en mariage et organisa avec lui l'alliance des chefs pélupunésiens, dont l'expédition porta le nom de Guerre des sept chefs contreThébes. PendiinleeXU'. lutte, lesdeux frères s'entretuèrent en cumbat singulier.

•ÉTERNEL, ELLE adj. (lat. œternus). Qui n'a point eu du commencement et n'aura jamais de fin : quelques philosophes païens ont cru que le monde était éternel. — : Proposition d'éternelle vérité, vérité inmiuable et nécessaire : le tout est jilus grand que sa partie, est une proposition d'ttirnelle vérité. — Qui n'aura jamais d^ fi"> quoiqu'il ait eu un commi-iiccment : cet écrivain a acquis une gloire éternelle.

— Par exag. Qui doit durer si longtemps, qu'on n'en sait point la fin : procès éternel. —

— Un éternel adieu, dernier adjeu, adieu adressé à une personne, à une chose quia

ETEU

ETHE

ETHl

l'on ne doit jamais revoir. — S'applique également aux choses qui sont dites, qui sont répétées trop souvent ; ses discours éternels sur la morale fatiguent tout le monde. Dans cette acception, est familier. — Fam. Causeur, HARANGUEUR ÉTERNEL, liommc qui parle trop, qui harangue trop longtemps. — s. m. Se dit seulement de Dieu et prend alors une majuscule : l'Eternel soit béni.

' ÉTERNELLE s. f. Plante. Voy. Immortelle.

* ÉTERNELLEMENT adv. Sans commencemeut et sans Bu : Dieu existe éternellement. — Sans fin, quoiqu'il y ait eu un commencement: le bonheur des élus, les peines des daynnés dureront éternellement. — Continuellement, toujours : il est éternellement à ma suite, sur mes épaules.

' ÉTERNISER v. a. Rendre éternel; faire qu'une chose ne linisse point, qu'elle dure très longtemps : la chicane éternise les procès.

— S'éterniser v. pr. Me pas finir, durer très longtemps, c'est ainsi que les abus s'éternisent.

— l'"ani. Demeurer trop longtemps : on croirait qu'il x'eitt s'éterniser chez yious.

* ÉTERNITÉ s. f. (lat. seternitas). Durée qui n'a ni commencement ni fin : le temps n'est qu'une partie de l'éternité. — Durée qui a un commencement, mais qui n'aura point de fin; et alors s'emploie surtout en parlant de la vie à venir : (7 ne songe point à l'éternité. — Par exag. Temps fort long : cette année d'altente fut pour moi une éternité. — De toute ÉTERNITÉ, de temps immémorial.

* ÉTERNUEMENT ou Éternùment s. m.

Mouvement, etlbrt subit et convulsif des muscles qui servent à l'expiration, dans lequel l'air, après une grande inspiration commencée et un peu suspendue, est chassé tout d'un coup et avec violence par le nez et par la bouche : il est sujet à des éternùments fréquents. — Voy. BÉNISSE (Dieu vous).

* ÉTERNUER v. n. (lat. sternutare). Faire le mouvement involontaire qu'on appelle Eter- NCESiENT, qui est excité par quelque picotement au fond des narines : le rhume fait éternuer. — m Argot. Eternuer dans le sapin, mourir; allusion au bois des bières. — Eteu- NUER dans le son, être guillotiné; allusion au son qui se met dans le panier où tombe la tête du condamné.

ÉTERNUEUR, EUSE s. Celui, celle qui éternue.

ÉTERPE s. f. Agric. Sorte de houe, dont on se sert pour défricher et disposée de façon à couper sous terre les racines des mauvaises herbes (ajoncs, genêts, bruyères et autres arbrisseaux), qui couvrent les landes et les terrains non cultivés. On dit aussi Etrêpe.

* ÉTÉSIEN adj. m. (gr. elésios; à'etos, année). Se dit des vents réguliers qui souftlent chaque année pendant un certain nombre de jours dans les mers du Levant, dans la Méditerranée : les vents étésiens soufflent quarante jours, vers le lever de la canicule.

"ÉTÉTEMENT s. m. Action d'étêter un arbre : cet urbre a repoussé bien des branches depuis son élétement.

' ÉTÉTER v. a. (rad. tête). Couper, tailler la tête d'un arbre : itesttemps d'étêter ces arbres. — Etêter un clou, une épingle, en ôler la tête.

' ÉTEDF s. m. [é-teu ou -teulf, dans les vers, lorsque le mot suivant commence par une voyelle.] (lat. stupa, étouppe). Petite balle dont on se sert pour jouer à la longue paume : prendre l'éteuf à la volée. — Renvoyer l'éteuf, repousser avec vigueur, soit par des paroles, soit par des eliets, une injure, une raillerie. — Courir après son éteuf, prendre beaucoup de peine pour recouvrer un bien, un avantage qu'on a laissé échap-

per :j'ai retenu cet argent par mes mains, parce que je ne veux point courir après mon éteuf.

• ÉTEULE ou Esteuble s. f. Agric. Chaume ; ce qui reste sur la terre du tuyau des grains, quand on a fait la moisson.

ÉTEX. sculpteur. (V. S.)

ÉTHAL s. m. Chim. Corps gras neutre que l'on obtient en saponifiant du blanc de baleine à l'aide de la potasse pulvérisée. Formule : C»' H'' 0*.

ÉTHALIQUE adj. Chim. Se dit de l'acide qui

se trouve combiné avec l'éthal dans le produit primitif de la saponification du blanc de baleine par la potasse. Formule : C^^ IP' 0'.

ÉTHELBALD.roi de \Vessex,fils dElhelwulf, roi des Anglo-Saxons, mort en 860. Son père lui céda la couronne de Wessex vers 856.

ÉTHELBERT, roi de Kent, né vers 545, mort vers 616. Il monta sur le trône en 660 et prétendit imposer sa supériorité aux autres Etats, maisfutil deux foisvaincu,au commencement de son règne, par Ceawlin, roi de Wessex. Vers 569, il devint brelwalda ou chef des Anglo-Saxons. Le principal événement de son règne fut l'introduction du christianisme en Bretagne, grâce à l'influence de sa femme Berthe, fille de Caribert, roi de Paris. Vers 600, il promulgua le plus ancien code de lois, qui nous reste des Anglo-Saxons.

ÉTHELBERT, troisième roi des Anglo- Saxons, fils d'Ethelwulf, mort vers 863. Les Scandinaves, commandésparRagnarLodbrog et autres, ravagèrent le royaume pendant son règne.

ÉTHELRED (qu'on écrit aussi Edelred ou Etuered;. 1. Quatrième roi des Anglo-Saxons, (ils d'Ethelwulf et successeur (866) de son frère Ethelbert, mort en 871. Son règne se passa dans une lutte continuelle contre les Scandinaves. — II. Surnommé l'Irrésolu, roi des Anglo-Saxons, fils d'Edgard et succes.seur (978) d'Edouard le Martyr, né en 968, mort en 1016. Son règne fut long et le plus malheureux de l'histoire des Anglo-Saxons. Après plusieurs invasions des Danois, Sweyn, roi de Danemark, débarqua sur la côte méridionale, dévasta tout le pays et s'avança triomphalement jusque sous les murs de Londres. Uepoussé,ilse dirigea sur Bath, où il fut couronne roi d'Angleterre. Canut, successeur de Sweyn, marchait sur Londres, lorsqu'Ethelred mourut.

ÉTHEL'WULF, second roi des Anglo-Saxons, fils et successeur (vers 836) d'Egbert, mort en 857 ou 8-j8. Pendant plusieurs années, Ethelwulf lutta contre les Danois qu'il vainquit à Ukely en 831. En 853, il marcha contre les Gallois et les soumit. En 856, traversant la France pour aller visiter a Rome son fils Alfred, il épousa Judilh, la plus jeune sœur de Charles le Chauve.

' ÉTHER s. m. [é-tèr] (lat. œther; gr. aithér, air supérieur; de aithein, brûler). Selon les anciens. La plus haute région de l'air, que l'on supposait remplie d'une substance très subtile qui était la matière du feu. — Cliez les modernes. Air pur et léger des hautes régions de l'atmosphère. — Phys. Fluide invisible, impondérable, éminemment élastique, que beaucoup de physiciens sujiposent être répandu partout, et qu'ils regardent comme la cause de la lumière, de la chaleur, de l'électricité : les ondulations de l'éther. — Huygens fut le premier qui développa d'une manière systématique et mathématique la théorie ondulatoire de la lumière. D'après ses cimceptions, de chaque point d'un corps lumineux se propagent des ondulations, au moyen d'un Uuide éthéré, répandu dans l'espace, et qui est d'une extrême ténuité et d'une élasticité infinie. Mewton n'accepta pas la théorie ondulatoire, mais il croyait a des milieux dia-

phanes. Plusieurs physiciens modernes rejettent la doctrine de l'élher, mais acceptent la théorie ondulatoire, prétendant que les ondulations sont produites dans une matière interstellaire pondérable et ténue. — Chim. Nom générique d'une classe de subtances liquides, spiritueuses, inflammables, possédantun goût douceâtre, une odeur particulière et ordinairement obtenues par la distillation de l'alcool mêlé avec un acide. La composition des éthers varie suivant l'acide employé pour leur préparation ; cette diUerence leur a fait donner des noms distinclifs, et l'on dit : éther sulfurique, éther nitrique, etc. On donne particulièrement le nom d'<;</ier à l'éther sult'urique, qui serait mieux nommé oxyde d'éthyle, parce qu'il ne contient pas une parcelle d'acide sulfurique.En elfet, les acides qui agissent sur l'alcool ne fournissent aucun des ingrédients de l'éther; et le même éther peut quelquefois être produit par l'action de quelque autre substancesur l'alcool, aussi bien que par celle de l'acide. L'éther sulfurique, ou éther proprement dit, était connu, à ce que l'on pense, de Raymond Lully qui vivait au xiii" siècle. En 1580, Valerius Cordus publia le procédé par lequel on l'obtient. — Le point d'ébullition de cet éther est 360; gravité spécifique à+ 20» = 0. 713 ; formule, C*»'» 0. - Formule de l'éthyle radical, C- H^; l'éther est considéré comme son oxyde et l'alcool comme son oxyde hydraté. — L'éther est employé, en médecine, comme anestliésique, soit seul, soit combiné avec le chloroforme; il est moins dangereux que ce dernier. On s'en sert aussi comme antispasmodique carminatif : dose de 10 a 40 gouttes. Les injections sous-cutanées d'éther sulfurique, à la dose de 3 gouttes et à des intervalles de 12 heures, ont été recommandées pour le traitement delà sciatique.

* ÉTHÉRÉ, ÉE adj. Qui est de la nature de l'éther ; région éthérée. — Poétiq. La vouïe éthérée, le ciel. ■ — M.4tière éthérée, matière Uuide et subtile qu'on a longtemps supposé remplir l'espace où se meuvent les cdrps célestes. Espace éthéré, espace que l'on supposait rempli de la matière éthérée.

ÉTHÉRINE s. f. Chim. Hydrocarbure qui provient de l'action de l'eau chaude sur l'huile de vin pesante.

ÉTHÉRIQUE adj. Se dit d'un acide produit par la combustion de l'alcool.

* ÉTHÉRISATIONs. f. Chim. et Méd. Action d'éthériser; résultat de cette action : l'éthérisation est souvent dangereuse.

' ÉTHÉRISER V. a. Chim. Combiner avec l'éther, convertir en éther : éthériser un liquide. — Méd. Produire chez une personne un état d'insensibilité complète, en lui faisant respirer de l'éther : éthériser un maUJc qui doit subir une opération douloureuse.

ÉTHÉRISME s. m. Etat d'une personne

éthérisée.

ÉTHÉROLAT s. m. Produit de la distillation de l'éther sulfurique sur certaines substances aromatiques.

ÉTHÉROLATURE s. f. Teinture éthérée, obtenue par l'actioii directe de l'éther sur des plantes fraîches ou sur des sucs.

ÉTHÉROLÉ s. m. Médicament liquide formé d'éther, tenant en dissolution des principes médicamenteux, introduits par solution directe ou par simple mixtion. L'éthérolé d'essence de térébenthine est une mixture qui porte le nom de Remède de Durande. (Voy.

DUIIANDE.)

ÉTHÉROLIQUE adj. Se dit des médicaments qui ont l'éther pour excipient.

ETHIOPIE (gr. aithiopia; d'aithein, brûler et ops, visage), ancienne contrée de l'Alrique, au S. de l'Egypte. Ce nom fut aussi employé par les Grecs , comme une désignation

ETHI

ETHI

ETHN

ethni(iue de toutes les rares noires de l'Afrique et de l'Asie. Les tribus les plus fréquemment znentionnées sont celles des Blemmyes. des Megabares, des Ichtyophapes, ou manf;eurs de poissons, des Macrobës (hommes à longue vie) et des Troglodytes ou habitants des cavernes. L'Ethiopie proprement dite était située entre l'Egypte et la cité moderne de Kharloum. Dans son sens le plus large, ce nom désignait toute la région située entre la nier Rouge et l'océan Atlantique, au S. de la Lybie et de i'Egypte. L'Ethiopie propre comprenait l'état de Meroë. L'histoire primitive de celte contrée est obscure. Environ 3,000 ans avant notre ère, une branche de la race kouschile, venant d'Arabie, s'établit en Ethiopie, et les régions du Ml Supérieur furent depuis ce temps désignées sous le nom de Kousch. (Voy Kousch.) Les Kouschites se mélangèrent bientôt avec les nègres, qui étaient les premiers habitants du pays, ainsi qu'avec les Egyptiens, et donnèrent naissance à une langue et a un type particuliers. On a découvert récemment la preuve qu'Osortasen III d'Egypte les avait subjugués. Environ 1,000 ans plus tard, ils étaient encore en guerre c ntre l'Egypte. Thothmes l"' fit graver une descri[)tiun de ses exploits sur les rochers des bords du Nil. Une révolte, du commencement (lu xv° siècle av. J.-C, fut châtiée par Harem- Hebi et une seconde, au temps de Ramsès II, fut réprimée après une guerre longue et sanglante. Pendant la période suivante, les Egyptiens firent régulièrement des expéditions en Ethiopie pour s'y approvisionner d'esclaves. Au X"' siècle av. J.-C. , un roi éthiopien, .■\zerkh-Amen (le Zerah de l'Ecrituj'e) envahit l'Egypte et la Palestine, où il fut complètement battu par Asa de Juda. Deux siècles plus tard, Shabaka (le .Sabacu des Grecs et le So de la Bible) conquit toute l'Egypte jusqu'à la Méditerranée. Quelque temps après, Tahraka (Tirhakah) vainquit l'armée de Sennachéiib, mais il fut lui-même battu par Esarhaddon près de Wemphis (vers 670 av. J.-C); il lutta ensuite contre As-shur-bani-pal avec des alternatives de succès et de revers. Rot-Amen, son srendre, lui succéda sur les trônes de Thèbès et de Napata (Ethiopie), mais il fut ensuite chassé de ses Etats éthiopiens. Les rois d'Ethiopie continuèrent de posséder la Thébaïde pendant le temps que dura la dodécarchie dans la basse Egypte. Shap-en-ap, princesse éthiopienne, devint la femme de Psammetik 1"' (Psammelichus, 664-610), qui avait détrôné ses il collègues et gouvernait la basse Egypte. Les Ethiopiens durent, peu de temps après, résister à une invasion de Psammetik II (Psammis). Cambyse de Perse fit, pour les soumettre, une tentative désastreuse. Darius se contenta de leur réclameruii petit tribu. Pendant que les Ptolémées gouvernaient l'Egypte, les arts grecs s'introduisirent en Ethiopie. Ptolémée Evergète (247- 222) conquit une partie de la contrée, mais les Ethiopiens regagnèrent bientôt leur indépendance. Pendant le règne d'Auguste, ils s'avancèrent, sous le commandement de leur reine Candace, jusqu'à Philae, mais ils furent repoussés et s'enfuirent jusque dans les environs de Napata. Pour l'histoire postérieure, voy. Abyssinie. — Les monuments éthiopiens sont ordinairement construits dans le style égyptien ; l'Egypte etl'Ethiopie, eurent du reste plusieurs points de ressemblance en religion, en mœurs et en coutumes. Néanmoins, dans le bassin supérieur du fleuve, les monuments son t en pur style éthiopien; ils indiquent la grande richesse et la civilisation de cette antique nation. Lepsius donne, une description détaillée des monuments éthiopiens. — Langue et littérature. Les inscriptions que l'on voit sur les pyramidesd'Ethiopie se composent, en partie, d'hiéroglyphes dont on se servait probablement comme d'une sorte de caractères sacrés, peut-être même sans en connaître parfai-

tement la signification. Il est, du moins, tout .'i fait certain que, lors de l'érection des plus anciennes pyramides, on employait communément un système d'écriture graphique démotique, assez semblable àcelle des Egyptiens. A une époque moins éloignée, on lit usage d'une écriture gréco-éthiopienne, qui peut être comparée ài'écriture copte. Le vocabulaire et la grammaire de l'éthiopien ancien n'ont jamais été bien déterminés. Le langage aujourd'hui appelé l'éthiopien fut parlé à une époque postérieure, dans l'empire abyssinien. C'est probablement à Tigré qu'il prit naissance. Lorsque les provinces du S.-O. de l'Abyssinie s'accrurent , le dialecte amharique devint le langage choisi; cependant l'éthiopien resta encore pendant près de trois siècles la langue littéraire et commerciale de l'empire. Les invasions des Gallas et l'introduction du mahométisme le firent disparaître, quoique l'Eglise éthiopienne continuât de s'en servir comme d'une sorte de langue sacrée. L'amharique est aujourd'hui le dialecte le plus répandu; la langue du Tigré a conservé plus de ressemblance avec le langage de l'ancien empire abyssinien. Par son origine et son caractère, le langage éthiopien ou geez est une langue sémitique. Il fut apporté du Yemen en Abyssinie par des émigrants (geez). On y retrouve plusieurs des anciennes formes sémitiques que l'arabe a abandonnées. Son alphabet dill'ère en forme et en caractère de l'alphabet sémitique. Il ressemble à l'himyaritique et représente avec lui la branche méridionale des systèmes graphiques, entre lesquelles le prototype de l'é.';riture sémitique se divisa à une époque reculée. On l'écrivit d'abord avec des consonnes seulement et de droite à gauche ; mais les Abyssins lettrés apprirent de bonne heure à écrire dans le sens opposé, et à indiquer le son des voyelles par l'addition d'accents et de traits. Chacune des 26 consonnes composant l'alphabet éthiopien a sept formes distinctes. La consonne simple se prononce avec le son de ix et ses variantes indiquent les voyelles ù (ou), i, U, i, e, et o. L'éthiopien, de même que plusieurs langues sémitiques, construisit beaucoup de mots à l'aide de simples racines verbales, en y ajoutant des particules, en doublant une ou plusieurs consonnes ou en changeant le son des voyelles. Les prélixes et les suffixes, dont on se servit pour la conjugaison des verbes, sont des abréviations des pronoms personnels.

II n'y a que deux genres, le masculin et le féminin; ce dernier se termine généralement en dt. Il n'y a pas de nombre duel, ni d'article. Le sujet et l'attribut se placent côte a côte, sans copulalive, et s'accordent en genre et en nombre. — La littérature est surtout religieuse. Il existe de nombreuses traductions de l'Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que des œuvres théologiques étrangères. Certaines études originales sur la théologie datent de la période qui s'est écoulée entre 1300 et 1600 après J.-C. La même période a vu également paraître des ouvrages de sorcellerie, de magie, d'astrologie et de médecine. L'étude de l'éthiopien par les Européens date du xvi" siècle. Ludolf (xvii'' sièclel est celui qui nous a fait connaître ce langage d'une façon approfondie. Sa grammaire et son dictionnaire font encore autorité. La langue éthiopienne fut ensuite négligée. En IS23, les Exercitationes xthiopkie de llupfeld donnèrent une nouvelle irapulsionàla philologie éthiopienne. Les principaux ouvrages postérieurs sont dus à Tuch(IS54), àDillmann (l8.i7)etàE. Schrader (ISOOj. — L'amharique a aussi quelque rapport avec le sémitique; mais il a adopté des mots et des tournures des nations voisines. On l'écrit avec le même alphabet que l'éthiopien, auquel on ajoute sept ordres particuliers de lettres. Ses formes grammaticales et sa construction sont semblables à celles de sa

langue mère. 11 est très riche en mots, mais ne possède pas de littérature. L'œuvre la plus ancienne sur le langage amharique est le Lfajf'con amftaï'i'co-/rt<j'?um (Francfort, 1698) de Ludolf. La traduction amnarique de toute la Hible, faite en Egypte par un moine abvssin, Abu Rumi ou Ruhh, a été revue et publiée par la Société anglaise et étrangère do la Bible (IS4I). Le Dictionnaire d'Isenberg (Londres, 1841), sa Grammaire et VUnive.rsal history in Amharic sont les principales publications qui aient été faites en cette langue.

ÉTHIOPIEN, ENNE s. et adj. De l'Ethiopie; qui a rapport à ce pays ou à ses habitants.

ÉTHIOPIQUE adj. Qui a rapport à l'Ethiopie

ou aux Ethiopiens.

* ÉTHIOPS s. m. [-ti-opss] (gr. aithiops, nèsre). Chiin. Certains oxydes et sulfures métalliques d'une couleur noire : éthiopsminéral.

* ÉTHIQUE s. f. (gr. êthos. mœurs). Philos.

Science de la morale : la logique, l'éthique, la phytiiqUK. (Voy. Morale.) — Les Ethioues ù'AnisToiE. les ouvrages moraux d'Arislote.

* ETHMOÏDAL, ALE. AUX adj. Anat. Qui ap-

partifiil a relhnioide : suture etkmoîdale.

' ETHMOÏDEadj.ets. m.{gr. êthmos, crible; eidûs, apparence). Anat. Os du crâne situé a la racine du nez et dont la lame supérieure est criblée do petits trous : l'os ethmoide, l'ethmoide.

' ETHNARCHIE s. f. (gr. cthnos, peuple ; arche, cominandementj. Ilist. anc. Province qui était sous le commandement d'un ethnarque. — Dignité d'ethnarque.

* ETHNARQUE s. m. Hist. anc. Celui qui

comiiiaiidail dans une province.

* ETHNIQUE adj. (gr. ethnikos). Mot qui est employé seulement dans les auteurs ecclésia.stiques, et qui signifie la même chose (jue paieu, idolâtre, gentil. — Gramm. Moiethnique, mol qui désigne l'habilant d'un certain pays ou dune certaine ville : Français, Parisien, sont des mots ethniques.

' ETHNOGRAPHE s. m. (gr. ethnos, peuple; grapko, je décris). Celui qui s'occupe d'ethnographie, qui en fait son étude.

* ETHNOGRAPHIE s. f. Partie de la statistique (jui a pour (.dijel l'étude et la description des divers peuples.

* ETHNOGRAPHIQUE adj. Qui appartient, qui est relatif à l'ethnographie : recherches

etlinographiques.

•ETHNOLOGIE s. f. (gr. ethnos. peuple; loijos, discours;. Science qui traite de l'homme considéré commemembre d'une tribu ou d une nation, ainsi que de son développement intellectuel, de ses mœurs et de son langage. L'ethnologie est intiniemenl liée à l'anthrojiologie, qui traite de l'homme considéré au point de vue zoologique, de sa condition physique et de ses facultés. La séparation de l'anthropologie et de l'ethnologie est récente; mais, dans cet article, nous les considérerons comme réunies. C'est seulement dans des temps comparativement modernes, depuis la découverte de l'Amérique, que l'on peut dire que la science a commencé d'accumuler les matériaux nécessaires à une classilication naturelle des races humaines. Linné les divise en quatre classes, basées sur la couleur de leur peau. Les cinq classes de Blumeubach (Caucasiens, Mongoliens, Ethiopiens, Américains, Malais) sont basées sur leur teint, sur leurs cheveux et sur leur crâne. Cuvier compare les surfaces du crâne et de la face, coupées verticalement par une médiane qui va de l'avant à l'arrière. Les comparaisons des crânes, faites par le docteur Morton dans ses travaux ethnologiques, sont basées sur la contenance cubique de chacun d'eux. Lesson a divisé, d'après leur couleur, les races en 6 classes: 1° la race blanche; îl>' la race bistrée

ÏÏTHN

ETHN

ETIA

ou sombre; 3° la race orange ou malaise ; i" ]a rai;e jaune; o" la race rouge; 6» la race noire. Vireyfail deux espèces du genre humo : la première, avec un angle fa"iti do Si" à yO", comprend les races caucasiennes, moni-'oliennes et aincricaines; la seconde avec un angle facial de 7.'i° à 82°, comprend les races malaises, nègie-^.holtentoteselpapouasienn Cf. Borv de Saiul-Vincenl distingue trois classes fondées sur le caractère des cheveux ; 1" les rac-«s à cheveux lisses, particulières à l'ancien monde; S'Iesraeesdu nouveau monde avecdes cheveux droits; 3° les races crépues ou nègres. Kant admet (jualre variétés d'hommes : les blancs, les noirs, Icscinvrés et les olivâtres. Le D' Prichard rapporte l'humanité à six groupes ou classes de nations, suivant la forme de leurs crânes : les Iraniens (appelésCaucasiens par les autres ethnologues), les Touraniens ou Mongols, les Américains, les Hotteiitols et Bochimans, les nègres, les Papous, les Australiens et les Alfourous. Martin divise la race humaine en cinq groupes : 1» le groupe japétiquc (Européen); 2° le groupe neptnnien (Malais et Polynésiens); 3" le groupe mongol; . i» le groupe prognatheux, terme emprunté à Prichard (Nègres, Hottentots, Papous, etc.); o" le groupe occidental (américain). Le D'Latham sépare le genre humain en trois divisions : les Mongolides, lesAllantideset les Japélides. Le P' Pickering énumére M races, divisées en 4 groupes, d'après leur teint : les blancs comprennent deux races; les bruns 3 races; les bruns-uoirâtres 4 races; et les noirs 2 races. Le professeur Agassiz établit les divisions suivantes: i" arctique; 2° asiatique; 3° européenne; 4° américaine; .ï" africaine ; 6» indienne orientale ou malaise; 7° australienne ; 8° polynésienne. La première difliculte qu'on rencontre dans l'ethnologie est la question de l'origine de Ihorame. Darwin, Huxley, Wallace, Haeckel et quelques autres soutiennent l'hypothèse que l'homme descend d'un animal senïblable au singe; mais il a été reconnu que pas un des genres de singes aujourd'hui vivants ne pourrait être l'ancêtre immédiat de l'homme. (Voy. Evolution.) Plusieurs croient à la parenté de sang de tous les êtres humains, tandis que d'autres prétendent que chaque race a une origine indépendante. Tous ceux qui acceptent la doctrine de l'évolution ne sont pas monogénistes; et les polygéuisles (ceux qui croient à la pluralité d'origine de la race uumaine) basent leur croyance sur ce fait que les langages n'ont pas tous la même source. Pour triompher de cette évidence, il est nécessaire d'adopter la doctrine d'après laquelle l'homme primitif était privé de la parole. Les races se distinguent généialemenl d'après le caractère de leur chevelure, la couleur de leur peau, la forme de leur crâne, et les circonvolutions de leur cerveau. On croit que, par l'étude du développement de leur crâne et spécialement du lobe frontal, on peut retrouver l'histoire de rhumine et que le crâne do l'homme priniilil sertde point de départi l'élude de ruitelligence des âges priniitil's. L'humanité est divisée, d'après la forme du crâne, en doticocéphale ovi hommes à longue tête,el 6ruc/<J/cé;j/iu/(,'s ou hommes à courte tête. Les types les plus développés de la première catégorie sont les nègres et lesAustraliens, ceux dusecond sont les Mongols. Entre ces deux extrêmes sontles minocèphalts, ou hommes à tète moyenne, comme les Américains. On peut obtenir une classiûcalion plus satisfaisante en se basant sur le caractère des poils de la tête. La classilicatiou faite sur ces bases, combinée avec les derniers résultats des recherches linguistiques, divise l'humanité en races ulotriche ou à cheveux laineux (Papous, Hottentots, r.afres et iNègres) et en race lissotriche ou à cheveux soyeux (Australiens, Malais, Mongols, Arctiques, Américains, Dravidus, Nubiens et Médilerraiiés). Parmi les ulotriches, ce sont

1rs Papous qui se rapprochent probablement le plus de l'espèce primitive. La race récemment éteinte des Tasmaniens appartenait aussi à cette espèce. La peau des Papous est noire avec une légère teinte brunâtre, quelquefois bleue. Leurs cheveux frisés, plantés en huppe, mesurent souvent plus d'un pied de long et forment une perruque complètement laineuse. Les Hottentots ressemblent aux Papous; ilsont, comme eux, des cheveux en liu|ipes. Leur peau est d'un brun Jaunâtre. Les Bochimans appartiennent à la même espèce. Les Gal'res ont aussi des cheveux frisés, non en huppes, mais llocoiineux, et leur peau est d'une teinte brune qui tient le milieu entre le jaune et le noir. Le véritable Nègre se dislingue aujourd'hui des Cafres, des Hottentots et des .Nubiens. La couleur de la peau est d'un noir plus ou moins foncé ; la peau est veloutée, et exhale une odeur acre. Les cheveux ressemblent à ceux des Cafres, mais la face a une forme dill'érente. Le véritable Nègre a aussi des mollets minces et des bras longs. Parmi les huit espèces d'hommes à cheveux lisses, les Australiens occupent le dernier rang. Ils ressemblent aux nègres par leur peau noire ou d'un brun noirâtre, et manquent presque cûniplèleiuent de mollets; leur chevelure est quelquefois droite et quelquefois bouclée. Les Malais comprennent trois races bien distinctes les unes des autres : les Sondanèses, les Polynésiens et les Madécasses. Semblables physiquement aux Mongols et aux Méditerranés, ils ont des cdieveux lisses et droits, mais quelquefois ondulés. Leur peau est brune, fiéqueinment teintée de jaune et aussi de vermeil. Les Mongols comprennent tous les habitants du continent asiatique, à l'exception des llyjierlioréens au N., de quelques Malais au S.-E., des Uravidas des contins de l'Inde et des Méditerranés du S.-O. Leur espèce est représentée eu Europe par les Finnois et les Lapons duns le iN., les Osmanlis en Turquie et les Madgyars en Hongrie. Leur peau c.^t jaune avec une teinte blanche ou brune; leurs cheveux sont plats et noirs. Les Arctiques comprennent les Esquimaux proprement dits les Groëiilaiidais dans le .N. de l'Ameiiiiue et les Hyperboréens dans le N.-E. de l'Asie. Leurs cheveux sont plats et noirs, leur peau est plusounioinsbrune, et teintée quelquefois de blanc ou de jaune, comme celle des Mongols et quelqiielois de vermeil comme celle des Américains. Les Américains ou Peau.xliouges étaient les habitants de l'Aiiienque quand on la découvrit. Leurs cheveux sont noirs et plats et leur peau rouge, quelquefois cuivrée, quelquefois blanchâtre, quelquefois jaune foncé et quelquefois olivâtre. La plus ancienne des trois espèces méditerraiiees, estsaiis doute celle des Uravidas, qui semb.ent avoir occupé toute l'Inde du cap Comorin aux sources du Gange et qui se sont étendus jusqu'au Beloiitchislan. Ils n'habitent [Aui aujourd'hui que la partie méridionale de la péninsule indienne el l'ile de Ceylan. Leurpeau est d'une nuance qui va du brun clair au brun foncé; leurs cheveux sont plats et non laijieux, mais[)lus ou moins ondulés; leur burlie est bien développée. Les Nubiens comprennent les Shangallas, les Donguleses el lesEoulabs. Leur peau est d'un brun jaune ou d'un brun rouge, mais rarement brune ou noire. Leurs cheveux ne sont pas laineux, mais généralement ondulés, quoique fréquemment plats; ils sont bruns ou noirs. Leur barbe devient beaucoup plus longue el beaucoup plus lournic que celle des nègres. Leur front est haut et laige, leur nez proéminent el pas camus, leurs lèvres ne sont pas buursoullées. Les Méditerranés ou Caucasiens sont dispersés dans tout l'univers; ils n'ont de ressemblance physique ou intellectuelle avec aucune autre espèce. Eu général, leur peau est de couleur claire, mais elle prend toutes les teintes, de-

puis lo blanc pur ou blane rouge, ou jaune, un brun jaune, jusqu'au noir et mêmeaubrnn iioiiâlre. Leurs cheveux atteignent généralement nue grande longueur; ils sont plus ou moins ondulés, el leur barbe est plus longue que celle de n'importe quelle autre race. On n'a jamais pu faire remontera un idiome primitif les langages des Caucasiens. La philologie a pourtant, dans ces derniers temps, distingué quatre langages, qui ont été acceptés comme les plus anciens antécédents connus des langues aujourd'hui parlées par ces peuples. Pour concorder avec ce résultat, il est nécessaire de diviser les espèces méditerranées en quatre races : les Caucasiens, les Basques, les Sémites et les Indo-Européens ou .\ryens. Les deux premières ne sont plus représentées que par un petit nombre d'individus. On a bien essayé de prouver que les langues sémitiques et aryennes provenaient d'une même source, mais on n'a pu le prouver clairement. Les deux races peuvent avoir été séparées à une époque reculée. La race sémitique se divise en branches égyptienne el arabe. La race indo-européenne a surpassé toutes les autres en développement intellectuel ; elle fut, comme la race sémitique, divisée, depuis une période très reculée, en deux branches, l'Aryu-Komame el la Slavo Germanique. — Le berceau de la race humaine n'est pas connu. Ceux des ellimilogiies, qui donnent à l'humanité une pluralité d'origine, expliquent la division actuelle des races, en traçant leurs migrations depuis leurs d ifférents points de départ ou berceaux primitifs. Mais la majorité des ethnologues adoptent l'hypothèse moiiophylétique et regardent la partie méridionale de l'.isie comme le berceau de l'homme; ils le placent soit sur les hauteurs de rilimalaya, soit près de^ sources de l'Uxus etdu Jaxarte, soit entre l'Euphrate et le Tigre, soit dans le sud de l'Arabie, soit sur l'ancien continent nommé Lémurie, qu'on su|ipo>e aujourd'hui couvert par l'océan Indien D'après les découvertes récentes de la géolugic et de l'archéologie, il semble plus pinhilde que l'épôquB de la naissance de i'hoiiinie }ieul être placée à 1 âge tertiaire ou au commencement de l'âge diluvien. U est certain q le des êtres humains vivaient dans le centre ue l'Europe dès le commencement de la dernière période (Voy. Archéolouie , Gkolouie, Lacustiœ). Quant à ce qui concerne les races liréhistoriques, on ne les coiinail pas assez [loiir pouvoir en faire une classilication ethnologique satisfaisante.

■ ETHNOLOGUE s. m. Celui qui s'occupe

d'ethnologie.

* ETHNOLOGIQUE adj. Qui a rapport, qui

appartient a I elbuulogie : ctuJes r.thnuloijiqucs.

* ÉTHOLOGIB s. f. (gr. élhos, mœurs ; loyos. discours). Didact. Discours ou traité sur les mœurs.

* ÉTHOPÉE s. f. (gr. élopoiia). Didact. Pointure el description des mœurs et des passions biimaines.

ÉTHYLAMINE s. f. Nom donné a des ammoniaques composées dans lesquelles l'étylo est substituée à l'hydrogène.

ÉTHYL-AMMONIUM s. m. Ammonium dans lequel l'hydrogène est remplacé, en tout ou en partie, par l'éthyle.

ETHYLE s. m. Nom donné par Berzolius au corp^, alors hypotheticjue, qui est la base de l'étlier et de l'alcool; I ether étant de ro.\yde d'éthyle el l'alcool de l'oxyde hydraté d'é- Ihyle. Ce radical monoatoniique est un gaz incolore, avçc une légère odeur d'étlier. Plusieurs de ses composés avec des métaux preniient feu dès qu on les expose à l'air.

* ÉTIAGE s. m. (rad. ctt). Le plus grand abaisbunient des eaux d'une rivière : la hau~ kur dti l'étiage.

ÉTIE

ETIENNE 1-111 Estienne Igr. stephanos, couronne), nom porle |iar plusieurs personnages célèbres.

ETIENNE (Saint), le pi'emier martyr de ^Eg•li^e clirélicnne. Il était Grec de naissance et l'un dos six rliacies de la coiipréjïalion chrétienne de Jérusalem. Les Juifs l'accusèrent d'avoir parlé contre la loi, contre Moïse et contre Dieu, et il fut lapidé par ordre du sanhédrin. Sa mort eut probablemenl lii'ii, l'an 36 ou 37. Fête le 2(5 décembre.

ETIENNE, nom de dix papes. — I. (Saint) né vers "JOO, moit en 257 (selon quelques biographes en 2bO). 11 fut élu en 2.ï3 (ou 2'i7). Son ponlilicat est remarquable par la lutte qu'il soutint contre les Novaliens et par sa controverse avec saint Cyprien sur le double baptême. On croit qu'il mourut pendant la persécution de Valérien. Kéte le 2 août. — 11. .Né à |U(ime, fut élu pape le 27 mars 752, et mourut deux jours après. — III. (appelé par quelques hisloneiis KiiKSN't: II) né versIiO), raori en 7.ï7. Il remplaça Etienne II en mars 7a:!. Il s'adressa à Pépin le Bref et pria ce roi de le soutenir contre Astolphe, roi des Lombards, qui s'était emparé de Ra- \enne et menaçait Rome ; Pépin se fit sacrer a Paris (7ii4) parle pape, passa deux fois les Alpes avec de fortesarméeset, en T'iS, força Astolphe à sifinerun traité, par lequel il rendaill'exarchdt de Uavenne. C'est de ce traité (]ue date le pouvoir Icinporcl des papes. — IV. (708-772).—

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