EVAN
Suisse a des cantons catholiques et des cantons évangéliqurs. — s. m. Celui qui suit la religion réformée.
ÉVANGÉLIQUE (Alliance), l'une des associalions religieuses des protestants en ICurope et en Amérique. Forméeà Londresen août i.s.16, elle a tenu, depuis lors, six conférences internationales: Londres, 18.51 ; Paris, 1855; Berlin, 18o7 ; Genève, 1861 ; Amsterdam, 1867; et New -'York, 1873. La base de l'alliance est un résumé des doctrines communes de tous les protestants évangéliques, cependant il est distinctpmenl affirmé que son sommaire n'est dans aucun sens une cro3'anee ou confession.
ÉVANGÉLIQUE (Association), corps ecclésiastique, formé vers 1800 dans l'est delà Pennsylvanie par le rév. Jacob Albright. Elle résulte d'un essai, fait pour réformer les doctrines et lavie religieuse desEglises allemandes de celte région; elle est encore composée d'Allemands et de descendants d'Allemands.
* ÉVANGÉLIQUEMENT adv. D'une manière évangélique : prêcher évangéliquement.
* ÉVAN6ÉLISER v. a. Prêcher l'Evangile : saint Paul évangélisa les gentils. — Absol. Saint François-Xavier a évangélisé dans le Japon.
' ÉVANGÉLISTEs.m.fgr. eu, bien; aggelein, annoncer). Nom qu'on donne aux auteurs des quatre Evangiles : les quatre évangélistes sont saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean. Ce terme désigne aussi une classe de prédicateurs religieux de l'Eglise catholique, dont les devoirs et les procédés étaient semblables à ceux de nos missionnaires modernes.
— »» Aulref. au Palais. Conseiller qui tenait l'inventaire d'un procès pendant que le rapporteur lisait les pièces. — Celui qui, dans une compagnie, était nommé pour être témoin et inspecteur d'un scrutin.
* ÉVANGILE s. m. (lat. evangelium ; du gr. cuaggcion, bonne nouvelle). Loi de Jésus- Christ, sa doctrine : les ministres protestants prennent le titre de ministres du saint Eoangile.
— Livres qui contiennent la doctrine et la vie de Jés-J5-Cbrist, et dont la réunion forme le Nouveau Testament : l'Eglise n'a reconnu que quatre Evangiles: l'évangile selonsainl Matthieu, l'Evangile selon saint Marc, l'Evangile selon saint Luc, et l'évangile selon saint Jean. — Ab.sol. Nouveau Testament, recueil des quatre Evangiles : jurer sur l'Evangile. — Prov. Il CROIT CELA COMME l'Iîvangile, il le CToll fermement. — Prov. et fig. Tout ce qu'il dit n'est PAS mot d'Evangile, n'est pas parole d'Evangile, il ne faut pas croire tout ce qu'il dit. — Tout livre relatif à la vie et à la doctrine de Jésus-Christ, mais qui n'a pas été admis par l'Eglise : l'Evangile de l'enfance. — Partie des Evangiles que le prêtre lit à la messe : la messe est bien avancée, le premier évangile est dit. — Commencement du premier chapitre de saint Jean, qu'un prêtre récite en mcitanl un pan de son étole sur la tête de la personne à l'intention de qui il le récite. — Côté ue l'évangile, côté gauche de l'autel, en entrant dans le chœur. — Prov. et fig. C'est l'évangile DU JOUR, se dit do quelque chose de nouveau dont tout le monde s'entretient.
* ÉVANOUIR (S) V. pr. (lat. evanescere). Tomber en faiblesse, perdre connaissance : celte femme s'évanouit en apprenant ta mort de son mari. — Disparaître; se dit des choses qui se dissipent en telle sorte, qu'il n'en reste aucun vestige, aucune trace : ce météore n'a fait que paraître un moment, et s'est évimoui.— Faire évanouir, faire perdre connaissani;e ; faire disparaître : cette nouvelle l'a fait évanouir ; cette nouvelle a fait évanouir toutes mes espérances. Dans ces phrases, il y a ellipse du pronom. — Algèbre. Faire évanouir une i.NCONNUE, la faire disparaître d'une écpiation.
— « Argol. S'enfuii' a la hâte. — Mourir. — S'ÉVANOUIR sur, s'emparer de, s'enfuir avec.
EVAR
* ÉVANOUISSEMENT s. m. Défaillance, perte de connaissance avec une cessation subite du mouvement et du sentiment : il est revenu de son évanouissement. — w Syn. de Lipothymie et de Syncope. — Fig. Action de disparaître sans laisser aucune trace.
EVANS {sir de Lacy), général anglais, né en Irlande en 1787, mort en IS70. Il se distingua en Portugal et en Espagne (IS12-'13), servit en Amérique, assista à la bataille de Bladensburg, s'empara du Capitole de Washington, prit part à l'attaque de Baltimore et fut blessé à la Nouvelle-Orléans. Il rejoignit Wellington à Waterloo et assista peu après à l'investissement de Paris. En 1835, à la tête de 10,000 hommes de troupes anglaises, il défendit la reine IsabeUe d'Espagne contre don Carlos. Pendant la guerre de Crimée, il commanda, en qualité de lieutenant général, la deuxième division de l'armée britannique. Il fut pendant 30 ans membre du parlement.
EVANS (Olivier), inventeur américain, né en 1755, mort en 1819. Il était charron. A l'âge de 22 ans, il inventa une machine à fabriquer des cardes, puis un élévateur, un transporteur, un semoir, une trémie et un transmetteur, dont l'application fil une révolution dans la fabrication de la farine. En 1799 ou 1800, il commença k construire un moteur à vapeur, qu'il appliqua aux moulins. Ce fut la première machine à vapeur basée sur le principe de haute pression. C'est à Evans, qui conçut cette idée au début de son existence et qui, en 1787, en prépara l'exécution, que revient l'honneur de cette découverte, quoiqu'elle ail été faussement attribuée à Vivien et à Trevithick. En 1803-'4, il construisit la première machine à draguer à vapeur, en usage en Amérique. Il a publié le Guide du constructeur de moulins, traduit par Benoît (Paris, 1830, in-S"), elle Guide de l'ingénieur mécanicien, Irad. par Dooliltle (V. S.)
EVANSTON, ville de l'Illinois(Etats-Unis),sur le lac Michigan, à 20 kil. de Chicago ; 4,0001iab.
EVANSVILLE, ville du territoire indien (Etats-Unis) à250 kil. de Saint-Louis,surrOhio; 57,000 hab. Place commerciale très active ; manufactures importantes.
* ÉVAPORATION s. f. Vaporisation ; dissipalion plus ou moins lente des parties d'un liquide par l'action du feu, du soleil, de l'air, etc. : en chimie, toute distillation se fait par évuporaiion. — Fig. et fam. Légèreté d'esprit .
" ÉVAPORÉ, ÉE part, passé de Evaporer. — Adjectiv. Qui est fort étourdi, fort inconsidéré : esprit évaporé. — Subslantiv. S'emploie dans la même acception : c'est un évaporé, une évaporée.
* ÉVAPORER V. a. (lat. cvaporare). Résoudre en vapeur, en gaz. Ne s'emploie au propre qu'avec lepr. pers. exprimé ou sous-entendu. — Evaporer sa bile, évaporer son chagrin, soulager sa colère, son chagrin, sa douleur, par des discours, par des plaintes, etc. — »» Argol. Prendre, voler subtilement. — * S'évaporer V. pr. Etre évaporé : l'éther s'évapore facilement. Avec ellipse du pronom : faire évaporer une liqueur à feulent. — Fig. S'exhaler, se dissiper, se perdre ; la colère s'évapore en menaces, au milieu de ces vaines subtilités, la raison, te bon sens s'évapore. — Fig. et fam. Ce jeune HOMME s'évapore, il montre une grande légèreté d'esprit par ses discours et par sa conduite. Commencer a s'évaporer, commencer à se déranger, après avoir eu d'abord une vie réglée. — *v Argol. S'enfuir.
ÉVARISTE (Saint)i pape, de 100 à 109. Il succéda ;ï suint Clément et subit la persécution de Trajan.
* ÉVASÉ, ÉE part, passé de Evaser. — Nez ÉVASÉ, nez dont les narines sont trop ouvertes.
* ÉVASEMENT s. m. Etat de ce qui est évasé.
EVEG
* ÉVASER V. a. {rad. vase). Elargir, rendre une chose plus large à son ouverture : il faut évaser davantage ce tuyau, l'ouverture de ce tuyau. — Jard. Evaser un arbke, lui faire prendre plus de circonférence. — S'évaser V. pr. Jard. Etre évasé ; net arbre ne s'ivase pas assez. — «.* Devenir plus large à son ouverture : le canon de l'escoiiette s'évase gênéralement vers l'extrémité.
•ÉVASIF, IVE adj. Qui sert à éluder : réponse roasive.
' ÉVASION s. f. Action de s'évader : après son cviisioii, il se retira en lieu de sûreté.
ÉVASIVEMENT adv. D'une manière évasive : il m'a lipfiiidu écasivement.
' ÉVASURE s. f. Ouverture d'un vase. — Par ext. Elargissement pratiqué à l'extrémité d'un conduit, d'un pont, etc.
ÉVATES s. m. pi. Antiq. Nom d'une classe de druides, peut-être la même que celle des